Transmettre le beau, le vrai et le bien pour un meilleur usage de l’information

mercredi 30 septembre 2020

Entretien - Il n’y a pas d’éducation spécifique à l’information, mais une éducation à la vérité qui permet de se prémunir contre les dangers des fake news et de la surinformation.

Pourquoi s’informer nécessite d’être éduqué ?

Marie Legrand – Trois raisons importantes exigent une éducation à l’information : il existe d’une part de nombreuses informations aux contenus qui ne sont pas forcément adaptés à l’âge de nos enfants. D’autre part, les propos malveillants sur Internet se multiplient. En­fin, tout le monde peut devenir producteur d’images et journaliste. Est-ce que nos enfants se sont bien renseignés sur la personne qui délivre ces informations ?

Aymeric Pourbaix – Une partie des journalistes est devenue une sorte de clergé laïque. Plutôt que de délivrer une information et de laisser chacun se faire son propre avis, ils s’érigent en une forme de magistère sur ce qu’il faut penser, ce qu’on peut et ne peut pas dire. Une certaine idéologie s’exprime à travers cela et il faut savoir la décrypter. C’est pourquoi je pense qu’il faut se préoccuper, en amont, de l’éducation générale des enfants avant même de parler d’éducation aux médias : il faut se rendre compte que les médias ont un filtre. Car l’information n’est pas neutre et l’objectivité n’existe pas ; je crois plus en l’honnêteté du journaliste. L’enfant doit donc savoir appréhender les événements et être capable de penser par lui-même. Cela s’apprend en famille et à l’école.


Voir en ligne : AFC

Messages

  • Comme suite au titre - et au contenu de l’entretien - sur la transmission du "beau, du vrai eet du bien", retenir, entre autres, que "l’enfant doit savoir appréhender les événements et être capable de penser par lui-même. Cela s’apprend en famille et à l’école" - ou devrait - "s’apprendre en famille et à l’école"... En tous cas, voilà un aperçu intéressant à plus d’un titre à découvrir puisqu’il exprime clairement - alors que le terme "valeurs" est agité à temps et à contretemps sans jamais en définir le contenu - les bases à partir desquelles l’enfant va évoluer.
    Autoriserait-on un petit joyau de psychopédagogie dans le droit fil de la foultitude de judicieuses explications suscitées par la pandémie de la covid-19 : vu et entendu à la télé un médecin expliquer aux enfants - en joignant le geste à la parole - comment fêter Noël en évitant une contamination par le virus et en prenant une bûche comme base de son précieux enseignement : tu vois, ou prend la bûche, on la coupe exactement en deux, on met des parts dans deux assiettes que papy et mamy vont aller manger dans la cuisine... Si cette leçon de choses regorge d’explications elle pèche cependant par le manque d’un détail : ce bon docteur ni dit pas si papy et mamy vont consommer leur part de bûche, par exemple devant l’évier ou par terre à côté de la gamelle de l’adorable Pataud.

Un message, un commentaire ?


Les forums restent ouverts durant 15 jours après la date de publication

modération a priori

Ce forum est modéré a priori : votre contribution n’apparaîtra qu’après avoir été validée par un administrateur du site.

Qui êtes-vous ?
Votre message

Ce formulaire accepte les raccourcis SPIP [->url] {{gras}} {italique} <quote> <code> et le code HTML <q> <del> <ins>. Pour créer des paragraphes, laissez simplement des lignes vides.