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Traduit par Antonia

La « perfection » de Mahomet

Par Howard Kainz

vendredi 16 janvier 2015


Les événements qui se sont récemment produits à Paris sont vraiment attristants. Le magazine satirique, Charlie Hebdo, est allé trop loin, comme c’est souvent le cas de la satire, dans sa critique du christianisme, du judaïsme, de l’islam et des autres religions. Mais les caricatures de Mahomet sont, bien sûr, interdites dans le monde entier, et douze collaborateurs du magazine ont payé de leur vie ce franchissement de la ligne rouge.

Bien que parfois utile pour dégonfler l’ego de politiciens, célébrités et autres personnages trop imbus d’eux-mêmes, la satire n’est pas le meilleur moyen de faire passer des informations, en particulier en ce qui concerne un personnage comme Mahomet dont nous savons si peu de choses. Comme je l’ai mentionné dans un précédent article, le meilleur antidote contre cette ignorance populaire alarmante des faits et gestes du Prophète pourrait être un film retraçant les principales étapes de sa vie.

Mais qu’il s’agisse d’une biographie ou d’un film, il est important de connaître la « vérité » sur le « saint prophète » de l’islam. Les faits bruts peuvent constituer un exposé plus choquant que leur interprétation satirique. Si votre conception du « prophète » est tirée de l’Ancien Testament, les détails suivants vous refroidiront.

- Se réclamant d’une révélation faite par l’ange Gabriel, Mahomet fonda à La Mecque une religion monothéiste, avec quelques concessions pragmatiques au polythéisme qui furent plus tard attribuées à Satan (les « versets sataniques »).

- Après quelques succès très mitigés à La Mecque, où il se heurta à l’opposition de quelques tribus, il s’enfuit à Médine (en 622, l’année de l’Hégire) et acquit une grande influence qui lui permit de propager avec succès sa religion. Mais d’après une biographie publiée en 1985, Vingt-Trois Ans, d’Ali Dachti, sa personnalité se transforma à ce moment-là : « Après son installation à Médine, il se mua en guerrier implacable, déterminé à imposer sa religion par l’épée et à fonder un Etat au prix de machinations. Le Messie devint un David. Un homme qui avait vécu pendant plus de vingt ans avec une épouse se découvrit un goût immodéré pour les femmes ».

- Il acquit de grandes richesses en se livrant au banditisme qui pouvait être considéré comme « une profession courante » à l’époque. Les tribus arabes effectuaient des razzias pour voler des chameaux ; et après avoir combiné leurs forces, elles furent en mesure de conquérir davantage de territoires et se de procurer davantage de butin et de belles proies féminines.

- Ses appels à la conversion à l’islam se heurtant à une opposition considérable, Mahomet est pressé par Allah, dans l’ensemble du Coran, de tuer ou de soumettre les Juifs, les chrétiens et tous les infidèles (voir surtout les sourates II,III, IV, V, VIII, IX, XVII, XXXIII, XLVII, XLVIII et LXIX). C’était une époque de violence. D’après Daniel Pipes, Mahomet participa personnellement à soixante-dix-huit batailles, dont une seule (la Bataille du Fossé) fut défensive. Il devint un seigneur de guerre ne remportant que des succès. Le Coran stipule qu’un cinquième du butin acquis grâce aux razzias et aux batailles doit revenir à Mahomet.

- Mahomet conclut à l’occasion quelques traités, mais ceux-ci étaient fragiles. Le droit de conclure des traités pour gagner un avantage temporaire et de les violer quand les musulmans reprennent le dessus porte le nom de Houdaybiya (celui de la trêve de dix ans conclu avec les Mecquois et rompu au bout de deux ans pendant le mois sacré du Ramadan). Ce droit est confirmé dans la sourate II, 217, où Allah assure Mahomet que le refus des impies de La Mecque de se convertir à l’islam est une transgression pire que la rupture de son traité avec eux.

- Mahomet ne tolérait aucune opposition ou différence d’opinion. La poétesse Asma Bint Marwan, le poète Kab ibn al-Ashraf et deux autres poètes furent exécutés pour l’avoir critiqué. Pour venger un enlèvement, il envoya son fils adoptif Zayd qui attacha une femme, membre du gang coupable, entre deux chameaux qui la démembrèrent. Vers la fin de la vie du Prophète, la tribu juive Quraychite se montra particulièrement résistante. Les forces de Mahomet ripostèrent en décapitant 600 à 800 hommes devant leurs femmes et enfants et en violant ensuite les veuves. Mahomet mit la nuit même dans son lit une de ces jeunes veuves, Rayhana. Elle refusa de devenir son épouse et il la garda comme concubine.

- Le harem de Mahomet était extrêmement diversifié. Alors que les autres musulmans n’avaient droit qu’à quatre épouses (sans compter les esclaves), Mahomet avait, lui, reçu d’Allah le privilège d’avoir un nombre illimité d’épouses (XXXIII, 50).

- Au nombre de ses quinze épouses figurait sa belle-fille, Zaineb (Zayd avait divorcé pour faire plaisir au Prophète – un arrangement approuvé par Allah lui-même dans la sourate XXXIII, 37-38) ; une juive de dix-sept ans, Safiya, dont le mari venait d’être décapité pour n’avoir pas révélé l’emplacement de son trésor à Mahomet ; et sa favorite, Aïcha, qu’il épousa quand elle avait six ans, consommant le mariage quand elle en eut neuf. Outre ces épouses « légitimes », une esclave égyptienne, Maria, causa des protestations temporaires à cause de ses rendez-vous nocturnes avec Mahomet, jusqu’à ce qu’Allah rassure les épouses dans la sourate LXVI, 1-3.

Après la mort de Mahomet, ses disciples continuèrent à propager la foi par la conquête et l’occupation de pays d’Asie, du Moyen-Orient et de la Méditerranée (Espagne, Portugal, Grèce, Sicile, Serbie, Hongrie, Roumanie et Bulgarie).

Evidemment, Mahomet et l’islam comportent aussi des aspects moins controversés. Mais puisque Mahomet est considéré par les fidèles musulmans comme l’épitomé de toutes les perfections (al-Insan al-Kamil), le modèle parfait à imiter, on peut facilement concevoir les graves difficultés auxquelles se heurtent à notre époque les pieux musulmans, jeunes et vieux, pour imiter ce genre de vie !

Parce que le monde occidental où les musulmans sont minoritaires les a largement dépassés sur les plans de la technologie et de l’armement, ces derniers ont dû adapter leurs méthodes de soumission des infidèles – en recourant à la guérilla, aux massacres et aux décapitations etc.

Et imiter la vie sexuelle de Mahomet est d’une difficulté insurmontable, les chiffres parlent d’eux-mêmes. Car si de grands nombres de musulmans très pieux ont beaucoup d’épouses, il y aura pénurie de femmes remplissant les conditions requises ; et avec l’interdiction légale de l’esclavage, il est presque impossible de trouver des esclaves sexuelles appropriées dans la plupart des pays (à l’exception de quelques endroits en Afrique, Egypte, Syrie etc.).

Il n’est donc pas surprenant que certains « extrémistes », aiguillonnés par la promesse de multiples escapades sexuelles dans le paradis musulman faite par le Coran aux « martyrs » aient recours à la violence suicidaire, surtout dans des sociétés séculières qui ne respectent guère Mahomet. Mais ce ne sont là que des tentatives peu judicieuses d’imiter la « perfection » du Prophète.

Le 13 janvier 2015

Illustration : Quand les images étaient permises : Mahomet et l’ange Gabriel par Rachid-al-Din Hamadani (vers 1300)

Howard Kainz est professeur émérite de philosophie de l’Université Marquette. Ses dernières publications sont : Natural Law : an Introduction and Reexamination (2004), Five Metaphysical Paradoxes (The 2006 Marquette Aquinas Lecture), The Philosophy of Human Nature (2008) et The Existence of God and the Faith-Instinct (2010).

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13 Messages de forum

  • 19 janvier 2015 17:46, par ENDYMION

    J’ai toujours été frappé par la similitude des parcours de Mahomet et de Joseph Smith, le fondateur des Mormons.
    On rencontre un ange, il vous laisse un livre sacré qui explique que les autres sont mensongers. Et au passage, on ramasse de l’argent et des femmes.
    Il y a aussi un côté Raël.
    D’accord, je ne suis pas du tout politiquement correct mais il ne me semble que je dépasse le cadre de la liberté d’expression.
    Et si un musulman se sent insulté parce que je compare Mahomet à Joseph Smith ou à Raël, un Mormon ou un Raëlien pourra se sentir vexé que la comparaison soit mal ressentie par un musulman.
    On les laisse se débrouiller entre eux ?

    • La « perfection » de Mahomet 19 janvier 2015 22:59, par Gemayel

      réf. : message du 19 janvier 17:46

      Cette forme de comparaison peut se défendre. Ne vous inquiétez pas du tout de "dépasser le cadre de la liberté d’expression" puisqu’on ne fait que nous répéter, depuis tant et tant de jours, qu’il n’y a aucune, mais alors aucune limite, donc aucun "cadre" à ce qui est appelé la liberté d’expression. N’est-ce pas ?

      A qui posez-vous la question : "On les laisse se débrouiller entre eux ?" ? Si je devais répondre, (question-piège ?) j’avancerais que, peut-être, la manière dont cette comparaison aura été formulée, ainsi que son utilité, son but et le contexte pourraient être
      dans une large mesure comme responsables, ou plus exactement, à l’origine de la" qualité" de l’éventuelle réaction de l’un et de l’autre.

      Quant à "On les laisse se débrouiller ?", difficile, à mon niveau, de trouver la bonne solution, mais je me risque à essayer, comme vous, par comparaison :

      - si par une expression quelle qu’elle soit, et en entrevoyant la possibilité qu’elle pourrait être comme une étincelle qui risquerait de mettre le feu à la maison, que je voie le feu arriver et que je ré-utilise encore et encore cette expression, je ne pourrais, en toute conscience, que me définir comme, tout de même quelque peu responsable de l’émergence de l’incendie qui arrive.

      - A ce stade, je me dois d’arrêter d’abuser de ladite "liberté d’expression", participant ainsi, disons par omission, à éteindre l’incendie à son début. Dans le cas contraire, c’est que j’aurais fait preuve d’une totale inconscience ou pire, d’une démarche supplémentaire, gratuite, donc inutile voir même dangereuse. D’aucuns pourraient me rétorquer (comme j’ai entendu quelqu’un le formuler à la télé) que "l’auto-censure est la pire des chose". En ce qui me concerne, j’anticiperais en répondant qu’il ne s’agit pas d’auto-censure, dans ce cas, mais de simple bon sens et de prudence. Serait-ce que parce que, conduisant mon auto, d’après le code de la route, j’aie la priorité, vais-je l’utiliser et foncer quand même sur une autre voiture qui ne l’aura pas respectée et risquer un accident, même mortel ?

      Le vrai courage, d’après moi, n’est pas d’entrer en guerre contre un ennemi (réel ou supposé), mais de faire tout ce qu’il faut et avec toutes les garanties possibles pour éviter la guerre. Et pas seulement pour moi, mais pour toute ma famille.

      Quant à la question de "de les laisser ou pas se débrouiller entre eux ?", j’avoue avoir du mal à la comprendre. Pourquoi "entre eux" ? Ce ne sont pas eux qui ont "exprimé" quoi que ce soit, eux, ils auront fait, chacun, l’objet d’une comparaison. La vraie question serait, il me semble : que faire si, l’un et l’autre, n’ayant pas admis, et pas compris ma comparaison parce que de culture différente, et se sentant offensés, répondent à coups de mitrailleuse à mes coups de plume, de clavier, de crayon ou de mots ?

      - in fine, le meilleur souhait (ou rêve) est que le Mormon et Raël fassent comme s’ils n’avaient rien vu ni rien entendu. Mais pourrais-je exiger des autres ce que moi-même n’aie pu ou voulu ignorer ?

      • La « perfection » de Mahomet 20 janvier 2015 10:55, par ENDYMION

        Le "se débrouiller entre eux" se voulait un trait d’humour, manifestement raté.
        Je voulais dire qu’il vaut mieux ne pas de mêler des susceptibilités.
        Susceptibilité seulement ? Oui. Car vous parlez d’étincelle qui allume l’incendie. L’incendie est manifestement là et je préfère ce terme à celui de "guerre" qui a été un peu trop facilement utilisé.
        Le seul moyen de traiter les problèmes est de les identifier. Ce qui suppose la sincérité, la vérité, dût-elle vexer et provoquer les susceptibilités.
        Le mormonisme n’est qu’une religion secondaire et le raëlisme ne survivra probablement pas à son fondateur donc ils sont peu signifiants.
        Mais l’Islam, religion confirmée, n’est pas à l’abri de toute critique. Et là où chrétiens et juifs ont déjà fait une analyse historico-critique des textes qui leur a permis, sauf fondamentalistes irréductibles, de s’en tenir à l’esprit des textes plutôt qu’à la lettre, il reste aux musulmans à s’interroger sur l’élaboration de leur Livre Saint et sur l’histoire de la fondation de l’Islam. Et cette vérité peut contrarier, elle n’en demeure pas moins.
        Mais de manière moins objective, je crois, et je serais ravi qu’on me démontre le contraire, que l’Islam, même ramené à l’esprit, n’apporte pas grand-chose à la connaissance de Dieu, au salut des hommes, à la métaphysique et à l’éthique. Bref qu’il est fondé sur l’action d’un précurseur brillant du marketing intellectuel.
        Si on n’a pas le courage d’émettre une idée et de prendre le risque de l’erreur, on n’a aucune de se voir détromper et de progresser. Je prends ce risque.

        • La « perfection » de Mahomet 20 janvier 2015 17:42, par Gemayel

          Réf. : message du 20 janvier 10:55

          - Un sincère mea culpa pour n’avoir pas saisi la subtilité du "trait d’humour" indiqué.

          - Je respecte le choix de l’auteur du message du terme "incendie" à celui de ""guerre", en affirmant toutefois qu’un incendie pourrait déboucher sur des guerres et que des guerres peuvent largement être causes d’incendies ravageurs. Je n’ai pas vocation à jouer sur des mots.

          - N’ayant pas de notions très approfondies de théologie et étant très loin d’être un exégète, tout en confirmant que l’Islam s’arrête à la lettre au détriment de l’esprit, je me dois de partager quelques éléments dont j’ai connaissance : en dépit des apparences, il y a du bon très bon travail entrepris par des spécialistes musulmans de l’Islam pour compléter ce qui est déjà fait depuis longtemps par une des factions de cette religion (ou doctrine, au choix) à savoir : une relecture du Coran dans le but de parvenir à une interprétation du contenu de celui-ci. Tout le monde le sait, ou pas, mais l’Islam wahhabite est celui de l’exécution de la loi pure et simple, c’est celui pratiqué par l’Arabie Saoudite, ami des USA et de l’Occident, alors qu’il existe l’Islam qui continue d’entreprendre relecture et interprétation du Livre. Ceci dit, sous toutes réserves, et laissant le champ libre à d’éventuels contradicteurs.

          - En m’abstenant d’affirmer quoi que ce soit, je peux néanmoins user de la prière pour faire de la place au travail de Dieu pour le respect entre les peuples, et pour que les actions entreprises dans ce sens, loin de s’arrêter, continuent sans relâche et sous Son regard
          miséricordieux.

          • La « perfection » de Mahomet 21 janvier 2015 12:54, par ENDYMION

            Votre réponse très claire me permet d’y répondre point par point

            1/ pas de souci, le trait d’humour était raté, vous n’êtes donc pas fautif

            2/ c’est vous qui avez utilisé le terme d’incendie, terme que j’ai considéré comme plus approprié que guerre

            3/ vous avez raison, mais malheureusement l’Islam wahabite est le plus "missionnaire" actuellement et des Islams, puisqu’il faut dire "les Islams", plus ouverts, tels que le soufisme, sont combattus par les dits wahabites. Il faudra du temps. Et comme vous l’avez bien noté, l’Arabie Saoudite bénéficie de fait du soutien économique et géopolitique de l’Occident. Ne pas oublier qu’à chaque litre d’essence consommé, on finance un peu ces pays qui soutiennent le djihad.

            4/ je suis d’accord avec vous et je pratique la prière autant que je le peux. Mais je peux prier pour mes frères musulmans sans prier pour l’Islam. Ne confondons pas les hommes, tous d’égale dignité, et leurs idées qui sont discutables, c’est-à-dire toutes soumises en droit à la possibilité d’une discussion. Critiquer l’Islam, sans l’insulter, n’est pas un manque de respect. Je crois même que c’est une preuve de respect que de contester l’idée de quelqu’un, cela signifie qu’on le croit capable de dialogue. Sinon, on en vient à la position de Michel Audiard : "je ne parle pas aux c..., ça les instruit". Le trait d’humour est ici explicite et, ce qui n’est pas exclusif, pédagogique je crois.

            Bien à vous

            • La « perfection » de Mahomet 22 janvier 2015 11:07, par Gemayel

              réf. : message du 21 janvier 12:54

              Tout en ayant bien pris note de votre message ci-dessus qui contient des vérités et aussi des interprétations, je m’en vais vous faire une petite confidence, vous me le pardonnerez svp, car hors-sujet :

              il me semble, mais soit dit sous toute réserve de me tromper, que ce qui vous aura paru le plus, disons, désagréable dans mon comportement, ce n’est pas tellement ce que j’aie pu avancer seulement sous le titre de "la perfection de Mahomet", mais ma réponse, sous une autre rubrique, concernant les messes latines qui seront dites en arabe, souvenez-vous en : là où vous vous inquiétiez sur le sort qui attendrait les "apostats", et le fait que je vous aie tranquilisé à ce
              à ce sujet.

              Bien à vous.

              • La « perfection » de Mahomet 29 janvier 2015 18:50, par ENDYMION

                Je vous prie d’abord d’excuser ma réponse tardive.
                Mais je tenais à préciser deux choses.
                D’une part, votre comportement ne m’avait en rien paru désagréable.
                D’autre part, je me rappelle bien la réponse dans l’autre fil, je ne l’avais pas plus trouvée désagréable et enfin je n’avais pas remarqué qu’il s’agissait du même interlocuteur.
                Je vais donc être officiellement désagréable (je plaisante) : ne seriez-vous pas d’un naturel soupçonneux ?
                Et pour conclure, j’aimerais que vous le détailliez ce que vous appelez mes interprétations. Je préfère parler d’idées, même erronées, que d’états d’âme, réels ou en l’occurrence imaginaires.

                • La « perfection » de Mahomet 7 février 2015 12:50, par Gemayel

                  réf. : message du 22 janvier 18:50

                  En vous priant d’excuser le retard à répondre à votre message ci-dessus, je tiens tout d’abord à vous assurer que je ne vous ai jamais trouvé "désagréable" comme vous dites, car à chacun son style tant qu’il se limite au respect d’autrui, ce qui est le cas ; d’autre part, pour répondre à votre question de savoir si je ne serais pas "d’un naturel soupçonneux ?", ma réponse, même tardive, vu des circonstances indépendantes de ma volonté, est certainement "Non". Je ne suis pas d’un "naturel soupçonneux", et pour vous répondre en toute conscience, je réfléchis (peut-être un peu trop) à ce que j’ai souvent sous les yeux, tout aussi bien à ce qu’il me faut répondre, si je l’estime nécessaire. Il y a, vous en conviendrez peut-être, une différence entre être, comme vous dites "soupçonneux" et prudent, car la précipitation peut engendrer des conflits et il y en a assez comme cela de par notre vaste monde.

                  D’accord avec vous de nous entretenir d’idées que d’états d’âme dont on n’aurait que faire car relevant de subjectivité personnelle ne menant à rien.

                  Je pense, mais vous restez libre de me corriger ou pas, que vous êtes de ceux qui, en toute sincérité, expriment leurs opinions et qui, plus important, acceptent de prendre en considération celles des autres quitte à y apporter des ajustements. L’espérance, comme je l’écrivais ailleurs, et le chemin de ceux qui croient en l’homme, et l’oeuvre de Dieu, il me semble, sauf erreur, même si elle est souvent invisible à nos yeux de chair, est en marche. Les "apostats" pullulent, je le répète et, puis-je vous le confier, ils sont d’une fidélité et d’une confiance qui devancent parfois de loin celles des baptisés d’’office" . Ils ont eu un parcours différent, et leur approche de Jésus est un témoignage que, personnellement, je leur envie (même si l’envie est un des sept péchés capitaux) mais prendre svp cette expression comme : ils sont plus dignes que moi.

                  Merci.

  • 21 janvier 2015 21:33, par Hervé de Tréglodé

    Pourquoi donc France Catholique publie-t-il à nouveau un article partial et agressif de "The Catholic Thing" ? L’auteur y parle à l’évidence d’un sujet qu’il ne maîtrise pas. Son ignorance est à l’aulne de son intempérance d’esprit, tant au plan historique qu’au plan religieux. Tout est déformé, transformé, défiguré, faussé. Là où chroniqueurs, exégètes et historiens ont mis au jour les plus grands doutes (par exemple dans l’affaire du supplice par écartèlement entre deux chameaux), H. Kainz assène sa vérité sans prudence. Il est vrai qu’il ne goûte guère la recherche scientifique, comme il l’a montré en soutenant les anti-darwiniens... Sait-il qu’il serait aisé d’écrire un document aussi malhonnête sur la Bible, où les combats, trahisons et haines sont innombrables (relisez par exemple le chapitre 13 du Deutéronome) ? L’auteur ne craint pas de s’appuyer sur un certain Daniel Pipes, pamphlétaire et va-t-en-guerre américain envers tout ce qui regarde le Proche-Orient musulman, celui-là même qui affirma plusieurs fois que Barack Obama était musulman pratiquant ! Le paragraphe sur les méthodes ô combien cruelles ("guerilla, massacres et décapitations") dont userait actuellement tout musulman, je dis bien tout musulman, pour convertir en tous lieux aurait dû, à lui seul, faire rejeter d’un coup le texte.

    Pourquoi donc une telle publication ? Ce sont des articles chrétiens que je veux lire et commenter. Rédigés par des auteurs qui ne croient qu’en la vérité, celle de l’esprit et du cœur. Or, si l’on n’ouvre pas les yeux, d’autres articles aussi éloignés du christianisme par leur violence seront ici traduits et publiés. L’ignorance est un défaut corrigible. Mais la violence est le plus grand des maux humains. Elle commence avec les fausses idées qui blessent les consciences et les vérités ; elle se termine parfois avec les vrais actes qui déchirent les concordes et les chairs.

    • La « perfection » de The Catholic Thing 22 janvier 2015 07:16, par kainzh

      The narrative about the camel (chameau) is found in the "History" of Tabari (v. IV), who quotes from Ibn Ishaq. Daniel Pipes’ summary of the battles (or raids) has as it source Ibn Ishaq and other early biographers respected by most Muslims.

      • La « perfection » de The Catholic Thing 22 janvier 2015 15:29, par Hervé de Tréglodé

        About the said story, go and read for instance "The Story of Umm Qirfa" from WikiIslam. And you will understand truth is not so easy to find out. When looking at so different accounts, a trained historian moves forward very cautiously.

    • La « perfection » de The Catholic Thing 22 janvier 2015 10:54, par Gemayel

      réf. : message du 21 janvier 21:33

      Tout en comprenant votre indignation, et étant en grande partie d’accord avec certaines de vos remarques, j’avoue que le fait de nous mettre sous les yeux des articles de cette veine tirés de "The Catholic Thing" ont cet avantage de donner à certains, sur ce forum, de réfléchir, de peser le pour et le contre, et de réagir. C’est un côté positif, et il serait intéressant que les diverses interventions dans cet espace de France catholique soient lues par ceux-là justement qui nous incitent à donner notre point de vue.

      Puis-je profiter de cette occasion pour poser la question de savoir si, par hasard, quelques-uns ici et là, auraient remarqué qu’à chaque fois qu’un coup est porté au prophète Mohammed, ou au Coran ou aux musulmans, ceux qui en payent le prix et lourdement, sont les chrétiens d’un peu partout dans le monde ? Ou je me trompe, peut-être... A mon avis, à travers les insultes faites aux musulmans c’est, en fait, les chrétiens qui sont visés. C’est un jeu très subtil, je l’avoue, mais le Malin utilise toutes sortes de subterfuges pour diviser, faire périr, semer la zizanie et la haine à des fins dont il va bénéficier. Le Malin assassine par personnes, ou groupes interposés qu’il sait manipuler. Machiavel comparé au Malin c’est du gâteau.

      Mais jusqu’à quel point et jusqu’à quand le Malin pourra-t-il continuer à "tirer les marrons du feu" qu’il aura allumé ?

      Oui, les islamistes peuvent tuer et ils tuent. Mais tous les musulmans ne sont pas des islamistes. Cependant, comment se fait-il que dans des pays civilisés on puisse en venir à tuer aussi, et avec un clavier, une plume et un crayon ? Et de la façon la plus obscène ? La plus ignoble car, comme je le disais, dépecer un corps humain c’est affreux, mais atteindre et vouloir tuer l’esprit... Mais...

      A qui profite le crime ? C’est la question rituelle qui revient souvent dans telle ou telle circonstance.

      A chacun, s’il le veut, d’y réfléchir.

      • La « perfection » de The Catholic Thing 23 janvier 2015 00:15, par kainzh

        Pas de insult. I intend no insult to good Muslims. The article is about the character of the "prophet." Prohibition of facts about Mohammed is not a great incentive to peace. Even many Muslims know little about the "perfect man."