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Rome déserte

par Robert Royal - 6 mars 2013

mercredi 6 mars 2013

Le Conclave : Robert, soyez le bienvenu pour votre commentaire quotidien.

Bob Royal vient d’arriver à Rome pour commencer à travailler avec Raymond Arroyo et l’équipe de "EWTN" [NDT : chaîne mondiale de télévision catholique] pour nous donner toutes les informations souhaitables sur l’interreigne et le conclave (quand il débutera) qui désignera le nouveau pape. Le premier compte-rendu de Bob (voir ci-après "Rome déserte") sera suivi d’informations quotidiennes, le conclave débutant, espérons-le, lundi prochain 11 mars. Les traductions paraîtront chaque jour sur notre site, et EWTN diffusera les commentaires de M. Arroyo, du Dr. Royal, et du Père Gerald Murray.


Quelle étrange saison pour un Conclave ! Paradoxalement, il n’y a personne. En dépit de l’annonce de plus de 4000 journalistes accrédités pour couvrir l’évènement, les rues, les restaurants, les cafés sont quasi-vides — un véritable mois d’août Italien, quand tous les Romains sont partis en vacances.

Il y a sans doute de bonnes raisons à ce phénomène de vide. Le pape n’est pas mort, il n’y a pas de corps devant qui s’incliner. Il n’y a pas non plus de pape dans le Palais Apostolique pour recevoir des visites, ni d’audience générale du Mercredi, ni d’Angelus du Dimanche. Et on ne sait pas bien quand débutera le Conclave. Les touristes eux-mêmes ont perdu leurs principales envies de venir à Rome.

Raymond Arroyo, mon co-équipier à EWTN pour la couverture de l’événement, me dit bien voir la différence avec 2005. À cette occasion, une chaîne comme CNN avait soixante-dix producteurs, plusieurs présentateurs-présentatrices, et nombre de consultants. Aujourd’hui un producteur, un présentateur-vedette venu spécialement, et un consultant, John L. Allen — sans doute le meilleur expert de langue anglaise sur les questions vaticanes.

Quel contraste !

Avant d’avoir constaté le désert de Rome, ville-fantôme, j’imaginais que la presse — qui doit maintenant occuper des heures d’antenne et balancer des milliers de milliards de pixels sur Internet — faisait simplement la preuve de son ignorance habituelle quant aux questions catholiques, religieuses. Je pense maintenant que c’est pire. Imaginez de grands organismes d’information avec un personnel soucieux de se faire un nom dans le journalisme et se trouvant dans le désert de Rome — et avec la tâche incontournable de trouver coûte que coûte des informations valables.

Il vous faudra bien, j’en ai peur, trouver quelque chose d’assez croustillant, et en même temps familier aux lecteurs Américains, pour retenir leur attention. Sexe et scandales, même plus trop récent, et sans preuves. Pour certains, un grand écart se creusera entre traditionalistes, les uns souhaitant une poursuite de la réforme liturgique, les autres y étant hostiles. Essayez de faire avaler ce sujet tout cru à votre producteur, acceptera-t-il de le publier ?

Alors, un bon conseil. Essayez de faire la part des choses en voyant ce qui se passe à Rome, et d’en saisir la signification devant les 2000 ans de tradition Catholique. La plupart des sujets abordés ne présentera d’intérêt que pour la population des médias et de ceux qu’ils croient être dans leur sillage. L’opinion de Dieu pourrait bien être totalement différente.

Ce mercredi nous assisterons à une conférence de presse à la "Presse d’Amérique du Nord" et nous diffuserons une émission en fin d’après-midi.

Je serai avec Raymond, le Père Gerald Murray (de New York) et le Père Roger Landry (Massachusetts). Nous avons déjà eu de bonnes discussions hors antenne. Si vous le pouvez, regardez EWTN.

Sources :

http://www.thecatholicthing.org/dai...

http://www.thecatholicthing.org/dai...

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