Qu’est-ce qu’être Français ?

par Gérard Leclerc

mardi 15 septembre 2020

Sainte Jeanne d’Arc, miniature.

Cette rentrée est marquée par une crise de confiance, eu égard à la pandémie qui se prolonge et aux effets économiques du confinement. Le pouvoir est à la recherche d’un langage adéquat pour rassurer et rassembler autour d’une identité nationale.

Qui aurait pu prévoir au moment de la campagne présidentielle française, les évolutions qui se produiraient à l’échelle du pays et de la planète elle-même ? Nul ne pouvait prévoir, d’évidence, la crise sanitaire qui se prolonge au-delà de cette rentrée, avec ses effets économiques, mais aussi psychologiques et moraux. Déjà, la révolte des Gilets jaunes, qui ne figurait dans aucun agenda politique, avait considérablement modifié le climat social, en remettant en cause les différents marqueurs idéologiques. Toujours est-il que, face à une opinion troublée, inquiète, le pouvoir se doit de trouver non seulement les bonnes décisions, mais aussi le langage adéquat, capable de rassurer et de fédérer.

Il se dit, de ce point de vue, qu’à l’Élysée les choses bougent, avec un président qui arbitre entre les différents courants qui peuvent coexister au Palais, et dont certains semblent en déclin. Notamment le courant progressiste, celui qui était dominant lors de la montée en puissance du macronisme. S’oppose à lui un courant que l’on pourrait jusqu’à dire « identitaire », si le mot n’était en butte aux controverses. Selon Le Monde, ce serait l’ancien journaliste Bruno Roger-Petit, qui serait responsable de l’infléchissement de la ligne élyséenne. Reste à approfondir la pensée qui préside à ce retour à certains fondamentaux. Les querelles autour du passé colonial et de l’esclavage ne sont pas étrangères à la recherche d’un langage approprié quant à l’identité française. Être Français, c’est d’abord participer d’une civilisation et d’une culture. Et ce n’est pas à coup de simple surenchères verbales qu’on règle des questions de civilisation et de culture !

Chronique diffusée sur Radio Notre-Dame le 15 septembre 2020.

Messages

  • Qu’est ce que de n’être plus français ?
    Telle peut être une réponse inversée à la question d’être français.

    - C’est sans doute refuser les institutions de la république qui gouvernent le vivre ensemble.

    - C’est de répandre un discrédit sur les familles spirituelles civiles et religieuses qui traversent la vie de la société.
    - C’est de quereller sur la hiérarchie des pouvoirs, des prises de décision, des exercices de toute autorité que l’on rappelle à son cas personnel ou sa libre décision.

    - C’est privilégier son intérêt personnel à celui d’une nation.

    - C’est dénigrer sans raison des personnes autres qui ne pensent pas, ne réfléchissent pas comme soi et se déliter dans des débats sulfureux ou académiques de petite dimension…

    - C’est alors comprendre que faire nation est comme faire une communauté de vie pour les civiques, comme une communauté de foi ou de croyance pour des religieux qui ne sont pas des kystes de la pensée viraux ou des maladies de l’esprit retardé ou dépassé par des certitudes qui auraient atteint leurs limites.

    - C’est à nouveau remettre sur la table des réflexes de prévention qui ne garantissent plus et entretiennent des divisions philosophiques, sociales et intellectuelles sans lendemain.

    - C’est ne pas renoncer à s’amender tout le long des âges de sa vie, car le meilleur est toujours à venir, le doute de la curiosité individuelle une quête de vérité inatteignable et promise à celui qui ne sait pas encore !

    La pire des conduites personnelles demeure l’enfermement qui laisse peu d’espace à la liberté.

    - C’est admettre que le destin d’un peuple, d’un pays se bâtit sans cesse avec les influences du présent que l’on peut jauger avec le temps. Jamais dans un esprit de revanche ou de dilution de la conscience.

    L’hésitation faisant partie de la nature humaine, la quête infinie de réponses aux questions actuelles de la civilisation aux prises avec les contraintes opposées du moment, laisse entrevoir une issue ouverte d’une fenêtre de l’intellect qui sommeille dans le non dit ou le confinement de tout un chacun.
    Ne désespérez jamais de vous même, renoncez au désenchantement généralisé qui réprouve le droit élémentaire de l’âme humaine, indivisible, imprévisible, capable de s’assumer dans l’invisible !

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