Chronique de Carême : Ce que la prière n’est pas… - France Catholique
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Le journal de la semaine

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Chronique de Carême : Ce que la prière n’est pas…

Il est bon de se fixer une prière fidèle tout au long du Carême, pour favoriser une intimité avec le Christ.
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© Adobe Stock / Renáta Sedmáková

Tout commence par la prière, car la prière est union dans l’amour de notre âme à Dieu. Pour notre montée vers Pâques, n’ayons pas peur d’entendre le gémissement de Jésus vers ses Apôtres lors de son agonie à Gethsémani : « Ainsi, vous n’avez pas eu la force de veiller seulement une heure avec moi ? » Prier, c’est tenir compagnie à Jésus, être « avec Lui », l’écouter et lui parler, le regarder en l’aimant. Ne cherchons pas le trésor de la prière là où il n’est pas ! Prier ne consiste pas à faire de grandes dissertations théologiques qu’on irait puiser dans un dictionnaire approprié. Sainte Thérèse d’Avila enseigne : « Je ne vous demande pas en ce moment de fixer votre pensée sur Lui et de faire de nombreux raisonnements ou de hautes considérations. Je ne vous demande qu’une chose : le regarder. Qu’est-ce qui vous empêche de porter sur notre Seigneur le regard de l’âme, ne serait-ce qu’un instant, si vous ne pouvez faire plus ? »

« Vouloir aimer » Jésus

Prier n’est pas non plus être sans arrêt en recherche de frissons divins, car aimer n’est pas sentir aimer mais vouloir aimer. Ce « vouloir aimer » Jésus passe par l’acceptation de mon état d’âme, de ma santé et de ce que je suis, au moment même où je me mets en prière. Le délicieux et excellent bénédictin anglais Dom Chapman donne ce conseil que tout priant devrait adopter afin de s’éviter de chercher Dieu où il n’est pas : « Il est très bon de souhaiter une union supérieure à Dieu, et d’envier ceux qui l’ont atteinte ; mais ici et maintenant, je dois souhaiter exactement l’état dans lequel Dieu souhaite que je sois, même si cela signifie distractions, découragements, somnolence, ou simplement vide. Rien n’importe que la volonté de Dieu et nous ne voulons pas simplement la volonté de Dieu si nous sommes réellement mécontents de ce que nous recevons de Lui. » L’acceptation du « réel » de ce que je suis et de mon état intérieur est le porche d’entrée dans la vraie prière.

Il revient maintenant à chacun, sans mettre la barre trop haut, de se fixer une prière fidèle tout au long de ce Carême, ceci en vue de favoriser une intimité plus grande avec son Seigneur. L’un profitera du trajet du travail pour prier son chapelet. Le Chemin de croix, proposé de plus en plus dans les paroisses au cours du Carême, est tout particulièrement indiqué. On pourra aussi s’arrêter dans une église et prendre un temps quotidien de prière personnelle, donner 10 minutes, un quart d’heure ou une demi-heure au Seigneur pour un tête-à-tête avec Lui. Si nous savions combien Il nous aime et nous attend !

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