En ces temps de crise endémique au cœur de la société catalane, le cardinal Omella Archevêque de Barcelone a signé le décret ouvrant la voie de la canonisation pour Marie Bénédicte Daiber .
La vie de cette femme est exceptionnelle.
Née à Stuttgart le 2 décembre 1904 de parents de confession luthérienne mais versés dans l’athéisme, son enfance se déroule dans une hostilité déclarée contre l’Eglise de la part de ses parents qui font “foi d’athéisme” et éduquent leur fille dans cet esprit.
Demeurés humanistes sans religion, Marie Bénédicte partage la vie de son père médecin et de sa mère universitaire exerçant à Bale, quand ces derniers décident de quitter le pays pour le Chili avec leur fille de neuf ans.
“Il n’y a pas de Dieu”, lui dit-on, mais elle souligne – Marie est ma mère-
Pendant ces années d’études et de jeunesse elle combat les idées religieuses et toute appartenance personnelle à la foi diffusée par l’église catholique jusqu’à cette date du 8 septembre 1923 où elle connaitra une conversion inexplicable et brutale où comme Paul de Tarse, une force intérieure change son intelligence et ses dispositions pour les choses de la vie spirituelle.
Marie Bénédicte est une accoutumée de la lecture et de la réflexion biblique, depuis ses origines luthériennes imprimées dans l’éducation même de ses parents.
Elle offre désormais sa vie au Livre, et à l’Eglise, et au Sacerdoce et à l’Amour pour les autres, qui ne font plus qu’un et changent son regard sur ces mondes divisés et séparés dans sa vie antérieure.
Elle devient comme une missionnaire itinérante en amérique du sud en tous pays et en toute situation, donnant des conférences, animant des enseignements bibliques des plus remarqués.
Sa connaissance biblique est supérieure, et ses auditeurs le comprennent aisément.
Sa prochaine destination sera l’Espagne où elle arrive en 1954 pour poursuivre son travail.
Elle y publiera “le Manuel des Etudes Bibliques Catholiques”, un ouvrage de référence, de belle facture et d’une densité spirituelle exceptionnelle.
Elle anime en Espagne le Mouvement Pro Ecclesia Sancta, MOPES et partage la vie et la contemplation des Ordres cloîtrés espagnols qui à cette époque sont nombreux.
Chacun connait les ressorts d’une vie antérieure et les tenants d’une conversion qui attirent son auditoire.
Elle meurt à Barcelone le 8 février 1987 reconnue comme “une sainte de par sa vie, sa force d’ame et ses convictions partagées” autour du Christ son Grand Amour dont elle diffuse le message pendant ces trois décennies vécues au coeur des diocèses espagnols.
Marie Bénédicte Daiber aura écrit de sa vie une page emblématique du siècle dernier où l’athéisme et la confrontation des témoignages furent remarquables et compliqués pour ces nouveaux convertis confrontés à l’accueil de la part des plus conventionnels, parfois réservés sur les motifs de ces changements radicaux des comportement vis à vis de l’Eglise.
Le Cardinal Omella poursuit sa mission des témoins de la foi en Catalogne en rappelant la vie de quelques grandes figures de l’Eglise pour notre temps comme elles le furent de leur temps passé et pour l’avenir de l’Eglise !
Fx Esponde
Pax christi Bayonne
