Plusieurs millions d’Egyptiens ont défilé dans les rues pour demander le départ du président Mohammed Morsi, le leader des « Frères musulmans ».
Ce chiffre a été attesté par l’armée égyptienne, qui semble se placer en position d’arbitre, dans ce pays où le principal défi reste la grande pauvreté d’une majorité d’habitants, avant même la liberté menacée par l’islamisme du gouvernement actuel. De nombreux heurts à travers le pays avec les partisans du président ont fait sept morts et plus de 600 blessés. La perspective d’une guerre civile n’est pas écartée, même si de nombreux responsables de l’armée s’emploient à éviter ce fléau.
A l’entrée de la célèbre Place Tahrir du Caire, hier, une banderole portait ces mots sans ambiguïté : « Accès interdit aux Frères musulmans »… Une pétition intitulée « Tamarod » (« Rébellion ») a été lancée en avril dernier avec un grand succès, provoquant une contre-pétition des islamistes, « Tagarod » (« Dépouillement »), moins populaire. La principale organisation d’opposition, le « Front du salut national », a appelé les protestataires à rester dans la rue jusqu’à ce que le président Morsi démissionne…
Après le « Printemps arabe », la température a grimpé de plusieurs degrés dans cette Egypte instable, où les chrétiens coptes restent quant à eux durement persécutés.
http://www.fait-religieux.com/l_egypte_laique_se_souleve_contre_l_egypte_islamique
Pour aller plus loin :
- Le défi du développement des peuples et le pacte de Marrakech - la fuite en avant des Nations Unies
- L’espoir d’une évolution post-islamiste en Egypte et l’inquiétude pour la zone Syrie-Liban
- Turquie : le pouvoir islamiste d’Erdogan ébranlé par la rue
- Existe-t-il une forte majorité de musulmans modérés?
- Lundi 31 juillet 2017
