Les gendarmes sont allés cueillir ce matin dans leur lit des trublions qui avaient défrayé la chronique, les uns parmi les gens du voyage à Moirans, dans l’Isère, en saccageant une gare et un restaurant voisin en octobre dernier, les autres à Noël en agressant des pompiers en Corse.
En octobre, une cinquantaine de jeunes émeutiers cagoulés voulaient obtenir qu’un ami détenu puisse assister aux obsèques de son frère adolescent tué dans l’accident d’une voiture volée : ils avaient projeté plusieurs voitures brûlées sur la voie ferrée au milieu de la gare. Après une enquête assez longue mais minutieuse, une quinzaine d’entre eux a été interceptée lors d’une opération menée par trois cents gendarmes. Fin août, d’autres avaient bloqué l’autoroute A1 pendant de longues heures pour un prétexte semblable.
Ce matin au même moment, à Ajaccio, les forces de l’ordre ont interpellé deux frères de 27 et 23 ans qui avaient participé à un véritable guet-apens contre les pompiers dans la nuit du 24 au 25 décembre, après un appel inventé pour un faux incendie : les soldats du feu avaient été blessés à coups de bâtons et de cannes de golf. Ce mauvais coup avait provoqué une manifestation de représailles où une salle de prière musulmane avait été saccagée.
Mais en Isère comme en Corse, les trublions ont reçu en définitive la visite des représentants de la loi. Une visite annoncée et méritée.
