L’école dans le bon sens - France Catholique
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Le journal de la semaine

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L’école dans le bon sens

Les attentes des Français pour 2027 sont claires : plus de liberté et de discipline, une école recentrée sur les fondamentaux.
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© Adobe Stock / Pierre-Jean Durieu

Qu’est-ce que les Français attendent de leur école ? À un an de l’élection présidentielle, c’est la question que leur a posée l’Ifop, à la demande de la Fondation pour l’école qui plaide « pour une véritable liberté scolaire ». Pourquoi maintenant ? « Parce que nous voulons que l’avenir de l’école soit l’un des thèmes de la prochaine élection. Or, aucun des candidats, déclarés ou non, ne semble s’y intéresser vraiment, alors que c’est l’un des principaux sujets de préoccupation des Français », souligne le directeur de cette fondation reconnue d’utilité publique, Michel Valadier. Les réformes que les Français suggèrent dans cette enquête méritent pourtant qu’on s’y arrête.

Les leçons à tirer

Première leçon : ils attendent que les pouvoirs des directeurs d’établissement scolaires soient renforcés « en matière de discipline, d’organisation des enseignements et de gestion des enseignants » : 84 % y sont favorables ! Logiquement, ils sont tout aussi nombreux à estimer qu’un directeur doit pouvoir recruter son équipe de professeurs.

Deuxièmement, ils veulent bénéficier d’une plus grande liberté de choix : 66 % souhaitent la mise en place d’un « chèque-éducation » ou d’un crédit d’impôt permettant aux parents de choisir l’école de leur enfant, libérés de toute contrainte financière.

Troisièmement : ils demandent que des liens plus étroits soient tissés entre l’école et la maison, condition nécessaire pour que soit renforcée l’autorité et améliorée l’acquisition des savoirs : 33 % seulement sont satisfaits de la façon dont se passe la communication entre l’école et les parents, qui demeurent les premiers éducateurs de leurs enfants.

La question de l’IA

Une dernière question retient l’attention, à l’ère du tout-numérique : 66 % des Français pensent que l’intelligence artificielle aura un effet négatif sur le développement de l’esprit critique et sur l’apprentissage des fondamentaux. L’éducation à la pratique des nouvelles technologies ne peut se faire qu’auprès d’élèves « possédant des fondamentaux solides et une bonne capacité d’abstraction », estime la Fondation pour l’école.

Ces résultats valident – dans des proportions presque inattendues – les analyses de la Fondation pour l’école, fondées sur l’expérience d’écoles libres dont l’organisation et les pratiques pédagogiques pourraient inspirer la réforme nécessaire de l’Éducation nationale.

Il est temps de rompre avec la standardisation et la massification des programmes et des élèves, estime la Fondation, qui propose notamment d’en finir avec le collège unique et de revaloriser les filières professionnelles. Elle plaide aussi pour le déploiement des évaluations nationales à l’école primaire, afin que tous les élèves sachent lire, écrire et compter en entrant en 6e.