« Tu es indigne de l’épiscopat. Il faudrait te jeter aux cochons », éructe le roi Boleslas, s’adressant à son frère Stanislas. Celui-ci mène une vie sainte et dévouée, et s’oppose à la vie dévergondée du roi haineux et violent. Boleslas l’assassine en 1079 de sa propre main, pendant la célébration de la messe, et fait découper ses quatre membres à la scie.
Stanislas est un étudiant brillant qui passe sept ans à Liège et à Paris pour étudier la théologie. Après dix ans de sacerdoce dans son pays, il devient évêque de Cracovie. Son épiscopat dure sept ans, secourant les pauvres avec aménité et enseignant avec constance et humilité.
Seule la haine du roi trouble son ministère. « Comme témoin de la vérité, je produirai ledit Pierre en personne », dit-il à Boleslas qui le calomnie et lui conteste une propriété achetée au dit Pierre, sans acte notarié. Or le fameux Pierre est mort trois ans avant. Ricanement de Boleslas. Pourtant, au jour du procès, Pierre est bien là ! il témoigne en faveur de Stanislas. Puis retourne à sa sépulture. Boleslas est terrifié. Malgré diverses admonestations, le roi finit par être excommunié. C’est trop fort. Il tue Stanislas. Son peuple le hait en raison de cet assassinat. Il s’enfuit en Hongrie, le pape Grégoire VII le dépose. Ce meurtrier se convertit et finit sa vie comme frère convers chez les bénédictins quatre ans après. Stanislas fut canonisé à Assise en 1253.
Vieux proverbe de ce jour
« S’il gèle à la Saint-Stanislas, on aura deux jours de glace. »
Hommage de Jean-Paul II
« Stanislas défendit la liberté, droit fondamental de chaque homme et qu’aucun pouvoir, sans violer l’ordre établi par Dieu lui-même, ne peut ôter à personne sans raison. »
Courte prière inspirée de Pie XII
« Saint Stanislas, fais que notre confiance soit plus solide que le roc, notre espérance plus brillante que le soleil. »