25 août : fête de Saint Louis - France Catholique
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Le journal de la semaine

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25 août : fête de Saint Louis

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La Seine-et-Marne est un département riche en patrimoine artistique, et notamment en patrimoine à caractère spirituel. A Meaux, une ville qui a su garder beaucoup de cachet, le palais épiscopal, celui de Bossuet, abrite une collection de peintures religieuses (et profanes) très impressionnante grâce à plusieurs legs et qui mérite une longue visite. La belle collégiale de Champeaux accueille un des plus prestigieux festivals de musique d’Ile-de-France et un centre d’Art Sacré fondés par notre ami Michel Vauthrin. Mais, en ce 25 août, fête de Saint Louis, nous voudrions vous faire découvrir une relique d’un prix tout particulier. La ville de Melun, si défigurée par un urbanisme « de reconstruction » qui a duré jusque dans les années 80, n’a qu’un très pauvre musée municipal dont le bâtiment est déshonoré par une aile style « gymnase de C.E.S. ». En revanche son église Saint-Aspais, (relativement) rescapée des bombardements de 1944, a le privilège insigne de présenter dans une chapelle latérale le Cilice de Saint Louis, c’est-à-dire la sous-chemise de crin que le roi portait en signe de pénitence. C’est même celle qu’il portait le jour de sa mort… Ce témoignage des mortifications que s’imposait son grand-père, c’est Philippe le Bel qui l’offrit à l’abbaye du Lys (dont seules subsistent quelques ruines romantiques au milieux des « HLM » à Dammarie-les-Lys…) fondée en 1244 par Blanche de Castille. Lors de la Révolution, un officier municipal cacha la relique au péril de sa vie. Il s’appelait Monsieur Foix et deviendra juge dans sa ville de Melun. En 1820, elle fut rendue à la ferveur des catholiques, et notamment d’anciennes sœurs de Notre-Dame du Lys qui s’écrièrent, en la reconnaissant : « C’est la haire de Saint Louis ». Mais pourquoi fallut-il que le précieux vêtement fût alors découpé en morceaux ? Une moitié pour Melun, une autre pour Meaux, qui découpa à son tour son morceau pour faire un présent à la paroisse de Dammarie. Il fallut attendre 1968 où, en prévision du septième centenaire de la mort de Saint Louis (25 août 1270) et d’une exposition sur « La France de Saint Louis » 1 on décida de rassembler les trois morceaux du Cilice. Mais c’est seulement en 1991 que, grâce au concours « Monuments en péril » du Pèlerin magazine et à une subvention des Monuments historiques, on put lancer les travaux de restauration qui ont permis de recoudre les trois morceaux et de présenter le Cilice de manière permanente dans une vitrine en verre feuilleté anti-UV posée sur un meuble en bois commandé à cet effet. D’autres aménagements sont prévus pour mettre en valeur ce saint objet mais, tel qu’il est présenté, il mérite déjà amplement le déplacement et le pèlerinage à Saint-Aspais de Melun. 2 Frédéric Aimard photos jointes © France Catholique

Documents joints

  1. au Palais de justice, Salle des gens d’armes du Palais, Paris, octobre 1970-janvier 1971, catalogue par Jean-Pierre Babelon, avec la collaboration de François Avril, Jean Lafond, Edmond Pognon, Jacques Thirion, etc, Paris, Archives nationales, 1970.
  2. A ceux qui voudraient organiser une agréable journée culturelle pour leurs amis ou leur famille, nous recommandons d’aller faire un tour à Barbizon qui n’est pas très loin et où on peut voir au musée départemental de l’auberge Ganne, le sensationnel documentaire de notre autre ami Jean-Michel Mahenc (celui des « opéras d’images » à Notre-Dame et Fourvière notamment) sur les peintres de Barbizon, et aussi de prévoir une visite à Blandy-les-Tours, tout près du château de Vaux-le-Vicomte. Le Conseil général y a restauré, avec beaucoup d’audace et de réussite, une très grande forteresse médiévale qui fait rêver tous les amoureux du Moyen Age.