Unions d’amour entre homme et femme non mariés - vers la proposition chrétienne

par Benoît A. Dumas

mardi 16 juin 2015

Dans ce monde où l’amour humain, tel qu’il est, tel qu’il va, vécu avec ferveur et sincérité par beaucoup, mais se trouvant mis à mal par le libéralisme ambiant et le manque de repères, cette réflexion a pour but d’acheminer vers la vision théologique du mariage chrétien, prônée par l’Eglise pour le bien des personnes et celui de la société. La préoccupation pastorale exprimée, associant ouverture et fermeté, rejoint, je l’espère, celle du Synode en cours sur mariage et famille.

Commençons par rappeler trois définitions permettant de mieux situer la réflexion.

La fornication est la relation charnelle occasionnelle entre deux personnes qui ne sont ni mariées ni liées par aucun voeu ou aucune promesse. (A ce terme ancien du latin ecclésiastique - tenant son origine des chambres voûtées, « fornices », où se tenaient les prostituées à Rome - est attaché un sens moral exclusivement négatif)

Le concubinage se caractérise par une promesse implicite de fidélité, la mise en commun des ressources matérielles, la continuité et la régularité des relations.

L’adultère est l’acte de celui ou celle qui viole la loi conjugale de fidélité à son conjoint.

1- C’est parce que deux personnes s’aiment d’amour que leur union peut être sanctifiée par le sacrement de mariage.

Ce n’est pas le sacrement qui transforme une union qui serait en soi mauvaise et défendue en une union désormais bonne et permise.

Cette union est bonne, et même « très bonne », quand elle s’accomplit selon certaines conditions naturelles (et culturelles...!) lui conférant valeur humaine et intégrité. J’énumère : respect et reconnaissance de la dignité de l’autre comme personne à part entière, à l’opposé de son utilisation et traitement comme un simple objet d’expérience, de plaisir, de défoulement... ; soif de connaître et d’éprouver le mystère de l’autre ; expression de l’amour mutuel corps et âme requérant une suffisante maturité biologique, intellectuelle, affective ; désir de s’inscrire dans la durée ; que ceux qui s’unissent soient libres de relations du même ordre avec des tierces personnes ; ouverture au don de la vie pouvant résulter de l’union, cette ouverture étant une attitude générale et pas forcément ponctuelle, c’est à dire liée à telle rencontre particulière.

Il serait souhaitable que les « aimants » soient au clair sur cet ensemble de conditions pour que leur union soit tout à fait bonne et revête une véritable valeur humaine. Et que leur rencontre amoureuse et charnelle, outre l’attrait sensible et passionnel premiers, procède d’une volonté et décision communes allant dans ce sens. C’est cette visée « intégrative » que doit s’efforcer de communiquer une éducation humaniste responsable, à vrai dire influencée par la pensée chrétienne.

Mais il va de soi qu’il y a des degrés dans ces convictions et cette prise de conscience. Il en résulte qu’il faut souvent du temps, des tâtonnements, des erreurs, des fautes - en langage chrétien, les fautes sont des « péchés », - avant de parvenir à une conception élevée et exigeante de l’amour humain.
En dehors de ce contexte, l’union est moralement défectueuse et fautive, normalement à déconseiller. Elle est même à réprouver absolument, si manquent quelques unes des conditions essentielles mentionnées ci-dessus. Car alors on peut dire que l’union amoureuse est tronquée, maltraitée, rabaissée, souvent avilie, immorale... compte tenu de la perfection humaine intrinsèque vers laquelle elle devrait tendre idéalement.

2- Quand il y a mariage, ce sont les partenaires, homme et femme, qui se marient, c’est à dire qui s’engagent ensemble, l’un vis-à-vis de l’autre et face à la société. Ce ne sont pas le maire ou le prêtre qui les marient : ceux-ci sont là pour recevoir et ratifier leur consentement mutuel et leur engagement.
J’insiste : ce n’est pas la bénédiction nuptiale ni l’échange des consentements devant le ministre du Christ et de l’Eglise qui rendent le mariage bon. Il est bon en lui-même.

3 - Cependant, le sacrement donne un plus, important, essentiel pour les chrétiens  :

• Premièrement il est célébré explicitement et solennellement devant Dieu, sous son regard et avec sa bénédiction (d’où l’expression consacrée « bénédiction nuptiale »), au sein de la communauté-communion des croyants.

• Ensuite, une dimension nouvelle est associée à l’amour conjugal : le sacrement élève cet amour et le parfait. Comment ? il est appelé à s’accomplir dans le sillage de l’amour du Christ et de l’Eglise. « Maris, aimez vos femmes comme le Christ a aimé l’Eglise (et potentiellement l’humanité tout entière) et s’est livré pour elle » (Ephésiens 5, 25)

• Enfin, pris dans cette attraction et cette mouvance, le mariage sacramentel est clairement et explicitement indissoluble. Il est unique et sans retour...

Autre avantage, autre vertu du mariage sacramentel qui, de façon spécifique, dispense la grâce de Dieu : il élève cette réalité déjà très haute, comme on l’a dit, mais aussi il la guérit. Il guérit l’amour de ses carences et blessures actuelles ou à venir, il le fortifie et le garde dans la fidélité.
Tout cela n’est pas automatique (c’est à dire s’opérant par une sorte d’automatisme ou de magie : « ex opere operato », selon l’expression de la théologie scolastique), mais il faut la foi vivante qui offre aux époux la source du salut où ils sont sans cesse invités à puiser.

4- Cette plus grande perfection du mariage chrétien, et même cet accomplissement, ne sont possibles que sur la base de l’amour naturel, c’est à dire de sa réalité antérieure, de son essence profane appartenant à la structure de la création, mais qui est déjà proche du religieux et du sacré, de par la volonté du Créateur qui a dit par la bouche de Jésus : « Que l’homme ne sépare pas ce que Dieu a uni ». Parole qui vaut pour tous les hommes, croyants et incroyants, mais qui doit régir de façon particulière la vie de ceux qui croient en Jésus.

5- Pas question donc de qualifier de « fornication » ou de concubinage, de manière purement négative et méprisante, voire accusatrice, l’union charnelle amoureuse de deux personnes non unies par le mariage, lorsque cette union se veut sincère, généreuse, intégrant fidélité, projet de vie en commun, ouverture à la procréation, et même moins que cela..., que seul le mariage sacramentel viendrait sauver du péché ! La grâce du sacrement guérit et élève, répétons-le, mais ce n’est pas elle qui crée la bonté de l’union des « époux » ou de ceux et celles qui sont appelés à le devenir et le seront peut-être un jour, au sens complet et achevé du mot.

Par le mariage, en effet, ils deviennent mari et femme, époux et épouse, et pas simplement « compagnon et compagne », comme beaucoup se plaisent à dire aujourd’hui, paraissant ainsi se garder une marge de manoeuvre face à un destin unitaire jugé trop contraignant ou trop fragile...

Si ce qui est dit ici de positif sur « fornication » et « concubinage » n’était pas vrai, tous les couples du monde, constitués ou en train de se former, couples chrétiens ou non chrétiens, couples qui ne sont pas unis par le sacrement de mariage ou ne le sont pas encore ou ne le seront jamais... - et parmi les chrétiens, ceux dont la foi ou la pratique ne sont que rudimentaires, peu ou pas confirmées - tous ces couples, la majorité sur la planète aujourd’hui, vivraient dans la fornication et le péché...! Ce qui est faux et insoutenable et insulte gravement à la grandeur et à l’amour de Dieu, créateur du masculin-féminin façonné à son image et ressemblance, et présent dans l’amour authentique de l’homme et de la femme.

6- Réflexion du même type sur l’adultère : je crois qu’il ne concerne pas seulement les infidélités se produisant au sein des couples juridiquement mariés, civilement ou religieusement. Il concerne aussi mais, semble-t-il, à un niveau moindre de responsabilité et de gravité morale, les infidélités affectant les couples fonctionnant de fait sur la base d’un amour sincère et vrai, avec des perspectives de vie commune, vie commune amorcée ou effectivement établie, quoique sans engagement strictement formalisé.

7- Comment l’Eglise serait-elle crédible quand elle exalte la beauté et la grandeur de l’amour humain, si elle s’empressait de dire et de faire savoir que toute union qui n’a pas été célébrée devant elle et avalisée par le sacrement de mariage... compte pratiquement pour rien ou pas grand chose ; et que ceux qui se trouvent dans cette situation, ou y sont passés, vivent ou vivaient dans le péché et, de ce fait, sont entièrement libres par rapport à leurs engagements présents ou antérieurs, au motif que ces derniers sont ou étaient déficients et incomplets ?

8- Sur la base d’un accueil et d’une valorisation de tout ce qu’il y a de positif, de mystérieux et souvent même de religieux dans l’amour humain tel qu’il se vit dans le monde, même souffrant d’imperfections et de déficiences, la proclamation et l’éducation chrétiennes devront se montrer capables de dispenser une vision anthropologique rectifiée, plus complète et plus parfaite, se rapprochant du dessein évangélique de Dieu sur le couple et la famille.

Messages

  • Enseignant Amour & Vérité (Cté de l’Emmanuel) et ayant fait plus de 30 ans de préparation au mariage, j’approuve totalement le contenu de cet article.
    (Il est bon de rappeler qu’en hébreu péché = manquer sa cible, ce qui fait qu’une situation objective de péché, en général due à l’ignorance, ne signifie pas transgression volontaire.

    • Comme il est dommage que l’on ne se réfère pas d’abord à l’enseignement lumineux de l’Eglise dans ces domaines si complexes ! Tout d’abord la définition de la fornication :
      CEC 2353 La fornication est l’union charnelle en dehors du mariage entre un homme et une femme libres. Elle est gravement contraire à la dignité des personnes et de la sexualité humaine naturellement ordonnée au bien des époux ainsi qu’à la génération et à l’éducation des enfants.

      Ensuite celle du concubinage :
      CEC 2390 Il y a union libre lorsque l’homme et la femme refusent de donner une forme juridique et publique à une liaison impliquant l’intimité sexuelle.
      L’expression est fallacieuse : que peut signifier une union dans laquelle les personnes ne s’engagent pas l’une envers l’autre et témoignent ainsi d’un manque de confiance, en l’autre, en soi-même, ou en l’avenir ?
      L’expression recouvre des situations différentes : concubinage, refus du mariage en tant que tel, incapacité à se lier par des engagements à long terme (cf. FC 81). Toutes ces situations offensent la dignité du mariage ; elles détruisent l’idée même de la famille ; elles affaiblissent le sens de la fidélité. Elles sont contraires à la loi morale : l’acte sexuel doit prendre place exclusivement dans le mariage ; en dehors de celui-ci, il constitue toujours un péché grave et exclut de la communion sacramentelle.
      CEC 2391 Plusieurs réclament aujourd’hui une sorte de " droit à l’essai ", là où il existe une intention de se marier. Quelle que soit la fermeté du propos de ceux qui s’engagent dans des rapports sexuels prématurés, " ceux-ci ne permettent pas d’assurer dans sa sincérité et sa fidélité la relation interpersonnelle d’un homme et d’une femme, et notamment de les protéger contre les fantaisies et les caprices " (CDF, décl. " Persona humana " 7). L’union charnelle n’est moralement légitime que lorsque s’est instaurée une communauté de vie définitive entre l’homme et la femme. L’amour humain ne tolère pas l’ "essai ". Il exige un don total et définitif des personnes entre elles (cf. FC 80).

      Tant que nous n’aurons pas fait l’effort en premier de nous laisser enseigner par l’Eglise dont le Christ (et son Evangile) est la tête, nous ne saurons accompagner les pauvres pécheurs de tous les temps dont nous sommes vers la Vérité et la magnifique liberté qui en découle.
      Saint Jean-Paul II a clairement expliqué que l’union sexuelle hors mariage avant d’être un péché (de chair) -dont même les païens ont finalement conscience- est d’abord un terrible mensonge quant à la vérité de ce que l’on veut vivre avec l’être aimé(e). Si ce mensonge n’est pas compris et donc rejeté par les intéressés -comme le péril de leur amour mal engagé-, rien ne sert d’essayer de construire sur le sable. Jésus nous a prévenus. La vraie question n’est-elle pas : voulez-vous sauver votre amour ? Voulez-vous que Jésus vous sauve tous les deux, avec votre amour ?
      Alors conversion, confession, miséricorde, force de l’Esprit Saint à l’oeuvre, Eucharistie, libération, guérison, chasteté, pureté, alliance, maîtrise de soi, maturité, intelligence, vie spirituelle... en un mot : Dieu qui fait des merveilles ! Et en amour, pourquoi vouloir moins ?

    • Merci cher Padre de nous rappeler ceci.
      Si on légitimait les unions libres alors les sacrements seraient inutiles et notre Eglise en péril.
      Oui le mariage est sacré et non on "essaye" pas quelqu’un avant de se marier. Nous devons imiter la sainte famille, admirer la chasteté de Marie, celle de Joseph, rester chastes avant le mariage car les pêchés de chair mènent en enfer.
      Une union libre est une union du monde. Qu’est-ce que cela viendrait faire dans l’Eglise ? Certains peuvent trouver cela louable mais elle ne mène pas au ciel, ni n’est approuvée par notre Créateur.
      Toute union en dehors du mariage est adultère.
      Si vous enlevez le sacrement de mariage vous enlevez aussi la valeur de la confession car vous vous pensez pur alors que votre union n’est pas en Dieu. Vous vous abstenez, monsieur Dumas, de vous confesser alors que c’est ce que vous devriez faire...
      Comment Dieu pourrait être content que vous fassiez les choses sans lui demander ? Mettons nous sous la protection de Notre Sainte mère l’Eglise.
      Arrêtons ces discours hérétiques ou "new age" voulant tout légitimer "du moment qu’on s’aime"... Rien n’est plus beau que l’Eglise du ciel et nous savons que telle qu’elle est, en respectant les sacrements qu’elle nous a donnés, et ses Lois d’amour les portes de l’Enfer ne prévaudront pas contre nous..
      Ayons la force de résister au mal.

  • Cet article d’une grande justesse va tout à fait dans le sens d’un passage de Saint Augustin, dont le moins qu’on puisse dire est qu’il n’est pas laxiste en la matière, dans le De bono conjugali : V 5. Supposons un homme et une femme qui ne sont liés par aucun mariage antérieur, ont ensemble des relations charnelles, non pas précisément dans le but d’avoir des enfants, mais uniquement par incontinence – et cependant ils nourrissent la ferme résolution de se garder une fidélité réciproque : on demande si l’on peut voir en cela un mariage véritable. On le peut certainement pourvu que leur engagement soit perpétuel, pourvu aussi que, sans se proposer peut-être la génération des enfants, ils ne l’évitent pas de propos délibéré et ne s’y opposent pas criminellement. Mais si l’une ou l’autre de ces conditions manque, il n’y a plus mariage à nos yeux.
    Le mariage "naturel" est bien substantiellement là, légitime, unique et indissoluble, même si tout n’est pas dit, en particulier eu égard à sa dimension sociale de "contrat" en présence de témoins.

  • Bien sûr il peut y avoir du bon et du bien dans des unions de fait qui n’ont pas été estampillées par le sacrement du mariage, mais c’est comme de dire que les incroyants sont capables d’actes moralement bons et qu’ils ont accès au salut. Il n’en reste pas moins que le salut passe toujours par l’Église. Les actes bons des infidèles sont sans le savoir des actes chrétiens et on aurait tort d’en déduire que l’Église ne sert de rien car nul ne peut être sauvé sans elle.

  • Je constate encore une fois la différence essentielle d’une connaissance extérieure des réalités, et son expérience incarnée.

    Après bientôt 40 de mariage, je vous garantis que cette idée de "mariage consacrant un amour existant" est une tromperie.
    Oui je choque, mais la Vérité s’impose.

    Cette idée de mariage-passion est née à la renaissance, illustrée par un contresens de la pièce archi-connue de W.Shakespeare. Non, Roméo n’était qu’un adolescent guidé par ses hormones et Juliette une oie blanche se vautrant dans une idéalisation irréelle. Lisez simplement le début : Roméo est obnubilé par la plastique d’une nana qu’on ne verra pas, puis tombe en un instant sous le charme de la fille en fleur parée de toutes les vertus rêvées. Une semaine après, il l’aurait larguée pour une autre. WS ne parle pas de l’Amour, idéal auquel tout devrait se soumettre, mais des conséquences dramatiques d’une passion à laquelle on se soumet ; même le moine est fautif, coupable de leur mort par légèreté et orgueil.

    Non, on ne bâtit pas une union durable sur une passion : tous les couples en font invariablement l’expérience, elle se dissipe. S’il n’y a rien derrière, ce ne sont plus que deux étrangers qui vivent en parallèle.
    Je ne dis pas que l’amour est mauvais, je dis qu’il ne suffit pas.
    Et je rappelle que pour l’Eglise catholique, le mariage n’est pas, ne doit pas être, "consécration d’un amour", mais bien "promesse d’amour" : Polyeucte (et Pauline) et non le délire fusionnel fugace de R&J.

    Ce qui conduit logiquement, cher Benoît, à vous prier de revoir votre copie.

    PS : à propos des "préparations au mariage", il y aurait justement beaucoup à dire. La formation théologique des accompagnateurs est quasi inexistante, sauf pour ceux qui ont fait une démarche personnelle volontaire. Dans ces conditions,
    1- peut-on réellement parler du "consentement libre et éclairé" qui justifie l’indissolubilité ?
    2- quels moyens (massifs, en nos temps difficiles) notre Eglise aimée a-t-elle mis en oeuvre pour accompagner les couples tout au long de la vie, et particulièrement à certaines périodes délicates ?

    Je ne remets naturellement pas en cause l’indissolubilité qui fait partie de la doctrine, mais je souhaite attirer l’attention sur la légèreté de bien des préparations, et du peu de sérieux que notre Eglise accorde aux modalités de cet engagement, au regard d’un engagement au célibat consacré.

    • Le mariage, promesse d’amour : c’est ce que je retiens surtout du commentaire d’Alain Fumey. Il ne suffit pas de s’aimer - la passion est fugitive et souvent aveugle -, il faut vouloir s’aimer et s’engager à rester unis dans le temps, malgré les obstacles de tous ordres. C’est aussi le langage de M. le Maire. J’approuve également la note sur la préparation au mariage (mais l’ article proposé par moi ne prétendait pas tout dire)
      Sur le fond, il me semble que l’auteur à qui je m’adresse n’a lu mon article qu’en diagonale, car je pense répondre par anticipation à certaines de ses objections, surtout dans mon premier paragraphe.
      Par ailleurs, a-t-il perçu la visée de mon propos ? Il ne s’agit pas de rendre caduque et superflu l’engagement indissoluble du mariage chrétien célébré librement et en toute connaissance de cause (le titre de l’article le disait :"vers le mariage chrétien"), mais d’y conduire un plus grand nombre de personnes : chrétiens pas assez convaincus, croyants sur le seuil..., et de montrer au grand nombre (incroyants, adeptes d’autres religions...) que le mariage chrétien est un aboutissement, un couronnement de ce que beaucoup d’entre eux vivent déjà de leur mieux ou comme ils peuvent.... Est-ce que je ne parle pas de la grâce de Jésus Christ qui guérit et qui élève ?
      Quant aux délices de la passion amoureuse et aux promesses éternelles échangées sous son impulsion, je crois qu’ils ou elles remontent plus haut que Shakespeare : ils ou elles éclosent dès l’apparition de l’humanité inspirée par la dotation du Dieu d’amour...

      Benoît A. Dumas

    • Le mariage, promesse d’amour : c’est ce que je retiens surtout du commentaire d’Alain Fumey. Il ne suffit pas de s’aimer - la passion est fugitive et souvent aveugle -, il faut vouloir s’aimer et s’engager à rester unis dans le temps, malgré les obstacles de tous ordres. C’est aussi le langage de M. le Maire. J’approuve également la note sur la préparation au mariage (mais l’ article proposé par moi ne prétendait pas tout dire)
      Sur le fond, il me semble que l’auteur à qui je m’adresse n’a lu mon article qu’en diagonale, car je pense répondre par anticipation à certaines de ses objections, surtout dans mon premier paragraphe.
      Par ailleurs, a-t-il perçu la visée de mon propos ? Il ne s’agit pas de rendre caduque et superflu l’engagement indissoluble du mariage chrétien célébré librement et en toute connaissance de cause (le titre de l’article le disait :"vers le mariage chrétien"), mais d’y conduire un plus grand nombre de personnes : chrétiens pas assez convaincus, croyants sur le seuil..., et de montrer au grand nombre (incroyants, adeptes d’autres religions...) que le mariage chrétien est un aboutissement, un couronnement de ce que beaucoup d’entre eux vivent déjà de leur mieux ou comme ils peuvent.... Est-ce que je ne parle pas de la grâce de Jésus Christ qui guérit et qui élève ?
      Quant aux délices de la passion amoureuse et aux promesses éternelles échangées sous son impulsion, je crois qu’ils ou elles remontent plus haut que Shakespeare : ils ou elles éclosent dès l’apparition de l’humanité inspirée par la dotation du Dieu d’amour...

      Benoît A. Dumas

  • Mon père disait que le mariage est un affaire tellement importante qu’on a pas assez de toute sa vie pour y réfléchir !....
    Ce qui ne l’a pas empêché de s’être marié (à 38 ans) et ma mère (à 26 ans) et je suis le dernier de leurs six enfants, moi-même père, puis grand-père depuis peu.
    Deo Gracias.

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