Là où l’on voit un saint qui marche sans tête et qui la tient sous son bras, là on trouve saint Denis qui se rend de Montmartre à la plaine qui porte son nom au nord de Paris !
Premier évêque de Paris, au IIIe siècle, Denis, avec ses compagnons Rustique et Éleuthère, subit le martyre sur la colline consacrée à Mercure qui portera le souvenir de leurs supplices : Montmartre, le mont des martyrs.
Envoyé pour l’évangélisation de Lutèce par le pape Fabien, Denis déploie un zèle extraordinaire dans cette cité, et étend son rayonnement à Chartres comme à Senlis. La persécution ne tarde pas à se déchaîner contre cet Apôtre. L’hymne ancien de la fête de ce saint évêque dit :
« On livre au tourment le saint vieillard. On lui fait souffrir la flagellation, la prison et les chaînes. Mais il triomphe des entraves, du lit de fer et de l’ardeur du feu. Par la prière il surmonte la férocité des bêtes, il éteint le feu, il souffre les tourments. Après avoir été percé de clous, et attaché au gibet, il est reconduit en prison. » Finalement il sera décapité avec ses compagnons. Il ramasse sa tête jusqu’au lieu de sa sépulture. Sainte Geneviève fera élever sur sa tombe une superbe basilique et un monastère. Les rois de France se feront enterrer à ses côtés.
Étymologie
Du grec Dionusos, le dieu du vin, correspondant au Bacchus romain, ou de Dios (génitif de Zeus) lié à la notion de « jour » « lumière venue du ciel » et nusos uios, « boiteux » ou « fils ». Notons que le vocable « Dieu » a toujours été associé à une notion de clarté.
Vieux proverbe
« Beau temps à la Saint-Denis, hiver pourri », contredit par « Beau temps à la Saint-Denis, l’hiver sera bientôt fini » !
Courte prière du XVe siècle
« Mon Seigneur, Saint Denys, trésor de Sapience, m’âme et mon corps commande en vostre providence. Mon corps veuillez garder de toute pestilence. M’âme emplir de vertus, meurs et de science. »