Le Pape et le Patriarche russe s’unissent contre la marginalisation des chrétiens - France Catholique
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Le journal de la semaine

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Le Pape et le Patriarche russe s’unissent contre la marginalisation des chrétiens

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Lors de leur rencontre vendredi soir à Cuba, le Pape François et le Patriarche Cyrille Ier ont déploré « la discrimination » qui s’exerce à l’encontre des chrétiens dans le monde contemporain.

Ceci bien au-delà de la persécution sanglante dont ils sont aujourd’hui victimes, en particulier au Proche Orient et en Afrique du Nord – ce martyre causant « une commune souffrance » qui devient « un gage d’unité » œcuménique pour les Eglises.

La déclaration commune du Pape et du Patriarche orthodoxe russe revêt une dimension pastorale vigoureuse, évoquant en particulier la nécessité de défendre la famille, le mariage et la vie de la naissance à la mort naturelle.
Dans ce message commun, tous deux ont dénoncé la « transformation de certains pays en sociétés sécularisées, étrangères à toute référence à Dieu et à sa vérité ». Ils ont constaté la « limitation actuelle des droits des chrétiens », cela « lorsque certaines forces politiques, guidées par l’idéologie d’un sécularisme si souvent agressif, s’efforcent de les pousser aux marges de la vie publique ».

Prenant le relais des appels de Jean-Paul II au début de ce XXIème siècle, le Pape François et le Patriarche russe ont proclamé que « l’Europe doit rester fidèle à ses racines chrétiennes ». Ils ont appelé en termes particulièrement solennels les chrétiens européens d’Orient et d’Occident à s’unir pour que l’Europe « conserve son âme formée par deux mille ans de tradition chrétienne ».

Face au sécularisme facteur de discrimination et à la déchristianisation qui en résulte, le Pape et le Patriarche rappellent l’importance du mariage, en regrettant « que d’autres formes de cohabitation soient désormais mises sur le même plan que cette union ». Ils observent notamment que « la conception de la paternité et de la maternité comme vocation particulière de l’homme et de la femme dans le mariage (…) est chassée de la conscience publique ».
Dans le domaine du respect de la vie humaine, outre les avortements qui tuent « des millions d’enfants », ils dénoncent « la prétendue euthanasie », mais aussi les manipulations biomédicales. Autant de justes causes auxquelles catholiques et orthodoxes peuvent coopérer fraternellement au nom de leur héritage moral et spirituel commun de l’Evangile.

Parlant depuis cette île de Cuba « à la croisée des chemins entre le Nord et le Sud, entre l’Est et l’Ouest », le Pape François et le Patriarche Cyrille Ier voulaient être en même temps « loin des querelles de l’Ancien Monde » : aspirant à contribuer au rétablissement de l’unité des chrétiens « pour laquelle le Christ a prié », ils ont appelé la communauté internationale à juguler la violence et le terrorisme au Proche Orient. Ils ont appelé aussi à la réconciliation sur le terrain actuellement miné de l’Ukraine à un triple niveau, entre l’Eglise gréco-catholique et le monde orthodoxe, entre les divers fidèles orthodoxes, et, à un niveau politique, face à une guerre tragique, pour « la concorde sociale ».

Avant d’échanger cadeaux et messages personnels, ils ont remercié la « Très Sainte et indivisible Trinité » et la Vierge Marie pour « le don de la compréhension mutuelle » qui a permis leur témoignage commun de fraternité. Un don de compréhension qu’ils souhaitent faire partager.