Vive la théologie !

par Gérard Leclerc

lundi 29 août 2016

Eugénie Bastié, de FigaroVox, a eu l’excellente idée d’interroger le frère dominicain Adrien Candiard, par ailleurs islamologue, afin de bénéficier de ses conseils éclairés sur une religion qui provoque perplexité et crainte. Son discernement est particulièrement bienvenu en cette période où les opinions s’entrecroisent avec vivacité. Non, l’islam ne saurait se ramener à des catégories sommaires. Sa réalité très complexe invite à tenir compte de ses différents visages, et à repousser la tentation consistant à ne retenir que celui qui nous convient. Le frère Candiard met en particulier l’accent sur le contraste entre le salafisme «  version à la fois moderne et intolérante de l’islam  » et une pratique traditionnelle nettement plus à l’aise avec la diversité. Mais ce sont surtout ses propos de conclusion que nous aimerions retenir sur la nécessité urgente à revenir, musulmans, chrétiens, agnostiques, athées, à la théologie sérieuse.

Pas une théologie simplifiée, pas un catéchisme, mais une théologie définie comme «  appréciation rationnelle et académique des contenus de la foi que la France a exclue de l’Université à la fin du XIXe siècle. Cette exception française explique en partie notre désarroi, croyants ou non-croyants, devant les phénomènes religieux, que nous ne sommes pas armés pour comprendre, plus dramatiquement, cela rend aussi les jeunes plus manipulables par des discours religieux aberrants. Une religion n’est pas seulement un folklore et des traditions (…). Une religion, ce sont aussi des convictions, des opinions, des idées. Il n’y a pas seulement un fait religieux, mais également une pensée religieuse, des pensées religieuses. Il y a urgence à replacer le débat à ce niveau : celui de la discussion rationnelle. On ne résoudra pas la crise que traverse l’islam sunnite à la place des musulmans, ni en leur dictant ce qu’ils doivent croire. Mais on peut les aider en plaçant le débat au bon niveau, plutôt que par des polémiques estivales dérisoires  ».

Cette distinction entre le fait religieux et la pensée religieuse renvoie à l’ambiguïté de la formule employée par ce cher Régis Debray, auteur d’un rapport célèbre sur l’apprentissage du fait religieux à l’école publique. Dès que l’on approfondit ce qui est d’abord perçu comme un phénomène à décrire, un approfondissement doctrinal s’impose nécessairement, qui requiert les disciplines correspondantes : exégèse, dogmatique, histoire du développement des dogmes… Les réserves que s’impose à ce sujet un enseignement laïque se trouvent rapidement transgressées. Mais on ne peut pas faire le travail à moitié. La volonté de faire progresser les connaissances, dans le but notamment d’éviter aux jeunes de suivre des voies dangereuses, ne peut se passer du concours des théologiens, ceux qui placent le débat au bon niveau. Pierre Manent avait déjà insisté sur ce point, en signalant le rôle que pouvait jouer l’Église catholique en France en venant à l’aide de la puissance publique, à cause de sa connaissance spécifique de l’islam. Arrive un moment où la laïcité intelligente requiert l’aide éclairée du religieux.

Messages

  • L’Ecole pratique des Hautes études, créée sous Napoléon III, a des sections très érudites et dynamiques en matière d’étude des religions, des diverses religions, donc je vois mal la raison de cette attaque mal informée, inutilement condescendante et ironique à propos de Régis Debray. La France a des racines et traditions d’érudition que vous semblez ignorer.

  • C’est involontairement que j’ai comme déjà à peu près répondu à cet excellent article de G. Leclerc dans mon billet du 28 août 21:28. En effet, mes lignes étaient une réaction au lien de Figarovox fourni, disons comme par anticipation, aux lecteurs de FC. Cependant, il ne saurait y avoir quelque "double diffusion" et donc "double emploi" de ce sujet, étant donné le riche contenu de cet article qui apporte un éclairage sur la façon de lire et de comprendre les réponses de Frère Adrien Candiard à Eugénie Bastié.

    "La volonté de faire progresser les connaissances, dans le but, notamment, d’éviter aux jeunes de suivre des voies dangereuses ne peut se passer du concours de théologiens, ceux qui placent le débat à bon niveau... Arrive le moment où la laïcité intelligente requiert l’aide éclairée du religieux". Me serait-il permis d’ajouter qu’arrive aussi le moment où, pour saisir plus en profondeur, le sens d’une "interview" d’envergure telle que celle de frère Candiard, le lecteur de FC que je suis attendait un complément d’éclairage. Voici qui est fait. Grâce à cet éditorial de Gérard Leclerc que je remercie vivement.

  • Deux observations :

    - "Le frère Candiard met en particulier l’accent sur le contraste entre le salafisme «  version à la fois moderne et intolérante de l’islam  » et une pratique traditionnelle nettement plus à l’aise avec la diversité. "

    Oui, le salafisme contemporain est intolérant. Mais je trouve pour ma part nettement hasardeuse l’affirmation selon laquelle la pratique traditionnelle de l’islam est nettement plus à l’aise avec la diversité.
    L’islam n’est en fait jamais à l’aise avec la diversité religieuse qu’il considère TOUJOURS comme une réalité transitoire avant l’instauration du règne sans partage de l’islam. Et c’est bien pourquoi les musulmans ne sont pas à l’aise dans une société où ils sont minoritaires...

    Déjà l’expression "pratique traditionnelle de l’islam" est fort vague si l’on veut bien considérer qu’elle recouvre le wahhabisme saoudien particulièrement intolérant comme l’islam en Afrique noire ou en Afrique du Nord...

    Prenons l’exemple de l’islam au Maroc, pays bien connu des Français : l’islam n’y est pas du tout à l’aise avec la diversité...Le christianisme n’y est toléré que comme religion des Européens et Africains expatriés et aucun prosélytisme n’est admis. Un Européen qui épouse une musulmane doit se convertir. Les juifs ont déserté en masse le pays pour ne pas vivre dans un régime de discrimination de fait. il n’en subsiste plus que quelques milliers à Rabat et Casablanca. Idem pour les juifs d’Algérie qui ont préféré opter pour la citoyenneté française plutôt que de rester dans un pays en pleine réaffirmation arabo-islamique ;

    - je suis modérément d’accord avec l’idée que l’Eglise catholique a une expertise de l’islam qui pourrait venir en aide à l’Etat. En France, un certain nombre de paroisses vivent au contact des musulmans ; hors de France, une partie de l’Eglise est implantée en terre d’Islam et elle entretient une pléiade d’islamologues. Certains sont bons, d’autres disent beaucoup de bêtises... Mais on doit constater que l’islam suscite beaucoup de controverses parmi les chrétiens et que la théologie catholique de l’islam n’est nullement fixée. Chacun y va de son interprétation personnelle en fonction de sa sensibilité et de son expérience personnelle...Les propos du pape ne font que le souligner. En fait l’islam divise autant les catholiques que les musulmans...

    De plus, je n’ai jamais vu nos évêques venir en aide à la société française ou à l’Etat sur un tel sujet et il me semble clair qu’ils n’ont pas la volonté - pour ne pas dire : le courage- de le faire. Sur l’Islam, l’épiscopat ne prendra jamais le risque d’une position un peu affirmée. Il préférera à coup sûr jeter le manteau de Noé et se retrancher derrière l’affirmation du pape selon lequel le "véritable" islam n’est pas violent, soucieux avant tout de ne pas jeter de l’huile sur le feu islamiste...Ce n’est pas de l’Eglise que viendra le discours pourtant nécessaire invitant les musulmans à se montrer raisonnables et discrets...comme les évêques français !

    • cf. : 29 août 21:35

      En "breffissime", merci à ceux qui ont assuré de leur appréciation du message respectant leur liberté de découvrir par eux-mêmes, dans un premier temps, l’entretien accordé à Figarovox par A. Candiard. En espérant qu’ils continueront de s’enrichir des éventuelles contributions qu’ils auront le loisir de découvrir.

    • cf. :

      "Une religion n’est pas seulement un folklore et des traditions. Si l’on s’en tient là, la religion n’est plus qu’une identité, et toute discussion devient impossible : au mieux on se tolère et au plus on se combat. Une religion c’est aussi des convictions, des opinions, des idées. Il n’y a pas seulement un fait religieux, mais également une pensée religieuse, des pensées religieuses... On ne résoudra pas la crise que traverse l’islam sunnite à la place des musulmans, ni en leur dictant ce qu’ils doivent croire. Mais on peut les aider en plaçant le débat au bon niveau plutôt que par des polémiques estivales dérisoires." (*).

      Il n’est pas donc pas sûr du tout, comme prétendu, que ce "n’est pas de l’Eglise que viendra le discours...invitant les musulmans à se montrer raisonnables". "Dieu a besoin des hommes" et l’Eglise est composée d’hommes et de femmes de réelle bonne volonté et ouverts à l’action de l’Esprit Saint.

      (*) Extr. de l’entretien accordé à Figarovox par Frère A. Candiard, dominicain français, islamologue, en 2012 membre de l’IDEO (Institut Dominicain d’Etudes Orientales, Le Caire, Egypte).

    • Bonjour,
      Si je suis loin d’être toujours en accord avec vous, notamment sur la Russie et l’orthodoxie, que je considèrent, y compris dans leur état actuel, qui n’est jamais que la réalité, aussi contradictoire et médiocre que le notre mais moins frappé de déréliction, je suis heureux d’approuver totalement votre propos sur l’Islam donc sur l’article de Gérard Leclerc.
      C’est une mise au point indépassable ramenant à un esprit de complexité et de responsabilité. Elle exprime une claire connaissance de ce qu’il y a de radicalement incompatible dans l’Islam pour faire société dans une société de personnes libres responsables compatible avec la foi chrétienne comme avec l’humanisme laïc.
      Elle ose cliver quoique avec prudence, face à l’irénisme mièvre enveloppant l’incompétence et plus gravement l’opportunisme des autorités catholiques qui semblent face à l’Islam y compris parfois au salafisme tout aussi patauger que nos ignares poiticiens.
      "Nos" théologiens n’ont pas plus d’expertise que les islamologues universitaires, je crains d’ailleurs que moins. Tout ce que vous dîtes devrait être prémisses de tout propos responsable. Désolé d’être, cette fois-ci en désaccord avec Gérard Leclerc dont je goûte de façon générale les fermes et clairs éditoriaux.

  • Stimulant ouvrage que le livre du Fr. Adrien Candiard, "comprendre l’islam - ou plutôt pourquoi on n’y comprend rien"...

    On pourra reprocher à l’auteur des réponses un peu contournées, comme sur le rapport entre islam et démocratie, et islam et raison, mais les clarifications apportées aux débats actuels, comme notamment sur la distinction entre salafisme et islamisme, sont vraiment bienvenues.

    On me permettra aussi de faire observer que l’auteur, dominicain et islamologue, ne se prive pas de démentir l’affirmation selon laquelle il y aurait "un islam" véritable dont l’essence pourrait être identifiée avec précision...ni non plus d’affirmer que le pape Benoît XVI, dans son discours de Ratisbonne, aurait été victime de préjugés propagés par de grands islamologues chrétiens du XXième siècle.

    On n’accusera pas pour autant le distingué dominicain de crime de lèse-papauté ou d’attenter à l’unité de l’Eglise...

    Ouf, il était temps...On commençait à ressentir sur ce forum la menace d’une chape quasi islamique sur la liberté de pensée...

    • Il n’est guère aisé, faut-il l’avouer, d’entreprendre une discussion, de faire un exposé ou encore de réagir à propos d’un sujet donné. Pour qu’il débouche sur des résultats probants et enrichissants, un débat en tous points sérieux doit être sous-tendu par les éléments nécessaires, voire essentiels à son déroulement, la seule bonne volonté ne pouvant
      suffire. Donner un avis, exposer un point de vue c’est légitime, mais il est un fait certain, c’est que personne n’arrive absolument "neutre" ; il a été rappelé que chacun y va de sa sensibilité, de sa culture, de son interprétation personnelle : en effet, un philosophe n’aura pas le même regard qu’un médecin, pas plus qu’un athée ou un agnostique n’auront la même compréhension qu’un croyant etc..

      Adrien Candiard, abordant les difficultés de la démocratie spécialement dans le monde arabe, n’hésite pas à mentionner "l’héritage complexe des colonisations", "les illusions du nationalisme militaire" etc. et on peut bien croire que de telles explications ne sauraient être du goût de certains. "Nous sommes marqués par un schéma d’explication très européen, celui des Lumières...", voilà encore une assertion qui ne trouverait pas vraiment grâce auprès de ceux-ci et ceux-là. En ce qui me concerne, j’ajouterais l’impossibilité de comprendre à fond le Coran car, en plus de l’interprétation indispensable, la langue arabe avec sa richesse et les multiples nuances qui la composent rend plus que difficile, sinon impossible une véritable approche dans ce sens. Et il n’y a pas que le Coran, il y a aussi les hadiths. Lorsqu’un quelconque journaliste occidental jette trois ou quatre mots sur son papier, qu’y a-t-il de comparable avec des Serge de Beaurecueil, Jacques Jomier, Michel Allard et autres Candiard qui ont passé des années à apprendre cette langue jusqu’à être en mesure de lire et d’expliquer Abu Hanifa, Al Ghazali, Ibn Sina (Avicenne), Ibn Rochd (Averroes). Quand on pense qu’il existe trois cents ou quatre cent mots, peut-être plus, pour désigner, par ex. le lion ! Pour n’en citer que 2 : assad et oussama...

      Nommer ces islamologues théologiens, prêtres, dominicains et jésuites, c’est démontrer que ce ne sont pas tous "nos" théologiens qui seraient aussi démunis d’expérience que les islamologues d’université. Et c’est aussi la raison pour laquelle, comme déjà évoqué, il n’était pas sûr du tout que ce "n’est pas de l’Eglise que viendra le discours invitant les musulmans à devenir raisonnables".

      A la suite de bien de ses aînés Candiard, résident de l’IDEO, au Caire, n’est pas l’islamologue ni le théologien en chambre, acquérant dans les seuls livres des connaissances théoriques. Vivre en Egypte, terre d’islam, y côtoyer des Egyptiens de toutes catégories, discuter avec les plus érudits comme avec les plus humbles d’entre eux, tremper un morceau de pain dans le même plat de fèves cuites que le "fellah" du village qui, dans un sourire fraternel, vous dit : "bismillah" (au nom de Dieu), se trouver à la table fine d’un Egyptien rompu aux exercices de la diplomatie qui accueille le prêtre avant l’étranger, et tant d’exemples à l’infini, cela aussi fait partie, si l’on peut dire, des études poussées pour devenir islamologue attitré. Cette expérience de vrai vécu en fraternité - et non de colonisateur à colonisé, que ce soit dans les faits aussi bien que dans la mentalité - délivre valeur authentique à celui qui en bénéficie. Ajouter à cela une vocation de prêtre, il est évident que le discours invitant les musulmans à devenir raisonnables a le plus de chances de se concrétiser venant de l’Eglise. Sinon de qui pourrait-il venir ? C’est cette réponse qui manque à un vrai débat.

      Adrien Candiard, d’autres avant lui, et d’autres après lui font partie de ces êtres qui, entrant dans un espace aux relents de défroque, y apportent cette note qui vivifie : l’Espérance.

    • Je suis bien d’accord avec vous : nous avons besoin de l’aide d’islamologues d’expériences et de ce point de vue le dernier livre d’Adrien Candiard remplit parfaitement sa fonction d’éclaireur...

      Cela dit, notre problème n’est pas seulement scientifique ou charitable (connaître l’islam en vérité et entretenir des relations fraternelles avec les musulmans) mais d’abord politique : comment traiter le problème dans notre société et dans nos rapports avec les pays islamiques et avant tout les pays arabo-islamiques ?

      Plus j’avance et plus je suis d’avis qu’il ne faut surtout pas se laisser entraîner sur un terrain qui n’est pas le bon et dont on ne peut rien attendre (pour longtemps à mon avis) de constructif : celui de l’islam, de la réforme de l’islam, du "vrai" islam à promouvoir etc...Pas plus que les musulmans eux-mêmes, nous n’arriverons à sortir de ce dédale dans le délai que nous impartit la politique, qui a ses urgences.

      Ou sinon nous nous épuisons en vaines palabres, pour ne pas dire en querelles byzantines sur l’islam, qui n’ont jamais de fin, comme sur ce forum, pendant que les islamistes avancent leur travail de sape...

      C’est pourquoi je suis convaincu qu’il faut reprendre la question comme le fait Pierre Manent, en termes de philosophie politique (cf "Situation de la France").

      Mieux vaut laisser l’islam aux musulmans (ce qui ne veut pas dire : laisser les musulmans à l’islam car j’affirme que la plus grande charité consiste au contraire à faire en sorte que ces personnes s’en sortent...) et s’intéresser à la citoyenneté, sans accepter d’aucune façon que les musulmans interposent leurs lois et leurs moeurs entre eux et la République pour imposer que l’islam ait droit de cité chez nous.

      Nous y sommes parvenus dans une certaine mesure. Par exemple, les musulmans n’ont pas à exiger des pratiques d’abattage telles qu’elles sont en vigueur en Arabie. Mais nous avons organisé un abattage rituel en abattoir qui concilie l’exigence de leur religion et nos propres lois.

      Un enjeu important est certainement la construction de lieux de culte suffisants qui ne mettent pas les communautés dans la dépendance absolue de puissances extérieures propageant un islam hostile à nos lois et à nos moeurs (wahhabisme).

      Cela ne veut pas dire qu’il faut rester passif : lorsque les pratiques de l’islam menacent nos lois et nos moeurs, nous devons les interdire, notamment en expulsant les imams étrangers qui viennent faire chez nous la propagande du djihad guerrier et en réprimant les actes et les paroles qui appellent à la haine de la France. Les pouvoirs publics ont été trop longtemps laxistes et cette démission est aujourd’hui insupportable à une majorité de Français qui, à juste titre, se plaignent de ne plus être "chez eux".

      Cela commande d’appréhender tout musulman d’abord comme un citoyen comme les autres, tenu aux mêmes obligations mais titulaire des mêmes droits, en refusant d’entrer dans le jeu de ceux qui veulent d’abord qu’on les appréhendent comme musulmans, et de ceux qui veulent enfermer leurs coréligionnaires dans la prison du communautarisme.

      Il est donc essentiel que la République "reprenne l’initiative" au lieu de se laisser dicter ses réactions au tempo des provocations du lobby islamiste : un jour le voile, un jour les prières de rue, un jour le burkini etc...

      Nous ne devons surtout pas tomber dans le piège de l’orient, celui de la confessionnalisation de la politique. Déjà, appréhender un Français d’origine maghrébine comme un musulman marque une dérive à la "libanaise" qu’il faut à tout prix éviter. La fin tragique du soit-disant "modèle libanais" est là pour nous mettre en garde...

      Je suis partisan d’une République clairement mais seulement laïque, pas laïciste, du respect de la manifestation des convictions religieuses dans l’espace public, pourvu qu’elles ne troublent pas l’ordre public et notamment qu’elle ne cherchent pas à intimider les citoyens pour s’imposer, mais d’une fermeté implacable contre tout ce qui contrevient à ces principes.

      Dans cet esprit, nous ne pourrons pas faire l’économie d’une reconquête progressive de nos banlieues pour en éradiquer non les musulmans qui ont le droit d’y vivre paisiblement, y compris en y disposant de lieux de culte, mais le droit de cité arrogant de l’islam propagés par des individus gravitant entre délinquance voir criminalité et djihadisme, qui est incompatible avec nos lois.

      On comprend facilement que tant que nous n’aurons pas fait de l’avenir des jeunes Français issus de l’immigration maghrébine une priorité politique, nous ne parviendrons pas à nos fins. Comment contrer le djihadisme mortifère si ces jeunes sont privés de toute espérance d’avenir au sein de notre société et croupissent dans des ghettos ? Et ne parlons pas de l’islamisme qui se propage dans nos prisons surchargées, un problème qui n’a toujours pas été traité.

      Enfin, je pense qu’il faut exhorter les catholiques à avoir un peu plus la "cervelle politique". Ils sont encore trop nombreux à mélanger les registres : le registre du politique, même si c’est la forme suprême de la charité dans la société, a ses règles et ses exigences qui ne sont pas celles de la fraternité interpersonnelle.

      Nous ne pouvons plus nous payer le luxe d’avoir un esprit catholique "mou" face à l’islam.

      Et cela vaut pour les clercs comme pour les laïcs...

    • cf. : 2 septembre 14:01

      Courte mais bonne, phonétiquement : quelle pétulance !

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