Pour le 25 août, fête de Saint Louis

Louis de France, les djihadistes du Levant et les idéologues d’Occident

par Daniel-Ange

dimanche 24 août 2014

Nous sommes en 1250. Saint Louis, prisonnier, comparaît devant le sultan du Caire. Joinville est présent, témoin de ce dialogue sidérant :

- « Quelle est la cause de votre tristesse ? »

- « C’est que je n’ai point gagné ce que je désirais le plus gagner, la chose pour laquelle j’avais laissé mon doux royaume de France, et ma mère, chère encore, qui criait après moi, la chose pour laquelle je m’étais exposé aux périls de la mer et de la guerre.

- « Et qu’est-ce donc, O Seigneur Roi, que vous désiriez si ardemment ? »

- « C’est… ton âme ! Que le diable promet de précipiter dans le gouffre. Mais jamais, grâce à Jésus Christ, qui veut que toutes les âmes soient sauvées, il n’arrivera que satan puisse se glorifier d’une si belle proie. Le Très Haut le sait, lui qui n’ignore rien : si toute le monde visible était à moi, je le donnerai tout entier, en échange du salut des âmes.

- « Eh quoi ! bon Roi, tel a été le but de ton pèlerinage si pénible ? Nous pensions tous, en Orient, que vous tous les chrétiens, aspiriez ardemment à notre soumission et vouliez triompher de nous par avidité de conquérir nos terre et non par désir de sauver nos âmes.

- « J’en prends à témoin le Tout Puissant, je n’ai point souci de retourner jamais dans mon Royaume de France, pourvu que je gagne à Dieu ton âme, et les âmes des autres infidèles, et qu’elles puissent être glorifiées.

Voilà donc le mot-clé lâché. Ce que veut ce Roi missionnaire, en finale, c’est la Gloire du Ciel, la Gloire du Royaume éternel, la propre Gloire du Ressuscité, non seulement pour ce Sultan, mais pour touts les musulmans du monde.

Le sultan alors de rebondir sur ce mot et d’évoquer le ciel selon le Coran : « Nous espérons, en suivant la loi du très bénin Mahomet arriver à jouir des plus grands délices dans l’avenir. » (sous-entendu, des quantités de femmes)

Et le Roi de répliquer, droit dans le mille :

« Je ne puis assez m’étonner que vous, qui êtes des hommes discrets et circonspects (il discerne le meilleur en eux), vous ajoutiez foi à cet enchanteur Mahomet qui commande et promet tant de choses déshonnêtes ». Et se référant, non à l’Evangile, mais au simple bon sens humain, d’ajouter : « En effet, j’ai regardé et examiné son Alcoran et je n’y ai vu qu’ordures et impuretés, tandis que d’après les sages anciens, voire même les païens, l’honnêteté est le souverain bien dans cette vie ». Quel amour de la Vérité ! Quelle audace ! Quels risques encourus, puisque le sultan d’un seul geste peut le faire décapiter d’un seul coup de sabre. 

Quel amour de la Vérité !

Sa passion : moins les tortures, la prison, le cuisant échec de Mansourah, mais ces personnes « à gagner au Christ ». Gagner ! En filigrane, Paul l’Apôtre des Nations : » Libre à l’égard de tous, je me suis fait l’esclave de tous, afin de gagner un grand nombre : gagner les Juifs, gagner les sujets de la loi, gagner les sans-loi. Faible avec les faibles, pour gagner les faibles. Je me suis fait tout à tous afin d’en sauver quelques uns, à tout prix. (1. Co 9,19-23)

Oui, à tout prix, au prix même de son exil, de sa liberté, de tout ce dont il s’est arraché, dans les larmes et les cris déchirants de sa mère, Blanche, le suppliant de rester en son Royaume. Au prix de tous les risques encourus par son Royaume laissé en une situation d’extrême fragilité face aux prédateurs qui le menacent. [1]

20 ans plus tard, aux portes de Tunis, comme aux portes de la mort, il récidive : « Dites de ma part au Sultan que je désire ardemment le salut de son âme ! Que je voudrais passer le reste de ma vie dans une prison sarrasine sans même voir la lumière du jour (il en avait fait l’expérience), pourvu que votre roi reçût le baptême avec son peuple, et en toute sincérité. »

Il caresse même le rêve d’être son parrain de baptême. Sur son lit de mort, in extremis : « Pour l’amour de Dieu, étudions comment la foi chrétienne pourra être prêchée à Tunis et qui seront les gens que l’on devrait envoyer prêcher [2] »

Son obsession : trouver par qui et de quelle manière l’Evangile pourra le mieux être transmis et donc reçu. Et de penser en priorité à ses chers frères prêcheurs. En tout cela, il est un vrai disciple du Povorello, cherchant à convaincre pacifiquement le sultan plutôt que de lui faire la guerre. Tel est son amour évangélique des ennemis.

Eviter l’enfer à ceux qui font l’enfer

Le lien avec l’actualité ?

Eh bien ! Au moment où les yézidies et nos frères baptisés du Moyen Orient sont systématiquement éradiqués, exterminés, massacrés, nous voulons moins la condamnation que la conversion de djihadistes de l’EL. Rien de moins. Nous voulons l’âme des musulmans intégristes. Qu’ils découvrent et rencontrent ce Jésus doux et humble qui ordonne de remettre l’épée au fourreau et ne se défend qu’avec les armes de ses larmes. Ce Jésus qui a assassiné, massacré, éradiqué qui ?... quoi ?.... La haine, et toutes les violences du monde. Où ? Dans sa propre chair. Comment ? Par son sang versé. [3] (Eph 2,16)

Comme le confiait une petite sœur de Bethléem, bouleversée par les explosions à Gaza, jour et nuit, et les passages de roquettes au dessus de leur monastère de Beit-Shemesh : « Les djihadistes ne sont pas des monstres mais des enfants de Dieu que je veux engendrer à Dieu par mes jeûnes et mes supplications ».

N’obéissent-ils pas à la lettre à certaines sourates d’une violence extrême avec la certitude d’obéir à Allah de qui vient en direct le Coran ? Comment ne pas désirer ardemment leur conversion à Jésus, ou au moins à un islam ouvert, modéré et tolérant. Oui, c’est moins leur peau que leur âme que nous voulons. A ceux qui font l’enfer sur la terre, nous voulons éviter l’enfer dans l’Au-delà.

Sauver les enfants, ces lieux saints entre tous

Autre chose : Saint Louis prend la croix, contre l’avis unanime de tous ses conseillers, amis, seigneurs et membres de sa famille. Il décide tout seul, en son âme et conscience, au seuil de la mort, de tout quitter, tout abandonner, tout lâcher, pourquoi ? Mais pourquoi donc ? Qu’est-ce donc qui mérite de tels renoncements, de tels sacrifices, de tels risques et périls ? Quel est donc ce trésor pour lequel il affronte les plus atroces souffrances, pour lequel il est prêt même à verser son sang ? On vient de le voir : gagner au Christ l’âme de ces « mahométans », mais aussi arrêter, sur la terre même du Seigneur, ces massacres de pèlerins innocents condamnés à être lapidés, pendus, crucifiés, enterrés vivants, empalés, jusque dans les murs des sanctuaires (comme quoi, rien n’a changé depuis les croisades, pour l’islam intégriste extrémiste)

Mais encore arracher à leurs mains ces lieux sang-tifiés par le Sang même de Dieu, consacré par les pas mêmes de Dieu sur sa – et donc notre – terre. Protéger ces pèlerins de partout, venant au prix de sacrifices sans nombre – s’y recueillir, s’y ressourcer, s’y sang-tifier. Oui, c’est pour cela, très précisément qu’il tient à demeurer en Terre Sainte, après la tragédie de Mansourah et de Damiette, et ici encore contre la majorité écrasante de ses conseillers. Il ne veut pas quitter ce Proche Orient tans qu’un seul de ses croisés y est encore prisonnier, tant que tous les corps de ces jeunes martyrs n’ont pas été enterrés dignement, ce qu’il fait de ses propres mains.

Mais aujourd’hui, où donc sont les églises profanées, saccagées, incendiées ? Bien sûr au Nigéria, Soudan, Kenya, en Erythrée (Boko-Haram et Chebab, etc…), en Syrie, Irak, Pakistan : partout où l’islam intégriste est au pouvoir ou l’emporte manu militari.

Mais elles sont aussi chez nous, en Europe occidentale. Ce sont les âmes et les corps de nos enfants. Ces enfants dont on fausse la conscience [4], falsifie l’intelligence, souille l’innocence, pervertit le bon sens, trompe la confiance, et par là, bouzille l’existence. Par la pornographie officiellement distribuée, par l’idéologie aberrante et mortifère du gender inoculée, telle du venin, dans leurs fragiles veines. Cela dès… la maternelle (mot sexiste à éradiquer) et le primaire.
Eh bien oui, ces temples saints entre tous sont en train d’être profanés, ces sanctuaires de l’Esprit Saint saccagés. [5] N’est-ce pas le pire des sacrilèges ? Cela dans l’indifférence des pouvoirs publics, le j’men foutisme des autorités scolaires, l’indifférence (apparente) de trop de pasteurs, la sanctification de ceux pour qui un enfant n’est plus qu’un gadget à fabriquer, à commercialiser, à exploiter.

Devant ce saccage, aux ravages terrorisants, où sont nos cris, et nos larmes ? A Nazareth même, notre Pape François l’a crié : « devant les enfants qui pleurent, qui donc sommes-nous ? » Et aux prêtres de son diocèse de Rome : « Où sont vos larmes de pères, de pasteurs ? »

Ne peut-on pas appliquer aux djihadistes du Levant comme aux idéologues d’Occident, ces cris déchirants de notre Pape à Yad-Vashem :

« Où es-tu ? Où es-tu passé ? Homme qui es-tu ? Je ne te reconnais plus ? Qui es-tu ? De quelle horreur as-tu été capable ? Qu’est-ce qui t’a fait tomber si bas ? Qui t’a corrompu, défiguré ? Qui t’a inoculé la présomption de t’accaparer le bien et le mal. Qui t’a convaincu que tu étais dieu ? Tu t’es érigé en dieu. Seigneur donne-nous honte de cette idolâtrie extrême d’avoir déprécié et détruit notre chair. » (26.05. 2014)

Où les violences du Levant répliquent à celles d’Occident

Encore ceci :

Saint Louis attribuait humblement la tragédie de sa défaite à ses propres péchés, et à ceux de ses troupes. A ses et leurs infidélités au Seigneur, à son manque (à ses yeux) de ferveur et de sainteté. C’est pourquoi, dès son retour, il va œuvrer intensément à sa propre sanctification, multipliant ses actes de dévotion surtout de charité et de miséricorde envers les plus pauvres. Il va travailler à la christianisation en profondeur de son peuple de France. Meilleur moyen de se préparer à une nouvelle croisade.

Et nous, ne devons-nous pas attribuer notre incapacité à défendre, à protéger les chrétiens et autres minorités d’un massacre général, à la paganisation fulgurante de notre Occident devenu incapable de protéger les plus faibles et les plus vulnérables : nos enfants et nos petits vieux ? Nos échecs là-bas ne sont –ils pas un appel urgent à la ré-évangélisation de nos nations suicidaires, basculant dans l’auto-destruction et dont l’aide au suicide même d’enfants est comme un tragique symbole ?

Ne l’oublions pas : notre totalitarisme idéologique fait le lit de l’intégrisme islamique. Nos aberrations provoquent leurs révolutions  [6]). Les violences déshumanisantes de notre pos-humanisme déchaînent leurs violences exterminatrices. D’un mot : nos monokinis entraînent leurs burkas [7]. Ceci d’autant plus que l’effondrement moral de l’Occident est attribué au christianisme. Leur génocide organisé et sanglant répond à notre génocide aseptisé d’enfants. Leur terrorisme armé à notre terrorisme feutré. Leur rejet du droit universel à notre rébellion contre le réel. Là-bas des membres de minorités crucifiées, pendant qu’ici nous crucifions nos enfants en niant leur identité sexuelle.

Nous fustigeons leur régression à des pratiques barbares vieilles de plusieurs millénaires alors que nous régressons aussi, avec nos « sacrifices » légalisés d’enfants encore à naître ou déjà nés.

Conclusion : la tragédie sans nom qui se joue au Proche-Orient devrait donc provoquer en Occident un gigantesque sursaut pour sauver la vie même de nos propres enfants, protéger nos propres familles- ces labos de toute paix sociale, rendre le mariage à son vrai visage, restituer l’amour dénaturé à la Source même de tout amour, donc de toute paix. Celui qui, par débordement d’amour ne cesse de nous donner la vie, Sa vie. Déjà im-mortelle.

Encore ceci : Saint Louis vénérait comme de vrais martyrs les croisés qui mouraient torturés dans les prisons sarrasines, simplement parce qu’ils refusaient d’apostasier. Aujourd’hui, nous admirons comme de véritables confesseurs de la foi ces chrétiens par dizaines de milliers qui errent dans déserts et montagnes ayant absolument tout perdu pour un seul crime : avoir refusé de renier leur Seigneur Jésus, alors qu’une seule phrase suffisait pour qu’on les laisse tranquilles. [8]

Beau Sire Dieu, à ce peuple donne Ta Paix

En cette année centenaire, demandons à l’humble et ardent Louis de France, de nous obtenir ses propres cris et larmes devant la Terre sang-ctifiée par Dieu lui-même, livrée aux mains des infidèles. Comme le sont nos enfants pieds et poings liés aux pornocrates sans conscience, avec la complicité des autorités dites éducatives. [9]

Supplions pour leur conversion, pour éviter leur condamnation, car ils ont du sang sur les mains, et devront rendre compte de chaque enfant dont ils auront perverti l’âme et souillé le corps. Tout comme les djihadistes de Syrie et d’Irak auront à répondre à l’Enfant-Roi de Bethléem, de tant de sang versé.

En pensant à la tragédie qui se joue en la Terre même où le Prince de la Paix est venu combattre l’homicide dès l’origine et semer sur notre terre la Paix du Ciel, en cette terre où il est venu abattre en sa chair, le mur de séparation de honte et de peur, faisons nôtre l’ultime prière de notre admirable Saint Louis, les yeux rivés au Ciel :

« Ô Jérusalem ! Ô Jérusalem ! Beau Sire Dieu, aie compassion de ce peuple qui demeure ici et donne-lui ta Paix. Qu’il ne soit pas contraint de renier ton Nom. Ô Père, entre tes mains, je remets mon âme. » [10]


Il y a 744 ans, le 25 août 1270, mourait le roi Louis IX, dit « Saint Louis », des conséquences d’une épidémie de dysenterie contractée à Tunis au cours de la VIIIème croisade.

par Charles Beigbeder

http://charles-beigbeder.com/?p=1383


[1Si bien évoqué par ce chef-d’œuvre de Philippe de Villiers : Le Roman de Saint Louis, ed. Albin Michel

[2Textes cités par David O’Connel, in : Les propos de Saint Louis, (Gallimard-Julliard 2013), pp 105-108.

[3Ce qu’expliquait paisiblement ce beau martyr de l’évangile, Don Andréa Santoro – à des jeunes musulmans visitant son église de Trébizonde quelques jours avant qu’il soit lui-même tué par un jeune extrémiste, pendant son action de grâce eucharistique. (Voir son recueil : Lettres de Turquie, Jubilé, 2006)

[4« La conscience est le sanctuaire où l’homme est seul avec Dieu et où sa voix se fait entendre » Vatican II, Gaudium et spes n° 16

[5Voir mon récent : Eblouissante sexualité,(ed.du Jubilé), chap V : Quand pour les pervertir l’Etat kidnappe nos enfants. Une éducation scolaire provoquant notre colère.

[6"Ils détestent votre monde de soi-disant "tolérance" qui les dégoûte. La pornographie, la drogue, les sodomites, l’alcool, et la célébration de tout cela sur vos centaines de chaînes de télé. Croyez-moi, même les musulmans de France qui se taisent haissent votre système jusqu’au bout de leurs ongles !" Samuel Laurent, Al Qaïda en France, p 375

[7"Ils en arrivent là parce que le monde occidental, obsédé par le fric et la pornographie ne leur offre strictement rien. La "culture occidentale" ? De quoi parle-t-on ? Facebook, le clubbing, la came, le cul, les bagnoles... Mais les gens veulent plus ! Ils veulent que quelqu’un leur tende la main et leur montre le chemin ! Et l’islam donne exactement ça. Il s’agit d’une carte. Elle te guide de ta naissance jusqu’à ta mort. Et si tu te conformes strictement aux indications de cette carte, alors les portes du paradis te seront grandes ouvertes." (Un jeune Français parti faire le dijhad, interviewé par Samuel Laurent. Al Qaïda en France, p 127)

[8Dans sa lettre à ses sujets de 1250 : «  Les émirs ont choisi parmi leurs prisonniers des jeunes gens qu’ils ont forcé, l’épée levée sur leur tête d’abjurer la foi catholique et d’embrasser la loi de Mahomet, ce que plusieurs ont eu la faiblesse de faire ; mais les autres, comme des athlètes courageux, enracinés dans leur foi et persistant constamment dans leur ferme résolution, n’ont pu être ébranlés par les menaces ou par les coups des ennemis, et ils ont reçu la couronne du martyre. Leur sang, nous n’en doutons pas crie au Seigneur pour le peuple chrétien, ils seront plus utiles dans cette patrie que si nous les eussions conservés sur la terre. » Les musulmans ont égorgés aussi plusieurs chrétiens qui étaient restés malades à Damiette. Propos, p 222. Le sang des chrétiens de Syrie et d’Irak crie au Seigneur pour notre conversion.

[9Pourquoi l’Eglise en Suisse, Hollande, France, ne ferait-elle pas un procès juridique en bonne et due forme aux différents ministères de la dite Education Nationale, contrevenant gravement au Code pénal protégeant encore l’enfant de la pornographie, comme à la Charte de l’ONU pour l’enfant, signée par la France, affirmant que les parents sont les premiers responsables de l’éducation de leurs enfants (non l’Etat) ? Ce serait un geste hautement prophétique que beaucoup de parents plébisciteraient.

[10Cette confidence si émouvante à son cousin le roi d’Angleterre, royalement accueilli à Paris : « Mon ami roi, il n’est pas facile de te démontrer quelle grande et douloureuse amertume de corps et d’âme j’ai éprouvé par amour pour le Christ dans mon pèlerinage. Quoi que tout ait tourné contre moi, je n’en rends pas moins grâce au Très Haut. Car en revenant à moi-même, et en entrant et rentrant dans mon cœur, je me réjouis plus de la patience que le Seigneur m’a donnée, par sa faveur spéciale, que s’il m’avait accordé l’empire du monde entier. », Propos de Saint Louis, éd Folio,p 184,.

Messages

  • Non, les jihadistes ne sont pas des monstres mais des possédés.

    D’aucuns ont reproché au pape d’avoir interpellé l’ensemble de la communauté musulmane à ce propos. Comme si l’ensemble de l’oumma n’était pas concernée. Elle l’est, assurément, car on massacre au nom de l’islam et en se référant à l’Alcoran, comme dit Saint-Louis.

    Le Corant ne pouvant être inspiré par l’Esprit Saint, une fois intervenu le Christ dans l’histoire du monde, il est facile d’en déduire l’inspirateur.

    La prière de Saint-Louis pour la conversion des infidèles reste d’actualité.

    Sauf que, comme le dit justement le père Daniel-Ange, cela concerne désormais d’abord les ex-chrétiens et la résistance au "jihad libertaire" dont le slogan est "je suis grand, ego est mon prophète...". Et un jihad qui devient de plus en plus âprement anti-chrétien.

    Dernière avancée en date : on nous colle ministre de l’éducation une beurette d’origine marocaine, passée sans transition du Coran de ses aïeux au relativisme éthique le plus absolu des jihadistes socialistes, et spécialisée dans la promotion du gender.

  • Au Père Daniel-Ange :

    Un grand MERCI pour cet article sur Louis IX, le roi-missionnaire. Le dialogue entre le Roi de France
    et le Sultan est, s’il est permis de l’écrire, édifiant. Résumé : "...Nous pensons tous, en Orient, que vous tous, les chrétiens, aspiriez à.....et vouliez triompher de nous par avidité de conquérir nos terres et non de sauver nos âmes". Et Louis IX : "J’en prends à témoin le Tout-Puissant... de retourner jamais dans mon royaume de France pour que je gagne à Dieu ton âme et les âmes des autres infidèles, et qu’elles puissent être glorifiées". En essayant de rester vraiment neutre face à ce dialogue, on serait en droit de penser que le Sarrasin pouvait être sincère - pourquoi pas ? -. Quant à l’explication du Croisé était-elle rêve, chimère, utopie ? Non, définitivement non, car vraie puisque motivée uniquement par l’Amour du Christ venu sauver toutes ses créatures et pas seulement quelques-unes, prises personnellement ou, pour ainsi dire, par grappes de quelques privilégiés...

    Dans le contexte actuel il n’est pas interdit d’affirmer adhérer totalement à l’option de la petite Sœur de Bethléem qui "ose" reconnaître des "...enfants de Dieu.

    Et comment ne pas citer cette personne si chère à ceux qui l’ont connue : "...Ils ne faut pas leur en vouloir car ils n’ont pas la Lumière (c.à.d. le Christ) et qui n’avait de cesse de prier pour la paix dans le monde, cette personne dont les aieux avaient été égorgés vifs car refusant de renier leur foi (c’était à l’époque des Ottomans), et plus près de nous, qui avait appris que deux de ses neveux venaient d’être décapités pour la même raison. Non, les baptisés ne sont pas des "prétendants à la valeureuse palme du martyre", leur seul tort était, est et sera leur attachement au" Prince de la Paix".

    Et que dire du titre : "Où les violences du Levant répliquent à celles de l’Occident" dont le développement
    donne à réfléchir, et à réfléchir très sérieusement. Pour qui le veut, bien sûr.

    Simplement, une phrase glanée quelque part : "Aujourd’hui la tendance est de surestimer la dimension confessionnelle, alors que les affrontements....trouvent leur origine ailleurs"....Juste ? Faux ? Libre à chacun d’y apporter sa réponse.

    Que Saint Louis IX, Roi de France, nous inspire fermeté mais aussi compréhension et recherche de la paix par l’Amour que Christ nous a appris et donné.

    P.S. Il est bien entendu que le terme "infidèles" mentionné dans le dialogue précité se doit de rester dans le contexte du vocabulaire de l’époque, et que toute expression à connotation, de nos jours, péjorative ne saurait avoir sa place chez les baptisés qui essayent d’être des messagers de l’Amour de Christ là où ils sont. Ce n’est pas facile. Mais Lui, Il est là.

    • Gemayel, merci de votre réflexion nuancée.

      Mais une question si vous le voulez bien.

      Le monde de l’islam n’est pas le seul à avoir connu la colonisation occidentale. D’autres civilisations y ont aussi été soumises et souvent de façon plus brutale encore.

      Or, la Chine, le Japon, l’Inde, l’Asie en général ont connu un vif et brillant regain. Même l’Afrique sub-saharienne se développe.

      Quant à l’Amérique latine christianisée, elle poursuit son développement économique et démocratique de façon remarquable.

      Il n’en est rien pour le monde islamo-arabe. Les arabes passeront-ils encore des siècles à incriminer "l’Occident croisé" pour leurs malheurs passés, présents et à venir en se complaisant dans leur posture victimaire qui les exonère de bien des efforts ?

      Ou finiront-ils par interroger les causes civilisationnelles du blocage de leurs sociétés et donc au tout premier chef l’islam ?

      En effet, tout se passe comme s’il y avait dans la civilisation islamique un "code génétique" issu de la matrice coranique qui bloque le développement des personnes et du corps social et qui génère périodiquement des "crises d’épilepsie politiques" dont la dernière en date et l’apparition du monstrueux Etat islamique en Irak...

      S’il faut soigner les causes, les musulmans et singulièrement les arabes musulmans ne pourront pas faire l’économie d’une lecture critique du Coran en ce que la théologie politique qu’il véhicule, fossilisée depuis le 7ème siècle, est fausse et inadaptée aux sociétés contemporaines.

      Mais encore faudrait-il que les mosquées financées par le pays musulman le plus réactionnaire, la très wahabite Arabie séoudite, ne passent pas leur temps à les convaincre mensongèrement du contraire sans aucunement lutter contre la conviction qu’on peut étouffer la vérité par les armes, ce qui passe pour être un jihad...

    • Philippe Pouzoulet, merci d’avoir pris la peine de lire ma réaction - je vous cite - nuancée à mon message au Père Daniel-Ange. L’appendice "nuancée" je le prends comme un compliment. Explication : être nuancé dans ses propos est très utile, parce que, d’une part, être catégorique c’est prendre le risque de se tromper, tandis qu’être nuancé ouvre un accueil certain aux avis d’autrui quels qu’ils soient même contraires aux siens, sans pour autant, renier ses propres idées et aussi faire preuve d’autant de franchise que d’honnête intellectuelle.

      En 3ème ligne, la question que vous vous proposez de me poser je l’ai retrouvée beaucoup plus loin dans votre message où, entretemps, s’est glissée une parenthèse sur - je cite encore -" la colonisation par l’Occident" de plusieurs peuples qui, pourtant encore plus brutale que celle imposée aux arabes, s’est soldée par une réussite sur bien des plans tandis que ces derniers, et là se trouve votre question, "passeront-ils encore des siècles à incriminer l’Occident croisé...". (Je crois comprendre qu’en écrivant "arabes" vous pensez "musulmans").

      Je reconnais mon impuissance à répondre directement à votre question en notant au passage que les musulmans que vous décrivez comme ayant une "posture victimaire" issue, d’après vous, comme une résultante d’un Coran statique, si j’ai bien compris, pour ce qui est donc de cette "posture victimaire" je puis avancer sans beaucoup me tromper qu’ils ont des concurrents de taille dans ce genre de positionnement.

      Je ne peux que vous rejoindre dans votre idée qu’une relecture du Coran serait une issue pour une ouverture sur la réalité de l’évolution du monde, et partant de là, arriver à une compréhension de l’Occident en y puisant, pourquoi pas, ce qu’il y a de meilleur, tout en délaissant, je l’espère, les soi-disant avancées lesquelles ne sont parfois que les signes avant-coureurs d’une décadence sur bien des plans d’un Occident, avouons-le, en perte de repères, ou pour être plus dans l’espérance que dans la tristesse, en recherche des vraies valeurs qui ont jalonné son Histoire. Exemple : le Roi Louis IX dont il est question.

      Pour en terminer, vous n’êtes pas sans ignorer qu’il n’y a pas qu’UN SEUL ISLAM, celui-ci n’étant pas monolithique, et celui que vous dénoncez à juste titre étant celui pratiqué par le "wahabisme" de l’Arabie Saoudite, puis-je ajouter sans offusquer personne, aujourd’hui grand ami du monde occidental... Pour ma part, il existe de nos jours des exégètes et théologiens musulmans qui entreprennent, et en risquant même parfois leur vie, d’interpréter les sourates et versets du Coran de manière à le dépoussiérer, si je peux m’exprimer ainsi. Jésus n’est-il pas venu "parfaire les écritures", les rendre compréhensibles et vivantes ? Et que de contradictions aussi dans le Nouveau Testament qui, si elles n’étaient expliquées intelligemment et reçues avec confiance, seraient (et sont encore parfois)plutôt véhicule de rejet.

      Non, je ne crois pas que ceux-ci et ceux-là soient des "possédés". Les manipulations et autres interventions humaines à des fins avides de domination, de pouvoir, et autres tentations économiques et financières, ne sont pas, étrangères à tous les soubresauts dont le monde actuel accuse les dommages et toutes sortes de folies meurtrières
      dont sont victimes des femmes, des enfants, des vieillard et des hommes, quelles que soient leur religion, ethnie ou croyance.

      Mais Christ est venu, Il est là, Il aura raison du fameux calife autoproclamé de l’EI, invisible... épouvantail criminel qui ne peut être une créature du Dieu Père et Amour. Un jour, mais quand, ça... en tous cas le jour viendra où les yeux seront dessillés, où les intelligences s’ouvriront et plus encore où les âmes seront à même d’accueillir la Seule, l’Unique Vérité. Et les Arabes musulmans pourront offrir leur potentiel de tolérance, de compréhension et de compassion. D’aucuns peuvent penser que ces lignes ne sauraient être que le fruit d’un "doux rêve". Eh bien, ils sont de tout cœur invités à y participer (les montagnes peuvent, nous a-t-on dit, changer de place)....

    • Merci de votre réaction.

      J’entends bien qu’il n’y a pas qu’un islam et par exemple, qu’il y a bien peu de points communs entre un soufi et un salafiste.

      Mais il n’en demeure pas moins qu’il y a un seul Coran et que partout les lectures les plus fondamentalistes et notamment celle du wahabisme tendent à supplanter celles des autres écoles islamiques, par exemple la lecture malékite, y compris en dans la communauté musulmane française et sans que l’ « oumma », la communauté musulmane, qui est certes plurielle, mais néanmoins une, ait en son sein les ressources théologiques et politiques pour y faire efficacement obstacle.

      J’insiste : même en France, cet effort n’est pas vraiment accompli alors que les conditions seraient infiniment plus favorables.

      Il y a deux ou trois ans, j’ai fréquenté assidûment le forum d’un site musulman francophone et je dois dire que j’ai été proprement atterré en constatant le conditionnement culturel extrêmement durci des contributeurs avec deux facteurs prédominants : une approche purement apologétique de l’islam, sans aucun effort de rationalité ( bref, en réalité, une pure idolâtrie du dieu de l’Islam), et un refus très ferme de prêter attention à la culture française d’origine non musulmane. On était aux antipodes d’un dialogue entre la foi et la raison. C’est dans ce terreau que, malheureusement, le fondamentalisme intransigeant et violent prend racine, comme on le voit depuis quelque temps...

      Vous indiquez que des tendances plus encourageantes existent, mais elles sont toujours minoritaires : ce sont les musulmans « modérés » ou dits « libéraux » (mais ce mot n’a aucun sens en islam) qu’on ressort dans tous les colloques pour se rassurer...Mais ces gens-là n’ont pas de vraie audience dans les mosquées. Ce sont les imams les plus intransigeants qui sont écoutés, y compris et surtout par les jeunes...

    • Votre message a été reçu 5/5 et bien compris. Je ne peux qu’être d’accord sur certaines de vos assertions, sauf que ma réflexion essaye d’aller un peu plus loin, si vous le permettez.

      "....mais il n’y a qu’un seul Coran...". Certes, mais ce qui importe le plus ce n’est pas ce qu’il contient, c’est surtout l’interprétation. Vous le savez : le Coran est aussi une doctrine sociale qui couvre tous les aspects de la vie d’une société : justice, mariage, etc... une doctrine sociale presque complète dont on pourrait dire qu’elle est "réglée comme du papier à musique". Comparé à l’enseignement du Christ, le Coran est tellement plus facile à appliquer et à vivre que les "exigences" évangéliques. D’où l’attrait vers une voie facile à suivre. Pour ce qui est de la France où les "conditions sont favorables" comme vous le dites, j’oserais aller encore plus loin en ajoutant que ce pays offre une plate-forme de choix pour la liberté de réfléchir, de discuter ouvertement, c’est une chance que la France donne à ceux qui veulent avancer. Mais, encore faut-il le souligner, pas n’importe quelle France mais celle débarrassée des strates d’un monde superficiel et malsain lesquels, comme ailleurs, couvrent mais, heureusement, ne peuvent étouffer la réalité profonde d’un peuple qui va redécouvrir ses vraies richesses et se retrouver lui-même.

      Concernant les sites où se tiennent des forums, discussions etc..., on peut "être atterré" comme vous par ce qu’on y découvre parfois. Mais reconnaitre que sur internet on trouve tout et n’importe quoi, le pire et le meilleur. Il faut souvent chercher, non pas ce qui nous convient, mais ce qui peut paraître sérieux et digne d’intérêt. Comme les media, que ce soit la télé ou la presse par exemple, il y a foisonnement d’informations,de "soi-disant" photos actuelles, etc... tout ce qu’"on" veut bien nous dire et nous montrer, alors que le plus important c’est souvent ce qu’"on" ne nous dit pas et ce qu’"on" nous cache. Comme vous le soulignez en parlant des musulmans, les termes "libéraux" et "modérés"" n’ont aucun sans en Islam", d’accord, en Islam, mais ils en ont un pour ceux - même peu nombreux - résolus à faire évoluer les choses parce que, quelque part, qui sait, ils auront compris cette parole de Paul : "la lettre tue seul l’Esprit vivifie".

      J’en terminerai - alors que j’ai toujours essayé d’éviter d’évoquer la politique (bien que je m’y intéresse férocement sans en faire ), mais dans le cas présent, et en parlant du fameux calife auto-proclamé et de son califat, j’écrivais à des amis : "je souhaiterais tant toucher sa main, le pan de sa djellaba, le sommet de son turban, la pointe de ses babouches...", il m’a été répondu que j’étais le "jumeau" de Thomas l’apôtre. Non pas que je nie l’existence (pour moi encore virtuelle) de cette créature, mais pour dire que, pour moi, c’est l’incarnation d’un projet scélérat ourdi depuis je ne sais combien de temps. Pourquoi ? En examinant bien la chronologie des faits, en se penchant sur la carte géographique représentant des lieux où bien des choses, hélas, se sont passées et continuent de prévaloir, tout ceci et pas seulement, peut-être que cela peut aider à cerner - en tous cas - une bonne partie du "pourquoi toutes ces horreurs aujourd’hui". Et comme il m’est arrivé déjà de l’évoquer : les religions (pas la foi) ont été utilisées et le sont encore de nos jours parce que, sujet très sensible, elles sont aptes à justifier toutes les ignominies, les crimes, les ingérences et la liste serait longue, à des fins économiques, de puissance, de toutes sortes d’avidités. Tout cela est, pour moi personnellement, du domaine du possible puisque je n’en possède pas les "preuves" concrètes. Mais les "lavages de cerveaux", les jeunes "en déshérences" qui, maintenant, partent pour le "djihad" (relayant les mercenaires et criminels de tout bord "envoyés en mission" au départ et, passons...) voilà qui pourrait faire réfléchir...

      Dans le Coran, les chrétiens sont décrits : "Ahl el Kitab", ou "les gens du Livre", donc dignes d’être considérés. C’est en fait, un honneur (alors que dans une autre page ils seront appelés : "el koffar" ("les païens" et synonymes).
      C’est là où, les musulmans en recherche d’interprétations comprendront que nous sommes, au-delà des "gens du Livre", que nous sommes, oui, "les gens de La Parole".

      Mais si aux yeux des bourreaux (quels qu’ils soient) l’être humain n’a aucune valeur, oh ! combien compte-t-il pour le
      Seigneur Tout-Puissant ! C’est pourquoi je disais quelque part que nous possédons l’arme la plus efficace qui est la force de la prière. Avec cela comment désespérer ? "...Les ....passeront mais mes paroles ne passeront pas...". "....il est Légion...". "Soyez unis, comme mon Père et moi sommes Un..".

    • @ Gemayel le 9 septembre 2014 à 05h55

      Permettez que je m’immisce dans votre échange. Il m’apparaît que vous ayez bien saisi les enjeux en phase avec le titre de l’article :
      Louis de France, les djihadistes du Levant et les idéologues d’Occident.

      C’est quand-même la France politiquement apostate et laïque depuis la Révolution française qui a fait en sorte que les ’droits de l’homme’ ont chassé dans la sphère privée les droits de Dieu avec, dans le monde, toutes les conséquences à la clé dans l’histoire et dans la plus brûlante actualité française et du monde. Je préfère appeler les "droits de l’homme", ainsi au pluriel réaliste et non idéologique — les droits -des- hommes —, sinon l’idéologie imprégnant cette dénomination : "droits de l’homme" l’emporte sur la réalité des faits et de la Vie elle-même ; cela se constate à présent tous les jours. Car la France, sous l’influence maçonnique venue d’Angleterre au XVIIIème siècle, dit siècle des "lumières"(?), déboucha sur la Révolution française. Ce qui fit que ce pays détruisit alors son propre socle catholique et, disons ainsi pour être court, neutralisa -entre bien d’autres- les forces spirituelles qui animèrent et Saint Louis et Sainte Jeanne d’Arc. Mais, disons ainsi pour faire court et percutant : on ne peut faire aller ensemble Jésus-Christ et Caïphe.
      Pourtant, c’est cette "cohabitation" non dite de Jésus-Christ et de Caïphe que la modernité "éclairée" prétend répandre et banaliser dans les esprits... Dans la mesure où la dite modernité y parvient, la profonde confusion généralisée et les malentendus inextricables se répandent comme une traînée de poudre avec les ravages qu’on observe dans les têtes comme dans les faits et qui pourrissent littéralement la société française et occidentale et ceux qui s’y identifient dans le monde.

      Comment s’étonner des effroyables réactions sanglantes et criminelles d’un islamisme mis en ébullition, d’une part par nos "mœurs", dits évolués... silencieux mais ravageurs, dégradants et répugnants, tout comme assassins d’enfants à naître, et d’autre part, par les agents occidentaux infiltrés dans nombres de pays musulmans pour y semer des révolutions frelatées, entrainant ainsi le chaos, facilitant l’infiltration et la main mise de l’Occident. Cet Occident pourtant lui-même rongé jusqu’à la moelle par ses toxines mortelles, après le socialisme et le communisme, ce sont ses toxines sans douleurs et séduisantes au début, libérales, puis libertaires et non moins désaxées et mortelles... C’est l’Occident qui, par ses prétentions hégémoniques lesquelles aujourd’hui ont cependant perdu leurs principaux supports, et sa stratégie de s’inventer des ennemis pour justifier son système d’argent imposant une fausse monnaie dans le monde en y accentuant l’écart entre les pauvres et les riches. Ainsi le complexe militaro-industriel étatsunien badigeonné médiatiquement en pseudo démocratie... qui se révèle comme étant l’instigateur principal des révolutions frelatées dans le monde. Si l’administration Obama était vraiment l’organe dirigeant principal, les États-unis tout comme l’Europe (ce valet méprisable vendu et obéissant aux États-Unis), s’occuperaient de leurs propres affaires au lieu de distiller du poison sur la planète.

    • Renaud, vous ne vous immiscez pas dans un échange. Jusque-là c’était un dialogue et vous voilà venu redonnant
      à cet espace sa vraie signification : forum où tous ceux qui le désirent peuvent donner leur avis, soumettre idées et connaissances. Je vous connais pour avoir lu vos
      positions sur l’Ukraine ainsi que celles de Philippe Pouzoulet et Réginald de Coucy. Un forum est enrichissant dans la mesure où les échanges sont susceptibles d’apporter une lumière inattendue sur tel ou tel sujet, de confronter les sensibilités différentes, des points de vue divergents, pourquoi pas, bref, d’avancer ensemble en vérité.

      J’ai lu avec intérêt vos lignes qui ont apporté aujourd’hui un éclairage supplémentaire sur la situation occidentale en général et celle de la France en particulier. Vous avez donné votre point de vue et je vous rejoins aussi sur bien des points. Mais comme vous l’aurez compris parce que je l’ai dit, j’évite de discuter de "la chose politique", préférant fixer mon attention sur l’aspect plus général de tel ou tel article. Cependant, comme souvent politique et spiritualité, politique et société, etc...vont ensemble, il n’est pas question de "faire l’autruche", et quand cela me semble indispensable d’intervenir pour exprimer ma pensée, je le fais sans hésiter. Pour mémoire, quelque part j’ai écrit :"...l’Histoire de France n’est pas née que depuis un peu plus de 200 ans comme, par exemple, celle des Etats-Unis d’Amérique..." mais que l’Histoire de ce pays est riche de plusieurs centaines et centaines d’années véhiculant tant et tant de richesse sur tous les plans, malgré des "râtés" inhérents à toutes les périodes et situations traversées. J’ai encore en mémoire l’époque pas très lointaine où d’abord a circulé l’idée apparemment farfelue mais, en fait, néfaste de l’inutilité de faire retenir aux élèves les dates dans l’Histoire de France, et qu’il fallait donc les écarter, et un peu plus tard, l’enseignement de l’Histoire de France a purement et simplement disparu des programmes scolaires. Cette stratégie n’était pas innocente mais avait bien un objectif précis : quand on ne sait pas d’où on vient on ne sait pas non plus où l’on va, et masquer les dates de l’Histoire d’un pays alors que celles-ci sont la référence expliquant tel fait, telle situation, etc...relève d’une pure intention disons pour le moins assassine. Et quand vous entendez une collègue états-unienne vous lancer au visage que "le pire des auteurs français, le plus nul, c’est...Molière", on comprend fort bien (en contenant avec difficulté une colère justifiée) ce que cela veut dire.

      Votre message apporte une vision personnelle - mais pas seulement - sur bien des points que vous évoquez. Il contient des aspects réels qui intéresseraient bon nombre de lecteurs. C’est bien cela un des buts d’ouvrir une rubrique "forum" : s’entr’aider en ajoutant sa petite pincée de sel. "...si le sel s’affadit avec quoi....".

      Je me permets de terminer par une petite anecdote réelle que m’avait raconté une religieuse dominicaine avec pour bagage estudiantin l’antique et solennel "brevet supérieur" à l’époque où le bac (d’ailleurs bien inférieur de nos jours à ce brevet) n’existait pas. C’était au début du XXe siècle et sœur Catherine, de son nom en religion, s’était trouvée face au sujet d’une rédaction - ou dissertation, je ne sais plus, sujet indiqué oralement : "Que savez-vous de Saint Jean-Baptiste ?". (On devine facilement de quelle époque il s’agit). Et la très jeune fille qu’était alors sœur Catherine m’a fait part de son appréhension sur comment échapper à ce piège. Elle a alors laissé partir sa plume et a parfaitement développé le sujet en deux pages décrivant le ... singe en batiste. Elle l’avait échappé belle, me confiait-elle avec, s’il-vous-plait, la meilleure note de toute la classe.

      Comme quoi, dans les situations les plus délicates, il y a toujours moyen de s’en sortir. L’Occident et la France de nos jours que vous décrivez, ainsi que les chrétiens d’Orient et les autres minorités aujourd’hui persécutées, tout ce monde s’en sortira, et les puissances visibles et occultes ne sauraient avoir le dernier mot.

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