Dans l’attente du synode

par Gérard Leclerc

lundi 14 septembre 2015

Notre attention est, à juste titre, focalisée sur les bouleversements qui affectent le Proche-Orient, le bassin méditerranéen, et par voie de conséquence, toute l’Europe. Mais la préparation du second synode sur la famille, qui s’ouvrira le 4 octobre à Rome, n’en demeure pas moins pour les catholiques un sujet de préoccupation qui requiert leur intérêt supérieur ainsi que leur prière fervente. L’avenir de la famille conditionne le sort du monde de demain, alors même que nous nous débattons dans des difficultés, dont nous n’entrevoyons pas la solution, sauf à sombrer dans un relativisme délétère ou un confusionnisme débilitant. Le pape François entend que l’Église, dans son ensemble, prenne en charge le souci miséricordieux d’une humanité souvent loin des exigences évangéliques, mais qu’il est hors de question d’abandonner, comme s’il s’agissait d’une «   massa damnata  » (masse damnée), pour reprendre une expression augustinienne, souvent mal comprise. Le Christ, par son exemple constant et fondamentalement par la rédemption qu’il a accomplie veut que la «  masse humaine  » soit purifiée et plus encore appelée à la sainteté.

Il faut reconnaître que la tâche est particulièrement ardue. Nous sommes, en effet, aux prises avec deux exigences qu’il s’agit d’accorder. D’un côté, il convient de renforcer une pastorale du mariage, qui passe notamment par une pédagogie appropriée et que l’on doit impérativement étendre à l’ensemble du corps ecclésial à partir de ses plus singulières réussites. D’autre part, il faut prendre en considération toutes les situations de rupture avec la doctrine du mariage sacramentel. Il ne faut pas se cacher que le souci pressant de ce que le Pape appelle les périphéries a posé aussi au synode précédent et pose dans les discussions actuelles des questions redoutables, qui ont conduit à des clivages, même entre cardinaux. Celles-ci se sont révélées avec une acuité particulièrement vive, notamment par la publication d’ouvrages qui marquent des distances entre hauts responsables de l’Église. Cela peut rappeler, à certains égards, quelques moments particulièrement délicats lors des mises au point du concile Vatican II. Nous y reviendrons prochainement. Mais, dès maintenant, une mobilisation spirituelle intense s’impose, pour que l’Esprit Saint vienne éclairer la réflexion commune du synode. Qu’une nouvelle crise équivalente à la crise post-conciliaire nous soit évitée. Puisque Louis et Zélie Martin seront canonisés par le Pape en présence de tous les membres du synode, nous pouvons les distinguer comme intercesseurs, en implorant la grâce du Ciel.

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