Sacerdoce

Les vocations se multiplient en terres de mission

vendredi 28 juin 2019

Église catholique congolaise (CC Ken Wiegand / Pixnio)

Selon l’Oeuvre Pontificale de Saint-Pierre, les vocations sacerdotales sont de plus en plus nombreuses dans les pays où se déploient en priorité les efforts missionnaires. Conséquence de ce dynamisme, les jeunes appelés manquent souvent de moyens matériels pour cheminer vers la prêtrise.

Alors que l’Église célèbre la solennité du Sacré-Cœur, à l’occasion de laquelle elle invite les fidèles à prier pour la sanctification des prêtres, l’Œuvre Pontificale de Saint-Pierre Apôtre (OPSPA) peut se réjouir de constater l’afflux de jeunes gens dans les séminaires qu’elle soutient dans les "jeunes Églises", en Afrique, en Asie, en Amérique Latine et en Océanie. Une nouvelle encourageante alors que se rapproche le mois d’octobre, décrété "mois missionnaire" par le pape François à l’occasion du centenaire de la lettre apostolique "Maximum illud" signé par son prédécesseur Benoît XV.

Interrogé par l’agence Fides dans une interview publiée ce 28 juin, le père Guy Bognon, secrétaire général de l’OPSPA, souligne cette dynamique et rappelle son impact universel puisque, dit-il, "ces régions se transforment déjà actuellement en pays missionnaires qui, à leur tour, envoient des prêtres et des religieux aux autres églises". En France, la présence de plus en plus visible des prêtres d’origine africaine, qui bien souvent sont parfois seuls à assurer une présence sacerdotale dans les zones rurales les plus frappées par la déchristianisation, en témoigne de manière évidente.

Des besoins multiples

Mais, rappelle le père Bognon, lui-même d’origine béninoise, "la formation des jeunes appelés, dont le nombre augmente chaque année, requiert des formateurs bien préparés, des structures et des infrastructures". Or, c’est ce point qui suscite son inquiétude : victimes de leur succès, les séminaires n’offrent pas toujours aux impétrants les conditions propices - et toujours très simples - au mûrissement de leurs vocations. En termes plus explicites : l’OPSPA manque de fonds pour financer les nombreux projets qui lui sont soumis : construction de nouveaux locaux, achats de nouveaux équipements, bourses d’études pour les formateurs, déplacements et hébergement pour des rencontres d’approfondissement…

Le père Bognon insiste tout particulièrement sur la "formation des formateurs" : à ce titre 300 prêtres, religieux et religieuses qui iront exercer dans les séminaires, bénéficient actuellement du soutien de l’OPSPA. "Les programmes de formation des formateurs se montrent d’une importance capitale si nous voulons aider l’Église à surmonter les défis de la qualité et de la crédibilité des âmes consacrées dont elle a besoin pour sa mission évangélisatrice", souligne-t-il.

Fondée il y a 130 ans par la Française Jeanne Bigard (1859-1934), l’Oeuvre Pontificale de Saint-Pierre Apôtre a pour vocation première la formation des clergés locaux. Aujourd’hui, indique le père Bognon, l’OPSPA soutient financièrement 737 petits séminaires, séminaires propédeutiques et grands séminaires dans le monde, ainsi que 1200 noviciats. Avec l’Oeuvre Pontificale de la Propagation de la Foi, l’Oeuvre Pontificale de l’Enfance Missionnaire et l’Union Pontificale Missionnaire, l’OPSPA est un des quatre piliers des Oeuvres Pontificales Missionnaires.

Pour faire un don à l’Oeuvre Pontificale de Saint Pierre : cliquez ici.

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