Procréation pour autrui

lundi 30 juin 2008

DROIT A L’ENFANT OU DROIT DE L’ENFANT ?

L’actualité de ces derniers jours attire notre attention sur des projets de maternité ou de gestation pour autrui.

Les interrogations tant d’autorités morales de notre pays que de responsables politiques qui n’envisageraient la gestation pour autrui qu’à certaines conditions, montrent bien qu’il est important de ne pas s’enfermer dans les limites d’un débat public médiatisé et de réfléchir sans précipitation aux questions posées.

La souffrance des couples qui ne peuvent avoir d’enfant ne peut être ignorée. Mais il importe d’être attentif aux bouleversements qu’induit le recours à la maternité pour autrui sur notre conception du couple, de l’enfant et de sa place dans la famille

La prise en compte de la dissociation entre la maternité et l’enfant à naître.

Trois types de maternité se trouvent conjuguées et en même temps dissociées les unes des autres : celle qui donne l’ovule, celle qui accouche, celle qui élève l’enfant. Cette dissociation crée des liens « d’intimité sociale » jusqu’ici inconnus. Elle se différencie en cela de l’adoption qui répond en toute clarté à une situation déjà existante.

L’instrumentalisation du corps et du psychisme d’une femme « porteuse ».

Le temps de la gestation implique une relation très forte et progressive de la femme enceinte et de l’enfant qui se forme en son sein. Durant cette période elle prend conscience qu’elle est devenue la mère de son enfant dès sa fécondation. Elle n’est ni un nid ni une couveuse. De nombreux facteurs inconscients, affectifs et singuliers lient la mère à son enfant et réciproquement.

La remise en cause d’un modèle de famille, de filiation et de parenté.

On doit se demander quelle sera la place réelle et symbolique d’un enfant qui se trouve en relation avec un couple de parents « porteurs », les enfants de ce couple et le couple qui le reçoit. Il paraît difficile de concevoir de manière simple les relations de l’enfant entre chacun de ces pôles que ce soit sur un plan psychologique ou sur un plan juridique.

Notre société moderne pense que la science est capable de régler toutes les souffrances et qu’elle a en tout le dernier mot. Recourir à la procédure de la maternité pour autrui, n’est-ce pas instrumentaliser la naissance d’un enfant pour résoudre finalement de manière illusoire le drame et la détresse de la stérilité ?

Fonder une famille pour un couple ne dépend pas exclusivement de la naissance d’un enfant.

+ Jean-Charles Descubes

Archevêque de Rouen
Président du Conseil pour les questions familiales et sociales
de la Conférence des évêques de France

Messages

  • Il me semble que Madame la Ministre
    Boutin, s’opposera a cet acte débile.

    Pardon pour ce terme, je ne sais pas écrire en des termes normaux, en tournant a droite , a gauche.

    Nous partons dans une dérive morale
    sans précédant. Les problèmes qui se
    présenterons dans la famille de la mère
    porteuse, avec ses enfants, qui verons
    prendre le train a celui qui est son
    frére ?

    A cet enfant devenu majeur, que penserat-il
    de sa naissance ? quelles seront ces réactions ?

    Bien sùr, il y aura un tel bourrage de cranes
    , que ça passera comme normal.

    C’est comme actuellement on porte aux
    nues, les homos et on abaisse les hété
    ros.

    Je ne suis qu’un tout petit Chrétien
    mais je prierai pour que cela ne soit
    pas ?

    Là est ma seule force ma foi en Dieu !
    Ave Maria ora pro nobis.

  • J’espère que dans les débats éthiques actuels on saura respecter la sagesse et la normalité
    je pense que le cas où la femme ne peut pas porter son propre enfant est exceptionnel et donc à réflèchir probablement au cas par cas en face d’une pathologie non évolutive ou malformative rare
    et dans ce cas il faut que la mère porteuse respecte la gratuité de son acte comme un don d’amour désintéressé pour une amie ou quelqu’un de sa famille
    il me semble
    je pense que comme pour le mariage il faudrait qu’il y ait des témoins qui signent,après des entretiens tous ensemble avec 2 médecins et 2 psychologues au moins
    PS valable pour les états généraux de bioéthique

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