En France, s’il y avait la Guerre

par Louis-Jean de Barmon

vendredi 31 août 2018

Je suis habité d’une sommation ; que serait la France si elle était demain en guerre ? Notre population française serait-elle à la hauteur d’un événement si effroyable, en comparaison des Pairs de l’Union Sacrée de 1914, y aura-t-il des hommes pour faire face aux responsabilités qu’engendre la défense de notre pays qui n’est pas qu’une idée ou des valeurs, qui est plus que cela et avec cela un lien physique ancré dans des territoires dont les cartes recouvrent une infinité de traditions, d’idiomes, de gastronomies, d’architectures, de musiques et j’en passe.

En France, s’il y avait la guerre

Bien évidemment il y aurait l’armée, mais issus de la société civile, pourrait-on espérer que dans la tourmente et les sacrifices consumés par les crimes, se lèvent des résistances au niveau ou se sont hissés Jean Moulin, Edmond Michelet, Guy Moquet, Pierre Chaillet, Camus et toute une fraternité en syntonie face aux courages et à l’esprit de fraternité qu’exige le devoir, celui de se défendre et de défendre les faibles, les innocents, au-delà même des passions patriotiques, oui, il existe l’abnégation, le don de soi, la gratuité qui au plus fort moment des exacerbations de la sauvagerie, de l’holocauste, agissent avec la grande dévotion des sages, parce que le sacrifice, antinomique avec les violences de l’individualisme contemporain, est synonyme de la plus grande humanité qu’un homme puisse exercer dans sa vie, et ce, sans diplôme, sans expérience, avec la seule conscience de se donner non pour l’histoire, non pour la gloire personnelle qui n’est que gloriole, mais pour la paix, pour l’amour, pour la France offerte à la postérité des descendances qui pourront user du verbe, pour rappeler et se rappeler dans leurs intimités que la vie se respecte et que la France doit savoir respecter ce principe fondamental avec courage, parce qu’elle est fille aînée de l’Église, dépositaire de la démocratie et du sens que l’on doit conférer aux agissements solidaires, humanitaires, économiques, sociaux et spirituels.
Il nous est légitime de nous demander que serions-nous français dans l’imprévu de la guerre, que serait notre entraide, que serait notre fraternité ? Que deviendrait la délation ? L’héroïcité du secret soumis à la torture ? Qu’adviendrait-il de nos grands-parents quand nous savons que leur représentation sociale est de plus en plus négative, cause d’un monde qui abonde dans le sens des idéaux du transhumanisme, que deviendraient également nos frères et nos sœurs handicapés ?

Qu’en nous lisons en une du figaro du 27 août 2018 signé Jean-Marc Leclerc et intitulé : « l’inquiétante flambée des violences aux personnes », nous pouvons nous poser la question de ce que pourrait être en tant de guerres la majorité de nos comportements, et alors qu’apprenons-nous dans ce journal ? La hausse des agressions « pour le premier trimestre 2018 », 173 000 actes de violence (hors vol), et que pouvons-nous lire plus loin ?

Qu’il faut rajouter à ce chiffre les viols de 2018, qui, selon les autorités compétentes, s’élèveraient à 24 884 cas recensés ! La violence gangrène aussi bien la province que les capitales hexagonales. La truanderie se multiplie et ne s’est jamais portée aussi bien. Pascal Bruckner de concourir à l’explication de cette montée de violence par l’immédiateté et l’instinct dogmatisé par mai 68, « l’essor d’un nouvel individualisme », « obtenir tout, tout de suite » ou encore l’effondrement de la « figure paternelle ». Si chacun sait qu’il convient de discerner quartiers à risques, heures de sorties et comportement adéquats, devrions-nous pour autant nous adapter à la violence qui touche les plus jeunes de nos compatriotes, faudrait-il par la même, s’interdire le droit de vaquer ou bon nous semble, se résigner ? Mais pour ceux malheureusement qui n’ont pas le choix du lieu où ils habitent et vivent cette violence en permanence où toutes heures sont synonymes de dangers, que leur prescrire ? Je vous le demande, que deviendraient ces lieux s’il y avait la guerre ?

Notre ministre de l’Intérieur Gérard Collomb à fort à faire pour assainir les climats de violences et ne pourra être dispensé d’actions salutaires et urgentes, au même titre que si nous ne pouvons faire justice nous-mêmes, l’éducation encore une fois devra être notre meilleur allié, Monsieur Blanquer d’exiger des cours de politesses et de respect dès le plus jeune âge pour endiguer cette phénoménalité. Qu’adviendra-t-il aussi de notre philosophie qui donne à l’homme un éclairage pacifiste sur son existence et qui est souvent sacrifiée, que deviendront ses grands principes qui ont fondé l’humanité et qui sont si souvent relégués derrière les matières de la gestion et de la finance ?

Quels exercices nous rendent-ils plus à même de servir et de comprendre nos proches, nos contemporains, nos descendants, la fraternité sera-t-elle reléguée elle aussi aux titres et aux intitulés derrière des chiffres, la Guerre compte-t-elle là-dessus ? La Résistance a-t-elle comptée ?

Messages

  • Il y a déjà la guerre qui sourd dans nos quartiers A nous de l’arrêter. Comment ? Posons nous la question et ne répétons pas l’erreur de l’union sacrée, qui a sacralisé un culte de la patrie et la fuite en avant . En revanche protégeons sans faiblesse et avec détermination les victimes, faisons la guerre à cette violence impunie, mettons sans faiblesses les fauteurs devant leur responsabilité et nommons un chat un chat, ne baptisons la paix à coup discours sirupeux. Creusons la relation , non le discours infantile. ,

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