« Ce texte sur la fin de vie porte un mépris de caste proprement scandaleux » - France Catholique
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Le journal de la semaine

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« Ce texte sur la fin de vie porte un mépris de caste proprement scandaleux »

Le 16 février, à l'heure où le projet de loi relatif à la fin de vie était de nouveau débattu à l'Assemblée nationale, près de 2 000 Parisiens ont bravé le froid pour crier leur opposition.
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© France Catholique

« Votez des soins, pas l’euthanasie ! » ont scandé les manifestants présents près des Invalides. Tournés vers l’Assemblée nationale, sous une pluie battante qui a vite laissé place à un froid mordant, étudiants, couples de retraités, jeunes parents formaient une longue file d’attente. Une scénographie éloquente illustrant l’absurdité d’un système où l’accès à la mort est largement facilité. 

« Un mépris de caste »

Le texte de loi débattu en ce moment par les députés est l’un des plus permissifs au monde. Il est aussi injuste qu’irresponsable, selon les manifestants ayant répondu à l’appel d’associations comme la Fondation Jérôme Lejeune, Alliance VITA ou encore les AFC. « C’est un énorme danger pour les personnes vulnérables que sont les handicapés et les personnes âgées, alerte Véronique Bourgninaud, fille d’un père tétraplégique et mère de deux enfants handicapés. Elles seront dans l’incapacité de se défendre. Ce texte porte un mépris de caste proprement scandaleux ». Toute tentative de nommer clairement les actes retenus a été rejetée. Si la loi est adoptée, une euthanasie pourrait être pratiquée dans les 17 jours après la demande, sans possibilité de recours. Ceux qui perturberont les lieux pratiquant l’aide à mourir seront coupables d’un délit d’entrave. Un délit d’entrave unique au monde. La solution proposée par les manifestants : la généralisation des soins palliatifs sur tout le territoire. Telle est la véritable urgence. « Nous y arrivons aujourd’hui, nous y arriverons demain », assure Albane, 21 ans, étudiante infirmière et stagiaire dans un service de soins palliatifs. Accompagnement, présence, soutien, soulagement, amour : « On ne peut pas faire mieux que les soins palliatifs » explique-t-elle. Comme le clame Véronique Bourgninaud, « l’homme ne se lasse jamais d’être aimé »

Une loi mortifère

Pour les manifestants, laisser les personnes vulnérables sans protection de l’État est criminel. « Je veux vivre. J’ai besoin du soutien des autres. Je veux être certaine d’être unique ». Tel est le cri de détresse de Caroline Brandicourt, durement atteinte d’une maladie neurodégénérative. « Comme on encourage les athlètes des JO à persévérer, je veux être encouragée. Qui protégera notre désir légitime d’être aidé ? Notre désir et notre droit de vivre ? ». Plusieurs députés courageux se battent encore contre ce projet de loi mortifère. Les associations à l’origine de la manifestation rappellent qu’il est possible de leur écrire pour leur apporter son soutien. 

Signez la pétition stop-euthanasie.fr