Les « Golden Globes »

David Carlin, traduit par Vincent

lundi 27 avril 2020

CC by : Jenn Deering Davis

Dimanche dernier, j’ai regardé la remise des Golden Globes à la télévision. J’aime le faire parce que cela me rappelle à quel point je ne sais rien sur les films et la télévision actuels, et les acteurs qui jouent dans ces médias. J’ai perdu la trace il y a des années, peu de temps après la disparition de Gary Cooper et Bette Davis.

Regarder les Golden Globes et les Oscars me rappelle aussi qu’il n’y a plus d’actrice. Bien qu’il y ait des acteurs féminins, il n’y a pas d’actrices.

Et cela me tient au courant de la proportion de ses seins nus qu’une femme hollywoodienne est autorisée à exposer tout en restant dans le domaine du bon goût et à peine en dehors du domaine de l’obscénité. J’estime que c’est environ 67% en ce moment. Quand j’étais petit, les seins d’Hollywood étaient importants ; mais ils étaient généralement vêtus, en ces jours lointains et non progressistes. C’était avant que nous réalisions que nous devions nous mettre « du bon côté de l’histoire ».

L’un des points forts de l’émission a été la remise d’un prix spécial à Ellen DeGeneres. Cela lui a été donné en partie parce qu’elle est une artiste talentueuse. Mais surtout parce qu’elle est une lesbienne qui, en se dévoilant à la télévision il y a quelques décennies, a largement contribué à l’acceptation populaire de l’homosexualité aux États-Unis. On nous a dit que c’était très « courageux » de sa part. Je me demande combien de courage il faut pour sauter sur une tendance au bon moment. Il faut beaucoup d’intelligence, je suis d’accord. Mais du courage ?

Ce qui serait vraiment courageux, ce serait qu’un lauréat d’un Golden Globe se lève devant l’élite hollywoodienne et une audience télévisée nationale, et dise quelque chose comme ceci : « Je dédie ce prix à chaque chrétien qui a été appelé homophobe pour avoir affirmé ce que le christianisme enseigne depuis le début, que la pratique homosexuelle est un grand péché. »

Puis il y a eu une lauréate, une actrice (oups, acteur) dont je n’avais jamais entendu parler, qui, en acceptant son prix, a prononcé une homélie à la louange du « choix » (qui est bien sûr un euphémisme gauchiste pour le fait de tuer des bébés dans l’utérus). Elle est heureuse de vivre dans un pays qui lui permet d’avoir des bébés quand elle le souhaite et avec les partenaires qu’elle aime. Elle est également heureuse que ce pays permette aux femmes qui choisissent de ne pas avorter de pouvoir le faire. En d’autres termes, elle est heureuse que l’Amérique soit si impartiale au sujet de l’avortement qu’elle n’oblige pas les femmes à se faire avorter. Elle encourage l’avortement mais n’y contraint pas (encore).

Personne ne lui a demandé si, dans un souci de cohérence logique, elle était heureuse qu’avant la guerre civile, une grande partie du pays ait laissé aux gens le « choix » de posséder ou non des esclaves. « Si vous n’aimez pas l’esclavage, ne possédez pas d’esclave » - comme un (hypothétique) autocollant de pare-chocs en Caroline du Sud pourrait le dire.

Je suis étonné du succès de la Great Progressive Propaganda Machine (GPPM, « Grande Machine de Propagande Progressiste, GMPP », ndt) à promouvoir l’acceptabilité morale de l’avortement et de l’homosexualité, en particulier dans ce dernier cas. La moitié de la nation ou plus pense maintenant que l’avortement est une bonne chose. Pas bonne en soi. Plutôt, une nécessité quelque peu malheureuse ; un bien instrumental, pas un bien intrinsèque.

La pratique homosexuelle, en revanche, est largement considérée comme un bien en soi, du moins pour les personnes réputées être « nées comme ça ». Plus de la moitié de la nation estime que ce n’est pas seulement une chose tolérable, mais une bonne chose positive, pour deux hommes ou deux femmes, d’avoir des relations sexuelles entre eux ; car en agissant ainsi, ils agissent conformément à leur nature, ou (comme le diraient les chrétiens de gauche) ils agissent conformément à la façon dont Dieu les a créés.

Le GMPP tolère, dans une certaine mesure, la critique chrétienne de l’avortement - bien qu’il y ait certains endroits universitaires où cette critique est effectivement réduite au silence, en tant qu’une forme de discours de haine. Mais le GMPP n’a aucune tolérance à l’égard des critiques de l’homosexualité, qu’il considère comme de l’homophobie, et il considère l’homophobie comme un mal égal au racisme. Tout comme nous ne tolérons plus le racisme, même pas un peu, nous ne devons plus tolérer l’homophobie, même s’il s’agit d’un exercice de liberté d’expression ou de religion libre. C’est simplement de la haine.

On disait autrefois que l’homosexualité était « l’amour qui n’ose pas prononcer son nom ». Maintenant, c’est la désapprobation chrétienne ancienne de la pratique homosexuelle qui n’ose pas prononcer son nom. Les chrétiens qui désapprouvent le font surtout en silence.

Cela est particulièrement vrai pour les catholiques. Les pasteurs évangéliques dénoncent souvent l’homosexualité, les prêtres catholiques presque jamais. Sur la question des immigrants illégaux, notre clergé catholique est souvent d’accord oralement, par exemple, avec l’ACLU (« Union américaine pour les libertés civiles », ndt). Sur la question de l’homosexualité, ils sont rarement en accord ouvert avec Saint Paul.

Lorsque vous dites, comme le dit le GMPP, que l’avortement et la pratique homosexuelle sont moralement acceptables, vous dites que le christianisme traditionnel a tort sur ces questions ; et vous insinuez clairement qu’il est très probablement erroné sur de nombreux autres sujets également. L’approbation de l’avortement et de la pratique homosexuelle, en d’autres termes, équivaut à une dénonciation du christianisme à l’ancienne.

Ce n’est pas du tout étrange étant donné que le GMPP est principalement composé de quatre institutions dominées par des athées et des quasi-athées : (a) les médias d’information traditionnels, (b) l’industrie du divertissement (qui était exposée aux Golden Globes), (c) nos meilleurs collèges et universités, et (d) le Parti démocrate. Ce sont les « postes de commandement » de la culture américaine.

Qui défendra le christianisme si les catholiques ne le défendent pas ? Allons-nous laisser sa défense aux évangéliques ? Ou – à qui ?

Gardons à l’esprit que Dieu aide ceux qui s’aident eux-mêmes.


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