Contestation dans le diocèse d'Avignon - France Catholique
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Le journal de la semaine

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Contestation dans le diocèse d’Avignon

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Huit curés doyens de son conseil presbytéral ont démissionné, le 3 février dernier et les jours suivants pour protester contre l’au­to­ri­tarisme de l’archevêque d’Avi­gnon, sur fond de crise financière et de difficulté à admettre l’arrivée de communautés et de prêtres d’Amérique Latine, d’Afrique et d’Europe de l’Est, invités par Mgr Catte­noz dans son dio­cèse pour pallier le manque de vocations locales. Rendu publique dans Vaucluse-Matin (édition locale du Dauphiné libéré) l’incident a fait l’objet de débats désagréables sur le blog de ce quotidien où l’on a pu lire énormément de choses fausses comme toujours dans ce genre de cas. Il en ressort que c’est tout sim­plement la démission de l’archevêque qui est souhaitée par un certain nombre de prêtres et de laïcs. On lira ci-contre, l’appel au dialogue de l’archevêque dans Vaucluse-Matin. Mgr Pontier, archevêque métropolitain de Mar­seille, était attendu, mercredi 25 février, pour une mission d’écoute et de conciliation.

MESSAGE DE MGR JEAN-PIERRE CATTENOZ

Je voudrais tout d’abord demander pardon, au nom de l’Église, à tous ceux et celles qui ont été blessés ou choqués par ce qui a été publié dans la presse sur la vie de notre Église diocésaine. Je pense aussi à tous les fidèles qui vivent en authentiques témoins du Christ au cœur de nos paroisses et qui se sont sentis atteints dans leur foi par tout ce qui a été écrit sur celui qui est leur évêque. Il a ses défauts. Ils en sont conscients, comme lui-même d’ailleurs. En même temps, je comprends la souffrance de tous ceux qui se sont exprimés, quelle que soit leur violence à mon égard et je les remercie de leur franchise.

Par delà ma personne, dans un diocèse si riche de son passé et de sa tradition ecclésiale, je suis conscient des tensions créées par l’arrivée de prêtres venant d’autres continents et de communautés nouvelles venant d’autres cultures pour suppléer à la crise des vocations et à l’hémorragie des communautés religieuses qui quittent notre diocèse faute de forces vives. Dans bien des cas, leur venue n’a pas été assez préparée et accompagnée en lien avec les prêtres diocésains. Je le regrette. Mais je suis sûr que de la crise actuelle, si nous savons relire tout cela dans une écoute mutuelle et fraternelle, à la lumière du Christ, nous sortirons grandis.

En effet, si au cours des dernières semaines, les tensions sont devenues de plus en plus perceptibles pour déboucher sur la situation actuelle, je suis sûr de la bonne volonté de tous. De mon côté, je suis décidé à rencontrer chaque prêtre diocésain pour l’écouter et dialoguer avec lui en vérité sur la réalité de son ministère au cœur de notre Église diocésaine. Par ailleurs, nous avons dans notre Église différentes instances de communion, elles ont joué leur rôle pour exprimer les tensions, elles joueront également leur rôle pour nous donner de retrouver la communion et l’unité.
Quand les chrétiens se réunissent pour célébrer l’eucharistie, ils ont conscience qu’ils se rassemblent venant d’horizons bien différents et que le Christ qui les rassemble est au-delà de toutes leurs divisions. Il nous est alors donné de communier les uns avec les autres dans l’Église, en nous enrichissant de toutes nos différences.

Je terminerai en vous signalant une erreur dans votre article : mon téléphone est à la disposition de tous, même mon téléphone portable dont le numéro se trouve dans l’annuaire diocésain. Je n’ai jamais refusé de recevoir quiconque même si parfois, en raison de mon agenda, je dois remettre un rendez-vous à quelques jours. Enfin, à tous ceux qui se sont exprimés sur votre blog, j’aurais envie de dire : venez dialoguer avec moi sans l’obstacle de l’anonymat, le dialogue permet de lever bien des incompréhensions et d’avancer ensemble dans la lumière de la vérité. Je vous attends, ma porte est ouverte !

J.-P.C.

Message envoyé à la rédaction de Vaucluse Matin, publié le lundi 9 février 2009.