La DRAC, un combat pour la foi toujours actuel - France Catholique
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Le journal de la semaine

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La DRAC, un combat pour la foi toujours actuel

La DRAC – Défense et renouveau de l’action civique – fêtera les 100 ans de son concours d’éloquence les 21 et 22 mars. L’association se distingue par son action en faveur des droits des religieux, de nouveau menacés par la loi sur la fin de vie.
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© DRAC

« En 1926, on demandait aux premiers candidats de la coupe DRAC : “Quelles raisons les jeunes d’aujourd’hui ont-ils de défendre les droits des religieux anciens combattants ?” Cent ans plus tard, quelles raisons les jeunes d’aujourd’hui ont-ils de défendre l’Église attaquée de toutes parts ? » C’est à cette question que devront répondre, cette année, les candidats à la Coupe d’éloquence organisée depuis un siècle par la DRAC. Sujet passionnant qui permet de retracer l’histoire de cette association, et de rappeler la permanence des discriminations que subit l’Église de toute éternité.

Droits des religieux

« La DRAC est une association de laïcs fondée en 1924 par Dom Moreau, moine de Ligugé, ancien aumônier militaire, pour défendre les droits du religieux ancien combattant : c’est ce que signifiait alors son sigle, aujourd’hui transformé en Défense et renouveau de l’action civique », rappelle son président, Marc Levatois. À l’époque, les élections avaient porté au pouvoir le Cartel des gauches, dont le programme menaçait de nouveau les congrégations.

Chassés de France au début du XXe siècle, les religieux n’avaient retrouvé droit de cité qu’en août 1914, au début de la Grande Guerre : dans un contexte d’« union sacrée », leur expulsion avait été suspendue par voie de circulaire. Près de 10 000 religieux servirent alors sous les drapeaux comme aumôniers, brancardiers ou infirmiers ; plus de 16 000 religieuses prodiguèrent leurs soins aux blessés. Or, six ans seulement après l’Armistice, le Cartel prétendait de nouveau les chasser, sans respect pour leur dévouement ! Comptant dans ses rangs des hommes décidés, comme le Père Doncœur, la DRAC – et la Fédération nationale catholique, créée la même année 1924 par le fondateur de La France Catholique, le général de Castelnau – surent si bien les défendre que le Cartel dut renoncer à ses projets et que les religieux purent se maintenir en France.

C’est dans ce contexte que la DRAC eut l’idée, en 1926, de créer un concours annuel d’éloquence, « une initiative concourant, parmi d’autres, à la formation spirituelle et morale de jeunes appelés à s’engager dans l’action civique, précise Marc Levatois. C’est l’époque de l’Action catholique : Pie XI incitait les jeunes, les paysans, les ouvriers à mettre en œuvre un projet authentiquement chrétien. » Deux épreuves départageront les lycéens qui y participeront : un discours d’une quinzaine de minutes sur le sujet imposé, puis une improvisation sur un autre thème. L’étonnant est que le sujet de cette année ait été choisi en écho aux débats d’il y a cent ans, donc avant que ne s’engage la discussion au Parlement sur la fin de vie, qui fait peser de nouvelles menaces sur les congrégations hospitalières et, plus largement, sur la liberté de conscience (lire encadré).

De nouvelles menaces

Mise en cause du secret de la confession, suspicion à l’égard des établissements d’enseignement catholiques : la DRAC s’inquiète, dans un communiqué, des menaces pesant sur les religieux. La dernière concerne les congrégations hospitalières. « Si la loi légalisant l’euthanasie et le suicide assisté était finalement adoptée sans vraie clause de conscience, personnelle ou concernant l’établissement où l’acte létal devrait être pratiqué, les religieux et religieuses qui encadrent ou dirigent cet établissement auraient-ils alors d’autre moyen que celui de le fermer pour rester fidèles à la défense de la vie ? […] La DRAC appelle à la prise de conscience, à la prière et à la vigilance devant ces menaces nouvelles, dont l’issue risquerait d’être à nouveau l’exil des religieux et religieuses. »

www.drac-ligue.org