La Rochelle

Des pierres sur la mer

vendredi 26 février 2021

La tour Saint-Nicolas et la tour de la Chaîne gardent l’entrée du port mythique de La Rochelle et accueillent les marins qui rentrent.
© Agence les conteurs

Comme les navires remontant le courant pour entrer dans la citadelle, le voyageur moderne remonte l’histoire de France en marchant dans les rues de La  Rochelle. Au bord de l’Atlantique, la cité est une invitation au voyage.

Le cri strident des mouettes accompagne le bateau qui rentre au port. Passée la balise Richelieu, La Rochelle est en vue. Le marin doit encore laisser sur sa gauche la magnifique tour de la Lanterne – dernier phare médiéval de la côte atlantique – et traverser l’étroit passage de l’entrée du Vieux-Port. Il est gardé par la tour de la Chaîne et la tour Saint-Nicolas, véritables emblèmes de la ville, situées à quelques mètres l’une de l’autre, sur les deux rives. Depuis le XIVe siècle, ces sentinelles de pierre et d’histoire protègent la cité. À l’origine, La Rochelle est un village de pêcheurs endormi au bord de l’Atlantique. Sa position maritime protégée par des îles en fait une place stratégique. Le village se transforme petit à petit en ville fortifiée flanquée de tours imposantes. La tour Saint-Nicolas est une véritable forteresse militaire.

Les siècles se bousculent

Laissant son embarcation quai Duperré, le navigateur désireux d’aller remercier Dieu pour sa traversée se rend à l’église Saint-Sauveur, qui se dresse non loin de là, quai Maubec. Là, les siècles se bousculent et se superposent, dans l’architecture de cet édifice cher au cœur des Rochelais. S’il ne reste de l’église primitive du XIIe siècle que les fondations, le clocher demeure un témoin fidèle du style gothique flamboyant de la deuxième église datant de la fin du XVe. Au XVIe siècle, La Rochelle devient l’un des principaux foyers du protestantisme en France : on l’appelle «  la petite Genève  ». C’est la prospérité de la ville qui attire les protestants et les fait venir en masse. Durant les premiers temps de la Réforme, dans les années 1530, les ministres des deux cultes s’entendaient et les églises de la ville voyaient prier, selon les heures, «  papistes  » ou huguenots. Mais en 1568, le maire protestant lance la révolte et laisse ses coreligionnaires mettre à sac de nombreux édifices, dont Saint-Sauveur. Treize prêtres sont égorgés et jetés à la mer.

Retrouvez l’intégralité de l’article dans le magazine.

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