« En Marche », Emmanuel Macron ? C’est même au galop que le jeune poulain du gouvernement hétérogène de François Hollande s’est lancé l’autre soir à la fin de son premier grand meeting électoral, au grand effarement des observateurs… Sans doute grisé par le succès de cette manifestation qui a rassemblé plus de 10.000 personnes à Paris, l’ancien banquier d’affaires a peut-être oublié qu’il avait voulu être un sérieux ministre de l’Économie, et faire preuve d’indépendance d’esprit à ce poste… Après avoir joué une carte libérale comme candidat à la présidence de la République, il a sensiblement changé de cap lors de son discours de samedi qu’il a terminé en hurlant littéralement. Attention, un Macron peut en cacher un autre… Intitulant son livre « Révolution », un terme il est vrai passablement passe-partout, influencé par un député socialiste longtemps proche d’Henri Emmanuelli, ce jeune Rastignac au discours à géométrie variable a renoncé à critiquer plus longtemps la mesure phare des 35 heures pour… la reprendre à son compte !
Et à grands cris, il a stigmatisé avec une soudaine virulence le programme de François Fillon. Naguère accusé d’être un « social-traître » par l’aile gauche du PS, Macron serait-il en passe de devenir un recours pour les partisans des conquêtes menacées du socialisme ? Cependant, gare ! Il y a déjà un mauvais signe sur la route de ce jeune premier: à peine rentrée de Cuba où elle a fait un éloge funèbre incongru de Castro, Ségolène Royal vient d’annoncer qu’elle envisageait de soutenir Macron… A sa place, on se méfierait !
Pour aller plus loin :
- Macron se tait mais les faits parlent désormais
- Macron et le Pape avec Bernanos et Saint Martin
- Le défi du développement des peuples et le pacte de Marrakech - la fuite en avant des Nations Unies
- Dettes impayées et propos indignes chez un candidat imprudent, Emmanuel Macron
- Macron descend en marche de l’omnibus de Hollande
