Beaucoup de confusion entoure ce saint lyonnais qui, à 22 ans, entre chez les bénédictins d’Ambronay-
en-Bresse dont il devient l’abbé quelques années plus tard. En moins de trois ans, le monastère acquiert une réputation de sainteté. Aussi, en 810, on vient chercher Barnard pour en faire l’archevêque de Vienne. Il faut l’intervention du pape Léon III pour l’obliger à aller à Lyon se faire sacrer. Il continue de mener un genre de vie très monacal alors qu’il se dépense sans compter pour son diocèse. Par tous les temps, il visite toutes les paroisses, réforme ce diocèse comme il avait réformé son couvent, édicte des lois sévères pour son clergé. Il meurt en 842 à Romans, dans l’abbaye bénédictine qu’il a fondée.
Un autre saint Barnard
On le confond souvent avec un autre Barnard, fêté le même jour dans l’ordre cistercien, qui contribua à la fondation du monastère de Marienfeld, à Cologne. Marié huit ans et d’un commun accord avec son épouse, il devient moine. Le pape l’envoie évangéliser la Baltique. Il fait de l’abbaye cistercienne de Dünamünde son centre de rayonnement. Finalement il est nommé évêque de Sélonie. C’est son fils aîné, Otto, évêque d’Utrecht, qui le consacre évêque ! Et quelques années plus tard, notre Barnard consacrera lui-même son second fils Gérard, comme archevêque d’Hambourg-Brême. Il meurt en 1224.
