Lors de son voyage en Afrique, le Pape François s’est affirmé plus que jamais comme un grand témoin de la paix en cette période de violence internationale. Hier en Centrafrique, dans un pays très menacé par des affrontements intercommunautaires, il s’est rendu à la mosquée de Bangui et a appelé chrétiens et musulmans à se montrer conscients qu’ils sont « frères » et à « dire non à la vengeance, à la violence et à la haine ». La présidente de la République centrafricaine a salué cette visite du Saint-Père comme « une victoire de la foi sur la peur, sur l’incrédulité ».
Samedi en Ouganda, le Pape a rendu hommage aux 45 martyrs chrétiens du XIXème siècle devant 200.000 pèlerins, voyant en eux le symbole d’un « œcuménisme du sang ». La veille au Kenya, il avait lancé un appel à la justice sociale dans un vaste bidonville de Nairobi, dénonçant « de nouvelles formes de colonialisme » qui marginalisent le continent africain. Cependant, dans la logique de sa grande encyclique écologique de respect de la vie et de la nature « Laudato Si », le Saint-Père avait appelé de ses vœux des suites concrètes à la conférence internationale Cop 21 organisée à Paris sur le climat de la planète.
Denis LENSEL
Pour aller plus loin :
- Le défi du développement des peuples et le pacte de Marrakech - la fuite en avant des Nations Unies
- Comme une eau limpide - « SOIF DE PAIX. Religions et Cultures en dialogue » Assise, 18-20 septembre 2016
- Le Pape François et Obama pour une paix fondée sur la justice
- Avent à Bangui
- Guerrier de la justice sociale: Critique de “Le pape François”
