Mères porteuses ou aliénation ? - France Catholique
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Le journal de la semaine

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Mères porteuses ou aliénation ?

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Alors que les médias gardent les yeux fixés sur les questions de candidature au Parti socialiste, un autre débat, bien plus grave déchire le parti de la rue de Solférino dans l’indifférence à peu près complète du grand public. Il s’agit de la GPA, autrement dit la gestation pour autrui, appellation pudique des mères porteuses.

A l’origine, il s’agit d’un rapport du « think tank » Terra Nova proposant (parmi d’autres mesures) la légalisation de la gestation pour autrui (non reconnue aujourd’hui par le Code civil), légalisation accompagnée, bien entendu, d’un encadrement très restrictif, avec notamment l’interdiction de toute commercialisation. En somme, ce serait une démarche trouvant parfaitement sa place dans le projet d’ »Egalité réelle » du Parti socialiste.

C’est peu dire que ce rapport n’a pas convaincu tous les socialistes. Il a même été vigoureusement dénoncé dans une note de réflexion intitulée « Mères porteuses : extension du domaine de l’aliénation ». La critique est simple, et dévastatrice : la pratique des mères porteuses n’est rien d’autre qu’une forme d’ »exploitation radicale » ouvrant la voie à toutes les dérives comme cela est constatable dans tous les pays où elle est tolérée. Le corps de la femme, et l’enfant sont ainsi ravalés au rang de marchandises.
Parmi les signataires de cette réponse, on retrouve Sylviane Agacinsky, épouse de Lionel Jospin, Lionel Jospin lui-même, accompagné de Michel Rocard, de Jean-Marc Ayraud, d’Elizabeth Guigou ainsi que la féministe historique Gisèle Halimi, toutes personnalités peu suspectes de vouloir restaurer un quelconque ordre moral.

Cette polémique a quelque chose de réconfortant. Il s’est trouvé à gauche des hommes et des femmes de premier plan capables de réagir aux injonctions d’une certaine modernité et de réaffirmer qu’il n’y a pas de droit à l’enfant. On aurait seulement souhaité trouver parmi eux quelques présidentiables socialistes.

Pour autant, le débat sur la « gestation pour autrui » n’est pas fini et il pèse sur bien d’autres débats où des réalités aussi simples et aussi importantes que la maternité, la paternité et le droit de l’enfant sont en jeu. Souhaitons que d’autres hommes et femmes politiques de tous bords en prennent eux aussi conscience.