Miracles eucharistiques : que dit la science ? - France Catholique
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Le journal de la semaine

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Miracles eucharistiques : que dit la science ?

Cinq miracles eucharistiques ont fait l’objet d’études scientifiques rigoureuses. Toutes valident la même conclusion qui défie l’intelligence humaine : la Présence réelle du Christ dans l’Eucharistie.
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Ostension de la relique de Sokolka, en Pologne. D. R.

 Le miracle de Legnica 

En 2013, à Legnica en Pologne, lors de la première messe du matin du jour de Noël, à l’église Saint-Hyacinthe, une hostie se retrouve accidentellement sur un tapis dans le chœur alors que le prêtre donne la communion. Le prêtre applique aussitôt les recommandations de l’Église lorsqu’une hostie consacrée tombe au sol et ne peut être consommée. Il la met dans un calice en métal avec de l’eau puis il place le vase sacré dans le tabernacle. Normalement, l’eau doit dissoudre les espèces visibles du pain azyme dans l’hostie. Cependant à Legnica, rien ne se passe comme prévu ! Le 5 janvier 2014, le curé de la paroisse constate que l’hostie est non seulement toujours visible à l’œil nu, mais qu’elle apparaît tachée de sang sur un cinquième de sa surface. Aussitôt, l’évêque du lieu nomme une commission de quatre experts pour diligenter des investigations scientifiques à l’université polonaise de Wroclaw. La procédure d’échantillonnage se déroule en présence de témoins et en photographiant chaque étape. Rapidement, le diocèse fait connaître les données cliniques obtenues : « L’image globale […] à laquelle le tissu ressemble le plus est celle d’un muscle cardiaque […] avec des altérations qui accompagnent souvent l’agonie. Les tests ADN indiquent que le tissu est d’origine humaine. » Un an plus tard en 2017, l’évêque décide d’avoir un avis supplémentaire auprès de l’institut médico-légal de Szczecin, sans préciser l’origine des échantillons. Les spécialistes utilisent une méthode de recherche différente pour aboutir aux mêmes stupéfiantes conclusions.

 Le miracle de Sokolka 

Quelques années plus tôt, le 12 octobre 2008, la Pologne a connu un autre miracle eucharistique dans le village de Sokolka. Comme à Legnica, une hostie consacrée tombe involontairement au moment de la communion lors de la messe dominicale dans l’église Saint-Antoine-de-Padoue. Sept jours plus tard, la sacristine de la paroisse remarque, en ouvrant le tabernacle, qu’une partie de l’hostie ne s’est pas dissoute et est partiellement recouverte d’une tache rouge solide qui ressemble à un caillot de sang. Le 30 octobre, l’archevêque de Bialystok, qui vient en personne vérifier les faits, demande au prêtre de la paroisse de séparer avec une petite cuillère la partie solide du pain azyme non dissoute du mystérieux caillot rouge et de les placer sur un corporal. Depuis dix-huit ans, l’aspect de la précieuse relique n’a pas changé : les pèlerins qui viennent en nombre à Sokolka observent avec dévotion l’hostie qui s’est « mélangée » au corporal et le caillot de couleur rouge qui s’est desséché.

Dès 2008, deux scientifiques très réputés en anatomo-pathologie de la faculté de médecine de Bialystok étudient le prodige ; l’un des deux, le professeur Sulkowski, ignore l’origine de l’échantillon. Ils seront formels : il s’agit de tissu musculaire cardiaque qui montre des signes de souffrance sur un être humain vivant à l’approche de la mort. Par ailleurs, les fibres du myocarde et la structure de la galette de pain azyme se rejoignent d’une manière inexplicable. À ce jour, aucune méthode humaine n’a pu reproduire une interpénétration aussi profonde. Particularité du miracle eucharistique de Sokolka : il se produit un 12 octobre, jour anniversaire, deux ans plus tard, de la mort de Carlo Acutis qui avait tant à cœur de faire connaître les miracles eucharistiques.

 Le miracle de Tixtla 

Faut-il voir un autre signe de Carlo Acutis dans le miracle de Tixtla, au Mexique ? L’événement survient le 21 octobre 2006, neuf jours après sa mort alors que le saint avait promis à sa mère d’œuvrer après son décès à de telles manifestations (lire page 17). À Tixtla, lors d’une messe de clôture d’une retraite spirituelle, une hostie apparaît tachée de sang dans le ciboire au moment de la communion. Le prêtre expose alors l’hostie saignante devant l’assemblée et tous entonnent le chant mexicain dédié au Christ Roi : « Que viva mi Cristo, que viva mi Rey. » L’enquête scientifique lancée par l’évêque de Chilpancingo en 2009 révèle non seulement la présence de sang humain frais, mais qu’il coule de l’intérieur de l’hostie comme s’il s’agissait d’une véritable plaie ! Ce sang est du groupe AB, groupe sanguin retrouvé sur le linceul de Turin, la tunique d’Argenteuil et le suaire d’Oviedo. Comme pour les miracles de Legnica et de Sokolka, les fibres cellulaires observées sont celles d’un muscle cardiaque qui a terriblement souffert.

 Les miracles de Buenos Aires 

À Tixtla, l’enquête scientifique a été menée par le Dr Ricardo Castanon Gomez qui avait déjà étudié les miracles eucharistiques de Buenos Aires survenus en 1992, 1994 et 1996. Cinq miracles eucharistiques en quatre ans dans la même paroisse de Santa Maria et étonnamment peu de publicité pour ces événements extraordinaires ! En 1992, le 8 mai, trois caillots de sang sont retrouvés à la place de morceaux d’hosties. En 1994, le 24 juillet, le célébrant trouve une goutte de sang qui coule le long du ciboire qu’il sort du tabernacle. Enfin, le 18 août 1996, une hostie se transforme en substance de couleur rouge qui rappelle le sang coagulé, après avoir été placée dans de l’eau pour être dissoute.

Les prodiges de 1992 et 1996 ont été analysés avec rigueur en 1999 alors que Jorge Mario Bergoglio, le futur pape François, est depuis un an l’archevêque de Buenos Aires. Si de l’ADN humain a été retrouvé, aucun code génétique n’a pu être identifié, comme s’il restait silencieux. Aucune recherche n’a été faite pour analyser le groupe sanguin. En revanche, les échantillons étudiés ont révélé un grand nombre de globules blancs vivants au moment du prélèvement témoignant d’une inflammation du muscle cardiaque soumis à un stress intense. Quel message ! Cinq fois à Buenos Aires, un fragment de cœur souffrant et vivant ainsi que du sang se manifestent dans l’Eucharistie.

 Le miracle de Lanciano 

En remontant dans le temps, la science est aussi capable de faire parler l’un des plus anciens miracles eucharistiques, celui de Lanciano en Italie. Vers l’an 700, un prêtre qui doutait de la Présence réelle voit l’hostie se transformer en chair et le vin en sang au moment de la consécration. En 1970, une étude établit que la chair miraculeuse est constituée d’un tissu du muscle cardiaque et que le sang d’origine humaine appartient au groupe AB comme à Tixtla. Ils sont conservés comme s’ils venaient d’être prélevés sur un être vivant… 1270 ans après les faits ! Là encore quel message ! Sans doute Jésus nous rappelle-t-il sa promesse : « Je suis avec vous tous les jours jusqu’à la fin du monde. »