Vincent-Martine, transsexuel de l’enseignement diocésain de Nantes

Courrier d’un lecteur

mardi 7 septembre 2010

Une dépêche de l’AFP du 3 septembre nous apprend qu’un « professeur de sciences physiques dans un lycée privé de la banlieue nantaise a changé de sexe au cours de l’été, selon une information publiée par le quotidien Presse-Océan vendredi et confirmée par la direction diocésaine. "Vincent" en juin dernier, lors de la sortie des classes, était devenu "Martine" jeudi, pour accueillir les élèves le jour de la rentrée. »

Le directeur, M. FOUCAUD, s’est cru obligé de déclarer à Presse-Océan : "ce changement d’identité est un cheminement personnel qui s’impose à nous, et nous n’avons pas à nous positionner là-dessus". Pour ce directeur, ce qui compte "c’est le travail au quotidien et le professionnalisme de ce professeur".
Si j’ai bien compris, les pratiques même perverses d’un individu priment sur le projet pédagogique de l’établissement et de sa spécificité catholique ? Ce genre de compromission vis à vis d’un homosexuel désormais transsexuel, poisson-pilote de tout un lobby, est inadmissible dans l’enseignement catholique…

Pour l’association des parents d’élèves du lycée Saint-Dominique, par la voix d’une représentante de l’APPEL, il s’agit "d’un choix personnel parfaitement légitime et nous avons cherché à l’accompagner afin que cette rentrée se passe de la meilleure des manières".
En conclusion, le choix personnel d’un individu, si sympathique, si respectable et si bon professionnel qu’il soit, doit s’imposer comme référence à tous les élèves, tous les salariés de cet établissement, en dépit de sa nature déviante par rapport au socle catholique de cet établissement.
L’Eglise catholique de France se laisse spolier de son école, premier et dernier lieu d’évangélisation, par des personnels sans scrupule, chargés de liquider les dernières références chrétiennes de nos ex-écoles libres.

Enfin, pour M. Chaillot, directeur diocésain de l’enseignement catholique , la direction diocésaine "a fait le choix de l’information et du dialogue en restant à la disposition des parents et en accompagnant toute demande d’élève".
Encore une belle illustration de "la politique du chien crevé au fil de l’eau", celle qui permet de flotter au gré de tous les courants …

Bonne nouvelle, une psychologue de la direction diocésaine est intervenue sur place, le jour de la rentrée, parait-il… Incroyable aveu !!! Sans doute pour mesurer les dégâts causés par cette pitoyable permissivité dans une enceinte catholique ? Ou pour voir le degré d’acceptation et les futures marges de progression ?

L’enseignement catholique meurt spirituellement d’être sous contrat, donc sous la tutelle d’un état laïc et décadent. Il laisse sa place à un enseignement privé s’abandonnant lentement au fil des idéologies du moment, souvent même en les précédant.

JLB

« A force de tout voir, on en vient à tout supporter, à force de tout supporter, on en vient à tout approuver »
Saint Augustin

Messages

  • le directeur diocésain n’est plus Jacques Chaillot mais Jean-Pierre Wellhoff. Merci de vérifier vos informations.
    D’autre part, vous faites de graves raccourcis. La transexualité et la pédophilie n’ont pas à être associée ni comparée.
    Soyez un minimum professionnel
    Balue

  • Bonsoir,

    Ce sont les informations du propre site de l’enseignement catholique de L.-Atlantique :
    http://www.ec44.scolanet.org/dec/direction.php
    Et puis peu importe, d’ailleurs...
    Homosexualité, transsexualité, pédophilie, un ensemble de déviances qui n’ont rien à faire dans une école dite catholique. Pour le reste, creusez encore un peu la question...
    JLB

  • Encore une fois, vous faites preuve d’une belle tolérance... confondre homosexualité et pédophilie à notre époque ? vous êtes encore au Moyen-Age ?! Regardez un peu ce qui se passe autour de vous : en Espagne, au Portugal, en Argentine... pourtant très catholiques, ces pays ont su s’adapter à l’évolution de notre société. Les enfants s’adaptent, savent être tolérants... Alors, parents, réfléchissez aux valeurs que vous inculquez à vos enfants : la tolérance, accepter l’autre tel qu’il est, sont de votre responsabilité...

    • La tolérance, il y a des maisons pour cela ! La tolérance c’est parfois accepter l’inacceptable. Elle s’appelle alors lâcheté quand elle se fait silencieuse et favorise la promotion de choses contraires à la nature, au bon sens, à la morale, au bien commun.

    • L’intelligence procède dans toute situation par confrontation à divers codes, éducatifs, moraux, religieux, parentaux, scolaires, familiaux, sociétaux…
      L’avis personnel s’élabore à partir de systèmes classant en bien en mal, en beau, en moche... Cela a toujours été ainsi et cela le restera parce que c’est ainsi.
      Toute action est analysée et étiquetée. C’est la base de l’éducation dans la famille et la société depuis la nuit des temps. Porter un jugement de valeur sur les choses, les évènements, sur les actes, les siens comme ceux des autres est une nécessité absolue pour diriger sa vie avec cohérence, de façon épanouissante. Avoir un avis libre est un droit fondamental. On a le droit de se faire une opinion sur telle ou telle chose. Dire que Sarkozy a endetté la France 4 fois plus que ses prédécesseurs est un jugement, on ne dit pas pour autant qu’il mérite la corde. De la même façon, dire que le transsexualisme, la zoophilie, l’homosexualité, l’adoption par des homosexuels sont des incongruités dans l’ordre naturel des choses ne condamne aucunement la personne mais seulement dit les choses. Avoir un jugement de valeur est un droit élémentaire qui n’entraîne absolument pas une condamnation de la personne. Il est aussi légitime d’expliquer aux enfants qu’il s’agit de perversions, dues à une nature altérée dans son fonctionnement. Qui, voulant le meilleur pour ses enfants, pourrait accepter de les exposer à de tels exemples. La charité ne consiste pas à dire aux enfant qu’il s’agit là de choix personnels respectables, que c’est indifférent, que l’un et l’autre se valent, que tout jugement de valeur est relatif, qu’ils peuvent imiter, avec bonheur garanti... Des parents dénaturés le feraient peut être au sein d’une famille détraquée. A cent enfants de huit ans non préparés posez leur la question ouverte et vous verrez que spontanément l’enfant a un jugement conforme à l’ordre naturel. Le jugement se corrompt ultérieurement parce que l’enfant est progressivement soumis au bombardement médiatique des lobbies pornocrates.
      Revenons à l’essentiel, toute chose doit pouvoir faire l’objet d’un jugement personnel. C’est une condition intrinsèque de la liberté. Cela ne veut pas dire que l’on veut du mal à la personne ou lui infliger quoi que ce soit. Il y a eu de tout âge des déviants sexuels qui vivaient leurs fantasmes à leur gré, dans leur sphère privée sans offusquer personne et l’on ne trouvait rien à redire sauf les nazis et les promoteurs de goulags. Le problème est que maintenant,les déviances sexuelles s’exposent aux yeux de tous et se glorifient avec la plus grande impudeur. Prenant de l’assurance, ils en viennent à exiger la même reconnaissance, et les mêmes droits à l’enfance, jusqu’ici, réservés aux familles normalement composées d’un père et d’une mère.Vous êtes vous posé la question de savoir ce que vous seriez devenus si vous aviez été élevé dans un couple homo ou transsexuel ? Ne pensez vous pas que votre droit élémentaire d’avoir un père et une mère aurait été bafoué, que la société devrait reconnaître à l’enfant ce droit naturel, ne seriez vous pas révolté contre la société qui aurait permis ça ? Le moins que l’on puisse imaginer c’est que l’enfant sera en droit de demander des comptes à une telle société permissive, avec les risques de violences qui s’en suivront.
      Ma conclusion, est que, renoncer d’avoir un jugement de valeur par peur d’être taxé d’intégrisme, de fanatisme, obscurantisme ou assimilés à une quelconque néo inquisition relève de l’intimidation et de la manipulation la plus typiquement terroriste. Que le terrorisme de la pensé, sous des apparences très hypocrites de fausse charité veut imposer comme normaux de nouveaux modes de vie qui exaltent les pulsions immatures de l’individu roi, anti modèles des plus mortifères pour la société dans ce qu’elle a de plus précieux l’enfance, le bon sens et l’Ordre Naturel. La vraie charité, en toute justice, ne doit pas s’appliquer au fauteur mais doit être réservée à l’innocente victime, à l’ordre naturel, au bon sens et à la société.
      Les autorités qui tolèrent ou laissent espérer le contraire, sont criminelles. Pour rappel, l’Évangile donne un jugement sans appel pour ceux "qui sont cause de scandale aux yeux des petits enfants, il vaudrait mieux leur attacher une meule au cou et les jeter à la mer".
      Cela s’applique aussi aux prêtres convaincus de pédophilie.
      Dans l’Evangile, le Christ évoque souvent le jugement individuel qui aura lieu à la fin des temps. Jugement il y aura ; que cela plaise ou non. Il n’y a pas de bien sans justice et pas de justice sans jugement. Ce sera le jugement de Dieu et non pas celui de l’homme. Tout cela étant dit, le premier devoir du Chrétien est de servir son prochain souffrant, de l’accueillir avec tout le respect et l’amour qui lui sont dus. L’Evangile dit que le Christ n’est pas venu pour les biens portants mais pour les malades.

  • Au risque de perdre son âme ?
    de se renier ?
    La tolérance en sens unique, c’est une autre forme d’intolérance...

    Voir en ligne : http://jeanlucboulard.over-blog.com/#

  • Bonjour,

    Certes le ton de cet article est pour le moins coléreux. Mais on peut comprendre l’étonnement de ce journaliste catholique devant une telle situation. Que Vincent devienne Martine, quoi de plus naturel dans une société qui voue un culte à l’androgyne et qui s’arme d’un progrès technique qui rend possible tout et n’importe quoi. Comment ne pas être tenté de faire ce qui est techniquement possible, même si cela revient à transgresser la nature ?

    Par ailleurs, je pense que le directeur de cet établissement aurait pu ou dû demander la mutation de cette personne dans un autre établissement d’une autre région, afin de ménager la sensibilité de ses élèves, et le contenu du message évangélique.

    Mais que reste-t-il au fait de cette identité catholique de l’enseignement catholique ? Le mot seulement, et c’est bien navrant !

    Je me dis que la liquidation des vraies valeurs dans notre culture post-judéochrétienne s’opère comme lors d’ un cancer indolore qui agit par un nihilisme joyeux et pleins de bons sentiments...

    Philippe Muray, tu nous manques !!!!

    NB : Il y a bien un lien entre homosexualité et pédophilie en ce sens que l’homosexualité résulte d’un arrêt du développement psychique au stade du miroir, c’est-à-dire que le petit garçon ( ou la petite fille) n’a pas dépassé certains conflits intrapsychiques, au moment de son homoérotisme. Pour plus d’éléments lire ou relire Freud [quoiqu’en dise Mme Roudinesco qui fait plus de mal à Freud en prétendant que celui-ci n’avait jamais dit que l’homosexualité était une perversion (cf Les trois essais sur la théorie sexuelle, éd. Folio), plus de mal que M. Onfray à vrai dire, et en osant dire qu’il était indifférent qu’un enfant soit éduqué par un père et une mère, ou par deux personnes ayant des tendances homosexuelles ; lire ou relire les travaux de Tony Anatrella et particulièrement "Le règne de narcisse : les enjeux du déni de la différence sexuelle" éd. Presses de la Renaissance, qui montre en quoi l’homosexualité relève d’une immaturité sexuelle. Et que l’on ne crie pas à l’homophobie qui procède d’un terrorisme intellectuel insupportable, car dire cela n’est pas nier la dignité de personne humaine de celles et ceux qui ont de telles mœurs, mais c’est tout simplement objecter au nom du bon sens contre un certain comportement qui cherche à se faire passer pour équivalent de l’hétérosexualité, autant vouloir faire prendre des vessies pour des lanternes]
    L’affaire Frédéric Mitterrand en est une fameuse illustration...La subtilité de la morale catholique est de faire la distinction entre le pécheur et le péché, si celui-ci est toujours condamnable, celui-là est appelé au repentir (remonter la pente) et à la rédemption par le pardon pleinement accueilli.

    Voir en ligne : Philippe Muray

  • L’anonyme écrit : "... vous êtes encore au Moyen-Age ?! Regardez un peu ce qui se passe autour de vous : en Espagne, au Portugal, en Argentine… pourtant très catholiques, ces pays ont su s’adapter à l’évolution de notre société. Les enfants s’adaptent, savent être tolérants… Alors, parents, réfléchissez aux valeurs que vous inculquez à vos enfants : la tolérance, accepter l’autre tel qu’il est, sont de votre responsabilité…"

    Légalisation d’une activité ou d’un état n’oblige personne d’instruire ses enfants que cette activité ou cet état soient moralement acceptables.

    La prostitution est légalisée aux Pays-Bas, à l’Allemagne, en Turquie, Suisse, Hongrie, Grèce et Autriche.

    Cela ne signifie pas que les parents, catholiques ou non, ont "la responsabilité" d’enseigner leurs enfants d’accepter "l’autre" — dans ce cas, la prostituée — "telle qu’elle est".

    On peut et trop souvent doit avoir pitié de prostituées. On est l’obligation de lutter contre le proxénétisme, etc.

    Mais un bon père ou une bonne mère certainement préfèreront que leurs enfants n’auront aucun contact avec le monde de prostitution.

    Par ailleurs, l’homosexualité, comme la prostitution, est responsable pour l’explosion des maladies sexuellement transmissibles, tout particulièrement, de cida.

    Les actes de législation concernant "le mariage" des homosexuels n’oblige personne d’accepter cette pratique comme un aspect culturel susceptible d’enrichir la vie de ses enfants. On a le droit d’enseigner à ses enfants qu’une telle pratique soit déviante, voire répugnante.

    Une telle attitude, serait-elle "homophobie" ? Non, car, comme dans le cas de la prostitution, les parents catholique ont la responsabilité de faire comprendre aux enfants qu’on doit avoir pitié des personnes homosexuelles : "Seigneur, pardonnez-leur, car ils ne savent pas ce qu’ils font."

    • "tu aimeras ton prochain comme toi-meme"sauf les homos ,les prostitué(e)s,les "déviants de la Sainte Doctrine.Il me semble que le Christ n’a pas hésité à fréquenter les "déviants" : les lépreux, la femme adultère. Son message d’amour est universel et non pas réservé aux "bons hétéros". Que certains hétéros cathos se glorifient de vivre dans le droit chemin, grand bien leur fasse mais qu’ils gardent"leur pitié" pour eux. C’est vrai, les homos et les trans sont "des moins que rien", dans les camps nazis,ils étaient en dessous des Juifs !!! La Shoah a été reconnu, les déportés pour homoséxualité rasent encore les murs mais heureusement que la Loi officielle est celle des droits de l’homme et non la doctrine pour la congrégation de la Foi, dirigée naguère par Mgr Ratzinger ex membre des jeunesses hitlèriennes. Amen

  • vous êtes gonflé de publier un article pareil : "Si j’ai bien compris, les pratiques même perverses d’un individu priment sur le projet pédagogique de l’établissement et de sa spécificité catholique ? Ce genre de compromission vis à vis d’un homosexuel désormais transsexuel, poisson-pilote de tout un lobby, est inadmissible dans l’enseignement catholique…"
    On n’est pas transsexuel par choix, pas besoin d’aller bien loin pour savoir que le transsexualisme n’est pas une perversion. Par contre, les nombreuses histoires de pédophilie de l’Eglise font état de CRIMES. Et tiens, juste pour le plaisir, que pensez vous de ceci : http://www.tetu.com/actualites/international/leglise-italienne-choquee-par-les-folles-nuits-des-pretres-gays-17583 ?
    Quant à Saint Augustin (« A force de tout voir, on en vient à tout supporter, à force de tout supporter, on en vient à tout approuver » ), Et bien non, la loi est là pour ca...

    Voir en ligne : les folles nuits des prêtres

  • Non à la "Transphobie" ! Vive la Transphilie !

    Demandons des lois sévères pour punir tout propos transphobe...

    Entrons tous en Trans....

    Soyons "Trans" sans entrave...

    Il est interdit d’interdire les "Trans"...

    Tel devrait être le credo de tous les transphiles !

    Mais que font le MRAP, la LDH, la Halde, La Cour Européenne des Droits de l’Homme, et tous nos amis fièrement GLBT ?

    TRANS de tous les pays unissons-nous pour écraser l’infâme !

    (J.M !erirroupegassem)

  • Quel article passionné, malheureusement nauséabond d’ignorance, de peur, et d’intolérance.

    Plutôt que de terminer de façon alarmiste et venimeuse en détournant faussement les propos de St Augustin pour tenter d’illustrer et de défendre votre indéfendable article, je vous renvoie plus généralement au chapitre 14 de la Bible (l’épître de Paul aux Romains) qui abonde de préceptes de tolérance et de respect de l’autre.

    Je cite Paul : « En toute humilité et douceur, avec patience, supportez-vous les uns les autres dans l’amour. » (Ephésiens 4.2). Et Paul de poursuivre dans une autre de ses lettres : « Ne faites rien par esprit de rivalité ou par désir de vaine gloire, mais avec humilité considérez les autres comme supérieurs à vous-mêmes. » (Philippiens 2.3).

    Merci de ne plus tenter d’utiliser la religion comme instrument de peur, d’intolérance, ou de rejet de l’autre, mais de vous souvenir un peu mieux des principes moraux qu’elle tente de nous inculquer, (y compris de la part de St Augustin quand on sait lire entre les lignes au lieu de ne gratter que la surface) sans tenter vainement de les détourner dans des directions qui ne serviraient que vous en soulageant vos angoisses et votre haine (engendrées par votre peur), et désserviraient autrui.

    Merci de respecter le "choix" de Martine, qui n’est en fait pas le sien, mais bien celui de Dieu, quoi qu’en pensent certains par erreur et par ignorance (légitime) de ce sujet.

    Je terminerai avec Pierre, car il me semble que sa parole illustre particulièrement bien le chemin de croix que vient de terminer Martine :

    "1 Pierre 1-22. Ayant purifié vos âmes en obéissant à la vérité pour avoir un amour fraternel sincère, aimez-vous ardemment les uns les autres, de tout votre coeur".

    pour l’amour de Dieu cessez de lapider cette personne, qui a déjà, je vous prie de le croire, souffert suffisamment comme ça.

    bonne continuation

    • *
      o
      Vincent-Martine, transsexuel de l’enseignement diocésain de Nantes

      Voilà St Paul instrumentalisé par le lobby trans sexuel c’est une comble d’hypocrisie ! St Paul décrit la charité mais ne dit pas d’aimer le trans sexualisme, l’homosexualité ou la pédérastie qui sont perversions sexuelles par définition.
      St Paul dit d’aimer les pécheurs mais n’a jamais dit d’aimer ou de justifier leurs péchés. Le Christ ne jette pas la première pierre à la pécheresse, Il lui dit "va et ne pèche plus". Le PECHE existe bel et bien. Le Christ est venu nous enseigner une morale qui n’est autre que le mode d’emploi du bonheur de l’Homme. (Martine a beaucoup souffert et malheureusement continuera de souffrir. La cause de la souffrance et du suicide n’est pas le bien, c’est le mal. La Vérité que le Christ est venu nous révéler est que le mal asservit l’homme pour son plus grand malheur et que la morale libère et rend heureux. Pour cette doctrine de l’Amour et du bonheur Le Christ a dû payer de sa vie, au prix de tortures inouïes, infâmes... Le mal s’est acharné sur Lui, le Bien et la Vérité, jusqu’à le réduire à un tas de bouillie sanglante. Aujourd’hui le même combat continue entre les forces des ténèbres par la "culture de mort" et une Église Catholique qui, malgré les persécutions, reste fidèle à sa mission de dire la vérité pour le bonheur de l’Homme. Le bonheur de l’H n’est pas dans la capote mais dans la fidélité à servir le bonheur de son conjoint.
      Accepter l’étalage des perversions sexuelles dans une école chrétienne et oser affirmer que, Martine, transsexuelle, est l’œuvre de Dieu lui même relève de l’imposture pire du sacrilège. Les enfants n’ont pas à s’accommoder du dérangement mental d’un prof transsexuel qui s’expose ostensiblement comme pour faire école. L’école chrétienne manque à tous ses devoirs entre autres de protéger l’enfance du scandale ainsi affiché. Que fait Monseigneur, qu’il se réveille et descende de son clocher et qu’il retire le label "école chrétienne" à Saint Dominique. Ce serait la moindre des choses sous peine de mentir aux parents qui y confie leurs enfants.
      La Morale du Christ dérange les petites cuisines dégueulasses qui se font dans l’ombre. Si le Catho ne juge pas le pécheur, il a quand même le droit d’avoir un avis sur ce qui est mal et ce qui est bien pour ses enfants. Mais le Bien et la Vérité ont ils encore le droit d’exister ? Peut-on prédire un jour proche où la LICRA assignera un père de famille pour avoir dit à ses enfants que les perversions sexuelles ne sont pas bien. Le Bien et la Vérité sont du Christ. Ils demandent que nous les aimions, que nous les protégions que nous combattions pour eux ; vous le constatez ils sont en danger, Ils sont trahis même par des Catho et par des hommes d’Eglise.

  • Vous êtes simplement minables... vous devriez avoir honte de vous appeler Chrétiens... elle est où la tolérance ?!? Il est où l’amour de votre prochain ?!? Jesus ne vous a pas dit d’aimer ?!? De tolérer les faiblesses de votre prochain !?!
    Est-ce que Martine est une femme adultère ?!? Non plus !
    N’a votre Dieu jesus refusé de jetter la première pierre ? Vous croyez-vous au dessus de lui pour le faire à sa place ?
    Mais je rêve !
    Pour qui vous prenez vous ?!?
    Vous devenez plus intolérants et intransigents que les fondamentalistes musulmans qu’on combat ailleurs par les armes... voulez-vous quand même que notre socité devienne encore plus une mer d’amértume et stérylisée de toute vie et de tout amour ?!?
    C’est triste mais vous êtes des "cul bénits"... vous vous souvenez de la religion que pour votre prestige social... c’est triste et je ne pense pas que ce soit la voie que Jesus avait tracé pour nous.
    Que Dieu ait pitié de vous âmes...

  • J’ajoute à mon message précédent l’information suivante, publiée aujourd’hui même dans Le Figaro :

    "L’épidémie de sida est aujourd’hui « incontrôlée » en France chez les homosexuels de sexe masculin, estiment les auteurs d’une étude sur l’évolution de la maladie dans l’Hexagone. Si l’expression peut sembler un peu dramatique, elle reflète la persistance d’une forte inégalité face à la maladie. Alors que le nombre de nouvelles contaminations par le VIH tend à baisser d’une façon globale dans notre pays, ce n’est pas le cas chez les « hommes ayant des rapports sexuels avec les hommes », chez qui le nombre de nouvelles infections est resté stable. Près de 50% des nouveaux cas de contamination au virus frappent des hommes homosexuels."

    Voir en ligne : Sida : la contamination des homosexuels reste « incontrôlée »

  • @Chrétien

    Merci pour cette info (qui date de 2009, mais les médias n’ont décidé de s’en inquiéter qu’en 2010) mais quel est le rapport avec Martine ?

    Réponse : Aucun.

    Sauf dans la tête de ceux qui font, (par ignorance des sujets sur lesquels ils s’expriment pourtant) de très dangereux et maleureux amalgames entre des choses qui n’ont strictement aucun rapport, à savoir la transdentité, l’homosexualité, et le VIH.

    (Je ne parlerai même pas de ceux qui imaginent (ou plutôt fantasment)encore ici même sur une incompréhensible corellation avec, en plus, la pédophilie : Pathétique et consternant.)

    Quant au VIH, je comprends fort que ce virus vous inquiète... C’est bien naturel.

    Je m’interroge personnellement toujours sur les positionnements particulièrement archaiques (et, il faut bien le dire, meurtriers) de notre Pape sur le sujet, (et donc sur sa responsabilité directe quant à cette pandémie) puisque je vous rappelle qu’il en est encore à interdire l’usage du préservatif tandis que l’épidémie perdure.

    Je vous laisse méditer là dessus, et vous remercie pour ces chiffres très intéressants.

  • Bonjour,

    Quand je lis les réactions de Cammy, Maria et Devinez, je me dis que l’égalitarisme est un nihilisme qui s’acharne à détruire tout sens des distinctions et des différences, et au nom même du droit à la différence...On pourrait en rire, et j’en ris en me disant que le mal se dévorera lui-même comme il a toujours fait en emportant avec lui ceux qui le vénèrent...

    Quand je vois dans quel sens est cité Saint Paul, je me dis qu’on n’est pas au bout de nos peines ni de nos rires...C’est à se rouler parterre, pliés en deux voire même à mourir de rire...

    Encore un peu et bientôt on va nous apprendre que le Christ est venu prêcher pour l’homosexualité...

    Il y a des appels à la tolérance qui sont des falsifications de la charité qui n’a rien d’un sentimentalisme mièvre, mais tout d’un amour exigeant et bienveillant !!!

    On croit rêver...Attendez, je me pince...Mais non je ne rêve pas...

    Jolie modernité et son lot d’aberrations et de transgressions toujours plus excessives...où certains aiment tant à prendre leurs désirs pour la réalité...

    On dirait que nos contemporains s’ennuient au point de voir en chaque nouveauté une avancée, un progrès, mais jusqu’où ira-t-on ?

    A quand les utérus artificiels ? A quand les enfants sans généalogie ? A quand la grande mutation généalogique où un être humain pourra naître de deux hommes ou de deux femmes ? A quand l’avènement de l’androgyne qui sera capable de se reproduire par parthénogenèse en se dupliquant tel un puceron ? La technique parviendra-t-elle à réaliser ce fantasme d’une transgression totale de l’ordre naturel ?

    Comment ne pas voir dans ces aspirations idéologiques et transformistes, les symptômes d’une crise anthropologique grave ?...

    Allez, prions pour ces âmes égarées et rions , il n’y a plus que le rire qui vaille !!!!

    PS : Passez par le lien ci-joint, vous y trouverez le site de l’observatoire du communautarisme...

    Voir en ligne : "Loi anti-homophobie"

    • Jésus est né de la sainte vierge marie et de "l’esprit saint", c’est aussi "anormal" ou alors le vrai père de Jésus est Joseph ! Jésus a donc eu des frères et des soeurs,s’il est vrai homme, quoi de plus normal.Certaines personnes sur cette terre, voulue par Dieu le Père,n’ont rien demandé ni exigé sur leur identité, ils et elles font ce qui leur semblent juste. Sur ce site , très catho, c’est extraordinaire de lire autant de propos injurieux sur des humains qui comme leurs" frères très chrétiens" paient leurs taxes et respectent la Loi républicaine.Amen

  • @Cammy

    Vous avez raison, aucun lien avec la personne en question. Car je n’ai voulu pas, comme je ne veux pas au présent, commenter ce cas particulier et très personnel : n’étant pas son sympathisant, je suis d’accord avec la remarque qu’elle (ou lui) a suffisamment souffert.

    Par contre, j’ai contesté l’opinion citée dans mon message original qui fait de l’homosexualité une réalité digne d’enseignement à nos enfants. La référence sur la publication du journal illustre ma remarque concernant le menace des maladies sexuellement transmissible — ni plus ni moins.

  • je suis moi-même élève en terminale dans le-dit Lycée et je trouve votre article profondément chocant. Comment pouvez-vous vous permettre de dire des choses pareilles au sujet de ce professeur ?! je ne vois vraiment pas à quoi cela vous sert de l’humilier publiquement, ainsi que mon lycée, directeur et mes proffesseurs. Vous voulez peut être jouer les donneurs de leçons... c’est pitoyable Et en plus, ça se dit catholique... Ce sont plutôt des comportements comme le votre qu’il faudrait bannir de l’Eglise...

  • Je crois que ce problème vous dépasse (je le dis sans aucune once de mépris). Elève peut-être de cette personne, vous n’êtes pas en capacité d’avoir le recul suffisant sur cette affaire. Votre prof non plus d’ailleurs, qui peut avoir toute les qualités du monde au demeurant, mais se trouve instrumentalisé par un lobby puissant et intelligent. Il frappe où cela peut faire mal… Les institutions sont (ir)responsables.

  • L’on me reproche beaucoup sur ce forum, l’allusion faite entre pédophilie et homosexualité. Dois-je vous rappeler cette citation faite par le cardinal Bertone, avant qu’il ne soit obligé de manger son chapeau cardinalice comme tout bon diplomate : « Nombre de psychologues, de psychiatres, ont démontré qu’il n’y a pas de relation entre célibat et pédophilie, mais beaucoup d’autres ont démontré, et m’ont dit récemment, qu’il y a une relation entre homosexualité et pédophilie. C’est la vérité, c’est le problème ».
    Une vérité qui dérange, certes, dans une société qui s’abandonne à ces pratiques. Mais une vérité.

  • Merci beaucoup à D4vid, qui remet un peu en place ceux qui s’autorisent à s’exprimer sur ce sujet qui ne les regarde absolument en rien.

    Merci également à Jérome, pour son bon conseil de rire, que je n’ai pas pu me retenir de suivre instantanément à la lecture de son hilarant post.

    Je cite la bible telle que je la comprends, et manifestement, nous ne la comprenons pas tout à fait de la même façon, Jérôme.

    Certains embrassent la religion pour s’ouvrir, aimer, tolérer, tandis que d’autres s’y adonnent pour s’enfermer, hair, et rejetter leur prochain en en détournant le contenu.

    Bref, pour se donner l’impression d’avoir soudain le droit de "juger" et "condamner" à la place du seul qui en ait le droit.

    Chacun sa lecture des textes sacrés, et surtout de l’ordre "naturel" des choses, de ce qui "doit" et "ne doit pas être", de ce qui est "répugnant" et de ce qui ne l’est pas...

    Je n’envie ni n’approuve pas vôtre vision de la religion, et encore moins l’usage que vous en faites, cependant, je fais l’effort de le tolérer. Et je suis certaine que vous respectez suffisamment les principes fondamentaux de la Bible pour faire (au moins semblant) d’en faire de même avec moi.

    Continuons de rire tous ensemble, peut être un peu hypocritement, mais au moins, ça nous rapproche un peu, et c’est moins méchant et mesquin que certains comportements ou certains propos...

    Très bonne soirée.

  • Bonsoir,

    Je vais d’abord m’adresser à D4VID pour dire cette jeune personne qu’il ne faut pas qu’il se choque tant que des catholiques s’interrogent sur le devenir de leur pays, de leur culture, et de ses fondements anthropologiques. Je mettrais volontiers sa réaction sur le compte à la fois d’une grande ignorance de l’enseignement moral de l’Eglise catholique et d’une compassion débordante imputable à la sensibilité aiguë d’une jeunesse qui ne sait pas vraiment où sont les vrais repères. Rassurez-vous, D4VID, vous êtes moins à blâmer qu’à plaindre : les idées qui germent dans votre jeune esprit sont le résultats des graines qu’une certaine idéologie disons hédoniste et individualiste sème au quotidien par la plupart des médias. Il va sans dire que cette idéologie implique un relativisme moral et un nihilisme non moins destructeur. Mais ce qui rend séduisante cette idéologie c’est la façon qu’elle a de se draper de vertus et de bonnes intentions, comme aussi de bons sentiments...Mais comment ne pas voir dans ces élans de compassion une faiblesse morale qui conduit au dévoiement de la morale, à une démoralisation, ou à un affaiblissement du jugement moral ?

    Quant à la souffrance de cette personne, je ne doute pas qu’elle soit grande. Mais je crains que cette personne ne continue de souffrir parce qu’elle ne sera jamais pleinement femme, ni plus tout à fait homme.

    Maintenant, je veux dire que les réflexions de Cammy m’ont fait rire, mais il ne s’agit pas d’une puérile rigolade, mais bien d’un rire sérieux en guise de réponse à des propos et des comportements trop graves pour qu’ils ne soient entendus comme l’expression de délires d’idéologue, comme le siècle précédent nous en a laissé le témoignage et la trace. Après la destruction des différences entre classes sociales que nous promettait le communisme et le socialisme, après la volonté folle du national socialisme de réduire l’humanité à une seule race en exterminant toutes les autres, voilà que l’on voudrait détruire les différences sexuelles au nom d’un mutationnisme anthropologique animé par cette même passion égalitariste qui fit déjà tant de ravage sur notre continent, depuis la Révolution française. L’homme nouveau serait donc cet androgyne, dont l’identité sexuelle serait pour le moins ambiguë...

    Quel beau modèle pour les jeunes générations qui cherchent des repères, des modèles auxquels s’identifier !

    Mais je ris !!!!!!!!! Et mon ironie sera cinglante !!!!!! Je ris de votre folie !!!!! La théologie morale de certains est vraiment fantaisiste !!!!

    Voir en ligne : L’homosexualité et l’école

    • Il ne s’agit pas de faire disparaitre les differences de genre, homme et femme, mais les "hetéros bien dans leurs pompes et leurs droits " sont incapables de ressentir et vivre le malaise d’un homme dans un corps de femme. On solutionne comment le problème ? Le suicide ? : péché mortel ! Les addictions pour supporter le malaise ? :péché véniel, ou le miracle, que faire ? Le Christ respecte chaque etre humain, le "bon" larron" a été invité à entrer au Royaume, le Christ ne lui a pas demandé de devenir un etre respectable. Amen.

  • Cher, Jérome, je vais me permettre de reprendre votre post point par point :

    Je vous cite : « Je vais d’abord m’adresser à D4VID pour dire cette jeune personne qu’il ne faut pas qu’il se choque tant que des catholiques s’interrogent sur le devenir de leur pays, de leur culture, et de ses fondements anthropologiques. Je mettrais volontiers sa réaction sur le compte à la fois d’une grande ignorance de l’enseignement moral de l’Eglise catholique et d’une compassion débordante imputable à la sensibilité aiguë d’une jeunesse qui ne sait pas vraiment où sont les vrais repères »

    Vous êtes assez touchant dans cette réponse pleine de compassion, mais qui n’a finalement pour unique but que de vous rassurer vous-même sur l’angoisse et le choc que vous cause personnellement certaines évolutions culturelles, nationales, voir anthropologiques comme vous le dites, et que nous ne pouvons certainement pas maîtriser, puisqu’il s’agit précisément d’une évolution TRES naturelle, quoi que vous en pensiez. C’est d’avoir restreint, confiné, ignoré et condamné cette évolution au nom d’une morale non pas voulue par Dieu mais bien par certains hommes qui ont la prétention de le représenter et de comprendre son message mieux que les autres qui n’était pas naturel. D’avoir imposé une morale voulue par des hommes sois disant au nom de Dieu au détriment de leur nature, c’est sur cela qu’il est grand temps de s’interroger.

    Je vous cite : « . Rassurez-vous, D4VID, vous êtes moins à blâmer qu’à plaindre : les idées qui germent dans votre jeune esprit sont le résultats des graines qu’une certaine idéologie disons hédoniste et individualiste sème au quotidien par la plupart des médias. »

    D4VID n’a certainement pas besoin ni de vos blâmes, ni de votre pitié. Quand aux idées que vous lui prêtez et qui sont d’après vous le résultat de graines d’une certaine idéologie, c’est un peu l’hôpital qui se fout de la charité su je puis me permettre : Regardez vous dans un miroir avant de juger autrui, et de vous insurger contre un sois disant conditionnement de l’esprit qui n’est probablement en rien comparable à celui que VOUS semblez avoir subi pour oser tenir de tels propos. La seule personne à plaindre ici, c’est bien vous, pour le lavage de cerveau que vous avez subi.

    Je vous cite : « Il va sans dire que cette idéologie implique un relativisme moral et un nihilisme non moins destructeur. »

    Là encore, faites le ménage devant votre porte avant d’avoir la prétention de tenir de tels propos.Je vous laisse y réfléchir…

    Je vous cite : « Mais ce qui rend séduisante cette idéologie c’est la façon qu’elle a de se draper de vertus et de bonnes intentions, comme aussi de bons sentiments… »

    Idem pour votre vision du catholicisme d’après ce que je vois.

    Je vous cite : « Mais comment ne pas voir dans ces élans de compassion une faiblesse morale qui conduit au dévoiement de la morale, à une démoralisation, ou à un affaiblissement du jugement moral ? »

    Il y a 3 fois le mot « morale » dans votre phrase. La religion, ce n’est pas et n’a jamais été de la « morale », à part bien sur pour celles et ceux qui s’en servent uniquement pour faire précisément la morale aux autres afin de leur imposer leurs façons de voir (mais là, ça n’a plus rien à voir avec le sacré.)

    Je vous cite : « Quant à la souffrance de cette personne, je ne doute pas qu’elle soit grande. Mais je crains que cette personne ne continue de souffrir parce qu’elle ne sera jamais pleinement femme, ni plus tout à fait homme. »

    Selon l’étiquette forcément réductrice que vous lui collez (puisque vous ne connaissez manifestement RIEN au sujet) sans doute, oui. Mais pour la plupart des gens, Martine est, était, et sera toujours une femme exactement comme les autres. Son opération, n’a très certainement fait que révéler ce qu’elle était déjà . (Et pour information, je précise que les religions n’ont pas toute une vision aussi réductrice des notions de « sexe » ou de « genre » : Pour info, la religion juive dénombre 6 sexes, contrairement à la religion catholique qui n’a souhaité en reconnaitre que 2, et condamne tout ce qui sort de ces deux seules et (sois disant) immuables possibilités.)

    Je vous cite : « Maintenant, je veux dire que les réflexions de Cammy m’ont fait rire, mais il ne s’agit pas d’une puérile rigolade, mais bien d’un rire sérieux en guise de réponse à des propos et des comportements trop graves pour qu’ils ne soient entendus comme l’expression de délires d’idéologue, comme le siècle précédent nous en a laissé le témoignage et la trace. »

    Je suis désolée que vous perceviez tout cela comme un délire idéologique grave… J’en connais d’autres (de délires idéologiques) non seulement beaucoup plus graves, mais aussi plus meurtriers, « comme de nombreux siècle de guerres de religions et d’inquisition nous en ont laissé le témoignage et la trace » (pour reprendre votre belle expression). Ça s’appelle l’intégrisme et l’extrémisme religieux et moral, dont vous semblez être très partisan d’après ce que je crois comprendre.

    Je vous cite : « Après la destruction des différences entre classes sociales que nous promettait le communisme et le socialisme, après la volonté folle du national socialisme de réduire l’humanité à une seule race en exterminant toutes les autres, voilà que l’on voudrait détruire les différences sexuelles au nom d’un mutationnisme anthropologique animé par cette même passion égalitariste qui fit déjà tant de ravage sur notre continent, depuis la Révolution française. L’homme nouveau serait donc cet androgyne, dont l’identité sexuelle serait pour le moins ambiguë… »

    J’ai beaucoup aimé votre référence au national socialisme (parti soutenu à l’époque, je vous le rappelle juste pour mémoire, par l’église catholique, et qui a exterminé précisément non seulement nombre de juifs, mais aussi de personnes homosexuelles ou transgenres). Pourriez vous m’expliquer exactement en quoi diffère votre attitude actuelle du national socialisme que vous faites semblant de dénoncer ? N’êtes vous pas très précisément en train de tenir le même discours d’extermination de ce qui sortirait de vos normes et des petites cases de VOTRE idéologie ? Bref, de VOTRE visions de la religion (qui n’a d’ailleurs plus rien de religieux : il s’agit juste de morale préhistorique inadaptée à l’époque).

    Je vous cite : « Quel beau modèle pour les jeunes générations qui cherchent des repères, des modèles auxquels s’identifier ! »

    Peut être est ce très précisément parce que les modèles proposés ne sont plus assez nombreux, périmés, et beaucoup trop stéréotypés que nos jeunes générations cherchent de nouveaux repères adaptés à leur époque ? La religion peut être un excellent repère, à condition de ne pas en faire n’importe quoi… (Oui, je sais que ça vous fait rire :Je vous explique pourquoi vous riez : C’est parce que vous ne comprenez rien de ce que je dis, et que vous êtes incapable de tolérer un autre avis moins radical que le vôtre…voila c’est bon : Vous pouvez continuer de vous esclaffer tout seul devant votre écran.)

    Je vous cite : « Mais je ris !!!!!!!!! Et mon ironie sera cinglante !!!!!! Je ris de votre folie !!!!! La théologie morale de certains est vraiment fantaisiste !!!! »

    Merci Jérome d’exister… Et de parler de » théorie morale ». D’AVOUER que vous ne parlez finalement QUE de théories morales, et que vous vous cachez derrière la religion pour dispenser vos idées (ou plutôt vos exigences) personnelles rigides aux autres. Vous parliez de votre « ironie cinglante » ? Tout est dit je crois. J’avoue que vous me faite vraiment bien rire aussi, engoncé dans vos certitudes aussi paradoxales que dangereuses.

    Bonne journée quand même !

  • Cammy, dans votre réponse à Jérôme, je note votre accusation d’une collusion Eglise catholique et National socialisme au Siècle dernier…
    […]référence au national socialisme (parti soutenu à l’époque, je vous le rappelle juste pour mémoire, par l’église catholique, et qui a exterminé précisément non seulement nombre de juifs, mais aussi de personnes homosexuelles ou transgenres). Pourriez vous m’expliquer exactement en quoi diffère votre attitude actuelle du national socialisme que vous faites semblant de dénoncer ? N’êtes vous pas très précisément en train de tenir le même discours d’extermination[…]
    Stupide et je n’y répondrai évidemment pas de peur de vous rejoindre à ce point Godwin…
    (Je vous rappelle que dans un débat, atteindre le point Godwin revient à signifier à son interlocuteur qu’il vient de se discréditer en vérifiant la loi de Godwin.)

  • Cher Cammy,

    Je pourrais vous retourner tous vos arguments qui ne sont que rhétoriques et formels. Je pourrais vous dire que vous avez vos convictions comme j’ai les miennes ; que je reprends et développe une théologie morale qui dure depuis les premiers écrits bibliques ; que vous ne développez pas moins que moi une théorie, à ceci près que je m’inspire et me réfère à toute la tradition exégétique chrétienne voire judaïque, alors que vous et quelques autres prétendez avoir raison contre une si longue et si profonde tradition ; que je trouve amusant que tour à tour vous accusiez vos contradicteurs soit d’être sans compassion, soit trop compassionnel...Mais surtout ne vous donnez pas la peine de répondre, mais plutôt de réfléchir, et de vous montrer humble...

    Le temps fera son œuvre...

  • Quelques citations, comme des pincées de sel sur l’idéologie du progrès dont l’égalitarisme est une expression :

    « Faute de pouvoir réaliser ses aspirations, le "progrès" baptise aspiration ce qu’il réalise. »

    Nicolás Gómez Dávila, Les horreurs de la démocratie, Anatolia/Éditions du Rocher, 2003, p. 28.

    « Il y eut un temps où le mot progrès signifiait amélioration. Aujourd’hui il signifie changement, ce changement fût-il un recul manifeste. »

    Henry de Montherlant

    Voir en ligne : Progrès

  • @JLB

    Stupide ?

    http://atheisme.free.fr/Contributions/Catholique_nazisme.htm

    Merci de vous renseigner sur l’histoire avant d’en parler ou de nier. (Et sur les sujets que vous abordez avant de vous autoriser à humilier publiquement des gens comme Martine…)
    Je me doute bien que vous ne souhaitez par répondre sur ce point : il n’y a rien à répondre : juste à se cacher honteusement.

    Je vous remercie beaucoup de rappeler que, (je vous cite :) « Je vous rappelle que dans un débat, atteindre le point Godwin revient à signifier à son interlocuteur qu’il vient de se discréditer en vérifiant la loi de Godwin. »

    Je vous invite à présent à relire les commentaires dans l’ordre afin que vous puissiez découvrir qui en 1er a fait allusion au national socialisme : Jérome.
    Que je me fais un grand plaisir de vous citer : « Après la destruction des différences entre classes sociales que nous promettait le communisme et le socialisme, après la volonté folle du national socialisme de réduire l’humanité à une seule race en exterminant toutes les autres, voilà que l’on voudrait détruire les différences sexuelles au nom d’un mutationnisme anthropologique animé par cette même passion égalitariste qui fit déjà tant de ravage sur notre continent, depuis la Révolution française »
    je n’ai fait que répondre à son propos dans lequel il a sciemment fait allusion au nazisme.
    Merci de suivre la conversation afin d’attribuer vos points Godwin (et votre discrédit) à qui de droit.

     :)

    @ Jérôme

    Merci pour tous vos bons conseils. Vous l’avez remarqué comme moi, nous ne pensons pas la même chose, et tous les arguments que vous avez essayé de lancer vous sont revenu dans la figure comme des boomerangs.

    Et là vous essayez d’encore les renvoyer ? Ce petit jeu peut durer indéfiniment tant que vous n’en aurez pas compris le principe… Personnellement, je vous propose donc d’en rester là, afin que ni vous ni moi ne perdions plus notre temps à tenter de convaincre l’ « irrécupérable » que nous sommes l’un pour l’autre.

    Contentons nous de nous tolérer (ou de faire semblant) : Faute d’avancer, ce sera déjà pas mal.

    Merci aussi de m’inviter à réfléchir : Je m’y emploie tous les jours, et c’est précisément ce qui m’amène à avancer et aller de l’avant dans mes opinions, plutôt que de stagner embourbé dans de trop anciennes certitudes qui m’immobiliseraient sans plus mener à rien.
    Beaucoup de gens préfèrent pourtant cette rigidité (sans doute rassurante au 1er abord, mais finalement source de toute les peurs et les haines au second).
    Je vous aurai bien invité à tenter de vous ouvrir au monde, mais je crains fort que vous en soyez pour l’instant incapable… faute d’en avoir l’envie, tout simplement.

    Qui sait, peut être changerez vous un jour ? Je vous le souhaite, afin que vous soyez plus heureux, vous, et aussi les gens AUTOUR de vous.

    Bonne soirée Jérôme, et bonne soirée JLB.

  • Chère Cammy,

    Encore un point, oser dire que l’Eglise catholique ait soutenu le national socialisme en dit long sur votre anti-judéochristianisme, et sur votre ignorance de l’histoire et sur votre aveuglement idéologique...

    Voir en ligne : PIE XII

  • « Faute de pouvoir réaliser ses aspirations, le "progrès" baptise aspiration ce qu’il réalise. »

    Nicolás Gómez Dávila, Les horreurs de la démocratie, Anatolia/Éditions du Rocher, 2003, p. 28.

    Voir en ligne : Progrès ! mais jusqu’où irons-nous ?

  • @Cammy

    Je partage votre compassion, ainsi que celle de "D4VID", pour "Vincent-Martine". Je suis aussi d’accord avec vous et "D4VID" que "l’article" de M. Jean-Luc BOULARD manque de respect pour la victime et pour son entourage professionnel, en occurrence, pour le lycée catholique en question, en ressemblant plutôt le reportage d’un match de foot.

    Ensuite, en respectant les commentaires de "Jérôme", toujours très sincères, bien réfléchis et instructifs, je trouve que son traitement de "D4VID" est coloré par une condescendance inacceptable pour ce cas de conscience personnelle. Et si cette condescendance se nourrie de convictions catholiques de "Jérôme", tant pis pour ces convocations.

    Cela dit, en caractérisant ci-dessus "Vincent-Martine" par le sobriquet "victime", j’exprime ma profonde conviction personnelle — ai-je le droit aux convictions personnelles qui contredisent les vôtres et pour lesquelles je ne serais pas condamné tout de suite comme "bigot" ? — que son cas est le cas d’automutilation, certes, avec l’aide de chirurgiens compétents.

    Voici une définition typique de ce phénomène, avec quelques idées pourquoi il se produise (Wiki) :

    "L’automutilation est le fait pour une personne de s’infliger délibérément des blessures. Elle peut être faite dans plusieurs buts, comme se punir, ou pour se soulager de problèmes personnels ou professionnels."

    Je suis conscient que, en disant cela, je contredise votre vision exprimées par votre formule lapidaire :
    "Mais pour la plupart des gens, Martine est, était, et sera toujours une femme exactement comme les autres. Son opération, n’a très certainement fait que révéler ce qu’elle était déjà ."

    Par ailleurs, en se référant au Judaïsme, vous vous trompez quant à l’acceptation par le Judaïsme orthodoxe (le plus vigoureux de toutes autres version du Judaïsme et, en pariculier, dominant en Israël) des telles transformations, sans parler d’homosexualité.

    Cela dit, je ne peux que me réjouir que des personnes comme "Vincent-Martine" sont libres de faire de leurs vies ce qu’elles veulent. Mais je ne vois pas pourquoi l’Education chrétienne est obligée de payer le prix moral et matériel de cette transformation.

    Compte tenu du fait qu’aujourd’hui, la majorité des catholiques engagés (jusqu’à, par exemple, à choisir l’éducation catholique pour leurs enfants) sont évidemment choqués par l’obligations de leurs enfants d’assister à cet acte d’automutilation et d’accompagner cette personne contre les convictions de leurs parents.

    Il s’agit donc pour moi d’un acte violent, profitant de la faiblesse du statut de l’école catholique sous contrat, de l’acte de rééducation sous contrainte de toute une générations des parents et de leurs enfants.

    Cela ressemble à la rééducation sexuelle forcée de toute une génération russe, à partir de 1918 et jusqu’à (à peu prêt) 1930, sous la pression des leaders bolcheviques amoraux.

    Il est évident pour moi donc que les catholiques sont aujourd’hui en obligation de renforcer les aspects moraux de statuts de leurs école.

    Par ailleurs, aux Etats Unis, où l’homosexualité et les autres formes de déviation de la loi dite naturelle sont beaucoup plus répondues qu’en France, les écoles catholiques et juives orthodoxes ont fait l’alliance pour défendre leur liberté d’employer des personnes ouvertement homosexuel pour la raison que cet état contredit l’enseignement de la Bible.

  • Bonjour,

    Je voudrais dissiper tout malentendu, mais sera-ce possible ? La vie n’est-elle pas une succession de malentendus ?

    Tout d’abord je veux dire qu’il n’y avait pas la moindre condescendance ni le moindre mépris pour D4VID dans mon propos à son sujet. Je voulais simplement souligner le fait qu’il est très difficile pour les jeunes générations d’aujourd’hui d’avoir des repères moraux dans une société qui s’acharne à brouiller ces mêmes repères. Je peux aussi d’autant plus comprendre la difficulté de D4VID et de ses camarades qu’ils ont été mis devant le fait accompli, sans possibilité d’être épargnés. Cependant, je pense que ces élèves pourront ainsi découvrir toute la complexité et la folie de notre époque moderne, grâce à ce cas d’école si j’ose dire !

    Je veux dire aussi que je ne suis pas insensible à la détresse de cette personne qui souffre d’un trouble de la personnalité dont l’identité sexuelle est pour le moins problématique.

    Je veux aussi dire que lorsque j’ai fait allusion au national socialisme ce n’était pas pour accuser qui que ce soit d’une telle idéologie, ni vous Cammy, car j’aurais aussi bien pu évoquer le communisme, afin de montrer que ce n’est pas un hasard si notre civilisation occidentale est la matrice de nouvelles théories telle que celle du genre élaborée par Judith Butler. La passion égalitaire ne supporte ni hiérarchie, ni différence, ni distinction qu’elle soit raciale, sociale, ou sexuelle comme c’est la cas en l’occurrence qui nous occupe.

    En revanche si chaque fois que l’on se montre intransigeant sur le respect de certains principes moraux on se fait traiter de fasciste, alors je crois que l’on peut parler d’un véritable terrorisme intellectuel qui interdit de penser autrement qu’une prétendue bien-pensance qui refuse la contradiction et qui condamne l’interlocuteur...

    Cette soif inextinguible d’égalité se manifeste aujourd’hui par un individualisme hédoniste qui n’est rien moins qu’un dévoiement de la personne humaine asservie à ses désirs. Faut-il préciser que notre société consumériste alimente et stimule cet individualisme ou ce narcissisme qui s’exprime dans un "moi je" sans fin...Peu importe les grands principes moraux, ni même les lois naturelles, ce qui compte c’est la satisfaction de nos désirs, comme si notre bonheur pouvait vraiment consistait simplement en leur satisfaction.

    Je pense que les traits idéologiques de notre époque que je viens de préciser comme aussi la présence d’un prométhéisme qui voit dans la Technique la voie du Salut de l’homme moderne ne font que nous enfoncer dans un matérialisme qui nous éloigne de Dieu...

    D’ailleurs si nos sociétés occidentales étaient si heureuses elles ne consommeraient pas tant de psychotropes ou d’antidépresseurs...

    Il semble que quelque chose manque...quelque chose à chercher, à n’en pas douter...

    Enfin il est assez intéressant de voir le nombre et le volume de réaction que ce fait divers provoque...Sans doute parce que cela touche notre façon d’appréhender et de vivre notre humanité !

    Salutations à Dr Belaga !

    Sans rancune Cammy ?!

    PS :
    Lasch, Christopher. La Culture du narcissisme. Traduit de l’anglais par Michaël L. Landa. Précédé de Pour en finir avec le XXIe sièle de J.-C. Michéa. Éditions Climats, 2000, Coll. « Sisyphe ».

  • @ Dr. Edouard Belaga

    Bonjour Docteur, et merci pour cette très intéressante, respectueuse, et enrichissante intervention.
    Au risque de vous surprendre, nous partageons beaucoup d’avis, sans pour autant les exprimer de la même façon, ni avec la même approche, ou la même sensibilité...
    Mais votre respect engendre forcément le mien en retour, ce qui est naturel.

    Je reprends en particulier une partie très intéressante de votre post, qui mène précisément à ce qui semble être un des ponts les plus importants de ce sujet…

    Vous écrivez ces lignes très intéressantes : « son cas est le cas d’automutilation, certes, avec l’aide de chirurgiens compétents.
    […] définition typique de ce phénomène, avec quelques idées pourquoi il se produise (Wiki) : L’automutilation est le fait pour une personne de s’infliger délibérément des blessures. Elle peut être faite dans plusieurs buts, comme se punir, ou pour se soulager de problèmes personnels ou professionnels."

    Le terme « d’automutilation », ne me semble pas approprié, mais ce n’est finalement qu’un détail d’opinion inutile à débattre ici...

    Je voudrai poser la question suivante : Qu’est ce qui, d’après vous, peut pousser une personne à s’automutiler (je reprends votre terme) de la sorte ? La définition que vous proposez offre déjà un petit panel de solutions.

    Pourquoi une personne transgenre aurait elle besoin de « s’auto-punir » par exemple ? Peut être parce qu’on lui rabâche depuis le berceau que ce qu’elle pense et ce qu’elle ressent intimement et sincèrement, sans faire le moindre mal à personne est « mal », « honteux », « répugnant », « intolérable », « inacceptable », « dérangeant » … etc. au nom de la morale de certains « mieux-pensants » qui n’imaginent pas une seconde l’ampleur des dégâts que cause ce type d’idéologies et de doctrines.

    Imaginez-vous la souffrance que ce rejet d’une différence (non souhaitée) peut engendrer ? Et la culpabilité qui en découle ? Culpabilité pour RIEN car ce sont des différences viables, qui ne dérangent ni ne sont dangereuses pour personne ! (mis à part ceux qui préfèrent s’occuper des fesses de leurs voisins plutôt que simplement des leurs, bien sur.)

    Ici, je parle des personnes qui se font opérer pour finalement se « normaliser » en quelque sorte dans le genre qu’elles ressentent pour « légaliser » voir « légitimiser » ( !) leur identité aux yeux PRECISEMENT de ceux qui les rejettent.
    Ce processus va mener une personne à modifier son corps chirurgicalement afin d’être plus « en conformité » avec les attentes sociales et morales justement, pour espérer être mieux tolérée (et non l’inverse) par l’entourage souvent hostile…
    Je ne parle même pas de celles et ceux (et ils sont nombreux) qui se suicident uniquement à cause du fait qu’ils / elles sont homosexuelles ou transgenres, de peur d’avoir à affronter le rejet, les « recadrages moraux » (inutiles et sans effet), et les humiliations qui en découlent, non seulement pour elles mêmes, mais aussi pour leur proches.
    (Rejet et humiliations que l’on rencontre, par exemple, ici même en lisant cet article, sur cet espace qui devrait être un lieu de tolérance, de compassion, et d’amour, et non pas un média pour attiser la haine, le rejet, et le malaise.)

    Voici un lien (en anglais) sur le faramineux taux de suicide des personnes homosexuelles et transgenres avec quelques chiffres si le sujet vous intéresse : http://www.wegiveadamn.org/

    Secondes « options » qui tend à expliquer une « automutilation » : « Se soulager de problèmes personnels ou professionnels. »
    Je pense qu’il est très difficile d’imaginer le nombre de problèmes, de tensions, d’agressions de toutes sortes que peuvent provoquer le fait de naître avec un ressenti transidentitaire.
    Lorsque ces tensions personnelles diverses (en grande partie crées par le regard, je jugement, et l’agression d’autres, il faut bien le rappeler) arrivent à leur paroxysme, le besoin de « prouver » son identité revendiquée pousse à se « normaliser » afin d’obtenir (ou espérer obtenir) une invisibilisation physique grâce aux interventions chirurgicales, sensées amener les gens à … vous foutre ENFIN la paix, tout simplement.
    On espère la reconnaissance sociale que la société et la bonne morale n’a jamais daigné accorder du haut de ses immuables principes, et en devenant un peu plus « une femme » au sens ou l’entendent les gens les plus obtus, on tente bel et bien une INTERGATION sociale.
    Mais là encore, les réactions sont variées, et parfois très violentes de la part d’un entourage qui ne comprend PAS (et c’est normal) ce ressenti ni ce besoin ni cet acte... Et qui réagit donc de façon totalement déplacée sur un acte intime qui ne regarde bel et bien que la personne elle-même, et personne d’autre.

    Un acte d’intégration et de « normalisation » qui dans la tête de certains « spectateurs » ignorants du sujet et du ressenti des personnes concernées, serait un acte de « marginalisation » et d « anormalisation ».
    Mais c’est à NOUS qu’il tient d’accepter ou non cet « effort ». (Car c’est est un !) A nous qu’il tient de soulager ou d’accabler de douleurs supplémentaires ces personnes…

    Personnellement j’ai fait mon choix, et il me semble très conforme avec le message de compassion et de tolérance que propose initialement la religion.

    Ce que je viens d’écrire ici, ce n’est pas pour vous contredire, ni (surtout pas !!) parler au nom de Martine dont le parcours et le ressenti n’appartiennent bien entendu qu’à elle.

    Je voulais juste essayer, modestement de si possible, exposer une des pistes du rôle que joue la société, la politique, la religion, l’éducation, la famille et la morale dans ce processus qui mène des gens qui sortent légèrement des normes à de telles souffrances, et DONC, à de telles extrémités (NOTAMMENT le suicide).

    Et ça, c’est suffisamment grave pour qu’on en parle, non ?

    @Jérome

    Jérome, je comprends très bien vos inquiétudes, et même tout ce qui peut vous amener à tenter de préserver une morale qui se veut rassurante à vos yeux, et que vous souhaitez (je peux parfaitement le comprendre) inculquer à vos enfants, par exemple, en tant que valeurs de vie, tel un héritage.

    Je suis persuadée que les meilleures intentions vous animent, que votre foi est profonde, et que vous agissez dans ce sens certainement avec la conviction de « bien faire ».

    Je n’ai pas la prétention de juger de ce qui est « bien » ou « mal », nous ne partageons pas les mêmes opinions, c’est tout, et je pense SINCEREMENT qu’il y a moyen, malgré tout, de se tolérer, et de vivre en bonne intelligence.

    Si je me suis permise de réagir ici à cet article en particulier, c’est juste pour dire qu’on peut parfois faire beaucoup de mal à quelqu’un en pensant pourtant « bien faire » au fond de soi.
    Que les principes qui nous conviennent à nous ne conviendront pas forcément aux autres, et rejeter l’autre à cause de sa différence, ou juste en partant du fait qu’il s’écarte trop de nos chers principes moraux, c’est injuste, ça fait mal, et ça fait des dégâts énormes.

    La religion peut être un formidable outil d’épanouissement, mais peut devenir aussi une doctrine des plus meurtrières si on n’y prend garde. (Nous sommes aujourd’hui le 11 septembre, date qui nous rappelle un bien triste évènement justement relatif à cette vérité.) Le fanatisme, l’intégrisme, en bref, l’extrémisme n’ont absolument plus rien à voir avec la religion, mais sont uniquement basées sur les théologies morales, qui en ont découlé.

    Tout est une question de dosage… certaines substances sont des remèdes à faibles doses, et deviennent des poisons en proportions plus fortes. Il en va de même, il me semble, pour tout, y compris la religion et la morale.

    Que l’on s’injecte son poison, soit. Chacun est libre de faire ce qu’il veut. Mais qu’on l’injecte de force aux autres, je ne suis plus d’accord.

    C’est tout ce qui compte en fait : le respect, la tolérance, et surtout L’EGALITE des gens, sur laquelle nous ne semblons une fois de plus, pas partager le même avis. Cette divergence d’avis sur l’égalité le respect et la tolérance n’est peut-être qu’un détail ici, dans ce post, sur ce site… mais concrètement dans la vie elle peut faire toute la différence pour tellement de gens entre le « bonheur » et le « malheur »…

    Bref, l’idée de compassion qui est (ou devrait être en théorie) le moteur de toute religion.

    Là aussi ça me semblait important qu’on en parle.

    Sans rancune aucune Jérome =)

    Bonne soirée à tous. (Et toutes)

  • Bonjour Cammy,

    Je vois que vous êtes fort inspirée sur ce sujet. Mais je crains de devoir vous répondre à nouveau sur des points essentiels.

    Tout d’abord je ne suis pas certain que vous ayez bien compris le sens de mes préoccupations morales et éthiques, et anthropologiques. Certes, je souhaiterais que l’on transmette aux enfants des valeurs morales dont la finalité ne serait pas tant l’épanouissement personnel que le salut de leur âme.

    J’espère que le mot de morale n’est pas un gros mot pour vous, sans quoi je crains de devoir diagnostiquer chez vous un mal qui peut atteindre n’importe quel chrétien qui croit que l’on peut être libre sans loi morale. On parle alors d’anomie. Pardonnez le terme peu commun. Puis-je vous suggérer la lecture de "Morale de l’Evangile" de C. H. Dodd, un théologien anglican. Ce livre permet de comprendre en quoi le Christianisme n’est pas l’abolition de la loi morale ou de l’héritage biblique, mais bien l’accomplissement cette loi morale en la personne divine et humaine du Christ, qui est la Voie, la Vie !!!

    Je pense que Vincent aurait dû être mieux accompagné psychologiquement et spirituellement au lieu d’avoir recours à une chirurgie qui l’a mutilé...et le voilà entre deux sexes...Il ne faut pas oublier que le christianisme c’est la religion de l’Incarnation, c’est-à-dire la religion qui considère que l’homme est une âme incarnée dans un corps qu’il doit apprendre à maîtriser, à s’approprier pour se réaliser pleinement, car le salut de l’âme passe par la manière de vivre...Je crains qu’en optant pour une solution chirurgicale en pèche par un matérialisme technique qui nous détourne de la voie spirituelle par laquelle Dieu peut nous aider à nous réconcilier avec nous-mêmes et avec les autres. Ce recours est d’autant plus grave en l’espèce qu’il y est question de l’identité sexuelle d’une personne qui est désormais un eunuque efféminé qui se fantasme comme femme, mais qui ne sera plus jamais un homme ni vraiment une femme...C’est triste ! Peut-être qu’avec foi et amour, un accompagnement psychologique, psychothérapeutique et spirituel Vincent aurait pu se réconcilier avec son corps et devenir un père...

    Mais pour un tel accompagnement il faudrait que l’Eglise catholique soit à la hauteur de ces défis. Ce qui n’est pas gagné d’autant qu’Elle essaie de survivre dans une société dont la culture est de plus en plus anti-chrétienne, et que tant de chrétiens se compromettent avec l’individualisme ambiant...

    En ce qui concerne la religion et le fanatisme, je dirais que le fanatisme est une fièvre qui peut saisir le fidèle, mais le fanatisme peut être autre que religieux. Une idéologie entraîne celui ou celle qui l’adopte dans la logique d’une idée qui le conduit à sacrifier la réalité pour un idéal inatteignable et illusoire. Mais faut-il préciser que le christianisme n’est pas une idéologie, mais bel et bien la vraie religion, c’est-à-dire celle qui est tournée vers le vrai Dieu, le Dieu d’Amour, un amour aussi bienveillant qu’exigeant, aussi tendre que ferme, et si impatient que ses enfants prodigues reviennent à Lui...

    En revanche si être intégriste c’est défendre l’intégrité ou l’entièreté du contenu de la foi catholique, alors je veux bien être qualifié d’intégriste.

    Cammy, vous m’évoquiez le 11 Septembre commis par des musulmans. Cet acte est éminemment condamnable mais il ne faudrait pas mettre toutes les religions dans le même panier. Si vous lisiez l’histoire de l’Islam vous découvririez que si le christianisme s’est répandu avec le sang de ses martyrs, l’Islam s’est répandu avec le sang de ses victimes, mais je crains de ne pas être politiquement ou moralement correct en disant cela, et pourtant c’est la triste vérité que les médias et une certaine intelligentsia cherche à masquer...

    Contrairement à ce que vous dites, la violence n’est pas née des théologies morales, mais ce sont bien plutôt les théologies morales et leurs lois qui sont nées de la violence des hommes, c’est-à-dire de la nécessité de donner aux hommes des lois morales ou des règles de vie pour qu’ils vivent ensemble aussi dignement que possible. Je pourrais vous suggérer de lire "La violence et le sacré" (éd. Hachette) de René Girard.

    Enfin, la question de l’égalité n’est pas pour moi un détail. Certes tous les êtres humains, depuis leur conception jusqu’à leur dernier souffle, sont des personnes égale en dignité morale devant Dieu, en ce sens qu’elles sont animées par une âme, par laquelle leur nature se rapproche le plus Dieu, qui est de nature spirituelle. Mais de là à dire que toutes les mœurs, tous les modes de vie, tous les actes se valent sous prétexte qu’ils sont librement consentis, n’est pas recevable. Enfin, si nous sommes tous égaux devant Dieu en tant qu’êtres humains, et créature de Dieu à l’image de Dieu, cela ne signifie pas que toutes les situations se valent, et qu’il n’y a pas de différence entre un homme et une femme, entre le couple que forment un homme et une femme, et le duo que constituent deux personnes du même sexe, ou que l’on peut passer indifféremment d’un sexe à l’autre !!! Ou autant prendre des vessies pour des lanternes et essayer de s’éclairer avec des vessies...

    Vous arguez de tolérance et de respect, mais la charité se situe au-delà de ces vertus qu’elle transcende. Je pourrais vous suggérer la lecture de "La charité : l’amour au risque de sa perversion", ouvrage collectif sous la direction de Odile Gandon, éd. Autrement, coll. Série Morale. Je pourrais vous dire que tolérer l’autre n’est pas tant l’aimer vraiment que simplement le supporter, comme le mot de tolérance veut le dire...De même respecter l’autre ne signifie pas nécessairement tout accepter de ce que l’autre désire...Les choses ne sont pas si simples...

    Enfin, vous évoquez la quête de bonheur comme si c’était le but du christianisme. Or, la finalité du christianisme est de libérer l’homme du péché, ce qui n’est pas sans effort, ni souffrance, ni difficulté...Mais qui n’est pas pour autant impossible à Dieu si tant est que nous nous tournions vers Lui, en prière et en acte...

    Dieu est un Père qui, comme tout bon père qui dit la loi à son enfant, a donné ses commandements à sa créature dont Il connaît la nature pour l’avoir créée et dont Il connaît les tourments pour s’être fait homme en la personne de son fils Jésus-Christ, et dont il connaît les besoins mieux que sa créature...

    Vous parliez aussi de compassion. Or, si compatir c’est souffrir avec l’autre, cela ne signifie pas ne pas être exigeant avec cet autre, sans quoi la charité se dégrade dans une sensiblerie mièvre qui maintient l’autre dans sa détresse spirituelle et qui affaiblit celui qui prétend aider...

    En cherchant à dialoguer avec vous, je ne pense pas être un extrémiste, mais bien plutôt un humaniste, toujours ouvert à la discussion, mais non moins animé par des convictions ! Un homme que diable !!!!!

    Fraternellement dans le Christ

    Voir en ligne : René Girard et le désir mimétique

  • Chers Jérôme et Cammy,
    Je me suis permis d’interposer entre vous au moment trop "chaud" de votre dialogue, pas pour la raison que je sois plus compétent que vous, mais à cause de mon expérience russe d’être témoin des trop nombreux "dialogues" qui nourrissent la violence.
    J’ai été sûr que ma reproche de "condescendance" faite à Jérôme sera suffisante pour lui donner comprendre que le dialogue se dégrade. Je suis heureux que je ne me suis pas trompé sur le sujet de Jérôme.
    J’ai été moins sûr, plutôt pas du tout sûr que Cammy répondra en sorte, compte tenu de ses escapades violentes contre l’Eglise catholique, certes quelque part provoquées par une certaine incompréhension de ses interlocuteurs. Je suis très heureux que je m’est trompé.
    Je suis tout à fait confortable avec le dernier commentaire de Jérôme qui à peu prêt correspond à ma vision des choses.
    Il ne me reste donc que donner à Cammy la précision concernant mon affirmation "je ne peux que me réjouir que des personnes comme Vincent-Martine sont libres de faire de leurs vies ce qu’elles veulent". Car je ne veux pas qu’elle soit compris comme "je m’en fiche des personnes avec de tels problèmes et de ce qu’ils font de leurs vies".
    Je comprend bien que, en se mutilant, cette personne a trouvé une solution qui l’a sauvée d’asile psychiatrique d’autrefois.
    Cependant, soyons lucide : tout cela ne revient qu’au domaine strictement privé.
    Echapper à asile psychiatrique en se mutilant — c’est très tragique. et c’est difficile à accepter.
    Mais en laissant à Vincent-Martine ce "privilège de doute", soyons clairs : certainement pas au prix de transformer en asile psychiatrique, pour nous autres, d’abord nos écoles et ensuite, la société entière.

  • @Cammy

    Apres une réflexion, je voudrais m’exprimer sur la gravite de l’aspect publique du geste de Vincent se transformant en Martine.

    Je suis d’accord avec ceux qui critiquent l’artcle original sur ce sujet, que l’ampleur et l’aggresivite de cette protestation publique sont exagérées, tout particulièrement si on prend en compte ce qui se passe aujourd’hui en Belgique, avec les révélations de la véritable catastrophe — révélations certainement encore incomplètes — de l’omnipresence du phénomène de pédophilie dans l’Église belge.

    Et si le Primat de cette église refuse de demander pardon, moi je le demande.

    Nous, les parents catholiques, c’est NOUS qui sommes l’Église authentique. C’est parmi nos enfants que la Providence chercher les âmes consacrées de demain, les religieuses et les religieux et prêtres — et les Papes.

    Dénonçons donc ces abus, mais aussi protègerons nos enfants de toutes déviations inspirées par la folie de consommation de tout, même de son propre sex.

  • Je ne connais pas assez le problème de la transsexualité pour donner mon opinion sur ce qui me parait quand même des cas limites et je n’ai le point de vue aussi exercé et expérimenté que le Dr Belaga
    En revanche je connais le problème du refus des genres, qui domine le débat public qui nous menace d’Amérique : : refuser à la femme d’être une femme et à un homme d’être un homme chacun avec sa vocation différente ( le contester n’interdit pas aux femmes de rentrer dans la vie professionnelle mais avec une vocation différente ) , où la sexualité serait en libre service sur un marché .
    Refuser cette différenciation, c’est refuser la création elle même, et Dieu créa l’homme et la femme , et c’est priver à terme l’humanité non pas seulement de la moitié d’elle même mais de s a totalité. Car l’homme sans la femme est condamné non seulement à son extinction physique ( à moins de rêver du meilleur des mondes par insémination artificielle pour des femmes devenues toutes lesbiennes et des hommes à qui on grefferait des … .. artificiels ) mais aussi desséchement intérieur C’est tellement vrai que les grands mystiques l’ont compris et se sont fait accompagner toujours d’une autre polarité François avec Claire etc ; ;

    A la limite l’évangile devient complètement décalé dans ses figures féminines , Marie, bien sûr mais les autres. Si on accepte cette évolution au nom de la tolérance
    Ceux qui préconisent la tolérance à toutes s sortes d’atteintes à ce modèle du créateur, du pacs au mariage homosexuel feraient bien de voir plus loin .
    Quant aux péchés de la chair en dehors de la pédophilie avérée, on devient un peu hystérique, en oubliant que la culture de mort s’opère par la propagande pour l’avortement, qui ne cesse de blesser les femmes et les hommes . dans leur corps et leurs âmes .
    Ce qui me blesse, plus que les actes des autres, qui peut faire la leçon dans ce domaine si intime de la sexualité, c’est la glorification d’une morale relativiste sur l’usage de son corps et une justification qui monte aux extrêmes, comme dirait Girard.
    Cammy réfléchissez bien à cela avant de nous dire qu’on est d’une morale figée . Autrefois les brigands avaient aussi un sens moral fort prononcé et gardait un reste d’honneur . Cela a donné le bon larron.
    Encouragez nous tous à être aussi ce bon larron, c’est ce que je vous souhaite.

  • @ Henri

    Je vous répondrai juste en citant les 14 premiers mots de votre propre post :

    "Je ne connais pas assez le problème de la transsexualité pour donner mon opinion".

    Vous auriez du vous en tenir là sans rien ajouter derrière, et ça aurait été très bien. Le reste n’est que bavardages qui ne mènent strictement à rien puisque, comme à peu près tout le monde ici, vous ignorez absolument tout de ce sujet. (Ce qui ne vous empêche pas, apparemment, de la donner quand même, votre opinion)...

    Opinion que, par ailleurs, personne ne vous demande, et qui, d’après vous, vous autorise en plus à essayer de me faire la morale, après avoir disserté sur la genèse Dieu, l’homme, la femme, et ce qui est (d’après vous), leur "fonction" sur cette terre...

    Certains catholiques parviennent simplement à intégrer les principes d’évolution darwiniens à leur foi, (principes évidents, prouvés scientifiquement et enseignés dans nos écoles car nous ne somme plus au moyen âge, mais en 2010) tandis que d’autres focalisent encore sur les fables (somme toute charmantes) de la genèse, en s’imaginant détenir la vérité absolue et immuable de la création du monde et de l’homme et de la femme et de leur "fonctions" respectives...

    Pour résumer, il y a ceux qui sont capables d’évoluer, et ceux qui ne le sont pas.

    Vous m’écrivez : "Cammy réfléchissez bien à cela avant de nous dire qu’on est d’une morale figée".

    J’ai réfléchi, mais décidément, je ne vois vraiment pas ce qu’on pourrait écrire d’autre...

    Désolée pour Martine d’avoir encore fait remonter ce sujet en répondant à ce commentaire qui m’était adressé, alors que cet article consternant mérite juste de sombrer dans le plus légitime des oublis...

    Messieurs, nous ne nous comprenons pas. c’est ainsi.

    Continuons donc de simplement nous tolérer, et restons en là, car il me semble que ce triste dialogue de sourds ne mènera nulle part, si ce n’est à continuer à faire souffrir bien inutilement certaines personnes, et à faire perdre un temps très précieux à tout le monde en vains bavardages.

    Très cordialement

    Bonne journée.

  • @Henri

    Je vous prie de pardonner la verdeur de mon post précédent, due à beaucoup de fatigue et d’agacement liés à des soucis personnels.
    Ce n’était pas spécialement tourné contre vous qui êtes finalement beaucoup plus ouvert que la moyenne quand je vous relis.

    J’essayerai de ne plus intervenir ici dorénavant, car c’est épuisant nerveusement, et cela ne mène finalement à rien de constructif, je le crains.

    Bonne journée à vous Henri, et bonne continuation.

  • Camamy je ne peux que saluer votre dernier post et m’incliner devant vous et vous en remercier.
    Sachez quand même que même si je peux être polémique quelque fois,e(t malgré moi ? ) dans ce dossier, où je ne suis intervenu, qu’ un peu embarrassé au début, je ne cherche pas à avoir raison mais à pousser la réflexion avec vous.
    Bien à vous et bonne soirée et bonne fin de semaine.
    Cordialement

  • à Cammy,

    Vous dites :
    « Pour résumer, il y a ceux qui sont capables d’évoluer, et ceux qui ne le sont pas. »

    Quelle "évolution" dans votre trans-quelque chose, sinon une régression, une confusion, bref, une impasse totale ?

    « cet article consternant mérite juste de sombrer dans le plus légitime des oublis… »
    Rien dire, rien voir, rien entendre… On en crève de ce relativisme, de ces violations des lois naturelles, de ces particularismes que l’on érige en principes universels.

    Evacuez tout votre vocabulaire destiné à expédier vos contradicteurs sur le bûcher de l’intégrisme et de l’intolérance, ce même répertoire pavlovien utilisé par toute la nomenklatura du politiquement correct.
    Je vous le répète : L’Eglise catholique de France se laisse spolier par des personnels sans scrupule, chargés de liquider les dernières références chrétiennes de nos ex-écoles libres.
    Permettez-moi de vous dire que la tolérance à sens unique, comme vous semblez la pratiquer, c’est une autre forme d’intolérance, une dictature de la pensée.…

    Mais vous avez raison sur un point, restons en là.

  • @JLB

    Vous êtes touchant dans votre réponse. Un peu agaçant, mais touchant, il faut bien le reconnaitre.

    Je vous cite : « Quelle "évolution" dans votre trans-quelque chose, sinon une régression, une confusion, bref, une impasse totale ? »

    Déjà, votre phrase en elle-même prouve (une nouvelle fois) que vous avez réussi à rédiger un article entier sur un sujet dont vous ignorez absolument tout. Mais ça, ce n’est pas nouveau, je ne fais que relever cette phrase qui illustre une fois de plus ce bien triste fait...

    Je vous répondrai précisément que les schémas stéréotypés basés sur deux uniques identités de genres (à savoir « 100% homme physiquement / 100% masculin psychiquement » et « 100% femme physiquement / 100% féminine psychiquement ») SONT les deux seules impasses totales.
    Il y a autant d’identités de genre physiques et psychiques qu’il y a d’individus sur terre et ça c’est une REALITE scientifique vérifiable, et pas une « théorie ». « L’évolution » dont je parle est de sortir ENFIN la tête du sable et de « faire avec », plutôt que « d’aller contre ». Parce que ça (l’évolution) c’est une loi naturelle (Ce qui n’est pas à la portée de tout le monde, je le sais bien.)

    Vous dites : « Rien dire, rien voir, rien entendre… On en crève de ce relativisme, de ces violations des lois naturelles, de ces particularismes que l’on érige en principes universels. »

    L’INTEGRALITE de ces « arguments » vous reviennent en pleine face (comme d’habitude d’ailleurs).
    Vous n’avez toujours pas compris QUI DES DEUX se voile la face, ne veut rien voir, ni rien entendre, ni rien dire. Qui est relativiste, QUI viole les lois naturelles, et QUI érige des particularismes en lois universelles.
    Quand déjà vous serez au clair avec la définition et surtout les CONSEQUENCES de la « morale » moyenâgeuse que vous tentez vainement de continuer d’imposer en 2010 à des gens qui ne PEUVENT plus s’y reconnaitre, nous pourrons discuter et avancer.

    Vous OSEZ écrire : « Evacuez tout votre vocabulaire destiné à expédier vos contradicteurs sur le bûcher de l’intégrisme et de l’intolérance, ce même répertoire pavlovien utilisé par toute la nomenklatura du politiquement correct. »

    Ça vous a bien… (Relisez votre article avant de prétendre écrire de telles phrases contre moi svp.)

    Et vous avez le CULOT de terminer par : « Permettez-moi de vous dire que la tolérance à sens unique, comme vous semblez la pratiquer, c’est une autre forme d’intolérance, une dictature de la pensée.… »

    Eh bien non, je ne vous permets pas de me dire quoi que ce soit à ce sujet. Ni de vous laisser prétendre une seule seconde que nos rôles respectifs seraient sois disant inversés. Vous prétendez tolérer à sens unique ? être victime d’intolérance ? Où d’une « dictature » de la pensée ?

    Mais réveillez vous ! VOUS êtes intolérant, et VOUS Imposez une doctrine. (cf. votre article) C’est miraculeux d’être d’aussi mauvaise foi ! (Sans mauvais jeu de mots, quoi que…)

    A propos de miracles, à l’heure ou l’Homme a posé maintes fois les pieds sur la lune, ne pensez vous pas qu’il serait grand temps que vous en descendiez enfin ?

    Je sais malheureusement que ça vous est impossible, JLB. Car la plus grosse infirmité qu’on puisse avoir, ce n’est pas d’être manchot, aveugle, ou unijambiste… Les seuls vrais infirmes, ce sont les gens bornés.
    Et en fait, il vaudrait presque mieux qu’ils soient infirmes tous ces gens bornés, ça leur porterait moins préjudice dans la vie à eux-mêmes, mais à nous aussi. Etre borné, c’est TRES grave, et ça n’est pas remboursé par la sécurité sociale…

    Il n’y a rien d’autre à faire que tolérer les gens bornés. Ce n’est pas de votre faute, il faut de tout pour faire un monde, même des comme ça… On y peut rien…

    Votre final est émouvant : « Mais vous avez raison sur un point, restons en là. »

    J’imagine que votre obsession de disserter sur les sujets que vous ne connaissez pas vous poussera très prévisiblement à reposter un peu de votre fiel qui vous donnera (faussement) l’illusion d’avoir eu le dernier mot.
    Je vous laisse à ce petit bonheur de vous auto discréditer un peu plus.

    Bonne continuation.

  • @JLB

    Monsieur, en partageant vos soucis pour l’éducation catholique, je suis peiné par la manière agressive et le ton d’accusateur de votre présentation originale et de vos interventions. Il n’y a rien de la prescription de l’Evangile qu’ "haïssant le péché, il faut aimer le pêcheur".

    Par ailleurs, "Cammy" n’est pas "le pécheur" de votre article. C’est une personne qui connait bien une certaine réalité de notre société et qui défend, parfois avec la violence mais toujours en écoute et avec le respect de ses adversaires, la dignité des personnes qui, pour nous, sont dans l’erreur.

    Dans le dialogue avec lui, je profite même de la phrase que vous critiquez, "il y a ceux qui sont capables d’évoluer, et ceux qui ne le sont pas."

    Je crois qu’elle doit être compris par moi, chrétien que je suis, pas nécessairement dans le sens de reproche que "je n’évolue pas", mais dans le sens que dans ma réflexion chrétienne, dans la seule réflexion qui est appelée et qui se veut universelle dans l’amour du prochain, je dois prendre en compte la réalité culturelle de notre temps — pas pour l’accepter pour moi ou pour nos enfants, mais pour être compétant dans mes jugement et mes activités.

    Comme dans la situation des Roms en France, le scandale et l’agressivité dans le domaine de la sexualité ne peuvent qu’endommager nos aspirations.

    On ironise en russe : "si tu a la force, tu n’a pas besoin d’être intelligent". On dit en anglais : "mentalité de bunker".

    En refusant tout compromis avec la culture homosexuelle ou transsexuelle dans la réalisation de nos aspirations chrétiennes — l’éducation de nos enfants, l’enseignement et la spiritualité chrétiens — sachons discuter dignement et avec une respectueuse considération nos divergences avec ceux (en majorité, issus du milieu qui encore hier était chrétien) qui sont séduits par cette culture. Le forum de "France Catholique" doit être ouvert aux dialogues pareils.

  • @Jérôme, Henri, JLB et Cammy

    Je trouve avec beaucoup de joie que la plus grande difficulté de notre discussion est parfaitement résumée par le pape Benoît XVI lors de la veillée de prière le 18 septembre, Hyde Park - London
    samedi, 18 septembre 2010 :

    "À notre époque, le prix à payer pour la fidélité à l’Évangile n’est plus la condamnation à mort par pendaison ou par écartèlement, mais cela entraine souvent d’être exclus, ridiculisés ou caricaturés. Et cependant, l’Église ne peut renoncer à sa tâche : proclamer le Christ et son Évangile comme vérité salvifique, source de notre bonheur individuel ultime et fondement d’une société juste et humaine.

    [...]Pour qui regarde avec réalisme notre monde d’aujourd’hui, il est manifeste que les Chrétiens ne peuvent plus se permettre de mener leurs affaires comme avant. Ils ne peuvent ignorer la profonde crise de la foi qui a ébranlé notre société, ni même être sûrs que le patrimoine des valeurs transmises par des siècles de chrétienté, va continuer d’inspirer et de modeler l’avenir de notre société.

    Nous savons qu’en des temps de crise et de bouleversement, Dieu a suscité de grands saints et prophètes pour le renouveau de l’Église et de la société chrétienne ; nous comptons sur sa Providence et nous prions pour qu’il continue de nous guider. Mais chacun de nous, selon son propre état de vie, est appelé à œuvrer pour l’avènement du Royaume de Dieu en imprégnant la vie temporelle des valeurs de l’Évangile.

    Chacun de nous a une mission, chacun de nous est appelé à changer le monde, à travailler pour une culture de la vie, une culture façonnée par l’amour et le respect de la dignité de toute personne humaine."

    Voir en ligne : VEILLÉE DE PRIÈRE POUR LA BÉATIFICATION DU CARDINAL JOHN HENRY NEWMAN DISCOURS DU PAPE BENOÎT XVI Hyde Park - London Samedi, 18 septembre 2010

  • A Cammy et tous les autres…

    Pour respecter votre souhait de ne pas me voir déverser encore un peu de mon fiel pour avoir le dernier mot, comme vous le dites, je ne vous donnerai que quelques citations prouvant que cette affaire de Vincent-Martine va beaucoup plus loin, qu’il s’agit d’une opération de destruction insidieuse, d’une idéologie en gestation…

    Première citation sur cette « Semaine queer de Sciences-Po Paris » de Liberté Politique.com Elizabeth Montfort

    « La "semaine du genre et des sexualités", était explicite. Selon la théorie du genre, "l’individu serait mieux caractérisé par son orientation sexuelle que par son identité sexuelle, fondé sur un donné biologique, donc de nature". Se considérer comme un homme ou une femme reviendrait, selon la théorie du gender, à refuser de se construire soi-même, selon sa propre volonté souveraine, et rester aliéné par son identité masculine ou féminine. "L’individu postmoderne ne se reconnaît plus dans la société ’hétérosexiste’ : la différence des sexes est une dictature puisqu’elle est imposée par la nature. Pour être libre, l’individu doit pouvoir se choisir. Son droit le plus fondamental est ’le droit d’être moi’, de se choisir en permanence alors que la nature impose d’être un homme ou une femme".
    Prétendant que l’être humain est "neutre" à sa naissance et qu’un rôle masculin ou féminin lui est imposé par le milieu culturel où il vit, les théoriciens du genre déconstruisent l’universalité de la différence sexuelle entre l’homme et la femme sur lequel repose la société. Il s’agit par là d’affirmer que "chacun s’invente son genre qui peut évoluer au cours de la vie. ... Ce que je choisis est permis, puisque je l’ai choisi".
    Outre la déconstruction de l’identité sexuelle, le genre déconstruit la famille où la femme "est maintenue en esclavage", ce qui "conditionne les enfants à accepter le mariage et la féminité comme naturels". La famille doit être désormais "choisie" et polymorphe : monoparentale, homoparentale, recomposée.
    La maternité aussi doit être déconstruite pour être "choisie" : "l’enfant ne se reçoit pas, il se désire, il se programme". Les femmes doivent s’en remettre à la technique pour sortir des contraintes corporelles : les mères porteuses, l’utérus artificiel apparaissent comme des moyens de libération. "C’est le fantasme de la désincarnation, se détacher de sa part naturelle". »

    Deuxième citation du Dr Jean-Pierre DICKES, Président de l’ACIMPS Publié dans : Pro-Vie / Eglise

    « L’idéologie du GENDER considère l’orientation sexuelle vers la féminité et la masculinité comme issue d’une culture judéo-chrétienne contraire à l’égalité. Il faut que tous les citoyens soient libres de s’orienter dans le sens désiré, et de choisir leur propre identité sexuelle. Ce qui va à l’encontre des plus élémentaires notions, à la fois génétiques, anatomiques, physiologiques, psychologiques, mentales et sociales. La promotion de l’homosexualité procède de l’idéologie du GENDER. »

    Une troisième, de Brigitte Bédard

    « On parle de tabou, mais le problème est ailleurs. Ce qui cause le malaise ce n’est pas le transsexuel, c’est la remise en cause de toute la conception de la vie selon l’institution catholique. D’un côté, on a l’idéologie du “gender” qui s’enracine dans celle du marxisme, et de l’autre, rien de moins que la cosmologie judéo-chrétienne révélée par Dieu ! »

    Comprenez que nous devrions n’accepter aucune compromission, dans « le respect de ses adversaires, la dignité des personnes qui, pour nous, sont dans l’erreur. » comme le dit justement Edouard Belaga.
    Encore moins dans nos écoles catholiques...

  • Bonjour,


    Difficile de parler de ce cas précis avec le peu que l’on sait sur celui-ci
    . En effet, il existe diverses situations de trans-sexualité. Il existe de véritables situations d’incertitude du sexe (organes génitaux incomplets ou réduits, en particulier). Dans ce cas, il me paraît plutôt légitime qu’un choix soit opéré (dans les deux sens du terme !). Le "changement" de sexe n’étant que la mise en conformité avec ce qu’une nature hésitante ou distraite n’avait su achever.

    Le changement de sexe, dans ce cas, n’a strictement rien à voir avec une "orientation" homosexuelle. Il n’y a aucune perversité sous-jacente à l’origine de ce changement. En revanche, des difficultés psychologiques accompagnent souvent un parcours de vie qu’on peut qualifier de complexe. Mais ces situations sont ultra minoritaires.

    Beaucoup plus nombreuse apparemment sont celles qui sont dans la continuité du travestissement et d’une homosexualité plus ou moins avérée et avouée. On est là dans un tout autre domaine qui est celui de l’homosexualité (dont la cote est au plus haut dans les sociétés contemporaines riches et à forte avancée technologique).

    Contrairement à ce que beaucoup affirment (à commencer par le lobby LGBT et tous ses sympathisants) l’homosexualité n’est pas un des multiples genres sexuels, lesquels seraient déclinables à l’infini (comme le soutient un des commentateurs de cet article). Non, il n’existe que deux sexes, deux genres (ce qui est plus une catégorie grammaticale qu’autre chose !) : le masculin et le féminin. A peu près tout ce qui est animé sur la planète abonde en ce sens.

    Quant à la querelle, fausse, du psychologiquement 100% homme-100% femme jamais pleinement observé, elle ne tient pas la route, sauf chez les idéologues bornés et chez les incultes. C’est bien évident que l’identité (non pas "sexuelle" mais identité tout court) est, chez l’homme, quelque chose qui se construit et est tributaire de "l’éducation" (entendue au sens large). On constate donc des variations, des difficultés à construire son identité au regard du monde environnant. L’imposture consistant à réduire cette identité de la personne à une hypothétique "identité sexuelle" qui deviendrait le seul et unique critère pour déterminer une identité.

    L’alternative est simple, et même si c’est étonnamment devenu politiquement incorrect, voire passible de correctionnelle (les pervers de la "correction" sado-maso s’en donnent à cœur joie !), on est un homme ou on est une femme. On n’est pas entre les deux (aux quelques notables et ultra-minoritaires exceptions près évoquées ci-dessus). En dehors de cela, on est dans une idéologie à caractère nominaliste qui croit, ou veut faire croire, qu’il suffit de coller une dénomination sur quelque chose pour qu’aussitôt la nature de ce quelque chose se transforme afin de coller avec l’étiquette que l’on a collée dessus...

    Là encore, ça déplaît mais il faut rappeler que ce qui fonde la différence sexuelle, c’est le mode de reproduction, ou de procréation (ne pinaillons pas trop sur les mots). La reproduction sexuée (il en existe d’autres, mais on n’est pas là pour faire une conférence sur le sujet de la reproduction !) exige deux sexes et seulement deux, mais nécessairement deux qui soient complémentaires.

    Là où les idéologues des tribus LGBT cherchent à nous enfumer (et y arrivent très bien, à force de propagande, auprès d’un public qui réfléchit une fois par année bissextile), c’est lorsqu’ils substituent la pratique et l’orientation sexuelles à l’identité sexuelle. Cette identité qui n’a que deux composantes (et quelques accidents marginaux) et ces pratiques qui, sans être déclinables à l’infini, n’en ont pas moins un éventail que seule l’imagination humaine a pour limites.
    De même que, selon la théorie de l’attachement et selon les observations répétées, une oie cendrée peut, à un certain stade de son développement, prendre pour "mère" son éleveur, un cube de plastique, le chien de la ferme ou le Code Civil, de même l’individu - de manière bien plus complexe que pour les oies ou les pingouins - risque, au cours de son évolution (son éducation) de rencontrer des situations qui le figent à un stade de son développement psycho-sexuel ou qui l’orientent vers un objet qui n’est pas celui qui correspond à la finalité de sa nature. La psychologie et la psychanalyse abondent d’exemples qui illustrent parfaitement cela.

    Le fétichisme, par exemple est un de ces multiples avatars, une de ces multiples variantes ou "perversions" d’une sexualité qui n’est pas arrivée à atteindre le plein épanouissement de sa maturité et de ce pour quoi elle est faite (mais là, j’entends déjà les hurlements ulcérés et vengeurs de ceux qui refusent d’admettre que la sexualité est une fonction inhérente à la nature humaine, avec des "lois" bien définies, celles de l’espèce (n’en déplaise aux anti-spécistes), et non une gamme d’options laissées au libre choix souverain des individus telle une conquête sociale du siècle des lumières ou encore de la patrie des soviets). Quant à soutenir qu’il y aurait une "évolution" biologique ou génétique de l’identité sexuelle concomitante de l’évolution des mœurs la société, c’est encore une affirmation d’idéologie qui veut faire prendre des vessies pour des lanternes.

    Ce qui est laissé au choix souverain des individus (dans la limite des règles dont chaque société se dote) ce sont les us, coutumes et pratiques sexuelles. L’identité sexuelle reste stable. Le plus invétéré des homosexuels, quelle que soit la taille et la forme de son pénis, l’inventivité de ses pratiques génitales (et autres), sa manière de parler ou de s’habiller, son dégoût plus ou moins prononcé de l’autre sexe, n’en restera pas moins un individu dont l’identité est masculine (porteur d’attributs biologiques sexuels masculins et d’une psycho-physiologie masculine). Même si ses goûts, son orientation, le portent exclusivement vers son semblable. Et les gènes qu’il transmettra, s’il procrée, ne donneront pas plus naissance à un homosexuel qu’un crocodile ne pond des gazelles, même en en croquant à tous les repas ! Il en va de même pour les femmes à orientation homosexuelle.

    Pour en revenir à l’article, je trouve qu’il mélange un peu trop les choses. Notamment en parlant de "pratiques perverses" à propos de ce Vincent-Martine. Sous réserve d’en savoir plus sur ce cas précis, changer de sexe n’est pas en soi une perversité, pas plus qu’une hystérectomie. L’article nous dit qu’il est homosexuel. Peut-être, mais ce n’est pas du tout la conséquence logique d’une trans-sexualité. En tout cas ce n’est sûrement pas sur la base de ce changement de sexe qu’on peut conclure que ce monsieur était homosexuel. L’accusation d’être un poisson-pilote de lobbies mérite l’administration de preuves plus solides que deux ou trois assertions. En outre, quand bien même cet homme aurait eu auparavant une réelle attirance pour les hommes, devenu femme l’intérêt pour les hommes ne s’appelle en rien homosexualité ! Oui, je sais, c’est compliqué mais on ne peut pas s’en sortir en globalisant tout et en utilisant des jugements fourre-tout.

    Pour ce qui concerne les cas de pédophilie, je trouve la comparaison de JLB plutôt malvenue. Quant à ses contradicteurs, ils semblent oublier que c’était un must de la pensée alternative dans les années soixante-dix et que bon nombre d’intellectuels, notamment dans ces années là, ont soutenu la nécessité d’une liberté sexuelle trans-âges et pour certains n’ont pas hésité à aller de la théorie à la pratique. Aventures pudiquement jetées aux oubliettes de l’Histoire pendant que l’on s’acharne contre l’Eglise, comme si quelques clercs étaient plus coupables des déviations commises que des journalistes, des écrivains, des enseignants, des magistrats et autres intellectuels libertaires qui se sont adonnés aux mêmes déviances au nom de la "liberté sexuelle"...

    Toujours pour les contradicteurs scandalisés qui veulent à tout pris dissocier l’homosexualité, banalisée et valorisée, de la pédophilie, exhalant le souffre : ça s’appellent comment, un pédophile qui a une pratique sexuelle avec des individus du même sexe (et c’est loin d’être une minorité) ? Sauf contorsions linguistiques confuses et embarrassées (cherchant à faire accroire que homosexualité = entre adultes consentants, vieille rengaine éculée), ça s’appelle des pratiques homosexuelles... Faut assumer !...

    Enfin, pour la mort spirituelle de l’enseignement qui s’intitule "catholique", il y a longtemps qu’elle est consommée. Seuls de rares établissement proposent un authentique enseignement basé sur des valeurs chrétiennes. L’ensemble des règles associées au "contrat" ont fait que les religieux (indépendamment du tassement des vocations)ont achevé de déserter l’enseignement. Le recrutement des enseignants dans les contingents formés par l’école publique a fini le travail en important toutes les idéologies et morales en vigueur dans l’école laïque.

    La seule chose qui distingue - depuis quelques décennies maintenant - l’école publique de l’école sous contrat c’est la fréquence moins élevée des mouvements de grève et une prise en compte un peu plus grande des intérêts de l’élève. Mais quand c’est pour entendre des enseignants défendre le "droit à l’avortement", on peut se poser la question de l’intérêt de payer une scolarité en sus des impôts.

  • Depuis le début de cette "affaire" on sent bien de
    la provocation organisée ,pour déstabiliser non seulement l’enseignement catholique mais aussi son caractère "propre" et ainsi le banaliser aux yeux des français !
    Celle-ci provient de la volonté de l’enseignant
    avec l’appui évidente du chef d’établissement ,
    confirmé par sa hiérarchie ! L’enseignement
    privé devient banalisé et se range dans les rangs
    de la laïcité...

    Le directeur a le pouvoir de choisir ses enseignants,
    et avait trois mois pour régler ce problème ! C’est bien l’enseignant qui a voulu rester à son poste,et il ne peut le faire qu’avec l’accord du directeur et de sa hiérarchie.Y-a-t-il eu chantage de la part de l’enseignant ? Pourquoi
    avoir étalé ce problème à la presse,dans quel but...à votre avis ?
    Ce qui est choquant est ,je cite:Le directeur
    M. Foucauld s’est cru obligé de déclarer à Presse
    Océan,ce changement" !
    Qui oblige qui ? On voit bien que c’est l’enseignant qui veut imposer son changement
    de statut !

    Veux-t-on faire croire que l’enseignement catholique est le seul capable de charité ?
    Vendre son âme,comme elle le fait depuis
    longtemps ,puisque les religieux ont laissés
    l’enseignement privé aux mains de certains
    laïcs,on en voit le triste résultat !

  • La théorie du gender est une illustration parmi d’autres de l’idéologie moderne qui sévit un peu partout dans le monde développé, l’idéologie "Mes désirs sont des droits" !

    (je n’ai pas trouvé encore le néologisme qui pourrait la caractériser)

    C’est une idéologie délirante qui prétend que les désirs de chacun sont des droits, que les autres (la société) doivent obligatoirement autoriser,si ce n’est,favoriser, quand ce n’est pas financer !

    "Aucune limite ne doit être mis à mes désirs".

    N’est-ce pas la conséquence d’un civilisation de "l’enfant gâté", à qui personne n’a jamais mis de limites, et qui croit que le monde et l’humanité vont se plier à ses désirs ?

    "Dans le temps" (qui n’est pas si lointain) on expliquait aux enfants capricieux, qu’ils ne pouvaient pas tout avoir,qu’il y avait des limites à ses désirs...

    Et si ils ne comprenaient pas on leurs mettait une bonne fessée...

    Mais maintenant dans notre société "évoluée", c’est devenu presque impossible sans risquer la garde à vue.

    La célèbre Edwige Antier, politicienne UMP (et pédiatre !) a même essayer de déposé un projet de loi pour "criminaliser" la fessée...

    Et en même temps,on veut enlever "les allocs" aux parents qui ne savent pas se faire obéir de leurs enfants !?...

    Mais toute cette « chienlit » a la même origine, la même idéologie, la même génération d’enfants gâtés nés après la guerre qui parce qu’on leur interdisait d’aller dans le dortoir des filles ont fait « la révolution » soixante-huitarde !

    Celle qui a renié "la cause prolétarienne" de sa prime jeunesse, pour "le marché", l’idéologie libertaire et nihiliste" et "le parti de l’étranger" contre "le Beauf" ou "le Bidochon" français", "la génération Canal"....

    (Celle qui occupent les postes lucratifs, disent partout "le vrai",nient "la réalité que tout le monde subit", impose à tous une morale et des contraintes qu’ils ne s’imposent à eux-mêmes...)

    Rappellez-vous, « interdit d’interdire » ou « vivre sans temps morts, jouir sans entraves »

    (cf. article interressant sur http://www.scienceshumaines.com/mai-1968-et-la-liberation-des-moeurs_fr_22190.html )

    Depuis plus de 40 ans, partout ils ont imposés leur idéologie de « fils de bourges se prenant pour des révolutionnaires », partout et tous les jours, ils ont distillé et continuent à distiller leur idéologie mortifère, ils sont tous pour la retraite à 60 ans, mais il y a peu qui sont disposés à la prendre.

    Ils ont fait des enfants, complètement endoctrinés, qui pour beaucoup ne se donne plus la peine de réfléchir, tant ils ont intégrés le « prêt à penser » (« la pensée-clip ») que leurs ont servis leurs « maîtres ».

    C’est pourquoi toute personne qui fait appelle au raisonnement, à la connaissance, à l’histoire, à la morale, etc..passe immédiatement pour un « ringard »….

    Finkielkraut est un « vieux con sioniste », il vaut mieux écouter Cali ou le dernier rappeur à la mode…

    Alors que faire ?

    Il faut démonter cette idéologie, démasquer les escrocs qui en sont les « maîtres à penser » (et les principaux bénéficiaires), mettre en évidence les conséquences des choix égoïstes qu’ils n’ont cesser de faire depuis 40 ans…

    Mais pour le faire savoir, il faut des medias « indépendants » ou des « missionnaires » dans les medias pour donner une autre couleur que celle « du politiquement correct » qui sévit partout.

    La première cible à "infiltrer" est l’AFP (d’autres l’on bien compris…), puisque désormais l’essentiel du « métier de journaliste » est devenu essentiellement le « copier-coller » des dépêches AFP, dont les « samizdat officielles » sont reproduites à l’infini, sans aucune distance critique par les nouveaux prolétaires de la Presse.

    Il ne s’agit pas de faire une autre propagande, mais de faire entendre une « autre musique » que « la musique officielle qui nous casse les oreilles à longueur de journée ».

    Ensuite il s’agit d’investir les radios « d’informations permanentes » qui nous bourre le crâne, 24h/24h,…

    Il faut bien sûr soutenir de nos forces les journalistes courageux dans les media, que la « meute des nouveaux bien-pensants » cloue au pilori et qui meure d’envie de pendre au et court (Cf. le récent lynchage – et qui continu – d’Eric Zemmour).

    Une deuxième piste : créer des « écoles parrallèles » où les enfants et les adultes pourraient venir prendre les cours que l’on ne veut plus faire dans les « programmes officiels »,…

    Etc…

    Voilà, que ceux qui ne veulent pas de « l’enfer » que veulent nous imposer les « enfants gâtés » de 68 et leurs héritiers, se mobilisent et s’organisent pour proposer une « contre-culture » crédible aux pauvres « décervelés », victimes de 40 ans de bourrage de crâne libertaire et nihiliste.

  • Je cite la Seconde table de la loi des 10 commandements, relative au prochain (la 1ere étant relative uniquement au rapport à Dieu lui même) :

    « 5. Honore ton père et ta mère afin de jouir d’une longue vie dans le pays que l’Éternel ton Dieu te donne

    6. Tu ne commettras pas de meurtre

    7. Tu ne commettras pas d’adultère

    8. Tu ne commettras pas de vol

    9. Tu ne porteras pas de faux témoignage contre ton prochain

    10. Tu ne convoiteras pas la maison de ton prochain, tu ne convoiteras ni sa femme, ni son serviteur, ni sa servante, ni son boeuf, ni son âne, ni rien qui lui appartienne. »

    En quoi le fait d’être transgenre ou homosexuel(le) irait à l’encontre de ces uniques lois énoncées par Dieu pour les Hommes svp ?

    En quoi les « théories Gender » comme vous les appelez, ou encore le fait d’assumer un genre ressenti comme indépendant du sexe ferait que les gens deviendraient soudain « mauvais » ou « dans l’erreur » par rapport à Dieu et ses commandements ?

    En quoi être libre et évolué(e) ferait, selon vous, de plus mauvais chrétiens ?
    Pensez vous que science et foi soient ennemies ?

    Pensez vous que la liberté soit un mal ?

    Les juifs se sont ouvert aux homosexuels et trans au lieu de les rejeter (Certes, une politique d’ouverture est actuellement VITALE pour la religion juive, faute de quoi leur communauté serait amenée à tout simplement disparaitre d’ici une 50aine d’années.)
    La branche du Judaïsme Réformé (amérique du nord) intègre les LGB et T, et des congragations uniquement Lesbiennes-gay-bis-trans voient le jour.

    http://urj.org/cong/membership/diversity/glbtq/ (en anglais)

    L’islam autorise le changement de sexe. La fatwa originelle de Khomeini autorisant ces interventions a depuis été confirmée par l’actuel guide suprême de l’Iran, l’Ayatollah Ali Khamenei, et est aussi soutenue par de nombreux membres du clergé iranien.

    Les bouddhistes (focalisés sur les principes de tolérance et de compassion profonde ) ont très souvent une très bonne tolérance du sujet.

    Le sujet avance partout ET AUSSI également chez les chrétiens.
    Voici un article paru dans le monde, il y a quelques temps :

    http://www.lemonde.fr/idees/article/2010/03/17/appel-contre-l-homophobie-et-la-transphobie-par-olivier-abel-jean-claude-guillebaud-tarek-oubrou-rivon-krygier_1320275_3232.html

    (Pour information, Olivier Abel est philosophe, Jean-Claude Guillebaud est essayiste, Tarek Oubrou est théologien, Rivon Krygier est rabbin.)

    Certains croyants de toutes obédiances, (une minorité, heureusement) restent campés à l’extrême sur des positions basées sur la peur de l’inconnu ou de l’ouverture à l’autre.
    Je peux comprendre cette peur, cette inquiétude, mais « changement » n’est pas synonyme de « mal ».

    J’espère de tout cœur que les plus rigides pourront un jour constater que ces personnes (trans, ou homosexuelles) sont des gens EXACTEMENT comme les autres, c’est-à-dire avec leur quotas de croyant(e)s, d’athé(e)s, d’intelligent(e)s, d’imbéciles, de réservé(e)s et d’exhubérant(e)s, de bonnes et de mauvaises personnes. Comme PARTOUT, y compris dans n’importe quelle communauté religieuse.

    Bonne continuation à toutes et tous.

  • "...sont des gens EXACTEMENT comme les autres" est exactement le type de phrase, convenue et politiquement correcte, qui ne veut pas dire grand-chose.

    Epiciers, japonais, sportifs, tétraplégiques, chasseurs lapons, homosexuels, cancres, femmes de petite vertu, moines, proxénètes, parlementaires, dépressifs, mannequins et mafiosi ont tous en commun d’être des humains donc possesseurs d’une dignité humaine intrinsèque à leur qualité d’êtres humains. Ils sont, en ce sens, exactement comme les autres êtres humains.

    En revanche, un violoniste n’est pas EXACTEMENT comme les autres, pas plus qu’un haltérophile, un trisomique, un adolescent, un retraité, un mari volage, une nonne vierge, un homosexuel, un fétichiste ou encore un formateur des forces spéciales (et la liste est à peine entamée). Chacun, par son qualificatif se distinguant des autres.

    Un homosexuel (homme) est un homme comme les autres, certes. Mais il n’est pas EXACTEMENT comme les autres, tout simplement parce que, sur le plan de sa sexualité, il se différencie de ceux qui, en particulier, n’ont rien d’homosexuel dans leurs attirances ou leurs pratiques sexuelles.

    Il en est de même pour les financiers qui ne sont pas exactement comme les autres (les laboureurs ou les pêcheurs de perles).

    Donc le "tout le monde il est le même" est un slogan pour écolier d’école primaire que tout dans la vie quotidienne dément de façon évidente et répétitive.

    Chacun en ce bas monde cherche à se distinguer de l’autre. Sauf lorsqu’il s’agit de revendiquer l’accès égalitaire à une possession enviée de l’autre...

  • Le programme de la révolution sexuelle exposée par "Cammy" à nous, les catholiques qui fréquentons ce site ouvert à tous, est claire. Avec nos enfants, nous n’avons autre choix que nous adapter — "avancer" comme "Cammy" le préconise — aux moeurs du monde nouveau … vraiment nouveau ? Déjà en 1931, dans son célèbre roman "Le Meilleur des mondes" ("Brave New World"), Aldous Huxley nous a alerté aux menaces de "politiquement correct" pour notre vie compris et vécu comme le déploiement personnel du mystère divin.

    En effet, c’est que vous avez maintenant la liberté de nous expliquer sans ambages, cher "Cammy", c’est votre vision des choses qui deviendront ou qui doivent devenir prochainement universellement "politiquement correctes". Par ailleurs, en défendant votre droit de vous exprimer ici, je n’ai pas voulu accepter ma participation dans l’expression agressive du "politiquement correct" dit "catholique".

    Vos analyses sont évidemment contestables : le Judaïsme qui accepte l’homosexualité est mourant, comme sont mourant les "Eglises" protestants qui ont accepté toutes sortes des déviation du droit dit naturel. L’Eglise anglicane est en crise d’une gravité jamais vue, et nombreux sont les anglicans qui songent rejoindre l’Eglise catholique. Je ne parle pas déjà d’Islam, plutôt préoccupé aujourd’hui soit par son haine de toutes les autres religions, soit par nécessité de s’intégrer à la culture occidentale au niveau de base — respect de la personne, de la femme, etc.

    Cela dit, je ne suis pas intéressé de me trop plonger dans cette discussion pour deux raisons :

    (1) Premièrement, toute cette discussion a son origine dans l’épisode concret de l’école catholique brutalement confrontée au phénomène de transsexualité dans l’exercice de sa fonction principale qui est l’enseignement conforme aux aspirations de l’Eglise catholique et des parents qui soutiennent ces écoles, et pas seulement par leur argent.

    Ici, la confrontation entre les intérêts de l’individu — qui a décidé de son propre chef de se transformer d’un jour à autre en une autre personne, inconnu auparavant ni à l’employeur, ni aux enfants, ni à leurs parents — et les intérêts de l’école, des enfants et de leurs parents. Profitant de la faiblesse juridique de l’enseignement catholique, cette personne impose sur beaucoup d’autres sa façon de vie, malgré leurs protestes et, pour certains, souffrances tout à fait réelles.

    C’est pourquoi je n’ai aucune sympathie pour cette personne, ni pour vous qui, au nom du "meilleur des mondes" à venir, d’après vous, violent les droits fondamentaux de ces familles chrétiennes.

    (2) Deuxièmement, mon intérêt principal, mon espoir sincère et intime, aussi sincère et intime que le votre, cher "Cammy", est mon Dieu. Vous vous trompez en imaginant que ce Dieu est issu des livres et des enseignements, même que les livres — tout particulièrement, les Ecritures, bien évidant — et les enseignements — tout particulièrement, de nos Papes, bien évidant — jouent leurs rôles prépondérants dans l’évolution et la maturation de ma foi.

    Ma fois personnelle est née du martyre de l’Eglise russe orthodoxe, écrasée par le "politiquement correct" et très "avancé" du Communisme russe.

    Pour moi, votre credo "universellement sexuelle" est simplement le produit d’une terrible erreur, née et cultivée dans le sein de la civilisation de consommation, de la brutale dissociation de la vie affective humaine — née dans le sein d’un sainte famille humaine consciente de la grâce divine — du phénomène psycho-physiologique du sexe. Le credo de l’amour auto-mutulé !

    Je ne suis donc intéressé dorénavant que dans des discussions avec mes frères chrétiens du défi admirablement formulé par le Pape Benoît XVI en Angleterre (je vous assure que l’épithète "admirable" ne vient pas de mon "politiquement correct", mais à cause de la clarté intellectuel et du courage moral de cette vision) et que j’ai déjà cité dans un de mes message précédant :

    "À notre époque, le prix à payer pour la fidélité à l’Évangile n’est plus la condamnation à mort par pendaison ou par écartèlement, mais cela entraine souvent d’être exclus, ridiculisés ou caricaturés. Et cependant, l’Église ne peut renoncer à sa tâche : proclamer le Christ et son Évangile comme vérité salvifique, source de notre bonheur individuel ultime et fondement d’une société juste et humaine.
    […]Pour qui regarde avec réalisme notre monde d’aujourd’hui, il est manifeste que les Chrétiens ne peuvent plus se permettre de mener leurs affaires comme avant. Ils ne peuvent ignorer la profonde crise de la foi qui a ébranlé notre société, ni même être sûrs que le patrimoine des valeurs transmises par des siècles de chrétienté, va continuer d’inspirer et de modeler l’avenir de notre société.
    Nous savons qu’en des temps de crise et de bouleversement, Dieu a suscité de grands saints et prophètes pour le renouveau de l’Église et de la société chrétienne ; nous comptons sur sa Providence et nous prions pour qu’il continue de nous guider. Mais chacun de nous, selon son propre état de vie, est appelé à œuvrer pour l’avènement du Royaume de Dieu en imprégnant la vie temporelle des valeurs de l’Évangile.
    Chacun de nous a une mission, chacun de nous est appelé à changer le monde, à travailler pour une culture de la vie, une culture façonnée par l’amour et le respect de la dignité de toute personne humaine."

  • Bonsoir Docteur Belaga

    Merci d’indiquer vos sources en ce qui concerne le discours du Pape et les liens pour pouvoir nous y rendre.

    Cordialement

    M.J.

  • Au Dr Belaga :
    Merci, grand merci, de nous avoir signalé et donné le lien pour le discours du pape. Absent de Paris pour 3 jour sans internet, j’ai été privé de ses discours , ce n’est la télé qui pouvait retransmettre quelque chose, 35 secondes sur TF1 !
    Je laisse au Pape le dernier mot pour nourrir notre réflexion.

  • Permettez-moi, chères et chers collègues, de partager avec vous quelques considérations juridiques que j’ai eu l’occasion, le nul en jurisprudence que je suis, d’apprendre.

    En consultant un avocat du renom au Barreau d’une ville importante, j’ai reçu d’abord sa réponse personnelle suivante :

    "Le droit français admet le recours au transsexualisme dans le cas de maladie psychotique."

    Il m’a transmis ensuite les précisions plus formelles suivantes :

    "Le transsexuel peut ensuite se marier, une fois la modification de son état civil opérée.
    Le transsexuel peut-il divorcer, une fois le changement d’état civil opéré ?

    Le mariage n’est pas nul, car les conditions s’apprécient au moment de la formation du
    mariage.

    Reste le divorce. Pas de difficulté si consentement mutuel. Mais le transsexualisme est-il une faute ? Oui pour certains, non pour d’autres. En réalité, il ne peut être une cause de divorce en soi, et tout dépend des circonstances (TGI Caen, 20 mai 2001 : cas d’un époux transsexuel qui a quitté le domicile conjugal, vit avec une autre personne, et a cherché à humilier son conjoint en envoyant un faire-part de naissance)."

    J’y vois au moins deux raisons pour une école (et pas nécessairement catholique, sauf qu’on pourrait imaginer l’équipe d’enseignants d’une école publique forte intéressée par l’occasion d’exposer les enfants à ce phénomène) de contester la validité du contrat d’emploi de la personne qui est subie de son gré la transformation transsexuelle :

    (1) La maladie ou les troubles psychotiques d’une telle envergure qu’ils demandent cette transformation disqualifie la personne en question d’exercer le métier d’enseignant auprès des enfants.

    (2) En différence de mariage, quand "les conditions s’apprécient au moment de la formation du mariage", les conditions nouvelles de la situation d’un(e) transsexuel(le) doivent être appréciées et reconsidérées à nouveau : la transformation est un signe d’extrême instabilité psychique et sociale de la personne d’enseignant(e) en question.

  • Catholiques, nous n’obéissons qu’à une seule Loi, nous subissons éventuellement l’autre, celle du régime en place. La jurisprudence d’une loi impie ne peut être qu’impie, donc dénuée d’intérêt. La loi sur l’avortement, désormais un droit revendiqué, une banalité dans notre société, en est l’illustration parfaite.
    Pourtant, un prêtre bien en cour, m’avait rétorqué une théorie du "moindre mal" adaptée à ce qui restera un crime de notre civilisation décidément décadente...

  • Je ne vois pas, dans votre commentaire, une quelconque allusion à la tolérance, à l’amour du prochain, au respect des autres prônée par Dieu, Jésus et les Évangiles. Je ne sens que de la haine, de la rancoeur qui pour l’instant sont cachées, enfouies mais qui, il me semble, ne demandent qu’à "exploser".
    L’amour des autres quels qu’ils soient est certainement l’acte le plus difficile à réaliser dans sa propre vie.
    Dieu est Amour, non ?
    Je n’ai jamais entendu : Dieu est rejet de l’autre.

  • Et où placez-vous « tolérance, l’amour du prochain, respect » dans les textes de la loi concernant l’avortement ? Ne mélangez pas tout, je n’ai aucune envie d’être tolérant avec des principes mauvais, ni respectueux de lois perverses, mais j’essaie d’aimer mon prochain comme moi-même… Quel qu’il soit, sans porter de jugement ni condamnation.

    Dégouliner de bons sentiments ne suffit pas pour être présent dans le débat ou infléchir des politiques… L’enfer en est pavé, parait-il… C’est même très commode de jouer les grandes consciences, le bon samaritain, surtout si cela "n’impacte" pas la vie quotidienne.
    Vous ressentez de la haine et de la rancœur dans mes propos, peut-être sentez-vous mal ? Non, je ne pense pas être intégriste, extrémiste, intolérant, haineux... Mais je n’appartiens pas à la nomenklatura du politiquement correct.
    Cette conversation devient stérile, malheureusement.

    Je re-cite : « A force de tout voir, on en vient à tout supporter, à force de tout supporter, on en vient à tout approuver » Saint Augustin

  • @Jean Luc Boulard

    Une fois n’est pas coutume … Je suis d’accord avec votre affirmation : "Non, je ne pense pas être intégriste, extrémiste, intolérant, haineux… Mais je n’appartiens pas à la nomenklatura du politiquement correct."

    Et je suis reconnaissant à vous pour votre avertissement original (http://jeanlucboulard.over-blog.com/#) qui a provoqué cette "conversation", pas du tout "stérile".

    Je me permets donc de conjecturer que toute la maladresse de votre initiative, avec des occasionnelles diatribes envers ces "autres" que vous voyez d’avoir envahis l’univers de votre foi catholique, provienne du sentiment d’impuissance face aux défis de la société — les défis toujours renouvelés et toujours plus graves — qui est la nôtre :

    "Catholiques, nous n’obéissons qu’à une seule Loi, nous subissons éventuellement l’autre, celle du régime en place. La jurisprudence d’une loi impie ne peut être qu’impie, donc dénuée d’intérêt."

    Par ailleurs, je partage votre inquiétude et votre répugnance quant à la légitimité illimitée, voire à la place privilégiée, sinon sacrée de l’avortement dans notre société, avec plus que 200000 actes par an de cette destruction de la vie humaine particulièrement efficace et honteuse — et au grand dam de dizaines de milliers de jeunes femmes enceintes qui sont privées chaque année de toute autre "solution sociale" face à leur grossesse, certes imprévue mais pas toujours indésirable :

    http://lesalonbeige.blogs.com/my_weblog/2009/11/un-ancien-dissident-russe-sinsurge-contre-lavortement.html

    Cela dit, face à "notre civilisation décidément décadente", nous, les catholiques, sont encouragés par l’Evangile, mais aussi par nos saints et nos papes, de ne pas baisser nos bras et de ne pas nous nous restreindre aux invectives contre "la société décadente" et aux accusations "des pécheurs".

    Par ailleurs, si je signe mes commentaires par mon nom et mon titre scientifique, c’est justement pour la raison que je suis en combat personnel permanent avec "le système", en assument pleinement ma responsabilité personnelle pour mes paroles.

    Juste un exemple : depuis la naissance de notre fils trisomique, en 1992, ma famille et notre enfant était l’objet de la conspiration de l’Education spéciale française qui, à l ’époque, ne prévoyait pour les enfants dits "handicapés" que des institutions, certes bien financés, mais qui n’avait aucun autre but à part de former les futurs invalides soutenu par état pour la vie.

    Nous pourrions aussi nous enfermer dans notre indignation contre "le système" (il a beaucoup évalué depuis — cette type d’"évolution" je vraiment apprécie) — en condamnant ainsi notre fils à l’invalidité, mais nous avons décidé de ne pas nous rendre — en utilisant justement les lois françaises, certes faibles, mais toujours utiles pour tout combat pareil :

    Voir en ligne : Les joies de la trisomie 21

  • @ Cammy

    Je cite la conclusion de votre longue plaidoirie en faveur de reconnaissance universelle des personnes trans- et homo-sexuelles :

    "J’espère de tout cœur que les plus rigides pourront un jour constater que ces personnes (trans, ou homosexuelles) sont des gens EXACTEMENT comme les autres, c’est-à-dire avec leur quotas de croyant(e)s, d’athé(e)s, d’intelligent(e)s, d’imbéciles, de réservé(e)s et d’exhubérant(e)s, de bonnes et de mauvaises personnes. Comme PARTOUT, y compris dans n’importe quelle communauté religieuse."

    Etant, d’après votre vision, un des "plus rigides", je voudrais vous seulement expliquer pourquoi je ne partage pas votre compréhension du concept "croyant" de "n’importe quelle communauté religieuse".

    La foi judéo-chrétienne est fondée sur la sanctification de la famille, d"homme et femme qu’Il a créé". La foi catholique va plus loin : elle célèbre l’Incarnation de Celui qui, "conçu du Saint Esprit, est né de la Vierge Marie".

    Deux milles ans après ce miracle, cette inspiration divine a transformé le monde, et nous tous profitons aujourd’hui des fruits innombrables de cette transformation. Les idéologies fanatiques communistes et nazis pourraient gagner des nations et infliger des terribles souffrances — mais ells ont été défaites.

    C’est au nom de la tolérance évangélique, même qu’on ne la mentionne pas explicitement, qu’on demande aujourd’hui le droit pour des personnes trans- et homo-sexuelles d’exister comme les autres — mais pas d’être nécessairement acceptées comme un bon exemple : Jésus, en sauvant la pécheresse de la foule enragée, l’a conseillé de ne plus pécher.

    Le passage d’une personne à l’état trans- ou homo-sexuel est une affronte, pour moi catholique et pour beaucoup d’autres, chrétiens et Juifs, au mystère et à la sainteté de la conception de cette même personne dans un mariage béni, même que pas toujours à l’église ou à la synagogue. C’est une trahison au niveau le plus intime du mystère de votre propre existence : une mère ou un père qui veille sur son enfant de tout début me comprendra bien.

    Et la manière de nommer cette famille qui est ou était la votre "hétérosexuelle" — pour la mettre sur le même pied que des "familles homosexuelles" — ne change rien dans cette triste histoire de trahison la plus fondamentale. Comme l’avortement, bien qu’accepté par la société, reste un acte de la trahison ultime de l’enfant à naître par sa éventuelle mère. Comme la reconnaissance légale de la prostitution dans certains pays occidentaux ne change rien à la réalité tragique de femmes vendues pour des plaisirs les plus dépravés.

    Oui — à l’acceptation légale, dans l’esprit de l’Evangile, non — à la justification morale et au droit de perturber les vies de nos enfants nés dans leurs vraies familles.

  • Bonjour,

    Je constate que l’affaire de Vincent-Martine a été à la fois le motif et le prétexte à bien des échanges. Cela me semble très révélateur des interrogations que suscite ce cas à propos du sens de la vie et de l’existence, dans leur valeur morale. Il n’en va pas moins de la dignité humaine, et du risque de sombrer dans la barbarie, c’est-à-dire rien moins que la négation de la civilisation dont les lois et les principes ne peuvent que poser les conditions de possibilité de l’élévation morale et spirituelle des hommes et des femmes qui s’y soumettent. Il s’agit d’humaniser vers le haut...Quel défi ! Quelle tâche sans fin, car à chaque nouvelle naissance il faut recommencer !!!

    Pour répondre à Cammy sur le caractère contradictoire des tendances transgenres et de leur idéologie qui tente de les légitimer telle que la théorie des genres, je me propose de donner quelques éléments de réflexions.

    Tout d’abord, le fait de changer de sexe peut tout à fait être perçu par les parents comme une trahison en ce qu’il ou elle n’assume pas le corps qui lui est donné dès sa conception, et que ce genre d’opération signifie une rupture générationnelle. Honorer son père et sa mère c’est accueillir leur héritage et savoir le faire fructifier, c’est donc s’inscrire dans une continuité féconde...Tout être humain doit au cours de son développement apprendre à connaître et à incarner son corps. La psychanalyse en a proposer des analyses éclairantes. (Cf. Freud, Lacan, et plus récemment Tony Anatrella)

    Par ailleurs, il me semble que le désir de changement de sexe s’inscrit dans un trouble de la personnalité qui se fantasme de l’autre sexe que celui du corps...L’interdit de l’adultère ou de l’adulte qui erre, est fondamentalement un interdit de l’inceste qui veut préserver l’idée de fidélité et de différence des génération, comme aussi des sexes...Il s’agit de préserver la filiation qui inscrit l’individu dans une temporalité et une famille. Ainsi la possibilité technique de changer de sexe constitue une transgression grave de la symbolique charnelle du corps qui par soi nous inscrit dans une identité sexuelle que nous devons apprendre à nous approprier par le processus d’identification aux parents qui, en tant que homme et femme incarnent l’humanité dans sa dualité sexuée et différenciée.

    D’ailleurs, on peut se demander si tout ce qui est techniquement possible est désirable et légitime. N’assiste-ton pas à une technicisation ou à une artificialisation de l’homme dont la nature serait d’une plasticité quasi infinie ? N’y a-t-il pas dans ce recours à la technique l’expression d’une technolâtrie où la technique est perçue comme la Divinité qui va apporter le salut, dans une perspective à la fois prométhéenne et progressiste qui nous promet l’homme nouveau...avec l’énergie d’un hédonisme individualiste à la fois impérieux et joyeux ! N’y a-t-il pas le risque d’une dénaturation ou d’une corruption de notre essence même ?

    Mais est-ce la vraie liberté ?

    Par ailleurs, le fait de changer de sexe rend stérile et donc tue par avance tous les enfants que la personne concernée aurait pu procréé. On peut donc dire que c’est aussi un crime, un meurtre. On peut poursuivre le raisonnement et dire que l’on commet à la fois un infanticide et un parricide, car tuer un être humain ou rendre impossible la perpétuation de l’espèce c’est nécessairement tuer les pères et les mères potentiels que chaque individu de l’espèce humaine est susceptible d’incarner...

    Cependant je vois déjà venir l’objection selon laquelle le célibat des prêtres et des religieuses serait une autre forme de stérilisation en ce sens que cela empêcherait ces derniers d’engendrer. Or, je répondrais à cette objection que la fécondité des religieux est spirituelle et charnelle. De combien d’enfants Sœur Emmanuelle ou Mère Thérésa peuvent-lles être considérées comme de mères à la fois charnelles et spirtuelles, par l’élan de vie qu’elles ont su donner aux pauvres dont elles ont partagé la condition ?

    Toujours aussi fraternellement dans le Christ !

  • C’est affligeant, à lire cet article aussi bien que la plupart des commentaires on se croirait revenu au temps de la Très Sainte Inquisition ... (ceci dit, qu’est -ce que peut bien avoir de "sainte" une organisation qui prône la torture et l’éradication de tout ceux qui ne pensent pas de ma même façon ? bref...)
    Je suis croyant, je suis homme, je suis mère, oui vous avez bien lu. Je l’assume et le vis très bien, mes enfants ne sont pas des traumatisés de la vie.
    Je crois en la bonté infinie de Dieu, je crois qu’Il nous laisse libre de nos choix, je crois qu’Il nous aime chacun TELS QUE NOUS SOMMES et surtout IL NE NOUS JUGE PAS.
    Malheureusement l’Eglise, et toute institution religieuse d’ailleurs, est formée d’hommes et de femmes avec leurs forces, leurs faiblesses, leurs esprits ouverts mais aussi hélas leurs intolérances, leurs visions obtues et leurs a priori.
    Et ça se confirme à la lecture de tout ceci...

  • Personne vous juge, Madame ou Monsieur Sturgis (c’est n’est pas clair pour moi dans votre texte, pardonnez-moi), et l’état de vos enfants c’est certainement votre responsabilité et pas la mienne.

    Par contre, l’état de mes enfants relève de MA responsabilité, et je sincèrement ne comprends pas pourquoi une telle décision personnelle, extrêmement intime et inhabituelle (par exemple, d’après les statistiques canadiennes, seulement une personne sur 6000 songerait, d’effectuer une transition pareille — mais pas nécessairement le fera) de l’enseignant(e) en question doit être IMPOSÉE SOUS LA MENACE DU (justement !) JUGEMENT sur toute une école de mes enfants, en occurrence catholique et privée.

  • Androgyne Sturgis,

    Permettez-moi de vous appelez en ces termes, puisqu’en ayant décidé de subir cette opération vous avez décidé de n’être ni pleinement homme, ni pleinement femme, mais un mixte étrange des deux. J’ai lu avec effarement votre réaction et je vais vous apporter mon commentaire, car ce que vous dites est profondément aberrant et relève de l’ignorance ou de la mauvaise foi, comme de l’anomie. Mes commentaires seront en caractères gras, comme pour souligner l’épaisseur de ce que j’ai à dire...


    Je vous cite :

    C’est affligeant, à lire cet article aussi bien que la plupart des commentaires on se croirait revenu au temps de la Très Sainte Inquisition … (ceci dit, qu’est -ce que peut bien avoir de "sainte" une organisation qui prône la torture et l’éradication de tout ceux qui ne pensent pas de ma même façon ? bref…)

    Ce que vous dites là de la Sainte Inquisition procède à la fois de l’ignorance et de l’anachronisme. Il faudrait que vous lisiez les historiens qui se sont faits une spécialité de cette période. Je citerais donc deux historiens qui font autorité par l’ampleur de leurs travaux. L’anachronisme dont vous faites preuve est démenti par la réflexion de Régine Pernoud, auteur de Pour en finir avec le Moyen Age (éd. Seuil, coll. Points Histoire, qui dit ceci " Quelle époque peut mieux que la nôtre comprendre l’Inquisition médiévale, à condition que nous transposions le délit d’opinion du domaine religieux au domaine politique ? , cité dans Historiquement correct , p. 50, de Jean Sévillia, éd. Perrin, coll. Tempus. Par ailleurs sur le fait que l’Inquisition aurait été une vaste entreprise barbare de torture, voilà ce qu’en dit l’historien américain, très critique à l’encontre de cette institution, Henri-Charles Lea, dans sa monumentale Histoire de l’Inquisition au Moyen Age , éd. Robert Laffont, "Il est digne de remarquer que dans les fragments de procédure inquisitoriale qui nous sont parvenus, les allusions à la torture sont rares." (cité, in ibid, p65)

    Et vous poursuivez en disant :

    Je suis croyant, je suis homme, je suis mère, oui vous avez bien lu.

    En affirmant une telle contradiction entre les termes vous contrevenez à la première des injonctions de Dieu, à savoir d’incarner son corps et d’en assumer l’identité ontologique

    Vous poursuivez :

    Je l’assume et le vis très bien, mes enfants ne sont pas des traumatisés de la vie.

    Peut-être que vos enfants ne vous semblent pas des traumatisés de la vie, et cependant, vous les avez mis devant un fait accompli, et comme vous êtes leur père, ils ne peuvent pas cesser de vous aimer malgré votre transformation. Par ailleurs, j’ignore quel âge ont vos enfants, mais je crains que tôt ou tard votre transformation n’ait des conséquence sur leur vie psychique et psycho-affective. J’espère avoir tort !

    Et de continuer :

    Je crois en la bonté infinie de Dieu, je crois qu’Il nous laisse libre de nos choix, je crois qu’Il nous aime chacun TELS QUE NOUS SOMMES et surtout IL NE NOUS JUGE PAS.

    Certes Dieu nous laisse libre mais Il nous donne des principes moraux ou des lois afin que nous vivions pleinement notre humanité. Il n’ait pas indifférent au fait qu’un homme ou une femme refuse le corps qu’Il lui a donné à la naissance, surtout quand il s’agit d’une mutilation qui affecte à ce point l’identité de la personne.

    Par ailleurs, en affirmant que Dieu nous aime tels que nous sommes vous reconnaissez implicitement qu’en refusant le corps que vous aviez vous refusiez qu’Il vous aime tel que vous êtes vraiment, c’est-à-dire un homme.


    Enfin, quand vous affirmez que Dieu ne nous juge pas, vous dites une énormité car si les hommes ne peuvent se juger les uns les autres que sur leurs actes, Dieu est plus que jamais Celui qui est en droit de nous juger dans notre degré de liberté.


    Pour conclure dans un méli-mélo de vous êtes les méchants :

    Malheureusement l’Eglise, et toute institution religieuse d’ailleurs, est formée d’hommes et de femmes avec leurs forces, leurs faiblesses, leurs esprits ouverts mais aussi hélas leurs intolérances, leurs visions obtuses et leurs a priori. Et ça se confirme à la lecture de tout ceci…

    L’Eglise comme vous dites est faites d’hommes et de femmes (une différenciation sexuelle qui vous a été difficile à admettre par des conflits intrapsychiques mal résolus, et faut-il préciser que le diable se réjouit de voir l’homme se défigurer ? Tentation quand tu nous tiens !!!! Et quand nous y cédons croyant être libres alors que nous poursuivons une illusion) La tolérance a ses limites, et l’Eglise est dépositaire d’un doctrine qui donne sens à la foi et qui procédant de la tradition exégétique et prophétique est la traduction de la Sagesse de l’Amour qui ressort de la Bible. Enfin et pour terminer, vous parlez d’aprioris, mais n’en avez-vous pas vous-même ? Votre esprit ne semble pas capable d’admettre que vous êtes en porte-à faux avec les préceptes de votre religion. Il ne suffit pas de se dire croyant, encore faut-il être pratiquant et vivre tant par la liturgie, que par la prière, les paroles, et les actes sa foi, afin qu’elle soit pleinement incarnée et vécue.

    Le christianisme est la religion de l’Incarnation par excellence d’où son souci de la préservation l’intégrité du corps humain, appelé à devenir le Temple du Dieu, comme le dit Saint Paul.

    Nous prierons pour le salut de votre âme.
    Fraternellement dans le Christ !

  • Nono, j’ai de la compassion et du respect envers les homos et je ne juge pas la personne. L’homosexualité est quelque chose qui a des origines diverses, parfois de naissance, semble-t-il.

    Néanmoins, je pense que les personnes qui pratiquent la sexualité homosexuelle sont malheureuses.

    Les homosexuels sont appelés à vivre leur sexualité comme le font les célibataires chrétiens. L’Eglise les invite à avoir une vie spirituelle qui soit à la hauteur de la croix qu’ils ont à porter. Il est possible de dépasser ses pulsions sexuelles par une vie spirituelle faite de prière. Pour cela ils ont besoin du soutien du Christ, d’une vie de prière intense, de la vie sacramentelle, de l’amitié et de la charité fraternelle des frères et soeurs de l’Eglise. Cette vie de prière donne une paix intérieure qui dépasse le plaisir que peut donner la satisfaction de ses pulsions ou plutôt l’insatisfaction de ses pulsions car le chemin du plaisir sexuel conduit aussi à de nombreuses frustrations, insatisfactions et angoisses.

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