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Traduit par Pierre

Islam et Décalogue

Howard Kainz

dimanche 24 juillet 2016


Alors que dans les années 1980 je me livrais à des recherches en préparant mon ouvrage Ethics in Context [L’Éthique dans son contexte] j’ai été frappé par un aspect méconnu de l’islam. Je consacrais une partie de mon livre è la "Règle d’Or". La Règle d’Or, par ses interdictions et ses directives, se trouve non seulement dans la Chrétienté (Mt, 7-12), où Jésus déclare que c’est un résumé de "la Loi et des Prophètes", mais également dans d’autres religions majeures. Par exemple, pour les juifs « ce qui est détestable pour toi, ne le fais pas à ton voisin ; chez les hindous, « qu’aucun homme ne fasse à autrui ce qui serait répugnant pour lui-même » ; dans le bouddhisme, « ne blesse pas autrui comme tu serais blessé toi-même » ; chez Confucius, « ce que tu ne veux pas qu’on te fasse, ne le fais pas aux autres. »

J’ai découvert là la preuve de l’universalité relative des principes d’éthique rationnelle de par le monde. Mais dans l’islam je n’ai rien trouvé à ce sujet, ou plutôt le contraire — une "Règle d’Or" à l’envers, pour ainsi dire : « Mahomet est le messager d’Allah. Soyez miséricordieux l’un envers l’autre, mais sans pitié pour les incroyants » (Coran, 48:29) ; « n’ayez aucune amitié avec des incroyants » (Coran, 3:28). De plus, les commandements du Coran : mettre à mort les incroyants où qu’ils se trouvent (2:191), ne pas être leur ami (3:28), les combattre et être brutaux à leur égard (9:123), les frapper à la tête (47:4) — prennent largement leurs distances avec la Règle d’Or.

J’ai alors décidé de ne faire aucune référence à l’islam dans ce chapitre. Puis j’ai découvert au cours de recherches suivantes que les problèmes "éthique - religion" au cœur de l’islam sont infiniment plus graves. Tout comme il enseigne le contraire de la "Règle d’Or", l’Islam prend le contre-pied des sept derniers Commandements, qui concernent le comportement moral :

4e Commandement : Tes Père et Mère honoreras. l’Université Al-Azhar, autorité la plus respectée de l’Islam sunnite, affirme que le Talion est généralement requis en cas d’assassinat, sauf s’il s’agit d’un père ou d’une mère (ou de grand-parents) pour la mise à mort de leurs enfants ou petits-enfants. Les crimes "d’honneur" peuvent être également traités ainsi. Des garçons capturés par l’É.I. rapportent qu’on leur a donné l’ordre de tuer leurs parents, selon les directives du Coran — Sourates 9:23, 58:22, 60:4, qui commandent la haine totale et le rejet des incroyants, même si ce sont des proches ou des parents.

5e Commandement : Tu ne tueras pas. Mahomet est, pour les musulmans, un "homme parfait", et a donné nombre d’exemples d’assassinats à imiter par des musulmans dévots — à commencer par le meurtre de poètes s’étant moqués de lui à Médine ou à La Mecque, puis, pour finir, la décapitation de centaines d’incroyants lors de ses différentes attaques et batailles.

En 1996, dans sa "Déclaration de guerre contre les Américains occupant le pays des Deux lieux Saints", Osama Ben Laden justifiait sa fatwa — Tuez les Américains — en citant les versets 3:145, 47:4-6, 2:154, 9:14, 8:72 et 9:5 (le "Verset du Glaive") du Coran. Le terrorisme est spécifiquement soutenu dans les versets 8:12 et 3:151, ainsi que dans un hadith de Bukhari 52:256. Et la conversion de l’Islam à une autre religion est punie de la peine de mort selon Bukhari 9 ;84;57, « par ordre de Mahomet, quiconque quitte sa religion islamique doit être mis à mort. »

6e Commandement : Tu ne commettras pas l’adultère. Au sens propre, "adultère" signifie infidélité à son conjoint. Mais pour les hommes musulmans mariés qui peuvent avoir quatre épouses, divorcent à leur gré, et disposent de petites esclaves (4:3), il faudrait être vraiment hors du bon sens pour commettre l’adultère. Le Prophète en personne donne l’exemple pour ne pas commettre l’adultère, muni de treize épouses, concubines et filles esclaves, avec la permission d’Allah (Sourate 33:50). Pour les femmes, ainsi que pour les hommes célibataires, l’adultère est possible et sévèrement sanctionné.

7e Commandement : Tu ne voleras pas. Dans sa biographie de Mahomet "Twenty-Three Years" [Vingt-Trois années], Ali Dashti montre comment, en se coalisant, les musulmans pouvaient s’enrichir sur le dos des tribus Arabes, satisfaisant leur cupidité en s’emparant de deux à trois cents chameaux lors d’une razzia sur une tribu moins forte, devenant mieux armés pour s’emparer d’encore plus de butin, et conquérir des terres riches et fertiles. La Sourate 8 du Coran propose un large éventail d’instructions pour s’emparer de butins à la guerre, y-compris une révélation particulière (8:41) attribuant 1/5 du butin "à Dieu et son apôtre".

8e Commandement : Tu ne mentiras pas. Contrairement aux martyrs chrétiens qui préféraient mourir plutôt que renier leur religion, les musulmans ont le droit "taqiyya" de mentir à propos de leurs croyances religieuses à condition que ce soit propice à l’avancement de l’islam. Nonie Darwish [ex-musulmane], dans son ouvrage The Devil We Don’t Know [Le diable que nous ignorons] explique comment la loi islamique charia inclut la taqiyya : la charia autorise formellement le mensonge non seulement aux infidèles mais encore pour clore les disputes entre musulmans et faciliter les rapports entre époux, et ainsi améliorer toutes les relations... On enseigne au musulman que la protection de l’islam est un devoir sacré pour tous, plus important que la famille, la vie, ou le bonheur.

9e Commandement : Tu ne convoiteras pas la femme de ton voisin. Mahomet, personnification des vertus islamiques, nous donne le meilleur exemple de rejet de ce Commandement. Touché par un coup de foudre pour Zeinab, épouse de son fils adoptif Zeid, il reçut d’Allah (33:37) la permission de la prendre pour épouse. Parmi des incidents semblables, citons son penchant pour Aisha alors agée de six ans, et qui devint plus tard son épouse favorite ; et pour une juive, Reihana, devenue veuve, qu’il emporte dans son lit le soir même où il avait mis à mort son mari.

10e Commandement : Tu ne convoitras pas le bien d’autrui. Dans A God Who Hates [Un Dieu plein de haine] Wafa Sultan [ex-musulmane] expose les conditions culturelles et historiques — encore actives — accentuant la convoitise dans l’islam : « D’une part, les Bédouins craignaient les razzias, et d’autre part elles étaient pour eux un moyen d’existence. Alors vint l’islam qui leur donna sa bénédiction. Les musulmans du vingt-et-unième siècle craignent toujours de se faire agresser, et passent chaque instant de leur existence à préparer l’agression contre quelqu’un d’autre. »

Comme je le suggérais dans un article précédent [23/06/2014] on peut mieux comprendre l’islam comme une secte mondialement répandue. Il prône honnêteté, loyauté, droiture chez ses fidèles, sans la moindre obligation de respect des canons éthiques à l’égard des "Incroyants", canons incluant la "Règle d’Or" et les Dix Commandements.

23 juillet 2016.

Enluminure : Vision de Mahomet, peinture d’un artiste persan inconnu (vers 1320)

Source : https://www.thecatholicthing.org/20...

1 Message

  • 26 juillet 2016 11:54, par A Z

    Bravo et merci.

    1. Ce que vous rappelez constitue un véritable "sujet-tabou". Je vois d’ailleurs venir le jour, s’il n’est déjà venu, où des catholiques, ayant étudié l’islam, qui rappelleront cela, se feront traiter d’islamophobes par leurs propres évêques, plus ou moins ignorants sur l’islam, mais désireux de porter sur lui "un regard d’amour" et de tourner vers lui "des paroles qui accueillent".

    2. Ce que vous rappelez est aussi la raison pour laquelle je suis convaincu

    - qu’il ne faut pas dialoguer avec les musulmans pour les exhorter à puiser avant tout dans leur religion d’amour (de la Charia et du Coran, de la Sira et de la Sunna), de tolérance (des dhimmis, du djiahd, de la taqiya), et de paix (toute relative, au demeurant, dans le Dar al Islam) de quoi respecter les autres et eux-mêmes,

    mais

    - qu’il faut dialoguer avec les musulmans pour les exhorter à puiser avant tout dans le respect de la loi naturelle et de la personne humaine, dans le souci du bien commun et de la vérité objective, de quoi respecter les musulmans et les non musulmans,

    ce qui n’est pas du tout, mais alors pas du tout, la même chose.

    3. D’une manière générale, je demeure convaincu du fait que les plus coupables de la situation actuelle ne sont pas les musulmans eux-mêmes, mais les non musulmans, et notamment les clercs catholiques, qui ne cessent pas, depuis plusieurs décennies, de faire croire ou de laisser entendre que toutes les religions ou traditions croyantes légitiment et véhiculent plus ou moins les mêmes valeurs morales, à fondement spirituel et à contenu humaniste.

    4. Il serait d’ailleurs inexact et injuste de faire penser ou de laisser dire, sous cet angle-là, qu’il n’y a un problème de respect de la loi naturelle qu’au sein de l’Islam, en tant que civilisation, et/ou qu’avec l’islam, en tant que religion, d’autant plus que ce problème se pose moins avec certaines composantes de l’islam qu’avec d’autres, et se pose aussi avec des religions ou traditions croyantes...non musulmanes.

    5. Enfin, attention,

    - d’une part, à ne pas poser un signe d’égalité restrictive entre le Décalogue et la loi naturelle,

    - d’autre part, à ne pas poser un signe d’opposition restrictive entre l’écologie intégrale et la loi naturelle.

    6. Faute de temps, je ne développe pas, même de même qu’il ne serait pas bon de réduire ou de soumettre la loi naturelle à une approche purement biblique ou chrétienne, de même, il ne serait pas bon de considérer que l’écologie intégrale, en tant que vision d’aujourd’hui, peut se passer de la loi naturelle, parce que celle-ci serait tenue pour une notion d’hier.

    Bonne journée.

    A Z

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