VERDUN : CASTELNAU À L’ORIGINE DE LA VICTOIRE REMPORTÉE PAR PETAIN ? (suite)

samedi 12 mars 2016

À l’occasion du centenaire du début de la bataille de Verdun, j’ai publié un texte à propos de mon aïeul Édouard de Castelnau.

Je l’avais présenté ainsi :

« Pour ceux qui me font l’honneur de s’intéresser à ma petite personne, un outing partiel. Il y est question d’injustice, de devoir et de sacrifice. Avec pas mal de piété filiale dedans, et pourquoi pas un peu de fierté. Le centenaire de Verdun était aussi l’occasion de régler quelques comptes. »

Les choses étaient claires, il s’agissait vraiment de quelque chose de personnel. L’article a été repris plusieurs fois et en particulier par « France Catholique » magazine fondé par mon aïeul. Certaines maisons de retraite se sont agitées et les magazines concernés ont reçu quelques lettres de pétainistes acharnés s’offusquant de ce que l’on puisse priver leur héros de la victoire de Verdun.

Plus étonnant, il semble que ce témoignage vraiment sans prétention ait suscité contrariétés sous certains képis.

http://www.vududroit.com/2016/03/1241/

Messages

  • C’est bien méconnaître l’histoire que de penser que le rôle magnifique et humble du général de Castelnau enlève quoi que ce soit à l’action de Pétain. Mais il ne faut pas que l’on monte en épingle la gloire du second - que l’on oppose d’ailleurs à l’opprobre dont on le couvre aujourd’hui pour son rôle durant la Guerre suivante - pour occulter la clairvoyance et le courage du premier. Les deux hommes méritent l’un et l’autre un jugement plus serein et plus juste. L’un des deux est volontairement mis à l’index pour des raisons religieuses, l’autre pour des raisons politiques. Mais sans l’un ou sans l’autre, nous ne serions même pas capables d’en discuter aujourd’hui. Il n’est pas question pour moi de faire des comparaisons déplacées, mais simplement de dire que nous devons à l’un et à l’autre, à des degrés divers et pour des raisons diverses, comme à tous ceux qui ont combattu sous leurs ordres, de pouvoir en parler librement aujourd’hui.
    A titre personnel, et sans vouloir créer de polémique déplacée, je suis heureux et fier de pouvoir honorer la mémoire du Général de Castelnau et au-delà du temps de pouvoir exprimer ma reconnaissance pour l’exemple qu’il nous a donné.

    • Pour beaucoup de gens, le général de Castelnau avait le double formidable inconvénient d’être né Noël Édouard Marie Joseph, vicomte de Curières et d’être un catholique engagé à fond (et sous le virulent anti-cléricalisme de la troisième république laïcarde - celui des Inventaires et des expulsions violentes des congrégations - ça signifiait quelque chose de fort).

      Pétain, lui, n’avait jamais fait de vagues. Officier falot, ses positions républicaines n’ont jamais rencontré, et pour cause, l’opprobre ni du haut État-major ni des sombres confréries franc-maçonnes qui prétendaient tirer les ficelles en coulisse.

      C’est d’ailleurs, et sans étonnement pour l’observateur impartial, à un Pétain - vieillard cacochyme et vaguement libidineux, extrait de sa maison de retraite - que la IIIe république moribonde a transmis son flambeau alors que, très sûrement, beaucoup d’autres candidats auraient été plus légitimes pour incarner le destin de la France dans ces sombres heures de guerre et de débâcle (*)

      * Débâcle intégralement imputable aux personnels et aux idéologues de la IIIe république

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