Le Pape François a vigoureusement invité les évêques des Etats-Unis à renouveler leur approche des jeunes dans la perspective de la pastorale familiale, lors de la rencontre de Philadelphie qui concluait son long voyage en Amérique du Nord. Employant l’image des supermarchés où le consumérisme l’emporte sur les relations de confiance, le Saint-Père a constaté le déferlement d’une vie de consommation soumise à « la satisfaction des besoins ». Au prix d’« un genre d’appauvrissement né d’un sentiment de solitude, répandu et radical », s’articulant sur « la peur de l’engagement ». Un contexte où « beaucoup reportent le mariage, attendant des conditions idéales »… A l’inverse, le Pape a défini la famille comme « une fabrique d’espérance », une réalité humaine qui a « une citoyenneté divine ». Constatant que « c’est Dieu qui donne sa carte d’identité à la famille »…
Le Pape François a appelé les évêques américains à « approfondir l’alliance entre l’Eglise et la famille » et à se rapprocher de leur peuple, et il a encouragé les familles catholiques à rayonner, sans céder à la « tentation dangereuse » d’un repli sur soi écartant ceux qu’il importe de convertir. Une ouverture missionnaire indissociable de la fidélité à cette identité reçue…
Denis LENSEL
