Voile de Manoppello, à jamais porteur du Visage de Jésus, le Christ

par Dominique DAGUET

lundi 10 avril 2017

Il est temps désormais de reconnaître l’authenticité du « Visage du Christ » – Sainte Face ! – tel qu’il se donne à contempler sur le Voile de Manoppello : de nombreuses études et recherches permettent en effet de comprendre le pourquoi du pèlerinage effectué par le pape Benoît XVI peu de mois avant de démissionner de sa charge papale.

J’ai reçu samedi dernier un ouvrage qui a peu à peu levé mes doutes d’autrefois, tant j’avais de peine à trouver une similitude entre des deux visages : celui du Linceul de Turin et celui du Saint Voile. Sur le Linceul, le visage est serein, sur le Voile, il est comme angoissé, souffrant à l’extrême.

Ce livre de Sœur Blandina Paschalis Schlômer – « Jésus-Christ, Agneau et Beau Pasteur » - rassemble nombre de photographies et de documents : la première impression vient du portrait reproduit sur la couverture. Ce visage m’apparaît en effet comme le témoin d’une effrayante douleur et d’une fatigue absolue. Il fait penser à cette remarque dite par le Jésus à sainte Alpais au XIIe siècle : « Vois ce que vous avez fait de Moi ».

Ce dossier est donc le travail d’un nombre impressionnant d’années accompli par Sœur Blandina : elle vit à Manoppello, proche de ce Voile qui occupe ses pensées depuis 35 ans. On lui doit d’avoir rassemblé l’essentiel des documents qui se rapportent à ce tissu en lui-même fort étrange : ils ont ainsi été mis en correspondance parfaite avec les deux autres témoins de la Passion du Christ, le saint Suaire d’Oviédo et le Saint Linceul de Turin. Une telle « correspondance » d’un document à l’autre prouve sans le moindre doute qu’il ne peut s’agir que de Jésus.

Conclusion obtenue à partir d’un travail minutieux accompli à partir de superpositions extrêmement précises entre ce que dévoile d’un côté le Visage inscrit sur le Linceul, ce que d’un autre sont analysées les traces laissées sur le Saint-Suaire d’Oviedo tandis qu’enfin surgit de ce visage resté si longtemps inconnu la compréhension ou l’évidence qu’il était impossible que le visage de Manoppello puissent appartenir à quelqu’un d’autre.

Si le Linceul nous a fait connaître, pas à pas, le parcours inconcevable que dut suivre notre Seigneur depuis le Jardin des Oliviers jusqu’à la Croix, le Voile de Manoppello, image « non faite de main d’homme », semble inciter à un questionnement inépuisable adressé à chacun de ceux qui osent rester devant ce Visage, interrogeant cette bouche si tragique qu’elle semble exprimer depuis vingt siècles à la fois une intense souffrance et un aveux indicible, celui même de l’amour que le Christ continue de vivre en chacun de nous.

Ce Voile est certes inexplicable : fait d’une fibre extrêmement fine, légère, dite « laine de mer » ou « byssus »... [1], extrêmement difficile à tisser : l’on reste infiniment perplexe quand on examine le Visage, impossible à comprendre : le plus simple est de penser, naturellement, qu’il est apparu sur la toile à l‘heure de la résurrection…

La Prière de Benoît XVI se comprend mieux aujourd’hui qu’avant hier, quand, seul en 2006, il se rendit à Manoppello afin de contempler le Visage de « Dieu fait Homme » dont il était encore le lieutenant. Voici la prière qui rend grâce de ce qu’il avait alors compris :

« Seigneur Jésus, nous t’en supplions, montre-nous ton Visage toujours nouveau : miroir mystérieux de l’infini miséricorde de Dieu. Permets que nous puissions le contempler avec les yeux de l’Esprit et du Cœur : visage humain de Dieu entré dans l’histoire pour révéler les horizons de l’éternité ! Visage silencieux de Jésus souffrant et ressuscité qui transforme le Cœur et la Vie de ceux qui L’aiment et L’accueillent.

C’est dans Tes yeux qui nous regardent pleins de tendresse et de pitié que nous voulons puiser la force de l’amour et de la paix, celle qui nous conduira sur le chemin de Vie, mais aussi le courage de Te suivre sans crainte ni compromis pour devenir témoins de Ton Évangile, les bras du pardon et de l’amour grands ouverts.

 » Sainte Face du Christ : Lumière qui éclaire la nuit du doute et du deuil ! Vie qui une fois pour toutes a vaincu la puissance du mal et de la mort.

Regard mystérieux qui ne cesse de se pencher sur les hommes et les peuples, visage voilé dans les signes de l’Eucharistie et les regards de nos frères, fais de nous des pèlerins de Dieu en ce monde, assoiffés d’infini, prêts à la rencontre du dernier jour, lorsque, Seigneur, nous Te verrons « face à face » et pourrons Te contempler pour l’éternité dans la Gloire du Ciel. Amen ! »

Juste une dernière note : le Visage de Jésus le Christ tel qu’il se voit à Manoppello nous transmet le message d’un étonnement si douloureux qu’il est impossible de ne pas comprendre que cette souffrance vient davantage de l’état en lequel notre monde, depuis toujours mais peut-être davantage encore en nos temps derniers, n’a jamais cessé d’inscrire les pages sanglantes du Mal.

En ce temps de Semaine Sainte, il est précieux pour le chrétien de s’agenouiller devant cette Sainte Face qui lui est donnée en signe d’amour et de miséricorde.

Je ne puis qu’inciter le lecteur à se procurer cet ouvrage édité par LIBRIM CONCEPT [2]


[1Le byssus (du grec bussons, medecine-lin fin ») est l’ensemble de filaments qui permet à certains mollusques vivants bivalves comme la moule de se fixer à un support. Ces fibres à base de protéine sont synthétisées par la byssogène (ou glande du byssus).

[2LIBRIM CONCEPT – 17, Rue de Solférino, 59000 LILLE. – Adresse Internet : www.librim.fr

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