Jacques Cathelineau (1759-1793). Surnommé le « saint de l’Anjou » pour sa piété, Cathelineau était, parmi d’autres occupations, colporteur. Élu premier généralissime de l’Armée catholique et royale le 12 juin 1793, il est mortellement blessé le 29, lors de la bataille de Nantes. Il meurt à 24 ans.
Charles de Bonchamps (1760-1793). Militaire de formation, Charles de Bonchamps devient chef vendéen à la demande du peuple venu le chercher dans son château, en mars 1793. Blessé lors de la bataille de Cholet, le 17 octobre 1793, il meurt à Saint-Florent-le-Vieil, à l’âge de 33 ans, après avoir gracié les 5 000 prisonniers républicains détenus dans l’abbaye (le fameux « pardon de Bonchamps »). Il repose dans l’église, dans un tombeau sculpté par David d’Angers, fils d’un soldat républicain qu’il avait sauvé.
Maurice d’Elbée (1752-1794). Militaire de formation, d’Elbée avait été député du tiers état en 1789, avant de se retirer en 1791. Élu généralissime à la suite de Cathelineau, il est blessé lors de la bataille de Cholet et se replie à Noirmoutier. Arrêté, il est fusillé le 6 janvier 1794 dans le fauteuil où l’immobilisaient ses blessures. Il avait 41 ans.
Henri de La Rochejaquelein (1772-1794). Participant à la défense des Tuileries face aux révolutionnaires, le 10 août 1792, Henri de La Rochejaquelein refuse la levée en masse décrétée en 1793. Face aux paysans qui viennent le chercher, il lance ce mot resté à la postérité : « Si j’avance, suivez-moi, si je recule, tuez-moi, si je meurs, vengez-moi. » « Monsieur Henri » est tué dans le bocage le 28 janvier 1794, à 21 ans.
Louis de Lescure (1766-1793). Cousin d’Henri de La Rochejaquelein, Louis de Lescure, très pieux, était surnommé le « saint du Poitou ». Vainqueur à Saumur, il est grièvement blessé à la bataille de La Tremblaye et succombe le 4 novembre 1793, à 27 ans.
Jean-Nicolas Stofflet (1753-1796). Engagé à 17 ans dans l’armée, Stofflet devient garde-chasse en 1787. Aux côtés de Cathelineau et Bonchamps, il remporte plusieurs victoires et s’oppose aux colonnes infernales en 1794. Réputé d’une grande dureté, il est néanmoins apprécié de ses hommes. Se perdant dans sa rivalité avec Charette, Stofflet est trahi puis capturé, avant d’être exécuté à Angers, le 25 février 1796, à 43 ans.
