Camus, Sisyphe, la mort - France Catholique
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Le journal de la semaine

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Camus, Sisyphe, la mort

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Sur Radio chrétienne de France, il est question de Camus et de son ‘’Sisyphe’’ : vient la remarque que, dans sa pensée développant sa notion d’absurde, la mort est celle qui achève tout, celle au-delà de laquelle il n’y a plus rien, entendu qu’il fallait être plongé dans un malheur bien grand pour en arriver à une telle méconnaissance de ce qu’elle est.

Redonner chaque jour à Dieu le Père ce qui lui revient : reconnaître l’infini de son amour ; avouer trouver sa joie en sa miséricorde ; avec ferveur, mettre son pardon au-dessus de toutes nos misères et ne point s’enlanger lamentablement au sein de nos péchés.

Tout chrétien devrait trouver l’élan de sa vie en ce pardon divin hors duquel ne se trouve aucune espérance. Car là se découvre la fine pointe de cet amour si délicat, si tendre qui ne vise qu’à mettre fin au tourment que l’on éprouve lorsque l’on se rend compte que l’on aime si peu, si mal Celui que l’on veut suivre sans réserve, sans hésitation, sans retour. Oui, effacer tout retour sur soi, toute hésitation à Le reconnaître, toute réserve faite sur ce pardon qu’Il ne cesse jamais d’offrir, de présenter, de donner

Il n’y a rien qui réjouisse le cœur de Dieu que l’abandon de notre orgueil. L’expérience de la honte fait percevoir combien elle est folle, stupide et négative. Tu es tombé, n’oublie pas qu’Il a déjà entrepris de te relever. La honte de cette chute, qui certes est une vilaine affaire, si tu la cultives, l’entretiens, la dorlotes au froid humide de tes pensées toutes tournées vers ta misère, alors tu es perdu. Tu es tombé, regarde aussitôt vers Lui et fais Lui savoir combien tu es contrit, blessé toi-même par toi-même en même temps que tu éprouves une sincère souffrance d’avoir blessé ainsi Celui que tu aimes : sans aussitôt ne pas négliger de revenir à son amour.