Une extraordinaire renaissance…

par Gérard Leclerc

lundi 15 mai 2017

En donnant à espérer « une extraordinaire renaissance », le président Emmanuel Macron a placé la barre très haut. Qui pourrait refuser cette perspective pour notre pays ? Mais qui n’en mesure en même temps l’extrême difficulté ? Le chef de l’État nouvellement élu dispose sans doute d’un moment privilégié où il a la possibilité de proposer une perspective, non encore endommagée par les coups durs de la pratique du pouvoir. Si réticent que l’on ait été à l’égard de sa campagne électorale et des incertitudes de son positionnement idéologique, on ne peut lui refuser cet instant de grâce où il est possible, sinon de rêver, du moins d’envisager des éventualités ouvertes par une aventure qui commence, un destin qui n’est pas encore fixé.

Les premiers moments du quinquennat ont été marqués par une volonté de mettre en valeur les dimensions historiques, régaliennes, voire militaires de la fonction éminente d’un chef de l’État. De ce point de vue, Emmanuel Macron n’entendait pas banaliser ou effacer les symboles. Au contraire, il les revalorisait en prenant à témoin le passé de la France et en insistant sur la gravité de sa mission. En ce sens, il n’entend pas être un président ordinaire, il s’inscrit dans l’ombre monarchique du général de Gaulle. Pour peu qu’on le connaisse, il apparaît que ce ne sont pas les conseillers en communication qui l’ont, seuls, décidé à ces choix. L’homme a une culture, une formation qui n’est pas de surface. Lorsqu’il rappelle son éducation chez les jésuites à Amiens, l’influence de Paul Ricœur, il signifie nettement sa volonté de sérieux [1]. On opposera certes à cela sa stature de représentant de l’oligarchie, des gagnants de la mondialisation et du monde de la finance. Mais même ses adversaires devraient lui laisser un délai de crédibilité.

Ce délai est lourd d’interrogations. Pour notre part, nous ne sommes pas disposés à mettre entre parenthèses nos convictions et les causes pour lesquelles nous avons combattu avec détermination, ces dernières années. Nous n’admettrons jamais que la puissance du politique serve à la désintégration de la famille et aux atteintes à l’intégrité de notre condition humaine au nom de prétendues évolutions sociétales. Nous jugerons, avec sérénité, comment le président de la République mettra son action en règle avec la justice et les lois non écrites de l’humanité.


[1Cf. Samuel Pruvot, Les candidats à confesse, Éditions du Rocher, 112 p., 8,90 €.

Messages

  • L’angoisse avec Macron c’est évidemment de rester accroché à l’euro et à l’ "Europe" avec les conséquences funestes qu’on subit depuis des lustres, appauvrissement, chômage, dettes écrasantes des nations ruinées dans l’ "Europe". Macron plastronnant comme d’autres dirigeants devant le drapeau français et le drapeau "européen"... Tandis que l’expérience démontre la vérité évangélique qu’on ne peut servir deux maîtres ! Cet organigramme "européen", non choisi par les sociétés, émet ses diktats auxquels les gouvernements doivent obéir servilement !... On dirait que les français et d’autres sont masochistes ? Il faut quitter sans délai l’ "Europe" et l’euro falsifié qui ne sert que l’Allemagne.

    Sommes-nous ignorants à ce point ?? Ou ayant voté autrefois oui à l’ "Europe" comme on a voté aujourd’hui pour Macron sous un matraquage médiatique sans trêve...

    Macron aime mieux le Titanic. Nous, la majorité des français (et d’autres nations en Europe") préférons la sécurité des chaloupes au lien de végéter et couler avec le Titanic. Les pays qui ne sont pas dans
    l’ "Europe" se portent aujourd’hui beaucoup mieux que ceux qui végètent et se morfondent dans cette nasse "européenne"minable.

    Pourtant, nous avons exprimés clairement et légalement plusieurs fois depuis le début de ce siècle notre refus de cette "Europe". Mais, n’étant jamais punis, nos "dirigeants" sont des habitués de la forfaiture en ne respectant pas les votes des peuples, lesquels, roulés, n’ont plus de souveraineté.
    Désormais, c’est l’usure qui conditionne la vie des hommes. Certes, nous sommes beaucoup plus "riches" qu’autrefois, mais beaucoup plus endettés et de plus en plus précarisés, ce qui flétrit la vie entière. Qu’est-ce que ça signifie ? Où est l’erreur ? Allons-nous nous laisser dominer par les cartels bancaires ?

    Pourtant, dans la réalité et non dans les bilans des banques, ce sont les capacités de production, donc les producteurs - et personne d’autres - qui donnent sa valeur à la monnaie ! Sans les producteurs : pas de richesses. Mais ce sont les banques qui n’ont jamais produit le moindre grain de blé ou de riz, etc, qui, in fine, décident et gouvernent sans que ce soit dit ! Les politiques nous mentent, même si de "fringants banquiers" s’en mêlent. Tout ce système financier nous ruine.
    Toutes les craintes sont réunies pour que cette "situation" perdure.

Un message, un commentaire ?


Les forums restent ouverts durant 15 jours après la date de publication

modération a priori

Ce forum est modéré a priori : votre contribution n’apparaîtra qu’après avoir été validée par un administrateur du site.

Qui êtes-vous ?
Votre message

Ce formulaire accepte les raccourcis SPIP [->url] {{gras}} {italique} <quote> <code> et le code HTML <q> <del> <ins>. Pour créer des paragraphes, laissez simplement des lignes vides.