Edition de la Question interdite

dimanche 26 octobre 2008

LA QUESTION INTERDITE, enquête pour l’unité
un album de 304 pages, éditions Vitils, 22 euros

par Brunor

sortie le 8 décembre 2008, diffusion Serdif

Il s’agit d’une co-édition FRANCE CATHOLIQUE - éditions VILTIS

La BD paraît en même temps sous forme de feuilleton dans l’hebdomadaire France Catholique.

Brunor est un artiste chrétien aux talents multiples.

Chanteur, il est surtout connu pour ses bandes dessinées pleines d’humour qui sont publiées dans de nombreux journaux (La Croix, Famille Chrétienne, Il est vivant, des bulletins paroissiaux et associatifs, etc)., et reprises dans des albums à grande diffusion. Brunor illustre également de nombreux essais chrétiens. Il a reçu le prix de la BD chrétienne au festival d’Angoulême.

Ce nouvel album, en 304 pages tout en couleur, tente de mettre les idées de chacun au clair quant à ce qu’on peut dire théologiquement de Jésus-Christ.

Il se fonde sur une recherche historique sérieuse et originale.

Il est accessible, aux adolescents de 15 ans, grâce à ses qualités pédagogiques et humoristiques.

Mais les adultes y trouveront de quoi progresser : les chrétiens de différentes confessions, sur le chemin de l’unité, et même les non-chrétiens pour qui toutes sortes de questions débattues lors des premiers Conciles, et qui ont largement fondé la culture occidentale, ne seront enfin plus du chinois...

Brunor est également un animateur très demandé par les aumôneries, les écoles, les lycées, les établissements d’enseignement supérieur, mais aussi les paroisses pour des animations en trois temps : projection d’images, chansons et débat-témoignage. Il peut, en lien avec une librairie, permettre à un groupe de chrétiens de passer une soirée distrayante et instructive. Il prépare actuellement une tournée. Pensez à prendre contact avec lui pour trouver une date : signatures de livres, animations en un ou plusieurs endroits, interviews dans les médias locaux...

http://www.france-catholique.fr/La-Question-Interdite-Enquete.html

Messages

  • La Croix Samedi 26 décembre 2008

    LE LIVRE
    La Question interdite
    de Brunor
    Éd. Viltis, 304 p., 22 €
    Une fois n’est pas coutume, c’est une bande dessinée que nous évoquons dans cette rubrique consacrée à des ouvrages aidant à « comprendre » les religions. Il faut dire que le dessinateur Bru­nor – bien connu des lecteurs du supplément hebdomadaire « Pa­rents Enfants » de La Croix – a mené, avec ce livre pédagogi­que, un rigoureux travail sur la question de l’identité de Jésus : est-il seulement Dieu, comme l’affirmait Noétos (IIe siècle) ? Est-il seulement homme, comme le soutenait Nestorius (Ve siècle) ? Parcourant les grands débats et les conciles des premiers siècles, en personnalisant ses principaux acteurs, tels Origène d’Alexan­drie (qui rapprocha le Logos des néoplatoniciens au Logos de l’Évangile de Jean), le pape Calixte (qui a combattu le di­théisme, croyance en deux dieux) ou encore Léon le Grand (auteur de la formule « Le Logos n’a pas été transformé en humanité et l’humanité n’a pas été transfor­mée en Logos ») , Brunor met en scène deux jeunes astucieux partis pour une traversée de la baie du Mont-Saint-Michel.

    Claire LE SECRETIN

  • Cher Brunor,

    Je te remercie d’une si passionnante enquête sur ce qui fait le mystère central de la foi chrétienne (plus important que l’économie, qui n’est là que pour nous
    préparer à la rencontre avec le Dieu -Trinité).

    J’ai été surtout convaincu par l’opposition entre deux conceptions rivales et incompatibles de la création : un travail d’enfantement destiné à s’achever dans l’abandon humble et confiant au Créateur, ou une dégradation rafistolée par initiation occulte.

    Tu me permettras j’en suis sûr de te confier une toute petite déception : Eusèbe de Césarée et Philon sont un peu caricaturés : ils étaient, c’est vrai, écartelés entre la Parole biblique et les possibilités "attractives" du néo-platonisme, mais là-dessus je me fie à l’éloge pondéré que fait B XVI d’Eusèbe dans une récente audience. En tous cas, si Eusèbe a folâtré avec
    l’arianisme,il ne l’a pas embrassé explicitement : est-ce Tresmontant qui force ainsi le trait ? Pour ma part, j’ai lu dans la préparation évangélique des passages admirables sur la création ex nihilo, qui le distinguent bien sur ce point de tout émanationnisme.

    Mais ce n’est qu’un détail : je souhaite beaucoup de lecteurs à cette traversée des sables mouvants, tu montres très bien pourquoi les coups de barre à gauche
    ou à droite sont imparfaits mais inévitables et en te lisant on entre davantage dans le mystère.

    Un dernier point : dis à ton éditeur que la cible n’est pas seulement "ado" : à moins que je sois resté ado moi-même. C’est très important : tous les prêtres francophones gagneraient à lire la Question Interdite, ça nous éviterait bien des sermons ariens (car pour les nestoriens, j’avoue n’en avoir jamais entendus)

    Bravo, merci et gloire à Dieu. Et bonne année.

    Paul CLAVIER

    Note du webmaster :
    Paul Clavier est maître de conférences en philosophie à l’École Normale Supérieure de Paris et auteur notamment de "Dieu sans barbe".

    Voir en ligne : http://www.esprit-et-vie.com/articl...

  • Cher Paul Clavier,

    Merci pour ton mail pour le forum de France Catho.

    C’est un vrai bonheur de recevoir de tels encouragements !

    En ce qui concerne Eusèbe de Césarée, je ne crois pas l’avoir présenté comme partisan convaincu d’Arius, mais uniquement comme ami de ce dernier. En revanche il est bien disciple d’Origène. Je ne crois pas avoir forcé le trait si ce n’est pour le mettre en scène en présence d’Origène, ce qui est impossible à cause des dates, comme je le précise.

    Pour le reste, il rapporte LUI-MÊME (dans son histoire de Église) qu’il a apporté cette proposition d’introduire à Nicée une nouveauté dans l’ancien symbole baptismal : appeler "Fils de Dieu" non plus Jésus seul, mais le propre Logos de Dieu.

    Il prétendait avoir été lui-même baptisé selon cette formule nouvelle.

    Mais les pères de Nicée refuseront cette "nouveauté" non scripturaire et non inscrite dans la Traditionn comme on peut le constater.

    Cela ne l’empêche pas d’être génial par ailleurs, mais je ne pouvais pas tout dire, devant me restreindre à des thèmes précis.

    Aussi l’éloge de Benoit XVI ne me surprend-elle pas du tout. Nous devons aussi à Eusèbe d’être un véritable grand historien de l’Eglise.

    De même pour Origène, qui est un vrai génie par ailleurs, mais qui est complètement dans l’erreur sur certains points qui ont d’ailleurs été condamnés, comme la pré existence des âmes.

    Quant à Philon, c’est comme Origène : sans doute un grand génie mais son interprétation de Genèse est typiquement gnostique.

    Comme il n’est pas chrétien, on ne peut pas lui en vouloir, mais il a sans doute fameusement influencé certaines interprétations qui se voulaient "chrétiennes".

    Son intention d’élaborer une synthèse est entre "Bible et Platon" est sûrement louable (en théorie) mais elle s’avère en pratique impossible.

    C’est Tresmontant qui a vu le lien d’opposition radicale entre Philon et saint Paul, montrant comment Paul affirme des propositions diamétralement opposées à celles de son contemporain Philon. Cette joute oratoire sur le thème "vieil homme- homme spirituel" donne encore plus de force à la pensée de Paul et en manifeste l’intelligence qu’il a du dessein de Dieu, a contrario des mythes de la chute.

    C’est cohérent et convaincant, me semble-t-il.

    Pour aller dans ton sens, j’ai été invité à faire une petite conférence devant 12 prêtres de la région de Libourne qui m’ont témoigné de leur oubli total ou partiel de ces étapes de l’ histoire de la pensée : ils abordent cela au cours de leur formation et n’en gardent généralement qu’un souvenir plutot confus ! Il est question que je recommence chez les jésuites de Vanves ce mois-ci....

    Je partage ton avis : le Nestorianisme ne nous menace plus au sein du clergé.

    Pour ma part, je n’entends pas vraiment d’homélies Ariennes, mais je dirai plutôt Apollinaristes.

    D’ailleurs les fraudes apollinaristes des 5° et 6° ont influencé même un saint Thomas d’Aquin (via st Cyrille, via Jean Damascène, via Pierre Lombard ) Thomas qui, à son tour influence sur ce point la pensée de l’Eglise après lui !!!

    Du coup , le père Déodat de Basly qui a signalé cela dans ses ouvrages, a été suspecté de Nestorianisme !! Ce qui est ridicule au plus haut point.

    Donc je ne manquerai pas de transmettre ton message à mon éditeur (qui devrait lire ce forum me semble-t-il !)

    Merci encore pour ton soutien avisé pour ce travail de "partage d’informations" qui me tient tant à cœur
    pour préparer les chemins du Seigneur...

    Restant à ta disposition pour poursuivre ou clarifier tel ou tel point, bien amicalement

    Brunor

  • Je suis abonné depuis bien longtemps à votre journal, injustement et insuffisamment distribué.

    Tout d’abord bravo et merci pour votre bible électronique. Je vous envoie 50 euros pour sa distribution, en plus de mon réabonnement.

    Permettez-moi la première critique que je vous ai jamais faite. Votre BD absurde. Par sa forme, elle est destinée aux jeunes : pensez-vous que les discussions byzantines sur la nature du Christ soient suceptibles de les motiver ?

    Pensez-vous, de plus, qu’avec ce que l’on sait aujourd’hui de la Création, et ce que l’on soupçonne encore ignorer, si un Créateur existe, les pauvres mots de nos ancêtres aient encore une signification ?

    Que penser d’un scénariste théologien qui nous raconte qu’Eusèbe de Césarée est allé à Nicée rencontrer le Pape ? Et ne voyez-vous pas que, par la forme de sa phrase, il nous fait croire que l’évêque de Rome de l’époque avait le même poids que le Pape aujourd’hui ? Anachronisme mal contrôlé ! Parce qu’il ne vise pas seulement à faire sourire, mais induit en erreur.

    S’il vous plaît, retrouver un Aimé Michel, même en BD !

    J.L.

    Voir en ligne : http://fr.wikipedia.org/wiki/Aim%C3...

  • Monsieur J. L.

    Vos remarques me donnent l’opportunité de donner ici quelques éléments de précision que je n’avais pas la place de faire figurer dans la Bande Dessinée qui compte déjà 304 pages !

    Lors du Concile de Nicée, (325) il est vrai que le pape Sylvestre Ier s’est fait remplacer par son légat (Osius de Cordoue), aussi Eusèbe n’a-il pas pu le rencontrer, mais si "le pape n’avait pas le même poids qu’aujourd’hui", comme vous dites, il n’en était pas dépourvu (!), puisque les Pères ne manquèrent pas de soumettre les actes du Concile de Nicée au Pape, qui les approuva.

    On notera également que, bien qu’ayant fixé sa résidence à la nouvelle Byzance (qui prit le nom de Constantinople en 330), l’Empereur Constantin montra que l’évêque de Rome (le pape Sylvestre Ier, comptait suffisamment à ses yeux pour qu’il lui offre de somptueuses églises :

    Saint-Jean de Latran, dite basilique constantinienne,

    Saint-Pierre au Vatican, sur les reliques de l’Apôtre Pierre,

    Saint-Paul Hors les Murs,

    Sainte Croix de Jérusalem,

    Sainte-Agnès Hors les Murs, via Salaria

    Saint Laurent Hors les Murs, via Tirbutina

    Les Bienheureux-Pierre-et-Marcelin, martyrs, via Labicana

    On notera pour mémoire, que le pape Sylvestre Ier ordonna soixante quinze évêques, quarante deux prêtres et trente sept diacres.

    A partir de quel poids quelqu’un a-t-il du "poids" ?

    A chacun de se faire une opinion.

    Quant à la notoriété, s’il est un pape dont le nom est connu et répété chaque année régulièrement, c’est bien celui du pape de l’époque de Nicée : le pape Sylvestre Ier, mieux connu sous le nom de …

    Saint Sylvestre !

    En vous souhaitant une bonne année

    L’auteur de La Question interdite.

    Brunor

  • Ouvrant par hasard Radio-Notre-Dame à 11 heures, le samedi 27 décembre 2008, alors que j’habitude je ne l’écoute qu’avant 9 h du matin, je tombe sur votre entretien avec Pierre Morachini (qui nous raconte si bien la vie des saints). Quel n’est pas mon grand étonnement de vous entendre citer et commenter avec admiration Claude Tresmontant dont on ne parle plus jamais.

    J’ai suivi son cours pendant des années et ne saurai dire tout ce qu’il m’a apporté - et je vois toute l’importance qu’il eue pour vous. Quelle bonne nouvelle ! Peut-être pourriez-vous nous en parler encore plus ?

    J. de Rohozinski

  • Merci à J. de Rohozinski.
    C’est toujours un bonheur pour moi
    de rencontrer des personnes qui
    apprécient Claude Tresmontant pour ses
    si grandes qualités mises
    au service de Dieu et de son Christ !
    Vous avez la chance de l’avoir connu,
    ce qui n’est pas mon cas.
    Je m’étonne comme vous qu’on parle
    si peu de lui. Nous avons besoin
    de philosophes-théologiens de la trempe
    de cet homme qui a construit une oeuvre
    considérable. Je pense qu’il sortira
    tôt ou tard de l’oubli,
    car il présente
    les caractéristiques du prophète.
    Je remercie le Ciel que vous ayez
    ouvert votre radio à une heure
    inhabituelle !

    Bien amicalement
    Brunor
    www.brunor.fr

  • Je réalise que je n’ai pas vraiment répondu à la demande de J. de Rohozinski
    concernant Claude Tresmontant.
    Je lui rends hommage dans le livre La question interdite,
    car mon travail s’appuie sur les recherches de ce philosophe des sciences, décédé en 1997
    qui fut également spécialiste de théologie médiévale.
    Il est étonnant de constater que le futur Pape Benoit XVI,
    dans son livre édité en 2005 au Cerf :
    "La Foi chrétienne hier et aujourd’hui", cite à plusieurs reprises Teilhard de Chardin,
    en puisant chaque fois la citation dans le livre de Tresmontant :
    "Introduction à la pensée de Teilhard de Chardin". (p.160 et suivantes.)
    Cette information pourrait encourager de nombreux chercheurs à s’intéresser
    davantage à l’impressionnant travail effectué par cet homme trop méconnu.

    A son tour, dans une des éditions de son livre : "le prophétisme hébreu", il rend hommage
    à un autre théologien trop oublié, le Père Déodat de Basly (+1937), Franciscain qui a été encouragé par le Pape Benoit XVI à poursuivre ses recherches sur Duns Scot qui ne sera béatifié qu’en 1993 et dont l’Université catholique de Strasbourg va bientôt fêter le 700° anniversaire, avec l’aide des Franciscains.
    Le Père Déodat, qui a consacré une vie entière a étudier la Christologie et la théologie Trinitaire de l’Eglise de Rome ne s’est pas fait que des amis. Mais il a su dénouer un certain nombre de malentendus et dégager l’intelligence de l’effort des Papes et des Conciles pour combattre les tentations de trithéisme montrant comment ces tentations conduisent à une diminution de « l’Homme véritable UNI à Dieu Véritable, sans mélange ni confusion, ni séparation. » (Selon la belle formule du Pape Léon Le Grand à Chalcédoine, en 451).

    Le Père Déodat et Tresmontant ont su rendre accessible cette intelligence de la Foi et dégager les points de départ des malentendus.
    Par exemple, on voudrait trop souvent que le Nouveau Testament nomme le Logos « Fils de Dieu », alors que dans ces livres, le seul qui soit nommé « Fils de Dieu », est Jésus, Le Christ.
    Ce que chacun peut vérifier. C’est une assertion inhabituelle, certes, et pourtant, c’est sur cette base que les Papes Denys, Damase, le Concile de Nicée ont refusé de nommer le Logos « Fils de Dieu », comme j’ai cru bon de le raconter dans La question interdite.
    Par la suite, quand l’ensemble des théologiens adoptera ce vocabulaire, les plus grands théologiens, conscients des tentations de trithéisme et d’Apollinarisme vont chercher des solutions pour tenir le strict monothéisme qui est toujours celui de l’Eglise.
    C’est Saint Augustin en Occident et Saint Grégoire de Nazianze en Orient qui attireront l’attention des chrétiens sur l’ambiguïté du mot « persona » (et Hypostase) et inviteront les traduire dans le sens de « Relations ». Saint Thomas d’Aquin confirmera cette interprétation
    et plusieurs Papes en tiendront compte pour répondre à certaines demandes comme la demande d’une fête spécifique pour chacune des Personnes de la Trinité, qu’ils refuseront.

    La méthode de l’enquête, menée par Le Père Déodat et Tresmontant semble tout à fait appropriée à notre époque où les jeunes reçoivent une formation « scientifique » telle qu’ils posent certaines exigences.
    Tant mieux, car la Révélation est en mesure d’y répondre. Elle n’est pas démunie d’indices qui proclament la Gloire de Dieu trois fois Saint, son Amour, son Dessein bienveillant.

    On pourrait en parler des heures !
    J’espère avoir fourni quelques éléments de réponse à votre sympathique question.
    Bien amicalement
    Brunor

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