À Sainte-Anne-d’Auray, la renaissance d’une confrérie - France Catholique
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Le journal de la semaine

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À Sainte-Anne-d’Auray, la renaissance d’une confrérie

Fête de sainte Anne (26 juillet). Après le succès de la Troménie de Sainte-Anne, le diocèse de Vannes relance une confrérie liée à la sainte patronne de la Bretagne.
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La Troménie de sainte Anne avait parcouru 1800 kilomètres.

Il y a un an, les Bretons du Morbihan recevaient à domicile la visite d’une statue de leur patronne et protectrice, sainte Anne, attelée à un cheval de trait. Partie du sanctuaire de Sainte-Anne-d’Auray en mars, de retour chez elle cinq mois plus tard, cette « Troménie de Sainte-Anne » organisée pour les 400 ans des apparitions de la mère de la Vierge Marie, aura parcouru 1 800 kilomètres, visité 300 paroisses et mobilisé 250 bénévoles spécialement formés pour l’opération. Le 25 juillet prochain, en la veille du pèlerinage du Grand Pardon vers Sainte-Anne-d’Auray, l’archiconfrérie de sainte Anne, antique confrérie initiée par la reine Anne d’Autriche, puis élevée au rang d’archiconfrérie au XIXe siècle, sera officiellement relancée.

« Suite logique »

«Fer de lance d’un culte populaire vivant, cette renaissance est la suite logique des trois années jubilaires et de la fervente Troménie organisée en 2025» explique Mgr Raymond Centène, évêque de Vannes. Le prélat breton sera d’ailleurs le premier à «s’enrôler sous la bannière de la Mère de Marie» en signant le registre officiel de la confrérie sortie du sommeil. «Cette entreprise hors norme qu’a été la Troménie a enraciné notre espérance dans la dévotion à sainte Anne, patronne de notre région en reprenant l’esprit des missions paroissiales bretonnes qui jadis parcouraient les campagnes pour raviver la foi. Le réveil de l’archiconfrérie en est la suite logique » analyse Rémi Seigle, superviseur de la Troménie et désormais coordinateur général de la confrérie. Le réveil de l’antique famille des amis de sainte Anne capitalise sur le réseau local de chrétiens actifs constitué pour la Troménie et convertit ce maillage local en «force missionnaire permanente». Ouverte à tous, cette confrérie entend favoriser le rayonnement de la dévotion à sainte Anne en venant une fois par an en pèlerinage avec messe et confession, si possible à Sainte-Anne-d’Auray, sinon dans toute autre chapelle ou sanctuaire qui lui sont dédiés.

Transmettre la dévotion

Les fidèles qui la rejoignent s’engagent à prier chaque jour, à pratiquer régulièrement les œuvres de miséricorde spirituelles et corporelles à l’échelle de sa paroisse. Parmi eux, Kevin, un jeune baptisé de 24 ans :  «C’est ici, à Sainte-Anne-d’Auray, que j’ai appris que sainte Anne était la grand-mère de Jésus. En devenant membre de sa confrérie, je veux me mettre sous sa protection et lui demander de me guider pour trouver la volonté du Christ dans ma vie.» Même flamme chez Loïk, 69 ans : «J’ai vu les retrouvailles poignantes entre sainte Anne et nos aînés quand la statue entrait dans les EHPAD pendant la Troménie. Je souhaite transmettre cette dévotion à la relève.» Nouvellement saintannois, Antoine et Myriam, 35 et 30 ans, participaient en mars dernier à la réunion d’information sur la confrérie. Les jeunes parents souhaitent «placer leur famille sous la tendresse d’un modèle de sainteté quotidien. Nos familles vivent loin. Nous sommes heureux d’offrir à nos enfants des « grands-parents adoptifs » et d’impliquer notre foyer dans l’évangélisation.» Pour écrire cette nouvelle page de son histoire, le sanctuaire de Sainte-Anne-d’Auray dépoussière d’imposants registres reliés de cuir. La nouvelle génération s’apprête à rejoindre les près de 80 000 noms qui y sont inscrits depuis 1641.