Bien que son nom ne soit pratiquement plus porté, saint Maixent évoque instinctivement l’infanterie. En effet, depuis 1880, l’école militaire d’infanterie s’est installée dans son antique abbaye.
Ce saint est né à Agde, dans le Languedoc. On le nomma Adjutor. On dit tellement de bien de lui… qu’il s’enfuit ! Sa famille le cherche pendant deux ans et le force à revenir dans ce pays désolé par la sécheresse. À peine arrivé, l’eau tombe en abondance.
Ce prodige émerveille la population mais effare Adjutor. Il repart et se rend en Poitou, dans l’abbaye fondée par Agapit. Il change de nom pour celui de Maxentius. En l’an 500, il devient le supérieur de sa communauté. Il empêche les Wisigoths d’attaquer la région et meurt à plus de 67 ans, vénéré de tous.
Ses reliques, pour échapper aux divers envahisseurs, voyageront beaucoup. En Bretagne et en Auvergne, à Limoges et à Auxerre. Au passage, chacun dérobe quelques ossements. On le représente entouré d’oiseaux.
Saint-Maixent-l’École
L’église construite pour abriter les reliques de notre saint en 940 sera détruite par un tremblement de terre puis, en 1668, par les calvinistes. Elle fut reconstruite.
Le poète François Villon finit ses jours à Saint-Maixent en 1489. Pierre-Philippe Denfert-Rochereau, défenseur de Belfort pendant la guerre de 1870, y est né ainsi que le dessinateur de BD, Régis Loisel.
Le 4 avril 1526, la ville ouvre une « École de grammaire » pour « parfaire et accomplir les Escoliers de grammaire ». Aujourd’hui lycée, ce collège fut gouverné successivement par des prêtres et des laïcs jusqu’en 1791. Supprimé à la Révolution, rétabli en 1808, il connut beaucoup de vicissitudes.
Pensée spirituelle
« Les excès approchent toujours de l’erreur » (Innocent Le Masson).
Courte prière
« Que ton Esprit bon me dirige sur le droit chemin » (Jean de Damas, VIIe siècle).
