Paul, apôtre du Christ

par Marie-Christine Renaud d’André

jeudi 3 mai 2018

Au terme de sa première semaine d’exploitation en France métropolitaine, le film PAUL APÔTRE DU CHRIST cumule plus de 17 000 entrées et restera à l’affiche dans 63 salles pour le WE de l’Ascension. Profitez-en ! Pour trouver une séance proche de chez vous.

En 67 après J.-C., l’empereur Néron, accuse les chrétiens d’avoir mis le feu à Rome. Une bonne occasion pour lui de les persécuter sauvagement, et de faire emprisonner Paul. C’est le préfet Mauritius Gallas, directeur de la prison, qui est chargé de veiller sur lui, même s’il ne comprend pas bien ce qu’on lui reproche. Dans leur maison, Aquila et Priscille accueillent les chrétiens, qui fuient les persécutions. Parmi ces derniers, chacun est partagé entre le désir de fuir pour rejoindre les autres chrétiens à Éphèse, ou rester pour venir en aide à ceux qui pourraient se réfugier là et, le cas échéant, se battre contre l’oppresseur. C’est alors que Luc l’évangéliste débarque et décide, malgré les dangers, d’aller visiter Paul dans sa prison.

Loin d’être une bio­­graphie exhaustive de saint Paul, ce film magnifique, réalisé par Andrew Hyatt, qui avait déjà raconté, dans Full of Grace, en 2015, les derniers jours de la vie de la Vierge Marie, retrace dans ce film ceux de la vie de «  l’apôtre des nations », dans une Rome dévastée par les persécutions subies par les chrétiens. C’est ce point de vue original qui fait l’intérêt majeur d’une œuvre superbe.

Devant des décors qui font penser à ceux de Gladiatorde Ridley Scott (les deux films ont été tournés sur l’île de Malte, en particulier sur les ruines du temple de Ta’Hagrat), admirablement photographiés avec une douce lumière, les images reconstituent, avec beaucoup de précision et un grand souci d’authenticité, la vie quotidienne de l’époque. Les dialogues donnent une idée saisissante de la profondeur spirituelle de cette communauté persécutée, mais les dissensions entre les uns et les autres ne sont pas cachées.
Il faut ajouter que l’interprétation est sensationnelle, en parti­culier celle de Jim Caviezel, qui donne beaucoup d’épaisseur humaine à l’évangéliste Luc, sans oublier le Français Olivier Martinez, qui campe, avec finesse, un préfet romain assailli par le doute.

Fidèle aux Écritures, cette œuvre bouleversante restitue bien le message du Christ, fait d’amour, d’espoir, de grâce et de pardon. Les différents personnages (Paul, Luc, Priscille, Aquila, etc.) incarnent chacun une partie des meilleurs dons de l’âme humaine, tels le courage, le don de soi, le refus de la violence, etc. Afin de rendre son film accessible au plus grand nombre, le réalisateur a pratiqué, à de nombreuses reprises, l’art de l’ellipse, qui fait comprendre la violence de l’époque (les chrétiens transformés en torches vivantes pour éclairer les rues de Rome, la décapitation de Paul, etc.) sans jamais la montrer. 

http://www.allocine.fr/film/fichefilm_gen_cfilm=259126.html

Film historique américain (2018) de Andrew Hyatt, avec James Faulkner (Paul), Jim Caviezel (Luc), Olivier Martinez (Mauritius Gallas), Joanne Whalley (Priscille), John Lynch (Aquila), Uorgos Karamihos (Saul de Tharse), Antonia Campbell-Hughes (Irenica), Alessandro Sperduti (Cassius), Manuel Cauchi (Ananais)(1h48). (Adolescents) Sortie le 2 mai 2018.

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