Un discernement religieux

par Gérard Leclerc

lundi 23 novembre 2015

En incriminant un religieux archaïque à la suite de René Girard, jeudi dernier, il est bien entendu – et je l’ai d’ailleurs affirmé avec force – que je ne m’en prenais pas aux musulmans en bloc. D’ailleurs, je me référais à l’un d’entre eux, qui exigeait un esprit critique rigoureux pour se prémunir de l’extrémisme salafiste. Je veux ajouter aujourd’hui que je ne nous exonère nullement, nous les chrétiens, de la tentation de la violence, de la vengeance et des exactions à l’égard de ceux que nous considérons comme nos ennemis. Nous ne sommes nullement prémunis des failles propres à la condition humaine et de la contagion mimétique dont René Girard a exploré les potentialités meurtrières. Cela doit être dit, notamment à nos amis musulmans, qui pourraient s’étonner et s’attrister de nos éventuelles accusations.

La vérité, c’est qu’il nous est très difficile de suivre les préceptes du Christ, dans ce qu’ils ont de plus absolu : « Vous avez appris qu’il a été dit : Tu aimeras ton prochain et tu haïras ton ennemi. Eh bien ! moi je vous dis, aimez vos ennemis, priez pour vos persécuteurs… » (Mt 5, 44). Un simple regard rétrospectif sur notre histoire suffit à nous ramener à quelque humilité. Un ami me rappelait récemment le sac de Béziers, au moment de la croisade des Albigeois. C’est vraiment l’exemple type de la trahison de l’Évangile au profit d’une conception archaïque du religieux. Et ce n’est pas seulement une affaire du Moyen Âge. Les nations marquées par le christianisme ne sont pas indemnes des défauts qu’elles reprochent à leurs ennemis.

Reste qu’il y a la situation actuelle et les questions bien ciblées qu’elle nous pose. C’est l’islam qui se trouve aujourd’hui confronté à une pathologie religieuse. Une pathologie qui se réclame de sa tradition et de son texte sacré. C’est donc à la communauté musulmane, aujourd’hui, qu’il incombe d’opérer un discernement aigu, afin de prémunir ses fidèles, et notamment les jeunes, d’une propagande trop efficace. Il faut espérer que les événements tragiques de ces derniers jours aideront à ce discernement, auquel il ne nous est pas interdit de nous associer.

Chronique diffusée sur Radio Notre-Dame le 23 novembre 2015.

Pour aller plus loin :

Messages

  • Que Gérard Leclerc veuille bien me pardonner, mais je n’ai pas très bien saisi le début du premier paragraphe de son article ci-dessus si ce n’est pour affirmer que, dans son billet du 19 novembre, sauf erreur : "Pas d’amalgame ?", il ne s’"en prenait pas aux musulmans en bloc". C’est d’ailleurs ainsi que je l’avais compris.

    Le second paragraphe rappelle à juste titre bien des difficultés aux chrétiens à suivre les conseils du Christ et comment des "nations marquées par le christianisme..." ne manquent pas des défauts qu’elles reprochent à leurs ennemis. Ce passage ne pourrait être considéré, à mon avis que, disons, comme une sorte de mise au point par pure honnêteté intellectuelle vis-à-vis d’éventuels lecteurs musulmans et éviter tout malentendu. C’est mon interprétation toute personnelle.

    Le troisième et dernier paragraphe explique, a bon escient d’ailleurs, qu’à présent c’est aux musulmans d’opérer un discernement etc...autrement dit de se prendre en main afin de se prémunir contre etc...

    (Une parenthèse : Ibrahim, un de mes amis musulmans, était venu hier soir et nous avons pu regarder ensemble l’émission "C’ dans l’air" à laquelle participaient J.-F. Colosimo et Abdennour Bidar d’une part et Théard (du Figaro) et un ancien de la DGSE (sauf erreur) d’autre part. Bidar insistait sur le fait qu’il incombait maintenant aux musulmans le devoir d’éclairer etc... Mon voisin a non seulement été d’accord sur ce point mais, allant plus loin, il a ajouté qu’il n’incombait à personne qu’eux-mêmes le devoir d’assumer la responsabilité d’une telle l’initiative).

    Le point important est contenu dans le troisième et dernier paragraphe. Oui, il appartient aux instances musulmanes responsables de se mettre d’accord afin d’éclairer leurs coreligionnaires et en particulier les jeunes sur les méfaits de certaines actions et discours de propagande.

    Pourrais-je ajouter que, sauf erreur, c’est en leur âme et conscience que les responsables musulmans devraient s’atteler à ce travail de discernement. Mais la conscience doit être sous-tendue par un esprit critique seul capable de l’éclairage qui s’impose à cette tâche requérant indubitablement rigueur et rationalité.

    Comme quoi, n’est-ce pas, je serais bien mal inspiré de prétendre minimiser, et encore moins, m’opposer au recours à un esprit critique ainsi que vivement souligné par Soheib Bencheikh.

    Merci.

  • Pour une fois je ne suis pas complètement d’accord avec cette conclusion.

    Il me semble qu’il faut éviter de devenir prisonnier d’une vision communautariste qui enferme la personne dans sa communauté confessionnelle. Attendre que les musulmans réalisent enfin la réforme de l’islam...On risque d’attendre longtemps...

    Cette approche communautariste, c’est d’ailleurs la plaie du christianisme d’Orient et plaise à Dieu qu’on en soit préservé !

    Il appartient à chaque musulman de se prendre en main sans attendre que les instances de l’islam en France se mettent d’accord, ce qui restera la quadrature du cercle...

    Il appartient à chaque musulman de progresser dans l’appropriation de sa condition de citoyen, par le vote, l’engagement associatif, mais aussi l’éducation et la culture.

    Et il appartient à chaque musulman de s’interroger en conscience sur les aspects de sa religion qui sont inconciliables avec nos moeurs et les principes fondateurs de notre société : dignité de la personne, non-discrimination selon le sexe, respect de la liberté de conscience et d’expression... Evidemment, ce serait plus facile s’il y avait encore un substrat moral vivace parmi nous...Voir le diagnostic de Pierre Manent...Et à nous de les aider en leur faisant confiance. Je n’ai personnellement aucune raison de faire moins confiance à un musulman désireux d’intégrer pleinement la citoyenneté française qu’à un libertaire nihiliste qui se félicite du dynamitage par l’ "EL" (Etat libertaire) d’un monument vieux de deux siècles dont les fondations sont millénaires (le mariage républicain) ou à un catho tradi et facho qui bataille pour le retour à l’Etat chrétien et vomit ouvertement la république.

    Le problème, c’est que l’éducation nationale accomplit de plus en plus mal sa mission de service public et que les musulmans sont trop souvent enfermés dans des institutions communautaires qui fonctionnent comme des groupes de pression ethno-minoritaires-revendicatifs, financés par des pays qui propagent en plus le wahhabisme (Ligue islamique mondiale financée par l’Arabie saoudite).

    Il faut donc aider les musulmans à "se désenclaver du religieux" car ils ne forment pas une "nation" (millet) au sens qu’on donnait à ce mot dans l’empire ottoman...Et c’est dans le dialogue interpersonnel qu’on peut y parvenir. Il faut donc voir le citoyen dans le musulman avant de l’enfermer dans son groupe religieux. Voir un peu moins le musulman "en tant que musulman", si l’on préfère. Lâchons-leur les babouches !

    Je viens d’en faire l’expérience en dialoguant avec le responsable du site des Etudiants musulmans de France et j’ai été surpris et heureux de constater qu’il me recevait 5 sur 5.

    Je le dis courtoisement mais fermement : s’il faut éviter que l’islam ait droit de cité chez nous, il faut tout autant éviter de laisser plaquer sur ce pays une approche de l’islam qui est celle des chrétiens d’Orient et qui nous mènerait dans la même impasse qu’eux. Or, les chrétiens d’Occident ont à mon avis un peu trop tendance à se laisser dicter ce que devrait être leur conduite face à l’islam par des orientaux qui ne sont jamais à une contradiction près : très fermes dans le discours anti-islamique (entre chrétiens), plus que coulants ou obligés de raser les murs dans la vie réelle qui est celle de la dhimmitude.

    Personnellement, je veux surtout qu’on évite cette dichotomie ou cette schizophrénie mortifères. Impasse orientale qui a un nom : l’absence de citoyenneté. C’est celle qu’il faut faire éviter aux musulmans mais pas seulement à eux...

    Je suis d’accord encore avec Pierre Manent pour penser qu’il faut, d’une certaine façon, "déconfessionnaliser" le problème de l’islam en France en le posant en termes d’organisation de la cité politique et non pas en termes de réforme de l’islam. Pierre Manent à mille fois raison de remettre les boeufs avant la charrue. La république doit être remise en état de marche avant qu’on puisse faire face correctement au problème des musulmans. A partir du moment où le musulman "sortira de sa mosquée" pour prendre sa place pleine et entière dans la vie de la cité, comme tout autre citoyen, il faudra bien que la mosquée s’adapte. Nous n’avons pas le choix d’ailleurs, car il n’y a pas d’autre issue réaliste à mon avis...

    • "Pour une fois je ne suis pas complètement d’accord avec cette conclusion". Rires. Parce qu’il y aurait une seule fois ou "on" aura été "d’accord"...("oppositions systématiques").

      "Attendre que les musulmans réalisent la réforme de l’islam...On risque d’attendre longtemps..." "...Cette approche communautariste c’est d’ailleurs la plaie du christianisme d’Orient et plaise à Dieu qu’on en soit préservé !"

      La référence au "responsable du site EMF et le bonheur éprouvé d’avoir été "reçu 5/5", encore un parapluie cache-misère.

      Bref, tout le monde aura décrypté ce morceau choisi...Commentaires inutiles. Mais, une phrase monumentale englobe et explique, elle, ce talentueux exposé : "Lâchons-leur les babouches !". Cri du coeur façon chassez le naturel il revient au galop. La couche, comme d’hab, est épaisse. Mais cette fois, généralisée. Tel un cancer dévorant.

      Lâchons-leur les babouches ! Vocabulaire rétro-pur- colonialiste. Au XXIe siècle. Cela ne sent pas le renfermé. Cela ne sent même pas les pieds. C’est la fragrance particulière : celle des Bottes !

      Littérature étalée "courtoisement...".

      Les lignes ci-dessus ne sont pas une réponse, celle-ci étant consignée dans la profanation du 24/11 22 : 13.

      Constat : ce message a son corollaire "laïc" dans la fameuse "lettre ouverte à Daech", digne de Français du même calibre que M. H.z.vicius. Oui, il existe des écrits autrement orgiaques autographiés de la patte d’un christiano-catholico-romain.

      Ste. Faustine priez pour nous.

      St. Faust priez pour vous.

    • @24 novembre 22:13, by P.P.

      Pas vraiment cohérent, le commentaire.

      La communauté musulmane ne saurait pouvoir réfléchir et se réformer par ses propres efforts, alors que chacun des musulmans serait motivé à le faire individuellement ?

      Tout cela parce qu’il faudrait « éviter de devenir prisonnier d’une vision communautariste »

      P. confond allègrement “communauté” et “communautarisme”. Ce n’est pas la lecture assidue de Manent (son nouveau maître à décrypter ?) qui va l’aider à clarifier les concepts ni la terminologie.

      Il faudrait s’en tenir strictement à l’article de Gérard Leclerc - suffisamment explicite - plutôt que de s’en servir de prétexte pour partir dans des digressions obsessionnelles (les “cathos tradi-fachos”...) qui n’apportent rien à la réflexion et qui, en fin de compte, n’ont strictement aucun intérêt.

    • Qu"on" prétende donner des leçons à des intellectuels musulmans de haut niveau et, ce faisant, les écarter en les remplaçant a quelque chose de franchement risible. Il y en a, ma parole, de ceux-ci qui apprécient, on dirait, et même cherchent à se couvrir de ridicule. Cela les regarde.

      De plus, attaquer, je dis bien attaquer, en véritables batailles rangées et parfaitement gratuites, les chrétiens orientaux et, partant, les Eglises d’Orient qui incluent aussi bien les catholiques que les orthodoxes, tous les orthodoxes, c"est jeter à la poubelle (ou dans le caniveau, terme cher à une plume...d’autruche) un pan non négligeable de l’Histoire de l’Eglise. Etudier l’Histoire de l’Eglise dès ses débuts avant de patauger dans une misérable phraséologie stupide mais non seulement, dans un vocabulaire ordurier frisant, à mots à peine couverts, la scatologie. La liberté d’expression existe, mais il ne me semble pas qu’on ait encore décrété la liberté de salir par projection de..., j’ai oublié le mot, dans lesquels on se complait.

      Il va bien falloir, un de ces quat’ mat’, finir par s’en souvenir...pour ne plus l’oublier.

      Merci.

    • Coucy, vous êtes atteint du même syndrome que celui qui dit toujours merci (mais pas de quoi) et qui passe beaucoup trop de temps à se relire (d’accord, il faut l’y encourager, et si possible avant même l’envoi de messages verbeux et incompréhensibles) qu’à lire ceux des autres intervenants.

      Il est question dans mon propos de demander aux musulmans de prendre en main leur propre citoyenneté, en laissant inappliqués, si besoin est, certains préceptes islamiques incompatibles avec nos moeurs. C’est d’ailleurs déjà ce qu’ils font puisque 99% des musulmans n’ont aucune intention de se lancer dans une guerre ouverte pour conquérir la France à l’islam. On ne leur demande pas de se lancer dans une réforme improbable de l’islam...

      Si vous aviez pris le temps de lire Pierre Manent au lieu de vous contenter de déchiffrer les textes abscons de (merci, pas de quoi) qui ne mènent nulle part, vous auriez mieux compris ce que cela veut dire.

      Quand aux tradis, je suis d’accord pour nuancer mon propos : tous ne sont pas des fachos, encore que ce puisse être une pente naturelle, mais il y a tout de même parmi eux un certain nombre de gros cons parfaitement profilés pour permettre à la presse libertaire de caricaturer le catholicisme tout à loisir. Comme ce curé lyonnais avec sa déclaration scandaleuse qui n’a pas manqué, hélas, de faire les titres des quotidiens et d’obliger le cardinal Barbarin à monter au créneau. Je ne pense pas que les spectateurs du Bataclan aient jamais été des morts vivants mais plutôt des jeunes qui aimaient la vie. Quand à ce curé débile, en revanche, il parle au nom d’un catholicisme de zombies qui n’est pas le mien. J’observe que (merci, pas de quoi) n’a même pas eu le bon réflexe de s’en démarquer... Ca connote.

    • Brassage débile et sénile d’incongruités, de contre-vérités, de bavées répétitives... Un seul exemple : pourquoi demander ci et ça aux musulmans puisque, "d’ailleurs, 99% le font"... Et puisque nous y sommes, nul ici n’est habilité à demander quoi que ce soit aux musulmans, notre pays ne manque pas, grâce à Dieu, de ces personnes respectables, compétentes et intellectuellement honnêtes qui travaillent déjà à assainir ce qui doit l’être. Ce n’est pas à moi, pauvre indigent en la matière - et en tant d’autres - à venir poser ma patte graisseuse dans des Livres dont la richesse du contenu échappe à mon intelligence bornée. Assez de tartufferies snobinardes quand on bafoue en les insultant de tous les noms toutes les Eglises orientales et orthodoxes, leurs martyrs, leurs fidèles et leurs pays.

      Et aussi, trêve d’attaques injustifiées, de violences anti-chrétiennes et de diffamations éhontées. Les lecteurs et intervenants sur ce forum sont assez grands et intelligents pour savoir quand et où ils doivent se méfier. Ces mises en garde, sous la kippa de la Vertu, semblent clairement inciter aux insultes, aux attaques et aux divisions. Ces mises en garde charitables respirent comme un ouragan dangereux de subversion dégradante et fratricide. En m’abstenant de reprendre les insultes contre "celui-là qui dit toujours merci" pour les renvoyer à l’honorable expéditeur, je resterai toujours, celui-là qui ne manque jamais à "l’exquise courtoisie" qui - au lieu d’utiliser le vocabulaire et les mots grossiers de qui l’on sait - continuera à bien articuler et à écrire en majuscules

      MERCI.

    • P.S.

      Un détail savoureux et énigmatique m’avait échappé, il s’agit de "celui-là qui passe beaucoup trop de temps à se relire..." !!!???

      Sur quelles base ce manant avance-t-il sa certitude ? Serait-il, par hasard, et 24 h/24 h niché sous mes semelles pendant que je pianote sur mon clavier ? Véritable "passe-muraille", épieur-détective-détecteur de ses propres fumées et fumhystéries...euh ! fumisteries...

      MERCI.

    • Soumises à l’appréciation de qui veut, la traduction du refrain et d’un ou de deux couplets de la chanson rock’ ahanée par le groupe Eagles etc...au moment ou les assassins ont ouvert le feu sur les spectateurs-auditeurs, Bataclan, le 13 novembre 2015 :

      Qui aimera le Diable ?
      Qui chantera sa chanson ?
      Qui aimera le Diable et chantera sa chanson ?

      J’aimerai le Diable
      Je chanterai sa chanson
      J’aimerai le Diable et chanterai sa chanson

      Qui aimera le Diable...etc...refrain

      Qui embrassera Sa langue ?
      Qui embrassera le Diable et Sa langue ?

      J’embrasserai ...

      J’aimerai le Diable...

      Et ainsi de suite...

      (sous toutes réserves d’une éventuelle erreur de traduction).

      Les jeunes et moins jeunes victimes de la tragédie du Bataclan ont déboursé le prix d’un billet (impossible d’en connaitre le montant) pour
      regarder, entendre, écouter ça.

      Ce sera tout.

      MERCI.

    • Les textes abscons de "celui qui dit toujours merci (mais pas de quoi" ont l’honneur de renvoyer à la traduction de la chanson rock que les pauvres spectateurs écoutaient quand les balles des tueurs paumés les ont envoyés chez Celui qui les aura reçus.

      Libre à qui veut d’aller "embrasser le Diable et Sa langue", si le cœur leur en dit. Et revenir nous rapporter la délectation éprouvée. Haute spiritualité...Avec les homélies de circonstances qu’on lira pieusement.

      On peut être tranquille : on n’y perdra pas la vie, les quartiers étant encerclés par les services de sécurité.

    • On ne nous aura rien épargné...

      Mais ayez le courage d’aller au bout de vos insinuations.

      On ne peut pas lancer ce message en ligne comme si de rien n’était : je pense, je pense pas, moi j’ai rien dit.

      "Ils l’ont bien cherché, le diable, et ils l’ont trouvé" : c’est ça que vous voulez dire ?

      "Juste et divine punition ?" Cela vous confirme dans votre idée d’un Dieu vengeur qui fait passer le feu du ciel par les kalashnikov des djihadistes ?

      Il faut faire périr le pécheur pour expurger le mal ?

      Pourquoi mettez-vous ces paroles en ligne ? Pour démontrer quoi ?

      Non : ce ne sera pas tout car vous en avez trop dit.

      Pour une fois, soyez un peu explicite sur le fond de votre pensée...Vous nous avez donné le droit de savoir ce que vous avez derrière la tête.

      Nous ne sommes pas en orient, Gemayel, mais en occident : ne vous dérobez pas une nouvelle fois, expliquez-nous pourquoi, en réalité, vous approuvez les propos qui ont consterné Mgr Barbarin. Car il me semble bien que vous les approuvez tacitement, après la mise en ligne de ce message. En tout cas, je tiendrai pour ma part votre silence pour une confirmation tout aussi tacite.

    • Dans un Bata­clan complet pour assis­ter au concert des Eagles of Death Metal, les premiers tirs ont eu lieu alors que le groupe enton­nait l’une de ses vieilles compo­si­tions. Les paroles de Kiss the devil, que l’on peut traduire par « embrasse le diable ».

      Pour qui sait voir, tout est signe.

      Cette lecture de signes est plus explicative et lucide que des polémiques.

    • @ 26 novembre 08:34

      « Si vous aviez pris le temps de lire Pierre Manent... »

      Si P. prenait le temps de lire les commentaires de ses contradicteurs...

      http://www.france-catholique.fr/L-eclairage-de-Pierre-Manent.html
      16 octobre 23:55
      et 27 octobre 12:23, par Réginald de Coucy

      J’avais cru comprendre que P. n’était pas « cléricaliste » (*).
      Pour bien enfoncer le clou, il n’hésite pas à accuser un prêtre, catholique, d’être un « gros con parfaitement profilé » (!), un « curé débile ».
      Evidemment, quand il s’agit d’un prêtre suspect de sympathies “tradis”, on peut tout se permettre. Y compris le pire...

      Pour ma part, je maintiens ce que j’ai écrit sur ce prêtre (http://www.france-catholique.fr/Pas-d-amalgame.html#forum22112) et invite surtout à se référer au lien inclus dans ce commentaire qui renvoie au texte original du P. Benoît. Rien de tel que les versions originales pour se forger un jugement...

      * notamment http://www.france-catholique.fr/Pas-d-amalgame.html#forum22100

    • cf. : 27/11 0024

      Qu’il me soit permis d’insister encore sur le fait que je n’ai jamais regretté de ne m’être pas interposé entre un curé et un cardinal au sujet de la tribune en question. Venant de découvrir la terminologie décrivant le père Hervé Benoit de "gros con parfaitement profilé", aucun effet de surprise ni d’étonnement n’a effleuré mon esprit tellement on est habitué, ici, à la fine fleur de notre élégante langue française.

      Mais mon propos vise, après lectures, recherches, véritable dépouillement scrupuleusement méthodique dans le scandaleux, oui, je répète, le scandaleux enchevêtrement des articles de presse papier, de sites web, de déclarations rapportées ou attribuées à - ce n’est da jamais certifié ni lisible -, bref, dans une multitude d’infos, nouvelles, dernières minutes, quand on peut, enfin, émerger de ce fouillis de matraquages systématique, cela pourrait ressembler à une évidence presque incontestable que cette épouvantable tragédie du 13 novembre 2015 aurait vocation à servir, et jusqu’aujourd’hui, de couverture que X, Y et Z, essayent de tirer chacun à soi. Il n’est pas question de retranscrire ici les articles, ou paragraphes de billets glanés ici et là, au risque d’ennuyer le lecteur, mais voici une toute petite poignée d’échantillons ou comment lire les articles dans la presse :

      "...C’est à la sortie de la Basilique où avaient été célébrées les obsèques de Caroline ... victime lyonnaise des attaques du Bataclan, que le cardinal Barbarin à été appelé à réagir par la presse à la tribune du père Benoit...".

      1. "...le cardinal Barbarin A ETE APPELE A REAGIR PAR LA PRESSE A LA TRIBUNE DU P. BENOIT..." phrase qui pourrait, pourquoi pas, être comprise aussi comme :

      ...le cardinal Barbarin A ETE APPELE PAR LA PRESSE A REAGIR A LA TRIBUNE DU P. BENOIT...(ce qui a d’ailleurs été relevé sur un autre site)...

      2. "...Le cardinal Barbarin s’est dit "consterné" jugeant ce texte "très blessant et inattendu sous la plume d’un prêtre" a rapporté, auprès de l’AFP, l’entourage de l’archevêque de Lyon... Noter que ce n’est plus "la" déclaration personnelle de Mgr Barbarin, mais un "rapport"
      (ou rapportage...) de l’entourage du cardinal...

      et de ces dizaines d’exemples qui noircissent des pages entières de toutes sortes de media.

      Aurait-on le droit - ou serait-ce interdit - de penser, ici et là, qu’il pourrait peut-être s’agir d’une malveillante tentative de diviser les Français en général et (un peu plus) les chrétiens en particulier ?

      Pourrait-on, sans encourir les foudres de petites gens toujours prêtes à semer le désordre et la zizanie, soupçonner que cette tribune est vraiment de nature à soulever tant de poussière alors que le monde entier, par hommes d’Etat et politiques interposés, est comme sur le fil de rasoir dans cette "guerre par morceaux", j’ajouterais "par procuration) qui risquerait de faire sauter la planète ?

      Sans rien enlever de sa terrifiante ampleur à la tragédie du 13 novembre dernier, pourrait-on oser, sans être traité de tous les noms, émettre une suspicion que toute cette "poussière" pourrait être, qui sait, de nature à cacher autre chose d’encore plus terrifiant ?...

      Et d’autre part, et sur un autre plan, on dirait qu’il y a comme des relents d’une insanité intolérable à recréer le nommé "Schisme d’Orient", n’Est-ce pas... alors que sur une plus grande échelle : au sein de la "Fille aînée de l’Eglise", où existe déjà une douloureuse séparation dans une fratrie, il faille réveiller, alimenter et entretenir les prémices d’une séparation encore plus grande entre frères d’une même famille... Qu’on veuille bien ma pardonner, je ne marche pas dans ces deux combines !

      Et pour en terminer : dans toute cette très douloureuse affaire des victimes du Bataclan, qui donc pourrait avancer avec certitude et preuves à l’appui qu’il n’existerait pas, en sous-main, qui sait, comme une volonté de saper les fondements de tout un pays, d’une région, d’un continent, autrement et plus fanatiquement et plus aveuglément et plus sournoisement encore que les djihadistes assassins...

      Rien n’est certain. Tout est possible. Voilà pourquoi le temps n’est plus à baisser la tête sous les intimidations et autres abominables procédés de destruction, pas plus de l’être humain que d’un pays.

      Le temps est d’aller à l’essentiel. Et pour cette "tribune", pourquoi ne pas laisser aux gens d’Eglise la responsabilité de s’occuper d’une affaire qui, après tout, les regarde ?

      Au lieu de convertir cette "tribune" en une affaire qui relèguerait dans les coulisses une autre affaire de loin plus importante, celle de la sauvegarde du pays et de tout un peuple, tâche qui relève, en premier lieu, de la responsabilité des autorités compétentes.

      MERCI.

    • Je me prononce sur les mots prononcés par ce curé et par sur le clerc.

      Les mots avec lesquels ce dernier a qualifié l’attentat du Bataclan sont inappropriés et choquants.

      Si vous n’êtes pas capable de l’admettre, c’est votre problème mais ça en dit long sur votre mentalité et l’arrière-plan des idées que vous propagez sur ce forum.

      Ceci aurait tendance à me confirmer dans l’idée que les tradis font certainement preuve, avec persévérance, d’un excès de religion, mais que, pour ceux qui s’expriment ainsi, ils font preuve ni d’un excès d’intelligence ni non plus d’un excès de charité, en l’occurrence envers les familles des victimes.

      Que vous ne vous en rendiez pas compte ajoute à la consternation, tout spécialement aujourd’hui et au début de cette année de la miséricorde.

      Ce catholicisme de la "trique religieuse" n’est pas le mien. Je vous le laisse.

    • Aujourd’hui, deux quotidiens annoncent une information sur le sort du père Hervé Benoit, comme suit :

      "Après son dérapage sur....le prêtre... est envoyé dans une abbaye...par le cardinal Barbarin...."

      "Sanction pour le prêtre..... par le cardinal Barbarin".

      Acte est pris en attendant la déclaration officielle à ce sujet du cardinal Barbarin qu’on aurait souhaité diffusée d’abord par lui-même et seulement ensuite relayée par les media, question de lui céder la parole et avec ses propres mots.

      Quoiqu’il en soit, et en attendant la confirmation de cette info par Mgr Barbarin, il est à espérer que cette affaire propulsée, hélas, au rang de scandale et autres synonymes, apaisera très vite les tensions et les passions exacerbées. Le temps des émotions passées, il s’avèrerait comme indispensable, et tout en continuant à prier pour les victimes de la tragédie du 13 novembre et leurs proches chacun selon sa sensibilité et après l’hommage officiel rendu par l’Etat, il parait indispensable de se projeter dans le futur immédiat avec courage et sérénité face aux défis auxquels le pays devra faire face.

      Pour ce qui est du père Hervé Benoit, et sans présumer de son intention d’accepter avec courage et humilité la décision prise à son sujet par les autorités religieuses, il est incontestable que les prières des chrétiens qui ont pris le parti de ne porter aucun jugement de quelque nature que ce soit dans ces circonstances spécifiques, l’accompagneront Dieu étant le Seul, in fine, à pouvoir "sonder les reins et les cœurs".

      MERCI.

    • Oserais-je contredire quoi que ce soit ? Jamais ! Aucune crainte, ce n’est pas moi qui suis déboussolé puisque je réalise parfaitement que nous sommes en occident, et que ça se voit comme la face éclairée de la lune quand on la découvre dans toute sa splendeur.

      Jamais je ne me suis défilé, bien au contraire, par contre, on est libre de n’être pas de parti-pris au lieu de faire comme tout le monde, bêe, bêe... Et la preuve que ce n’est pas moi qui ai perdu la boussole, c’est que j’entends bien évoluer, ici, dans cet espace de FC et non pas dans l’enceinte étouffante d’un tribunal et soumis aux feux croisés et zigzagants d’un interrogatoire débraillé.

      Et puis, si je dénonce, comme je l’ai fait, la violence gratuite et mortifère des salafistes qui ont décimé la salle du Bataclan,en quoi serais-je obligé d’aimer et d’embrasse le diable ?

      Il me semble qu’on a le droit d’être libre, que diable !

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