« Mal-aimé, je suis le mal-aimé »… Si le sacrement du pardon pouvait parler, il fredonnerait certainement les mots de ce tube de Claude François : « Mal-aimé, je suis le sacrement mal-aimé par de nombreux fidèles ! » Notre manière de vivre le sacrement du pardon ou de négliger la confession est un test très simple permettant d’évaluer notre relation à Dieu et à nos pauvretés. Quelques éléments pour cette échographie gratuite. Que peuvent vouloir dire ces discours sur la miséricorde de Dieu si, par ailleurs, on ne recourt jamais ou si peu au sacrement de la miséricorde divine ?
Laver son âme de ses péchés
Beaucoup butent sur le prêtre, ministre de la confession : « Je ne vais quand même pas aller dire mes péchés à un homme comme moi ! » Si nous considérons le prêtre comme un simple « agent pastoral », il sera difficile d’entrevoir comment cet homme peut bien pardonner les péchés. Mais si ce même prêtre est vu dans la foi comme un « autre Christ », revêtu du sacerdoce même du Christ, alors je n’aurai aucune crainte de m’approcher de ce ministre qui, au Nom de Dieu, va laver mon âme de ses péchés. Gilbert Keith Chesterton, le grand écrivain anglais, confiait pourquoi il s’était converti au catholicisme : « Parce qu’il n’y a aucun autre système religieux qui déclare vraiment qu’il libère les gens de leurs péchés. […] J’ai trouvé simplement une religion qui ose descendre avec moi dans la profondeur de mon être. » En ce qui concerne le prêtre, les gens ajoutent parfois : « Si je lui confesse ça, qu’est-ce qu’il va penser de moi ? » Nous projetons inconsciemment sur le prêtre nos jugements d’auto-condamnation. Sachons-le, la réalité est tout autre : plus une âme confesse des péchés difficiles à dire, plus le prêtre « admire » cette âme humble.
Au final, si les gens traînent les pieds pour aller se confesser, cela tient au fait qu’ils regardent trop leur peu d’envie et pas assez le désir que Dieu a de répandre sur eux sa divine miséricorde : « Pour ceux qui l’aiment et qui viennent après chaque indélicatesse Lui demander pardon en se jetant dans ses bras, Jésus tressaille de joie », dit la petite Thérèse. Si la joie de Dieu est de faire miséricorde, alors allons à la confession pour ne pas Le priver de cette joie, et ne nous privons pas non plus de la joie de nous savoir tendrement aimés par Dieu dans notre misère. En somme, allons à la confession pour « faire plaisir à Jésus », ça change tout !
