Pédophilie et mariage des prêtres

HANS KÜNG : L’IMPOSTURE

par Gérard LECLERC

samedi 6 mars 2010

Qu’un théologien veuille traiter de la question infiniment douloureuse des crimes sexuels commis par des prêtres contre des enfants n’a rien en soi de critiquable. Bien au contraire ! Il est de sa mission d’éclairer l’opinion, catholique ou non, à propos d’un dossier qui déstabilise une Église qui prêche les commandements et semble les contredire par le comportement des siens. Mais rien de tel avec Hans Küng, qui prend prétexte du scandale pour régler une fois de plus ses comptes avec une institution qui l’a sanctionné parce qu’il était en contradiction sur des points importants avec la foi catholique. Périodiquement, d’une façon comminatoire, et avec hargne, il fait le procès de l’institution - «  La papauté actuelle est un système médiéval, absolutiste. L’Église fonctionne aujourd’hui comme un système totalitaire, c’est un autre Kremlin !  », a-t-il déclaré à L’Express (26 février) - et notamment du «  système romain  », dont viendrait tout le mal et, surtout, «  la crise profonde  » dans laquelle l’Église se débattrait.

Mais n’est pas Luther qui veut ! Du Réformateur, Küng n’a que les cris de colère sans l’inspiration qui les soutenait ou les intuitions fulgurantes qui ébranlèrent l’Allemagne. Il n’a même pas le sens de la détresse du péché qui faisait écrire à Bernanos que la luxure était une blessure au flanc de notre espèce. A-t-il lu seulement Freud pour stigmatiser «  la relation crispée qu’entretient la hiérarchie catholique avec la sexualité  » ? En détiendrait-il la formule lumineuse dans ce domaine où la psychologie des profondeurs interdit le triomphalisme et le ridicule des décrispations ?

Multiplier les formules à l’emporte-pièce semble le dispenser de parler sérieusement des choses graves. Hans Küng, en une demi-page du Monde (5 mars), reproduite le lendemain dans le quotidien italien La Stampa, accomplit ce prodige de parler de pédophilie, sans dire un mot de ce dont il est censé parler !

Il s’agit de pédophilie ? Mais Küng nous parle du célibat des prêtres sans même songer à établir un instant la démonstration que cette pédophilie serait en relation causale directe avec le célibat. Il affirme, comme s’il s’agissait d’une évidence indiscutable, évoque, pour la forme, quelques éven­tuelles objections [1] pour mieux asséner sa vérité qui est une authentique contre-vérité : le caractère massif du phénomène dans les institutions catholiques est à mettre en relation indiscutée avec le fait qu’elles sont dirigées par des hommes non-mariés. Et puis il parle d’autre chose, pensant sans aucun doute qu’il sera cru sur parole, sans avoir besoin de produire plus de justifications.

Or ces propos ne sont pas seulement infondés, ils sont absurdes. Il est mensonger d’affirmer que la pédophilie aurait un caractère massif uniquement dans les institutions catholiques. Ceux qui connaissent le mieux le dossier savent que ce sont toutes les institutions qui ont été atteintes, plus ou moins gravement, par ce genre de dérives et que la règle du célibat n’est strictement pour rien dans leur ampleur. Les prisons sont peuplées de délinquants sexuels mariés et pères de famille et d’ailleurs l’essentiel des crimes pédophiles est de nature incestueuse. Le mariage des prêtres ne garantirait en rien les institutions catholiques de ce type de délinquance. Marierait-on les célibataires délictueux qu’ils reproduiraient leurs forfaits dans le cadre familial et, bien sûr, le cadre institutionnel. Sans doute Küng a-t-il pressenti le caractère hasardeux de son affirmation, car il se hâte de parler d’abandonner le sujet.

Toujours de la même façon polémique, il aborde l’apparition du célibat ecclésiastique dans l’Histoire en scandant ses affirmations que le lecteur est prié de prendre à la lettre, sans qu’il puisse soupçonner le moins du monde la complexité du sujet, dont les historiens débattent depuis longtemps sans parvenir à se mettre d’accord.* «  Pierre, ainsi que les autres disciples du Christ, affirme-t-il, ont été mariés tout au long de leur apostolat. Cela a été le cas, de nombreux siècles durant, pour les évêques et les prêtres de paroisse, ce qui, comme chacun sait, se perpétue aujourd’hui dans les Églises d’Orient, y compris chez les uniates restés liés à Rome, et dans l’orthodoxie dans son ensemble, au moins pour ce qui est des prêtres.  » Küng est pour le débat, à condition qu’il le monopolise. Tout contradicteur est malvenu et indésirable. Contentons-nous donc sur ce terrain d’informer le public non renseigné que le célibat des prêtres n’est pas une nouveauté du Moyen-Âge et qu’il s’enracine dans une tradition qui se réclame des origines apostoliques. Küng affirme ardemment le contraire pour trancher définitivement : «  C’est bien le célibat érigé en règle qui contredit l’Évangile et la tradition du catholicisme primitif. Il convient de l’abroger.  » C’est péremptoire et définitif. Tout comme l’affirmation connexe qui veut que la «  règle du célibat soit la racine de tous les maux  ». Pas moins ! **

Nous sommes dans les slogans et l’idéologie. Hans Küng a toujours été le partisan d’un interventionnisme musclé pour changer l’institution dans le sens qu’il préconise (mariage des prêtres, accession des femmes au sacerdoce, etc.) Interventionnisme verbal, rassurons-nous, car ce grand bourgeois a toujours vécu dans le confort douillet, et même un luxe assez clinquant. Il aime les grosses cylindrées et regardait sans doute avec amusement son collègue Ratzinger se contenter d’une bicyclette dans les rues de Tübingen. Le même Ratzinger qui, analysant ses écrits théologiques, avait trouvé le mot pour définir sa manière : les courbettes !

Küng les a multipliées toute sa vie, croyant être d’avant-garde alors qu’il n’était qu’un banal suiviste de la dernière pluie, jamais en retard d’une mode et d’un conformisme agrémenté de l’aura progressiste. D’évidence, ce n’est pas là l’éthos et l’art des fondateurs et des vrais prophètes : un Ignace de Loyola et un Vincent de Paul. Peut lui chaut. Il est convaincu d’être le génie théologique de son temps même si, à l’épreuve de la durée, il ne subsistera à peu près rien de son œuvre, sauf le souvenir de quelques provocations comme celle-là, gratuites, injurieuses, violentes. Et à côté de la plaque comme toujours.

Pourquoi faut-il que Le Monde le mette sans cesse en vedette, sans même qu’une contradiction soit invitée à exposer un autre point de vue. Singulière conception du «  débat  ». L’an dernier, le même journal n’avait pas attendu moins de quatre mois pour publier enfin une réponse motivée à l’hystérie antipapale qui s’était donnée libre cours dans ses colonnes depuis janvier. On se rappelle aussi de la charge de Küng contre le rapprochement avec certains anglicans. [2]

Mais il faut revenir un instant sur le triste et terrible sujet qui a servi de prétexte à Hans Küng pour affirmer péremptoirement ses obsessions. Il assure, en effet, que le Vatican a placé sous secret pontifical les cas d’abus sexuels du clergé. Ignore-t-il ce qu’en langage courant on appelle le «  secret de l’instruction  » qui, en aucun cas, ne s’oppose à la publicité du jugement et de la sanction ? Mais tout est bon pour discréditer l’autorité romaine. Et surtout, plutôt que de s’enfoncer dans sa vindicte assez vaine, notre théologien ne serait-il pas plus avisé de s’intéresser aux véritables causes des dérives morales qui se révèlent au grand jour depuis que l’affaire Dutroux a fait sauter toutes les censures ?

Encore une fois, ceux qui sont vraiment informés du dossier savent que c’est l’ensemble des institutions éducatives - catholiques ou non - qui ont été marquées par les mêmes dérives, pratiquant les mêmes modes éducatifs, abritant des personnalités aux tendances perverses et attirées par la proximité juvénile. Mais pour le comprendre, il faut demander le diagnostic de véritables cliniciens, capables de rendre compte des processus psychologiques des pratiques déviantes, plutôt que de se réfugier dans des attitudes accusatoires, révélatrices de ses seules obsessions idéologiques. 

G.L.

* Lire par exemple l’ouvrage de l’abbé Laurent Touze, L’avenir du célibat sacerdotal et sa logique sacramentelle, éd. Parole et Silence/Le Thielleux.

** Sur ce sujet le livre de référence est celui du Père Christian Cochini s.j. Les origines apostoliques du célibat sacerdotal. [3]
Le cardinal de Lubac écrivait à son propos : « Cet ouvrage est de première importance. Il suppose des recherches considérables, longues et méthodiques. Dans la production de notre siècle en la matière, je ne pense pas que rien puisse lui être comparé, même de loin. »

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Lire aussi l’éditorial de Gérard Leclerc :

http://www.france-catholique.fr/Non-l-Eglise-n-est-pas-une.html

et l’article de l’abbé Dominique Rimaz sur son blog :

http://lesuisseromain.hautetfort.com/archive/2010/02/28/hans-kung.html

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http://www.lavie.fr/religion/vatican/hans-kung-le-pape-va-contre-vatican-ii-16-02-2010-3284_17.php


[1«  Il est certes incontestable que ce genre d’affaire se produit aussi dans des familles, des écoles, des associations et également au sein d’Églises où la règle du célibat des prêtres n’existe pas. Mais pourquoi le phénomène est-il à ce point massif justement dans les Églises catholiques dirigées par des hommes non mariés ? Bien entendu, ces déviances ne sont pas exclusivement à porter au débit du célibat. Mais celui-ci est structurellement l’expression la plus frappante de la relation crispée qu’entretient la hiérarchie catholique avec la sexualité, celle-là même qui détermine son rapport à la question de la contraception et à bien d’autres.  » Le Monde, 5 mars 2010.

[2«  Sous couvert d’unité, le Vatican enterre des décennies d’œcuménisme. Un vrai drame : après avoir heurté de front les juifs, les musulmans, les protestants et les catholiques réformistes, voilà que le pape Benoît XVI s’en prend maintenant aux anglicans. Forte de 77 millions de membres, cette communauté chrétienne est la troisième en importance après l’Église catholique romaine et l’Église orthodoxe. Que s’est-il passé ? Après avoir réintégré les disciples de la Fraternité Saint-Pie-X, le pape voudrait combler les rangs clairsemés de l’Église catholique romaine en recrutant des anglicans favorables à Rome. Ces derniers devraient pouvoir passer du côté de l’Église catholique romaine plus facilement.  » Le Monde, 29 octobre 2009.

[3Qu’y a-t-il donc dans ce livre ? Il ne s’y agit pas, contrairement au titre, du « célibat » mais de la « continence » demandée par l’Eglise aux clercs majeurs qui auraient été déjà mariés avant leur ordination. Car, en ces temps, il n’y avait pas de loi faisant du célibat une condition préalable à l’admission aux ordres sacrés. Le mariage était interdit après l’ordination, mais aucun texte n’écartait des ordres les hommes mariés : on demandait par contre à ceux-ci d’observer la continence parfaite avec leur épouse, si celle-ci était encore de ce monde. Ne mélangeons donc pas cela avec la discipline actuelle du célibat là où elle existe.

Aussi le Père Christian a-t-il pris soin, moyennant un énorme travail, de nous donner (pp. 112-147 de mon édition) la liste des clercs majeurs, évêques, prêtres et diacres, les plus connus et qui étaient engagés dans le mariage avant qu’ils aient reçus le sacrement de l’Ordre. De nous donner aussi la manière différente adoptée par l’autorité de permettre à ces hommes de vivre la continence, soit dans une cohabitation appropriée, soit dans une séparation des conjoints, l’épouse étant envoyée dans un monastère. Et là les Grecs étaient plus expéditifs que les Latins.

Christian Cochini a voulu reprendre le combat mené durement entre deux auteurs du XIX siècle, aux alentours des années 1879-1880 : François-Xavier FUNK et Gustav BICKELL. Ce dernier, fils converti d’un canoniste protestant et expert en syriaque, abandonna la lutte assez vite. Pour le premier, Funk, c’est seulement en 300, au synode d’Elvire, que la continence a été demandée aux clercs majeurs, alors qu’elle était autorisée auparavant. Il y a donc là, pour lui, un tournant historique que nous atteste la répartie, au concile de Nicée, de l’évêque Paphnuce, demandant qu’on n’ennuie pas les clercs mariés avec cette histoire d’alcôve ! Mais, à la suite d’autres auteurs, le P. Cochini dénonce le caractère fictif de cet épisode, qu’on voit seulement apparaître, sans la moindre justification, plus d’un siècle après Nicée, chez l’historien Socrate dans son Histoire ecclésiastique (vers 440), et non sans une idée derrière la tête. Pour Bickell, au contraire, qui s’appuie sur des documents syriaques, la continence a des origines apostoliques. Et c’est cette thèse, qui commençait à séduire les érudits au XIX siècle, à la grande fureur de Funk, que reprend le P. Cochini, en s’appuyant sur le 2 ème canon du concile de Carthage en 390 : « Ce qu’enseignèrent les apôtres et ce que l’antiquité elle-même a observé, faisons en sorte nous aussi de le garder ». Et l’assemblée conciliaire avait approuvé à l’unanimité.

Mais il y a plus qu’une question de dates : il s’agit de motivations. Si la règle de la continence vient d’un pur changement canonique, elle risque d’être sans fondements théologiques : elle vient seulement d’un environnement douteux qui a pesé sur l’Eglise, à savoir un climat général de dépréciation du mariage et d’enthousiasme pour la virginité, à la faveur de certaines philosophies païennes (stoïcisme et néo-platonisme) et de certaines sectes juives (encratites et gnostiques). Cette opinion est celle du Père Roger Gryson notamment, et de beaucoup d’autres, qui y trouvent de quoi minimiser sans peine un célibat qui a toujours été mal vu, à notre époque notamment. C’est à cela que s’attaque le P. Cochini, pour lequel la continence, qui n’ est certes pas un pur « oukase », et encore moins une déviance, s’appuie sur des motivations directement chrétiennes, notamment le service permanent de la prière et la liberté apostolique, comme le montrent Paul (1 Corinthiens 7) et bien des Pères.

Autrement dit, si l’exigence vient des apôtres, elle n’est pas une simple règle juridique, et encore moins un dérapage de la pensée. Comme l’insinuait déjà un jésuite du siècle des Lumières, François-Antoine Zaccaria, assigner une date tardive à la règle de continence, c’est la déprécier pour pouvoir la supprimer. La date n’est pas innocente : elle juge de l’importance des motivations. Certes, en exégèse, par exemple, un document n’est pas sans valeur parce qu’il est « tardif » : l’évangile de Jean en est un bon exemple, celui d’un témoignage approfondi, plus inspiré que le flash d’un journaliste. Mais ce n’est pas ce que veulent dire, de leur propre aveu, les disciples de Funk dans la question qui nous occupe ici.

Voilà en quoi cette conclusion est très actuelle. Car, pour trop de personnes, la règle du célibat ecclésiastique n’est qu’un coup de tête que pourrait abolir un autre coup de tête, et ainsi le tour serait joué. À la grande satisfaction des médias. Pour moi, l’enjeu du livre se trouve là. La thèse que soutient Christian est en accord total avec Pastores dabo vobis de Jean-Paul II, qui demande aux intéressés et à leurs formateurs de bien comprendre la motivation théologique du célibat et surtout son lien avec l’ordination sacrée (n. 29), ce qui n’avait jamais été dit par aucun Pape avec autant de rigueur : on parlait seulement de convenance, à cause des Orientaux, de certains du moins, et pas de « radicalisme évangélique ». L’exhortation apostolique post-synodale ne se soucie donc pas de rappeler une règle de discipline, même pluriséculaire : elle tient un autre discours, très respectueux de ce que Jean-Paul II appelle le « langage du corps ». Qu’on se souvienne des catéchèses données par le pape durant quatre années sur ce sujet et éditées dans le livre merveilleux Homme et femme il les créa. Dans le document Pastores dabo vobis, il est écrit : « Dans la virginité et le célibat, la chasteté maintient sa signification fondamentale, c’est-à-dire celle d’une sexualité humaine vécue comme authentique manifestation et précieux service de l’amour de communion et de donation interpersonnelle. Cette signification subsiste pleinement dans la virginité qui, même dans le renoncement au mariage, réalise la signification sponsale du corps, moyennant une communion et une donation personnelle à Jésus-Christ et à son Eglise » (n. 29).

En ce qui concerne les Orientaux, Christian nous montre bien qu’ils ont la même règle que nous, même si l’exigence concerne seulement les évêques. Ce qu’a confirmé le concile in Trullo (692), auquel s’arrête l’enquête théologique du Père Cochini, concile s’appuyant justement lui aussi sur le canon 2 du concile de Carthage de 390 pour prouver que sa tradition vient des Apôtres.

Au fond, le célibat des prêtres n’est pas une simple condition mise à l’embauche, car l’ordination n’a rien d’une embauche. Elle n’est pas l’objet d’un contrat de travail qui comporterait cette clause déplacée, car l’affectivité n’entre pas dans un engagement professionnel, et il serait immoral ou illégal de l’y inclure. D’ailleurs, à ce niveau juridique, le célibat serait invivable, pour avoir été consenti de force et sans conviction profonde. On ne s’engage pas pour la vie à une pure obligation, surtout une obligation de ce type. Ou alors on pourrait se dispenser des années de séminaire : il suffirait d’un bon dressage avec une surveillance policière et des amendes en cas d’infraction. Le consacré se voue à aimer sans partage, non à être « réglo ». « Donne-moi un amoureux : il comprendra ce que je veux dire », dit Augustin en citant le trahit suam quemque voluptas de Virgile. L’Eglise se sera battue pour ce bonheur, pas pour une simple affaire de correction. Voilà la teneur de ce que j’ai écrit en janvier dernier au cardinal Castrillon Hoyos, alors préfet de la Congrégation du Clergé, dont je suis depuis 2003 l’un des consulteurs.

Si vous avez retenu seulement cela, vous n’aurez pas perdu votre temps, et vous aurez trouvé le fil conducteur qui vous permettra de parcourir sans vous y perdre les subtilités de cet ouvrage archi-documenté mais surtout bien pensé, qui cherche la rigueur mais pas la complication. Car, en un temps où tout le monde sait et comprend tout, surtout en matière de sexe, il est bon de pouvoir rectifier des jugements sommaires qui sortent des tripes plus que du cerveau. Et, pour prix de consolation, après avoir fait l’effort de ne pas bâcler un tel sujet, vous découvrirez des pages inattendues et captivantes sur le statut familial des Douze Apôtres.

Mais dites-vous surtout que depuis 25 ans, le climat d’Eglise a quand même bien changé. Et si vous êtes trop jeunes pour pouvoir faire une comparaison, croyez-moi sur parole, moi, le vieux... pas si vieux que çà puisque j’ai l’âge de Benoît XVI et que nous avons été ordonnés le même jour, lui à Munich et moi à Versailles ! Christian Cochini vous le confirmerait certainement, car, comme l’a dit avec humour le cardinal Lustiger, Jean-Paul II a très vite « sifflé la fin de la récréation » ... pour nous offrir le vrai bonheur enfin retrouvé. Par lui rassemblé et ratifié dans Pastores dabo vobis, le synode des évêques sur la formation des séminaristes n’a voulu laisser aucun doute dans l’esprit de tous sur la volonté de l’Eglise de maintenir la loi qui exige le célibat librement choisi et perpétuel pour les candidats à l’ordination sacerdotale dans le rite latin », mais en redisant combien il est « important que le prêtre en comprenne la motivation théologique », à savoir « le lien du célibat avec l’Ordination sacrée ». Ceci est redit « de nouveau et avec force » (Pastores dabo vobis n. 29) et « au nom du radicalisme évangélique » (n. 27).

Rome, le 5 décembre 2006

André Manaranche s.j.

Messages

    • A Gérard Leclerc,

      Je ne suis pas théologien, mais un laïc de base très engagé dans la société civile. J’ai retenu que Dieu est amour et liberté.
      Hans Küng a le mérite immense de formuler ce que beaucoup pensent, sans avoir une culture religieuse aussi importante.
      Le message contraire à l’Evangile que transmet l’autorité ecclésiastique actuelle gêne considérablement la transmission de la Bonne Nouvelle sur le terrain. Qui peut juger autrui ? "que celui qui n’a jamais péché lui jette la première pierre". Que des vieux célibataires efféminés à broderies m’imposent leur manière de penser et la façon de gérer mon couple, est attristant. Certains couples divorcés et vivant en concubinage, souffrent et il ne nous appartient pas de les juger sèchement comme le fait la hiérarchie de l’Eglise française.
      Le système pyramidal actuel du presbytérium est contraire au message évangélique :" celui qui voudra devenir grand parmi vous, sera votre serviteur, et celui qui voudra être le premier d’entre vous sera votre esclave" Mt20,26. Nous n’avons que faire de petits chefs ridicules en mal de pouvoir.
      Certains sont plus à l’aise dans le célibat, d’autres préfèrent être mariés.
      En quoi cela peut il gêner leur engagement dans l’Eglise ? Je préfère revenir aux textes et au pragmatisme de Paul. S’il est marié qu’il reste marié, s’il est célibataire qu’il ne se marie pas.
      Hans Küng par ses efforts de traduction de l’Evangile dans notre société actuelle fait son boulot de théologien. Il n’a pas renié sa façon de vivre et au nom de quel droit je le jugerais ?
      Votre emportement dans votre critique et vos mesquineries masquent l’essentiel : le souffle de la Bonne Nouvelle qui passe dans le travail de Küng.
      Dr Christian HUGUES le 14/4/11

    • A Christian HUGUES,

      Il est évident qu’avec la vision caricaturale que vous avez de l’Eglise et de ses clercs vous ne soyez pas d’accord avec celle-ci. Qui d’ailleurs serait à l’aise dans une structure composée uniquement de vieux célibataires efféminés "à broderies" (en espérant que cette formulation même soit acceptée par la police du politiquement correct) ?

      Non, l’Eglise n’est pas ça du tout et, pour ma part, lorsque, d’aventure, il m’est arrivé de croiser une folle efféminée à broderies, ce n’était jamais ni dans une sacristie ni sur le parvis d’une église !

      Il se trouve que beaucoup de clercs n’ont rien de vieux garçons, en dépit de leur célibat librement choisi et assumé. On rencontre même quantité de gens extrêmement ouverts, épanouis et parfaitement intelligents.

      Contrairement à vos allégations, c’est bien par le truchement de l’Eglise et de ses prêtres que beaucoup de gens rencontrent la Bonne Nouvelle et demandent le baptême, pour ceux d’entre-eux qui ne sont pas déjà baptisés. Le message transmis par l’Eglise n’est en rien contraire à l’Evangile, sauf peut-être pour les sectaires appartenant à des groupes fondamentalistes et pour qui la seule lecture à la lettre de la Bible est admissible et valide.

      Contrairement à vous, l’Eglise ne juge pas, même les divorcés-concubins-remariés...

      Non, l’Eglise retransmet le message du Christ qui a été d’une clarté évangélique en ce qui concerne le mariage, la répudiation et l’adultère. Maintenant, chacun est parfaitement libre de faire comme il l’entend. Jésus lui même n’a pas retenu le "jeune homme riche".

      En revanche, si chacun est libre de suivre sa propre inclination plutôt que les préceptes énoncés par le Christ, il y a parfaite malhonnêteté à vouloir faire croire que cette propre volonté est la substance de l’Evangile. Des deux larrons, l’un a reconnu Jésus comme Christ. Jésus n’a pas condamné l’autre ni forcé de le reconnaître, il s’est condamné lui-même...

      Il est bien évident que les hommes et les femmes, en couple ou non, sont face à leurs choix. L’Eglise énonce, retransmet ce qui a été annoncé par le Christ comme cheminement menant vers la sainteté. C’est un petit peu trop facile de faire reposer la responsabilité des tourments moraux des couples sur l’Eglise alors que la responsabilité pèse sur celui qui choisit une voie plutôt qu’une autre.

      L’imposture morale consiste à vouloir se construire soi-même ses propres règles de conduite et les ériger en système universel auquel l’Eglise devrait se plier.

      Vous dites ne pas vouloir vous voir imposer la façon de gérer votre couple. Soit. C’est votre choix. Mais, en contrepartie parfaitement logique, rien ne vous autorise, pas plus que quiconque, à imposer votre façon personnelle de gérer votre couple comme un standard admissible de morale conjugale.

      Il semble que par ailleurs l’Eglise, assavoir (comme disaient nos aïeux) la cohorte immense des saints qui nous ont précédés, a largement eu le temps de clarifier et distinguer, au long des vingts siècles précédents, les différentes règles de conduites qui menaient à la sainteté et celles qui l’en éloignaient.
      Sauf sous l’effet d’une mauvaise foi évidente, ou d’un libre arbitre rebelle érigé en absolu, force est de constater que le constant message délivré par l’Eglise a toujours été dans la droite ligne de l’Evangile.

      La tentation de vouloir accorder les préceptes et dogmes évangéliques avec les moeurs du temps n’est pas nouvelle. Déjà, du temps de Jésus le reproche lui en était fait. C’est même en grande partie à cause de cela qu’il a été mis à mort, tout autant que Jean-Baptiste qui s’obstinait, en dépit des pratiques du moment, à affirmer une règle morale concernant le mariage et la fidélité conjugale. Déjà...

      Hans Küng se fait le héraut de cette catégorie de chrétiens qui se disent chrétiens (on veut bien les croire, ils ont certainement été baptisés) mais qui récusent d’emblée, et assez systématiquement, toute autorité d’Eglise, n’accordant de confiance qu’à leur propre jugement et leur propre manière de voir les choses. Celle-ci étant censée représenter la seule bonne et valide traduction de l’Evangile.

      Ce qui est tout de même un petit peu gênant, c’est que c’est Jésus lui-même qui a instauré son Eglise, choisissant au passage ses apôtres et les revêtant très explicitement de cette autorité (« ce que vous lierez sur terre... ») que vous récusez en la caricaturant. S’il a fait ce choix d’une Eglise, et non pas d’une collection d’individualités autonomes, c’est tout de même que, dans sa grande sagesse, il considérait que c’était le moyen le plus approprié pour mener les hommes au plus près de Dieu. Ce que les catholiques désignent couramment par sanctification et les orthodoxes par divinisation.

      Qu’il y ait eu des accidents d’autorité au sein de l’Eglise, et même des scandales, au cours de son histoire, nul n’en disconviendra. Les membres de l’Eglise sont des hommes pas des anges, imparfaits mais perfectibles.

      Pour autant, l’institution ecclésiale, dont Jésus se prétend le « chef », la tête, et dont il prétend que l’Esprit saint, en personne, vient au secours en permanence, cette Eglise est bien autre chose que la somme des individus qu’elle accueille aujourd’hui en son sein.

      Autrement dit, ce qui fait enrager ses détracteurs, dont ce pauvre Küng - représentant archaïque d’un courant contestataire rétrograde échappé du mitan du XX ème siècle -, c’est ce dépassement qui va largement au-delà d’une simple institution humaine périssable et bâtie sur de seuls intérêts humains.

      Oui, l’Eglise est bien d’essence divine et ses représentants (chacun de nous, pour sa petite part) sont les prolongements, les sarments disait Jésus, plus ou moins indignes, du cep central et vivifiant qu’est le Christ.

      Le souffle de la Bonne Nouvelle passe au travers de son Eglise et de ses serviteurs fidèles. Jean-Paul II et Benoît Ratzinger en sont des illustrations emblématiques très contemporaines.
      Le principe de l’obéissance filiale, martelé (et vécu !) avec constance par les Pères du désert, par les plus grands saints et par tous les mystiques, est là pour guider le chrétien dans sa conduite et son attitude filiale à l’égard de l’Eglise.

      Les rebelles n’ont qu’un effet d’audience, éphémère, auprès de ceux qui préfèrent choisir le monde, ses ors, ses parlotes et ses us. Ce n’est assurément pas le souffle de la Bonne Nouvelle que les rebelles (dont Hans Küng) propagent.

      Scrutez les Ecritures, docteur, vous y verrez que c’est sous l’influence de l’esprit de rébellion, et par présomption orgueilleuse, que le coeur de l’homme a commencé à rejeter son Dieu. A chaque fois, c’était la même chose (Massa et Mériba, par exemple). Aujourd’hui, il en va hélas de même...

    • A Réginald de Coucy,
      Je crois que la vérité se recherche, et que la vision que nous en avons est toujours partielle. L’obéissance n’est due qu’à Dieu seul, nous avons le devoir de ne pas nous taire. Ce serait si facile et rassurant. C’est la grande richesse de l’Eglise que nous soyons si différents, si nous sommes assez respectueux les uns des autres pour pouvoir nous enrichir mutuellement.
      Ma vision de l’Eglise n’est donc pas caricaturale, elle est celle que je vis et que je vous transmets.
      Je souhaite que l’Eglise soit une communauté universelle de croyants capable d’accueillir toutes les expressions authentiques de l’esprit humain, et ne se réduise pas à un groupe de gens dont la vision de l’Evangile serait antique et fixée, façon secte avec gourou. Pour moi la Parole de Dieu est vivante au coeur de chacun d’entre nous.
      Voilà, ma recherche de vérité n’est pas un désir de polémiquer, aussi je vais m’arrêter là. Mais je crois que le gros travail de Küng ne se balaie pas d’un revers de main.
      Christian HUGUES, le 14/04/11

    • A Christian HUGUES,

      Il est clair qu’on ne parle pas de la même chose.

      Cette vision que vous exprimez dans votre dernier commentaire est celle que, sincèrement, beaucoup de gens cherchent et trouvent dans des engagements "séculiers" au travers d’organisations sociales ou politiques.

      La seule chose qui manque, c’est la dimension spirituelle et la perspective eschatologique. Et, dès lors, tout risque de faire défaut...

      Après tout, c’est un choix, on peut s’engager dans des luttes circonscrites dans la temporalité de l’ici et maintenant. Ce n’est pas pour autant qu’elles seront illégitimes, il y a tant de besoins criants à satisfaire et d’injustices à tenter de corriger sinon de redresser.

      La différence fondamentale réside dans une vision de l’homme pas seulement anthropomorphique mais spirituelle, dans la continuité de ce message que vous appelez "antique" et qui a été la révélation de Dieu lui-même auprès des hommes.

      Mais on peut tout à fait contester cette vision surnaturelle et en rester à une approche matérialiste du monde, ce qui n’est pas pour autant incompatible avec l’exercice de la bonté humaine.

      Pour ma part, m’intéresse dans le message évangélique ce que les doctrines et idéologies humaines ne sont pas en mesure de m’apporter. J’ai suffisamment milité et agi au travers de différentes organisations ou entreprises pour avoir mesuré les contours et les limites de ce qui ne peut pas répondre - ou très imparfaitement - aux questions spirituelles fondamentales.

      Et finalement, c’est un tout. On ne peut pas se contenter d’un spirituel éthéré, désincarné et coupé des réalités prosaïques et, en fin de compte, égotiste, pas plus qu’on ne doit se satisfaire d’une action - même parée d’un discours théologique vertueux - qui reste dans le cercle de la matérialité et de la temporalité et ceci quelles que soient la chaleur des relations humaines et l’authenticité de l’engagement.

      Non, on ne peut balayer d’un coup de plumeau, l’expérience de quelques millénaires sous prétexte que cela serait du ressort de la tradition (terme usuellement retenu sous sa seule connotation péjorative, en oubliant la dimension dynamique, vivante et proactive de la vraie "tradition").

      Les Pères du Désert, que je citais précédemment, se sont battu, au sens fort et spirituel du terme, contre les démons qui inlassablement cherchent à terrasser l’homme, à le faire retomber dans sa dimension glébeuse et à le bloquer dans ses velléités d’ascension spirituelle. Les "recettes" de vie qu’ils ont livrées sont (au-delà de leurs éventuelles spécificités culturelles ou temporelles) universellement valides.

      Les messages des prophètes, les messages du Christ (dont nous osons tirer notre nom d’adoption) sont universellement valides, au-delà des temps et des lieux. Certes la vie d’aujourd’hui paraît bien différente de celle du désert de Samarie.

      Pour autant nous serions bien niais de confondre ce qui est du ressort de la technologie (dont l’évolution est asymptotique) et ce qui est du ressort de la psychologie (dont les constantes sont caractéristiques) et, à plus forte raison, de la spiritualité. C’est pourtant ce qui trop souvent se produit.

      A tous égards, l’homme du XXIème siècle (celui qu’on croise tous les jours dans le métro ou les aéroports) n’est pas fondamentalement différent de celui qui croisait Jésus se rendant au Temple. Même si l’homme d’aujourd’hui, du haut de ses gadgets électroniques sophistiqués et de son apparente toute-puissance à voler dans les airs à des vitesses supersoniques et à pulvériser quelques centaines de milliers de pauvres bougres juste en appuyant sur un petit bouton de la taille d’une demi sesterce, même si cet homme regarde d’un air condescendant et supérieur ses prédécesseurs immédiats ou lointains.

      Non, l’humanité (qualités et travers) de celui qui est aujourd’hui rivé à son ordinateur mobile et à son téléphone portable multi-fonctions alors qu’il est dans un véhicule qui le transporte à 300 Km/heure n’est en rien différente dans ses fondamentaux de celle du commerçant qui vendait des olives et du poisson séché et faisait ses comptes à la lumière d’une lampe à huile.

      La tentation de croire que toutes les règles de conduite doivent être revues et ajustées à la mesure du progrès est tout autant pernicieuse que celle qui consiste à figer quelques détails et dentelles du passé en croyant que celui-ci va renaître.

      Hans Küng participe de cette première catégorie en récusant systématiquement tout ce qui s’apparente à une forme de continuité du passé.
      C’est son choix personnel. Ce n’est pas pour autant que la voie qu’il propose soit un chemin salutaire. Il règle surtout ses comptes personnels avec le Vatican ; que d’autres que lui soient dans le même état d’esprit, contestataire et révolté, n’est en rien une démonstration probante de la justesse de cette voie.

      Pour ma part, je préfère m’en rapporter à des valeurs plus sûres, celles du magistère de l’Eglise, même si l’esprit de la modernité et de la contestation est tenté de leur appliquer le sceau infâmant de la ringardise inadaptée.

    • Bonsoir,

      Vos propos sont d’une belle violence que, justement le Christ, a recommandé de ne pas employer dans tous ses propos relatés par les évangélites.

      "Soyez toujours prêts, écrit St Pierre, à rendre compte de l’espérance qui est en vous, mais que ce soit avec douceur et respect" (1 P 3, 15-16).

      Méditez et modérez-vous.

      Votre frère en Christ, néanmoins

    • Tout simplement merci !
      Sortir de l’invective et faire vivre le mesage d’amour parait ête au dessus des forces de certains. N’en soyons pas étonnés cela l’était déjà du temps des pharisiens. C’est toujours plus facile d’être dans la conformité et le prescrit, que d’accepter de faire usage de sa liberté et prendre le risque de la pensée. Ce sont toujours elles qui dérangent.

  • Merci, Gerard Leclerc, de remettre ce cuistre à sa place.
    Celui qui abuse de l’épée périra par l’épée, ou au moins subira une volée d’un certain fouet de cordes...
    La caractéristique fondamentale de Küng, c’est l’impiété, dont il montre avec maestria qu’elle est la dernière étape avant le péché contre l’Esprit (ou peut-être son premier degré).
    Que "le Monde" se délecte de sa prose putride, cela est écrit depuis 20 siècles...

  • Hans Küng a dû être blessé dans son ego quand Vatican II n’a pas retenu toutes ses expertises.

    Car comme il est génial, sa pensée est nécessairement cohérente. Or une pensée cohérente mais erronée est un symptôme clinique de la paranoïa.

    Il est donc logique que Hans Küng considère qu’il devrait être à la fois Pape et Conclave puisque de toutes manières la démocratie de l’Eglise le porterait nécessairement au pouvoir suprême. Car c’est bien de cela qu’il s’agit.

    A quoi bon s’attarder sur ses écrits à moins d’avoir une passion pour les aventures du Vizir Iznogoud : on ne rit pas assez souvent.

    Essayer de détromper ses (rares) lecteurs ou les journalistes du Monde qui de toutes manières savent tout d’avance ? Ils sont trop contents de trouver quelqu’un qui croit comme eux. je n’ai pas dit pense comme eux car comme le dit Gérard Leclerc, il n’y a pas débat avec Hans Küng. Il a raison, il suffit de l’écouter et de le croire.

    De ses paroles et de ses pensées, il ne restera rien. Les médias tournent facilement leur veste, ils l’oublieront. Et comme pour Jean-Paul II, ils reconnaitront sur le tard à quel point Benoît XVI est un théologien et un philosophe d’une autre trempe.

    • Je souscris totalement à vos écrits. Voilà un homme peu joyeux. Depuis 40 ans cet homme refait l’ Eglise. Critique, hurle, vocifère. Je n’arrive pas à comprendre sa personnalité.
      Nous ne pouvons pas toujours être en accord avec ce qui se fait ou se dit. Ce peut-être une question de sensibilité ou autre. Je me demande pourquoi l’Eglise le garde en son sein car s’ il n’était pas prêtre, je crois, et théologien........ il ne serait rien. Donc, il profite de l’Eglise......... et l’Eglise on ne peut en profiter nous devons la servir : chacun avec ses moyens. Il ne doit pas oublier qu’elle ne lui appartient pas !

      Pauvre Hans, il partira comme il venu........
      Bonne soirée.
      Pontmain

    • Triste jugement au nom d’une vérité définitive. Circulez il n’y a rien à voir !
      Désolé, je m’émerveille toujours de la pensée vive de ceux qui tentent dans faire usage, dans leur humanité bien sûr, fut-elle prise dans les enjeux de cette condition même, dont la recherche de reconnaissance n’est pas exclue. Je la préfère aux incantations stériles, répétées à l’infini, enkystées dans l’enflure de leurs pseudo certitudes et habitudes dogmatiques. Il serait temps de relaisser à l’Esprit toute sa place dans l’Eglise. Dans l’Esprit, l’Eglise ne peut se vouloir que "communion de communautés" comme le dit si bien Michel RONDET.
      Alors, humblement, s’il m’arrive de la servir c’est au nom se sa mission, faire vivre l’Evangile. Celui-là il n’est la propriété de personne, il est à partager entre tous les hommes. En dehors de toute exclusive, il ne peut servir l’ostracisme.

  • Merci à Gérard Leclerc pour sa réponse
    à Hans Kung. Ma première réaction, devant une telle mauvaise foi, a été de
    laisser cet homme ruminer seul sa nullité. Mais Leclerc a raison, d’autant plus que Kung est au service de tous ceux qui veulent nuire au Vatican parce qu’ils ont horreur du christianisme. Il ne faut pas cesser de répondre à toutes ces attaques, surtout quand on a le talent pour cela.

  • Merci Monsieur Leclerc pour ce commentaire de l’article de Hans Küng qui m’avait laissé perplexe : criblé d’affirmations non-argumentées et absurdes, je ne comprends d’ailleurs toujours pas comment l’honorable journal Le Monde se laisse aller à publier des avis aussi peu pertinent.

  • Bravo pour cet article.

    Juste pour vous signaler que je propose sur mon blog la traduction en français de la fameuse lettre de Joseph Ratzinger "De delictis gravioribus" : http://www.nystagmus.me/article-que-dit-la-lettre-de-joseph-ratzinger-de-2001-sur-la-pedophilie-texte-integral-en-francais-46200980.html

    Voir en ligne : http://www.nystagmus.me

  • Il ne s’agit pas d’une imposture, mais d’une posture habituelle d’un théologien qui cherche tous le motifs pour poser ses idées.
    J’avoue avoir été tout d’abord perplexe devant un théologien qui devrait parler normalement de Dieu avec l’autorité que lui donne ce titre, et on pas de déviances sexuelles. Mais Monsieur Hans Küng doit sans doute être compétent en tout.
    Enfin, il ne s’agit pas d’une tendance nouvelle de la société, mais d’une publicité accrue sur le phénomène.
    Mais ceci n’excuse pas cela, et je pense que le plus grand drame est la distance qu’il y a entre la parle et les actes.

  • "Pourquoi faut-il que Le Monde le mette sans cesse en vedette, sans même qu’une contradiction soit invitée à exposer un autre point de vue. Singulière conception du «  débat  ».

    Monsieur Leclerc a parfaitement fait l’analyse de cette nouvelle attaque d’un idéologue qui, se voulant "moderne", ne rabâche que de vieilles lunes.

    Concernant le journal Le Monde et ses mauvaises manières envers tout ce qui est catholique romain, il ne fait que confirmer une vieille habitude : le parti pris et le mensonge, jamais démenti. Si j’osais je dirais que c’est vieux comme "Le Monde" !

    Vous avez simplement un idéologue et un outil pour diffuser cette idéologie.

  • Cet article est non seulement infâmant, il est injurieux et rabaisse le débat intellectuel au niveau du caniveau. Le loup se déguise en agneau pour dénoncer une haine qui n’est que celle de son auteur, méthode victimaire qui a toujours caractérisé l’extrême droite afin de légitimer la tyrannie et la détestation du progrès. Les insultes ne sont pas des arguments, la jalousie non plus. Hans Kûng est à l’église ce que Shakarov fut au Stalinisme, le dernier résistant, n’en déplaise à tous les apôtres de l’ordre a-moral. En appeler aux évangiles pour légitimer la détestation, quelle que soit la détestation, est peut-être devenu catholique vu la tendance actuelle, mais n’est certainement pas chrétien. Gerard Leclerc est l’apparrachik d’un système totalement discrédité, en crise permanente, et qui n’en peut plus d’étouffer un scandale après l’autre. Il est normal que les églises soient vides mais, comme au bon vieux temps, on se refuse à changer des idées qui perdent. Je me console en songeant que Hans Kung a une stature internationale que Gerard Leclerc n’a pas et ce, quelle que soit la marque de sa voiture.

  • A Origuynal : faites nous la grâce de ne plus jamais lire France Catholique. Je suis prêt à vous offrir un abonnement à vie à Golias...

    A France Catholique : savez-vous ce qu’on appelle "modérer un forum" ? Cela consiste à empêcher les "trolls" de venir polluer l’espace, et les Origuynal d’y faire leur petit caca (nerveux).

  • J’ignorai que l’Eglise était une idéologie. Je croyais naïvement qu’elle avait été fondée par le Christ pour permettre à tout homme de bonne volonté d’avoir accès à luipar un acte de pure liberté. Il ya une Eglise visible et une Eglise invisible. Ni l’une ni l’autre ne nous appartiennent , mais elles sont à nos cotés pour développer cette liberté, non pour imposer notre recette et il ne tient qu’à nous d’en faire partie et d’en continuer l’aventure de la rencontre avec le Christ. Pour cela il faut refuser de la rendre otage d’idéologies mortes nées. N’est ce pas Oryguynal ?

  • Ah, ce vieux serpent de mer qui considère que marier les pédophiles les soignerait...

    Pitoyable raccourcis, en effet.

    ... le résultat serait tout bêtement qu’on aurait des pédophiles mariés comme il en existe déjà beaucoup !

    Allez, je vais quand même me faire l’avocat du diable et reconnaitre à Küng le maigre mérite d’avoir une position que je partage concernant la contraception.

    Tout un article dans le Monde pour si peu de bon sens...

  • Pourquoi l’Eglise devrait-elle « changer des idées qui perdent » ?

    Origuynal, si l’Eglise s’adaptait aux idées « qui gagnent », à la manière d’une marque désirant s’ajuster au goût variable de ses clients, elle ne serait plus dépositaire de la vérité, il ne serait plus possible de lui faire confiance. L’Eglise ne serait qu’une institution humaine sans grand intérêt.

    D’ailleurs, il vaut mieux se méfier des idées dominantes, parce qu’elles ne le sont généralement qu’un moment, avant de tomber dans le discrédit. Et voilà pourquoi, l’œuvre ( ?) de Hans Küng, théologien sans Eglise, est promise à un rapide oubli. Il restera tout au plus dans l’histoire comme le théologien chéri de la presse à grand tirage, celui qui aura su répondre le plus parfaitement à ses attentes.

  • C’est l’auteur de cet article, l’imposteur arrogant et qui matraque à coups de goupillons des vérités historiques approximatives -et des refus idéologiques dignes en effet du Kremlin soviétique !...

  • @ oruyginal
    A lire votre prose aucun doute sur votre parcours : kommsomol puis camp de jeunesse du PCUS enfin entrée au Soviet Suprême.
    Vous rendez-vous compte que vous êtes une caricature de la pensée unique à vous seul ?

  • Bravo pour l’analyse et la dénonciation de la collusion permanente entre Le Monde et Mr. Küng. Venant d’un journal qui est aujourd’hui le porte étendard de l’anti-catholicisme dans ce pays cela n’est pas vraiment surprenant. Il suffit de voir avec quelle délectation les journalistes du monde rapportent le moindre "scandale" impliquant le Vatican ou l’Eglise et avec quel brio ils parviennent à manipuler les faits pour transformer leur prose en roman-feuilleton digne de Voici ! Et encore est-ce peut-être une insulte pour les scribouillards du groupe Prisma.
    Cette constante agressivité devient par contre très gênante lorsqu’elle vient d’un soit-disant hebdomadaire chrétien, La Vie, pour ne pas le nommer !
    Mais c’est vrai La Vie a été racheté par Le Monde et il n’est donc pas étonnant que ce qui est publié par l’un en noir et blanc le soit en couleurs et sur papier glacé par l’autre.
    Avec des amis comme ceux là l’Eglise n’a vraiment plus besoin d’ennemis.

  • "Le pape qu’il nous faut, c’est un Obama" a pu déclaré Hans Küng dans le Frankfurter Runschau. Voilà qui peut nous aider sans doute a nous faire une juste idée de la hauteur et de la profondeur de vues qui caractérise ce "grand théologien" !!

  • Il vous faudrait relire ce que l’apôtre Paul a écrit en 1 Timothée 4 : 1-3. Il y associe l’interdiction de se marier à des enseignements de démons !!!

    • Puisque il est ecrit dans la Bible 1Ti 4-3 que :ceux qui interdisent le mariage sont des faux docteurs hypocrites ;et que : dans 1Ti 3-2 l une des qualifications obligatoire pour etre responsable de l Eglise est le mariage. Il est normal que ceux qui veulent eux memes se rendre eunuques ,se coupent des Preceptes de Dieu . Et DONC le vatican n est pas l eglise DE JESUS CHRIST ......
      HANS KUNG veut nous faire reflechir !!!!!!!!

    • Non Hans Küng ne veut pas nous faire réfléchir il veut simplement les moyens de s’acheter sa prochaine Porsche. Küng ne débat pas il invective. Sa détestation pathologique du Saint Père suffit à le disqualifier lui et sa prétendue théologie.

    • Pourquoi utilisez-vous les versets à contre-sens ?

    • Je ris en lisant votre message. Pourquoi ce si grand théologien roule en Porsche ?
      Cela fait 40 ans qu’il vocifère. Le pauvre il n’est même pas fatigué........ et il devient un sujet de franche rigolade. Il est vieux mais effectivement il faudrait lui clouer le bec rapidement et définitivement.
      Benoit XVI une perle...............pauvre Hans, je le plains et il sera vite oublié.
      Bonne soirée.
      Pontmain

  • Il est pénible de lire ceux qui se battent à coup de versets bibliques.Cela est profondément fâcheux.A chaque débat, à défaut de sortir son pistolet, on sort sa bible et on assène des coups de massue à l’adversaire.On en vient à regretter le temps des duels (c’était plus drôle).

    Je ne savais pas qu’un sujet aussi "bourgeois" et récurrent que le célibat des prêtres et, bien sûr leur marriage, pouvait encore déchaîner de telles polémiques. C’est un sujet pour les anciens combattants de mai 68, soeur Thérèse : cette génération commence à prendre de la bouteille, et radote un peu. La regrettée Louise de Vilmorin n’en reviendrait pas, elle qui disait, à l’époque "aujourd’hui, il n’y a que les prêtres qui veulent se marrier".Vous parlez d’un sujet "religieux", où est la folie de Dieu la-dedans ? En quoi Hans Kung nous fait-il réfléchir ? On préfère tellement plus l’angoisse d’un Pascal, d’un Bernanos,etc.. que toutes ces discussions pour pot-au-feu et pantoufles.

    C’est toujours la même rengaine, pseudo-révolutionnaire, contre l’institution, rome, le pape : hans kung commence à vieillir lui-aussi et nous fatigue.
    Le scandale qui a secoué l’église appartient au mystère du mal et certains en arrivent à nous proposer des "solutions" purement "sociales".Est-ce que la fin du célibat nous libérerait du mal et de la mort de la foi en jésus-christ qui est bien le seul péché de certains membres de l’église.
    Cordialement
    Patricia

  • Mes bien chers frères, nos pires ennemis sortiront de nos rangs !

  • L’opinion de Hans Küng n’a strictement aucun intérêt. Il fait partie de ce groupe aux contours flous rassemblant de vieux attardés (de plus en plus vieux et de plus en plus attardés) qui ressassent sans cesse les mêmes vieilles lunes des années soixante.

    En soixante, c’était moderne et ça paraissait d’avant garde, tout comme les "bonnes soeurs" qui jetaient leur voile, se mettaient à la guitare, lisaient Marx dans le texte et découvraient de plus en plus leurs mollets aux passants ahuris par tant d’audace.

    Aujourd’hui, les congrégations d’ex-avant-garde sont exsangues depuis belle lurette avec seulement quelques octo-nona-génaires, désormais totalement vêtues en civil, rescapées de ces temps qu’elles croyaient héroïques et qui errent, ectoplasmes fantomatiques, dans des bâtiments trop grands et déserts.

    Ce que n’a pas vu ou voulu voir Hans Küng, c’est que la réponse de la jeunesse va vers des pasteurs qui leur tiennent un langage de vérité et non pas vers des batteurs d’estrade cherchant à vendre leurs vieilles huiles rances.
    L’évangélisation qui ne fait pas l’impasse sur les contraintes et exigences fortes de la vie chrétienne recueille plus d’assentiments que les discours démagogique de tous ces vieux penseurs contestataires empêtrés dans des combats qui n’intéressent plus qu’eux mêmes et quelques anti-cléricaux invétérés qui trouvent là du grain à moudre pour nourrir leurs vieilles haines multi-séculaires.

    Oublions ce pauvre Hans Küng, il radote !

  • L’amour est exigeant. C’est vrai que l’Eglise met la barre haut, en matière de sexualité et de relation à l’autre. Elle considère que l’amour entre un homme et une femme doit être exclusif, pour une seule personne. Il doit aussi être définitif, L’Eglise ne croit pas à un « Je t’aime provisoirement ».

    Le nombre n’est pas toujours un critère pour l’Eglise. La parole des saints a plus de poids dans les décisions de l’Eglise que l’opinion commune. Jésus a été seul contre tous. Ce qui compte pour nous catholiques, ce n’est pas la majorité, mais de suivre le Christ, et nous croyons que le magistère nous y aide.

    C’est sûr que si l’Eglise disait au monde, « C’est super ce que vous faîtes. », ce serait bien reçu. Le décalage entre l’Eglise et l’esprit mondain s’agrandit. Certains catholiques ne se retrouvent pas dans les prises de position de l’Eglise sur l’avortement, l’euthanasie, la recherche sur les embryons humains, le mariage, la sexualité, la structure hiérarchique,… Certains pensent aussi que l’Eglise a raison mais ont peur du regard des autres en défendant ces idées. L’Eglise peut-elle séparer la sexualité de l’amour ? Peut-elle déclarer comme un acte moralement bon, l’acte de tuer des personnes humaines innocentes comme l’enfant à naître ? Une Eglise qui ferait cela trahirait l’amour du pauvre, du petit. L’Eglise doit-elle obéir aux hommes ou à sa conscience ?

    L’Eglise n’impose rien mais elle propose un chemin de sainteté.

    La possibilité de nullité de mariage existe à certaines conditions. Il y a aussi des divorcés-remariés qui acceptent la discipline sacramentelle de l’Eglise. Les divorcés-remariés ne peuvent pas accéder aux sacrements et pour certains, cela doit rendre la vie spirituelle difficile. Ils doivent trouver, avec l’aide de l’Esprit-Saint, et d’un accompagnateur spirituel, un chemin qui leur est propre pour continuer à grandir dans leur relation au Christ. Il existe dans chaque diocèse des groupes de partage pour les divorcés-remariés. Le divorcé-remarié peut compenser la non-réception de l’hostie par une qualité de présence à Jésus pendant la messe et accueillir la joie de Jésus devant son obéissance à la discipline de l’Eglise. Il a aussi la fréquentation de la Bible, l’oraison personnelle, l’adoration eucharistique, le service dans l’Eglise,...

    La structure apostolique et hiérarchique de l’Eglise nous a été donnée par Jésus en ses apôtres. Il n’y a qu’à voir le dispersement des autres églises, à commencer par les milliers d’églises protestantes. L’unité de l’Eglise est importante pour la transmission de l’Evangile, le nombre de fidèles est secondaire.

    Aux origines, les candidats aux ordres déjà mariés étaient tenus à partir de leur ordination à observer la continence parfaite avec leur épouse. C’était là une tradition remontant à l’usage apostolique : " ce que les apôtres ont enseigné, et ce que l’antiquité a toujours observé, faisons en sorte nous aussi de le garder ", déclarent les Pères d’un concile africain de 390. A travers une longue enquête couvrant l’ensemble des Eglises d’Orient et d’Occident aux sept premiers siècles, Christian Cochini démontre que la loi du célibat-continence était bien une tradition non-écrite d’origine apostolique, cf, « Les origines apostoliques du célibat sacerdotal » ed Ad solem.

  • Bonjour,

    Nos pires ennemis sortiront de nos rangs, ce seront des traîtres...

    Fraternellement dans le Christ !

  • Bonjour à tous,

    A mon sens, Küng, connaît parfaitement le fonctionnement du Pape, ex-cardinal panzer, avec qui il arpenta les couloirs de la Curie Romaine, et, surtout, participa, avec le même, au Concile Vatican II.

    Ils ont une vue différente des choses de l’Eglise !...
    C’est leur affaire !...
    mais il est intéressant de lire les gens qui n’ont pas le même avis : ainsi vient la connaissance de l’homme et de l’Eglise.

    Seul l’amour de Dieu et du Fils compte : mais craignons sa colère ...
    Les histoire d’appareil importent peu..
    L’Eglise du Christ perdurera : elle commença avec douze hommes timides
    envahis ensuite par l’Esprit Saint...
    Et Paul fit le treizième !...

    Elle en a donc vu d’autres.
    Le Christ veille sur son Eglise !!!
    N’ayons pas peur ...et ne participons pas à trop de querelles ...

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