Les sources sont perdues, hélas ! Les uns parlent de falsification. Les autres supputent. Le malheur vient, pour sainte Carine, de n’avoir pas laissé de traces tangibles.
Mélasippe, son époux, Antoine, son fils, et Carine sont notés comme martyrs sous le règne de l’empereur Julien l’Apostat, en 361, à Ancyre (Ankara, en Turquie). De bons spécialistes en ces matières notent qu’ « il n’y a pas d’autres attestations et on ne peut affirmer que des documents de qualité se soient perdus ».
L’avantage en est que nous pouvons nous forger notre propre idée sur cette sainte martyre, qui a pourtant donné le nom à tant de jeunes filles dans les années 1970. Il n’y a pas de fumée sans feu, même si un autre auteur écrit : « Personnage légendaire, victime de tourments imaginés par un conteur aux penchants plutôt sadiques »… Est-ce si vrai ? L’histoire ne nous confirme-t-elle pas que, très souvent, ce sont les bourreaux qui sont effectivement cruels et sadiques ?
Étymologie
Du latin cara « chère, aimée ». Mélasippe, quant à lui, est un nom grec qui signifie « aux cheveux noirs ». Le prénom de Karine, avec un K, provient d’une forme dérivée de Catherine.
Le même jour, au Luxembourg, on fête saint Willibrord
Né en 658 dans le royaume de Northumbrie, saint Willibrord est élevé dans un monastère bénédictin et vit en Irlande, sur « l’île des saints ». En 690, il part en Europe avec onze compagnons pour évangéliser les Frisons en Allemagne. Le pape Serge Ier le fait évêque. En 698, sainte Irmine, petite-fille du roi Dagobert Ier et abbesse d’un couvent à Trèves, lui offre des terres et un petit monastère à Echternach, qui deviendra une abbaye, puis la basilique Saint-Willibrord en 1939.
Pensée spirituelle
« Une foi qui n’agit pas, est-ce une foi sincère ? »(Corneille).
Courte prière
« Seigneur, augmente en nous la foi ! » (Évangile).