« Susciter l’attrait pour la vérité » : l’appel de Léon XIV aux écrivains - France Catholique
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Le journal de la semaine

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« Susciter l’attrait pour la vérité » : l’appel de Léon XIV aux écrivains

À l’occasion du centenaire de la Libreria Editrice Vaticana, la maison d’édition du Saint-Siège, le pape Léon XIV a reçu en audience, ce mercredi 24 juin, des auteurs venus des quatre coins du monde. Il insiste sur l’importance de leur mission : celle de dévoiler la vérité et de la transmettre.
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© Antoine Mekary / Godong

La Librairie éditrice vaticane célébrait ce 24 juin le centenaire de sa fondation par le pape Pie XI en 1926. A cette occasion, le Vatican a organisé une rencontre entre le Saint-Père et des écrivains du monde entier. Avec cinq auteurs français parmi la trentaine d’invités, dont le franco-belge Éric-Emmanuel Schmitt, la France est la troisième nation la plus représentée, derrière l’Italie et les États-Unis.

Après avoir souhaité la bienvenue aux écrivains présents qu’il a qualifié de « maîtres et de modèles d’une forme d’expression humaine », le pape a articulé son discours en trois parties, chacune conférant à l’écriture une dimension particulière.

« Un acte de vérité et un geste d’humanité »

« Écrire est un acte de vérité, un acte de dévoilement ». Léon XIV assure dans un premier temps que l’écrivain a la possibilité de « susciter l’attrait pour la vérité ». Étant lui-même attiré par elle, il a la capacité – et même le devoir – de la transmettre. « La vérité n’est pas un territoire à défendre, mais un bien à partager » affirme le Souverain Pontife, en citant son encyclique Magnificat Humanitas. « Écrire est aussi un geste d’humanité »  a-t-il également expliqué, reprenant ici la lettre du pape François « sur l’importance de la littérature dans la formation », publiée durant l’été 2024, en affirmant que les œuvres littéraires embrassent l’ensemble de l’expérience humaine, tout en permettant au lecteur de « voir à travers les yeux des autres », comme le relevait l’écrivain britannique C. S. Lewis. En cela, l’écriture active « le pouvoir empathique de l’imagination » sans lequel il n’y a « ni solidarité, ni partage, ni compassion, ni miséricorde ».

« Celui qui lit vit de nombreuses vies en plus de la sienne » et a ainsi la possibilité de « composer le visage de cette vérité qui nous dépasse toujours » assure le pape. L’écrivain se fait alors passeur de vérité, en « éduquant le regard et en élargissant les horizons » du lecteur.

« Écrire a quelque chose à voir avec Dieu »

Après avoir développé la dimension fraternelle et missionnaire de l’auteur, Léon XIV affirme, en citant le cardinal Timothy Radcliff, que l’écriture « a également quelque chose à voir avec Dieu ». La littérature en tentant de répondre « aux questions fondamentales de notre existence » nous aide en effet « à comprendre le Christ, qui est le plus humain d’entre nous ». Si elle est bien menée, l’écriture peut « devenir un lieu où se révèlent les questions essentielles qui habitent le cœur de chacun et où se laisse entrevoir le mystère de Dieu à l’œuvre dans l’histoire humaine ».

À l’instar de Paul VI quelques décennies plus tôt, Léon XIV a achevé son discours en réaffirmant le rôle essentiel des auteurs : « Nous avons besoin de vous pour créer des espaces de liberté et d’authenticité, dans lesquels la grâce divine puisse faire résonner une promesse de consolation et de paix. » Servir la vérité, l’humanité et l’espérance : telle est l’invitation que le pape lance aux écrivains.