Pèlerinage de Chartres : la Tradition au service de la mission - France Catholique
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Pèlerinage de Chartres : la Tradition au service de la mission

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© Alleaume Pau / Notre-Dame de Chrétienté

Pèlerinage de Chartres : la Tradition au service de la mission

Pèlerinage de Chartres : la Tradition au service de la mission

Du 23 au 25 mai, environ 20 000 pèlerins s’élanceront de Paris vers la cathédrale de Chartres, pour le 44e pèlerinage de Notre-Dame de Chrétienté. Ils méditeront sur le thème de la mission, appuyés sur le trésor de la Tradition.
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« J’ai vécu une véritable conversion dans la conversion, juste après mon baptême, à Pâques 2025, en participant pour la première fois au pèlerinage de Chartres », témoigne Floria, 32 ans. Issue d’une famille franco-iranienne, avec un père musulman, elle s’est convertie en découvrant l’amour de Dieu dans la religion chrétienne. Comme la jeune femme, beaucoup de pèlerins de Chartres commencent à peine leur vie chrétienne. Tous ces jeunes sont attirés par la liturgie traditionnelle, à l’instar de Floria, « bouleversée par cette liturgie si belle », qui lui a permis de « comprendre que la messe était un sacrifice, au centre de notre foi… C’est la beauté de ce rite qui est missionnaire, car elle attire. » Place laissée au silence, sens du sacré dans les mots et les gestes, usage du latin… : la réalité palpable de l’actualisation du sacrifice fait naître ou grandir la foi. Voilà pourquoi de plus en plus de jeunes qui ne sont pas encore croyants viennent au pèlerinage, invités par des amis : « pour voir ». « Nous les accueillons avec une attention particulière. Chaque année, il y a des conversions bouleversantes ! », se réjouit Philippe Darantière, président de l’association Notre-Dame de Chrétienté, qui organise le pèlerinage de Pentecôte. Floria sait déjà qu’il y aura notamment une musulmane au sein du chapitre dont elle sera responsable.

La chrétienté : un soutien pour la mission

Il n’est donc pas surprenant que le thème choisi cette année soit : «Vous serez mes témoins jusqu’aux extrémités de la terre.» «La mission est le troisième pilier fondateur du pèlerinage, après la Tradition et la chrétienté, sur lesquelles elle s’appuie», explique l’abbé Jean de Massia, aumônier du pèlerinage. Car si depuis son origine, le but ultime du pèlerinage est l’envoi des baptisés en mission, pour répondre à l’appel du Christ, «il est essentiel d’avoir au préalable intégré le dépôt de la foi, c’est-à-dire le message du Christ, ce que l’on appelle la Tradition de l’Église, afin de pouvoir le transmettre sans le déformer», rappelle l’aumônier. Avant d’être envoyés en mission chez eux, les pèlerins sont donc formés de manière très solide sur le plan spirituel et doctrinal pendant les trois jours de marche. «Nous sommes passeurs du trésor de cet héritage auprès des jeunes dont la grande majorité sont victimes d’une rupture totale de transmission», constate Philippe Darantière.

Le deuxième pilier du pèlerinage, la chrétienté, complète ce travail au service de la mission. En effet, pour que cette transmission de la foi soit féconde, il faut que le Christ règne dans les cœurs et dans notre pays. Par l’avènement du règne du Christ-Roi dans ce monde, dans les âmes, les familles, les écoles, les institutions, la chrétienté «offre un cadre idéal à la mission, par un climat favorable à la rencontre avec le Christ», explique l’abbé de Massia. Elle en est également le but puisque «le Christ-Roi nous a demandé d’aller enseigner toutes les nations et de faire des disciples», s’enthousiasme Philippe Darantière. Une œuvre vitale qu’il faut accomplir «dans la perspective du salut des âmes», souligne l’aumônier, car «la mission n’a de sens que pour annoncer que le Christ a offert sa vie pour sauver les âmes. Et le moteur, de la mission, c’est la charité: quand on aime une personne, on veut son vrai bien, qui est de connaître Dieu et d’aller au Ciel! Face à la détresse spirituelle de nos contemporains, il est urgent d’annoncer la joie de connaître le Christ. Nous désirons également répondre à l’appel du pape Léon XIV qui a proclamé, le 5octobre dernier, « une nouvelle ère missionnaire dans l’histoire de l’Église », en mettant nos spécificités au service de cette annonce de la foi: puissance missionnaire de la liturgie tridentine, formation solide…»

Donner les moyens d’être missionnaires

Le pèlerinage se veut donc à la fois un lieu missionnaire pour les nouveaux venus et un cadre pour «aider les fidèles à structurer leur désir d’être missionnaires, en leur rappelant le but et les piliers qui portent la mission: prière, charité et solide formation.» À la fin du pèlerinage, ils seront invités à s’engager en ce sens dans leurs lieux de vie et leurs paroisses. 

www.nd-chretiente.com