Traduit par Vincent de L.

Pourquoi les musulmans et les chrétiens vénèrent le même Dieu

par Francis J. Beckwith

mercredi 10 février 2016

Le 17 décembre, j’ai abordé ici même la question [1] de savoir si les musulmans et les chrétiens adorent le même Dieu. J’ai donné la même réponse que celle fournie par Vatican II et par l’Église catholique depuis le concile : oui. Les musulmans et les chrétiens adorent le même Dieu, même si l’islam a une perception imparfaite du divin, puisqu’il dénie la divinité du Christ et donc, par conséquence, la nature trine de Dieu.

Ainsi que l’Église le déclare dans Nostra Aetate (1965) :

« Les musulmans adorent le Dieu unique, vivant et demeurant par Lui-même, miséricordieux et tout-puissant, Créateur du ciel et de la terre, qui a parlé aux hommes. […] Bien qu’ils ne reconnaissent pas Jésus comme Dieu, ils Le révèrent comme un prophète. »

Cet argument m’a valu plusieurs réponses critiques, presque toutes de chrétiens non catholiques, y compris de penseurs comme Albert Mohler, Andrew Walker, Matthew Cochran et Peter Leithart. (Sans parler d’un tas d’horreurs de lecteurs de TCT).Chacune, avec des éclairages différents, documente correctement que les chrétiens croient que les insuffisances de la théologie musulmane proviennent de la manière dont Dieu s’est révélé progressivement au cours de l’Histoire, ainsi que l’enseignent les Écritures. Je ne discute pas ce point qui va dans le sens de mon argumentation. Je m’explique.

La vision de l’Église repose sur la distinction entre la révélation « générale » et la révélation « spéciale ». La première concerne les vérités sur Dieu qui peuvent être connues par la raison humaine, la seconde, les vérités sur Dieu connues seulement par le moyen des Écritures, de la Tradition, ou du Saint-Esprit qui s’exprime au travers du Magistère. (De nombreux protestants admettent également cette distinction, même s’ils ne considèrent que l’Écriture dans la catégorie de la révélation spéciale).

Afin de mieux saisir cette distinction, examinons un argument sur l’existence d’un Dieu créateur, fourni par le philosophe musulman perse Al-Ghazali (1058-1111) : « l’argument cosmologique de Kalam ». Il figure en bonne place dans les travaux du philosophe et apologiste évangélique William Lane Craig. Ce dernier résume l’argument de cette manière :

1. Tout ce qui se met à exister a une cause.

2. L’univers a commencé à exister.

3. Donc, il y a une cause à l’existence de l’univers.

Après avoir défendu chaque prémisse de l’argument, un chrétien connaisseur de la philosophie, comme mon collègue musulman, démontrera (par des arguments variés) que la première cause de l’univers doit nécessairement être le Créateur éternel, sans cause lui-même, parfait et immuable, demeurant par Lui-même, et origine de tout ce qui reçoit son existence d’un autre. (Craig le dit un peu différemment et pour cette raison, n’est pas un théiste classique, ce qui soulève la question plus étrange de savoir si tous les chrétiens adorent le même Dieu, un sujet pour un essai futur).

« Il n’y a pas d’autre dieu que Dieu »

Supposons qu’Abdullah, un athée arabe, après avoir été convaincu de cet argument, en vienne à croire, comme les chrétiens, qu’un tel créateur existe. Est-ce qu’Abdullah et le chrétien croient au même Dieu ? Il semble que oui. Le chrétien, bien entendu, ne croit pas seulement en ce Dieu-là, mais en plus, l’adore. Il croit également beaucoup d’autres choses concernant Dieu que la seule révélation générale ne peut pas fournir. Elles incluent que Dieu est Trine, que la Deuxième Personne de la Trinité s’est incarnée en Jésus, etc. Pour la foi chrétienne, ces éléments de croyance ne peuvent provenir que de la révélation spéciale, la Bible.

Peu après avoir changé d’idée à propos de l’existence de Dieu, Abdullah se rend à la mosquée locale où l’on lui enseigne à croire que le Créateur (qu’il nomme « Allah ») est digne d’être adoré, n’est pas Trine, ne peut engendrer ni être engendré, etc. Ces croyances ne sont pas des parties de la révélation générale qui l’a conduit à Allah mais plutôt des éléments de ce que les musulmans croient être la révélation spéciale, le Coran.

Abdullah et le chrétien croient-ils toujours (et maintenant adorent) le même Dieu ? Oui, mais avec une restriction : bien qu’ils adorent le même Dieu, ils ne peuvent tous deux avoir raison à propos de la Trinité et de l’Incarnation. Tenant compte de ce que la chrétienté et l’islam ont des options qui s’excluent mutuellement, le chrétien et Abdullah en savent plus sur Dieu que ce que la révélation générale peut fournir. Mais c’est précisément pourquoi il est pertinent de dire qu’ils adorent le même Dieu, même si l’un des deux est clairement dans l’erreur dans une partie de ses croyances sur ce Dieu.

Examinons cet exemple : Lois Lane est amoureuse de Kal-El (le nom de naissance de Superman) et croit qu’il n’est pas humain parce qu’il est né sur Krypton. Imaginons maintenant que Lana Lang est amoureuse de Clark Kent (l’alter ego de Superman, reporter au journal), et croit qu’il est humain parce qu’elle pense qu’il est né de parents humains, Martha et Jonathan Kent. Lois ne sait pas que Kal-El est vraiment Clark Kent, et Lana ne sait pas que Clark Kent est vraiment Kal-El.

Lois et Lana sont-elles amoureuses du même homme ? Évidement, elles le sont, même si l’une des deux est clairement dans l’erreur pour ce qui concerne certaines choses qu’elle croit à propos de Kal-El/Clark et de sa nature. La raison en est qu’il n’y a qu’un être qui est principalement Kal-El.

De manière analogue, il n’y a qu’un être qui est Dieu, sans cause lui-même, parfait et immuable, demeurant par Lui-même, Créateur éternel et origine de tout ce qui reçoit son existence d’un autre. Ainsi que le disait St Paul dans son sermon sur la Colline de Mars, « Le Dieu qui a fait le monde et tout ce qui s’y trouve, Lui qui est le Seigneur du ciel et de la terre, n’habite pas dans des sanctuaires bâtis de mains d’homme. […] C’est en Lui que nous avons la vie, le mouvement et l’être. » (Actes, 17, 24-28).

Si c’est celui que vous adorez, vous adorez Dieu. Cependant, vous feriez bien de tenir compte des conclusions que St Paul prêchait ce jour-là à Athènes : « Dieu, sans tenir compte des temps d’ignorance humaine, ordonne maintenant à tous les peuples de se repentir, parce qu’Il a fixé le jour où Il jugera le monde selon la justice, par un homme qu’il a choisi, et dont il a donné à tous une preuve certaine en le ressuscitant d’entre les morts. » (Actes, 17, 30-31)

Deo Gloria.

Source : https://www.thecatholicthing.org/2016/01/07/why-muslims-and-christians-worship-the-same-god/

Francis J. Beckwith est professeur de philosophie et d’études sur les rapports Eglise-État à l’Université Baylor, où il sert également de Directeur Associé du Programme d’études supérieures de philosophie. Parmi ses nombreux ouvrages : "Taking Rites Seriously : Law, Politics, and the Reasonableness of Faith" (Cambridge University Press, 2015).


[1Nota : l’article précédent du professeur Beckwith sur ce sujet a provoqué de nombreuses controverses parmi les lecteurs de "The Catholic Thing" (TCT) et d’autres. Beaucoup pensaient qu’il affirmait une sorte d’identité entre ce que sont à l’évidence deux fois très différentes. Ici, il clarifie certains éléments de la doctrine catholique sur le sujet et sur les relations entre la chrétienté et l’islam.

Messages

  • La comparaison avec "Superman" et son alter ego est compliquée. On aurait pu dire ça plus simplement.

    Mais là où ÇA NE VA PLUS, c’est dans la confusion du prétendu "MÊME" Dieu.
    Au sens numérique ou métaphysique (Être premier), ça doit être logiquement le même.
    Mais PAS au sens de l’IDENTITÉ : le Allah du coran prône un ANTI-CHRISTIANISME et un ANTI-HUMANISME.
    Nous sommes là face à une IMPOSTURE : un Dieu apparemment identique, mais qui n’est qu’un sosie trompeur. ("Satan lui-même se déguise en ange de lumière." 2 Cor 11,14)

    À la différence des grecs d’Athène qui ignoraient le vrai Dieu, l’islam a perverti la révélation du vrai Dieu : nous sommes face à un FAUX PROPHÈTE et à un messianisme PERVERTI.

    L’histoire et l’actualité de l’islam ne suffisent-ils pas à le démonter ?
    Chaque fois que je parle de l’islam, je le dis clairement : "Nous n’avons pas le même Dieu !" Et je suis aussi philosophe.

  • Pur sophisme car ces "dieux" se jouent pas de la même "catégorie" au sens d’Aristote. L’axiomatique interdit de comparer des propositions dont on ignore la "qualité" d’origine (vraie ou fausse).
    1) Quelles Sourates sont vraies : les abrogées ou les abrogeantes) ?... Medinoises ou Mecquoises ? Qui tranche ?
    2) Lisez la liminaire (Fatiha) : elle confond le Dieu créateur de l’Univers et celui qui maudit Juifs et Chrétiens (2 derniers versets)
    3) Plus avant : le Coran de Mahomet lui même ne blasphème-t-il Allah dans la sourate 61, v 4 : "Inna Allaha ihoubbou alladina iqatilouna fi sab’illah : cad : Certes, Dieu aime ceux qui tuent (égorgent) dans la voie d’Allah" . Aux Orientalistes "complaisants" je précise que le verbe trilitère "qatala" ne peut pas être traduit par "combattre" ("battre" quelqu’un à la course, débattre sur un sujet, combattre la migraine.. ) car le substantif arabe initial est "glaive" et non "bataille". C’est lui qui interdit de donner au djihad le sens d’ascèse !
    4) Enfin, cerise sur le gâteau : "Allahou Akbar" n’est pas la Chahada. C’est l’affirmation intempestive : "mon Dieu est plus grand que le tien"
    Non ! Je ne pense pas que Chrétiens et Musulmans aient le même Dieu ! Je n’exclus pas que le Concile VatII, qui s’affirme pastoral, ne pratique pas quelque part lui-même la "Taqiyya" . Le Pape François ne prêche-t-il pas que l’on peut s’améliorer en relisant attentivement le Coran ??? Comme un converti célèbre le conseille à ses frères restés dans l’Islam !
    Augustin le Numide

    • cf. : 11 février 23:13

      Oups ! Râté la lecture de la fin du message précité, j’en reprends l’essentiel : "...François ne prêche-t-il pas que l’on devrait s’améliorer en relisant attentivement le Coran ?". Je n’ai pas entendu François dire cela, mais je l’ai lu quelque part. Etant hors du contexte où cette phrase de François aurait été émise, elle pourrait, peut-être, prêter à des interprétations diverses. C’est du moins, mon point de vue.

      Mais, pourrait-on reconnaitre qu’en général on s’"améliore" toujours en comprenant une œuvre, un livre, en faisant mieux connaissance avec quelqu’un ?.... Cette phrase que François aurait prononcée je pourrais, par exemple, l’interpréter comme : en relisant attentivement le Coran on augmenterait ses connaissances au sujet de l’islam ....
      Puis-je souligner le "attentivement" que François aurait utilisé ? Parce que, que ce soit le Coran, l’Evangile, ou autres, si on va en lire des bribes trouvées dans, par exemple, le morceau de journal enveloppant les sandales qu’on vient d’acheter au vendeur du marché, les chances de s’améliorer sur la connaissance des sujets seraient minces...

      Et, n’était-il pas le plus souvent impératif, je dirais d’étudier le Coran et les Evangiles ou autres avec l’aide d’un vrai connaisseur en la matière ? Je n’ai pas écrit "lire", j’ai utilisé le verbe "étudier".....

      Réflexions toutes personnelles...

      MERCI.

  • En regrettant vivement les "tas d’horreurs", entre autres, lancées par des lecteurs de TCT contre Francis Beckwith à cause de son affirmation que les musulmans et les chrétiens adorent le même Dieu, il me faut rappeler que cette question a été commentée sous toutes ses formes et ses dimensions ici même, en septembre 2015, à partir d’un article de Dominique Daguet titré : "La Sainte Trinité est-elle Allah ?". En ce qui me concerne, j’avais attendu je ne sais combien d’interventions avant de m’exprimer sur le sujet en disant que, non, la Sainte Trinité n’était pas Allah", autrement dit le Dieu que les chrétiens vénèrent n’est pas le Celui des musulmans.

    Sans vouloir prolonger sur ce sujet, qu’il me soit seulement permis de noter que :

    - Quand Paul VI déclare dans Nostra Aetate (28 octobre 1965)
    "L’Eglise regarde aussi avec estime les musulmans qui adorent le Dieu Unique, Vivant et Subsistant, Miséricordieux et Tout-Puissant...", ce que reprendront plus tard Jean-Paul II et, sauf erreur, François, le pape en 1965 cite les respectueuses appellations, si je puis dire, avec lesquelles les musulmans prononcent le nom de Dieu et que les chrétiens utilisent aussi pour "signifier" Dieu. Mais jamais l’Eglise n’a écrit, ou avancé que le Dieu Trine est le même que le Dieu des musulmans. Des "vocables" ne définissent pas Dieu, des "vocables" sont utilisés pour le décrire avec louange.

    Ni le Coran ni aucun théologien musulman n’ont jamais décrété que Jésus était le Fils de Dieu (j’ai entendu plus d’un musulman faire remarquer : comment Dieu peut-il avoir un fils puisqu’il ne s’est jamais marié...). Non, définitivement non, ni avant ni après le concile, l’Eglise n’a écrit, dit, ni laissé entendre que le Dieu des musulmans est le Dieu des chrétiens. Elle constate que le musulman est un croyant.

    - Une autre précision que je souhaiterais, une fois de plus, apporter pour nous, Occidentaux, qui plus que souvent pensons, écrivons et disons que "Allah" est le Dieu des musulmans. C’est faux. "Allah" est le nom de Dieu formulé en langue arabe. Et il a fallu ces persécutions des temps modernes qui durent depuis 5 ans maintenant pour que nous comprenions - et encore, pas nous tous - qu’il y a des Arabes chrétiens, et même si ces Arabes chrétiens sont souvent bilingues, trilingues ou polyglottes, quand ils prient le Seigneur en langue arabe ils l’appellent "Allah". Donc, ce "Allah" n’est pas un "attribut" musulman de Dieu mais son Nom en langue arabe. Je ne sais pas si je me fais comprendre.

    Avec le respect dû à l’auteur de cet article qui explique "pourquoi les musulmans et les chrétiens vénèrent le même Dieu" (Why muslims and christians whorship the same God), et malgré le graphique en caractères gras au milieu de l’article,(en lettres latines, "La Ilaha El Allah" (Il n’y a pas d’autre Dieu que Dieu)), et malgré aussi les quelques phrases tirées de Nostra Aetate, rien, absolument rien ne prouve que l’Eglise indique que le Dieu des musulman et le Dieu des chrétiens est le même. N’empêche, encore une fois, de rappeler que le musulman pieux, est un croyant et non un païen. Et quand je j’écris "musulmans" il est bien entendu que je ne désigne pas les criminels de l’EI ou Daech.

    La prudence est de rigueur dans ce genre de questions, et il ne faut pas croire qu’un rapprochement entre musulmans et chrétiens pourra se faire au détriment d’une réalité qui ne reflète que la vérité. C’est un avis personnel, il vaut ce qu’il vaut.

    MERCI.

    • Entièrement d’accord avec vous, Gemayel...Cette fois-ci vous êtes parfaitement clair.

      Vous voyez que le Carême a du bon...Ce doit être un fruit de la rencontre de La Havane...L’unité progresse...

    • Il n’y pas de "cette fois -ci" ou autre cette fois-là, je n’ai fait que REPETER ce que j’avais déjà exprimé lors des débats de septembre 2015
      où, sauf erreur, Dominique Daguet, avait, lui, parfaitement compris mon point de vue.

      N’étant pas de ceux qui changent d’opinion suivant les courants d’air ou autres, je persiste et signe que mon billet de ce jour - on peut le vérifier très facilement - est parfaitement conforme à ceux de septembre 2015 ;

      Pour mémoire.

      MERCI.

  • Cher Gemayel,
    Je suis toujours surpris par nos amis arabes, qui ont inventé l’arabe dont la source araméenne est chrétienne, et qui utilisent celui du Coran qui est celui revu et corrigé par l’Islam. L’exemple le plus choquant est celui de Jésus "Ieshu’a" (j’ai vu à Bethlehem une rue portant ce nom en arabe en pure translitération de l’Araméen). Or nos catéchistes arabes écrivent souvent "Issa" pour nommer Jésus, reprenant le "Ishu" dérisoire du Talmud. Il est vrai que je ne suis qu’un chrétien d’Algérie...bien loin des Lieux Saints et du vécu des arabes chrétiens locaux !
    Par ailleurs, je remarque que vous avez mal translitéré la Shahada (Il n’y a pas de dieu QUE (SINON) Allah).
    Salam ’alik,
    Augustin le Numide

    • cf. : 12 février 12:27

      Cher Augustin (plus exactement, mais on me corrigera : Aghostinos),
      je me trouve, et dois le reconnaitre en toute humilité, être en face d’un intervenant qui, lui, semble fort bien connaitre les subtilités de la langue arabe. Je ne peux que m’incliner. Et quelle joie d’apprendre qu’on n’a pas fini d’apprendre.

      Je n’ai jamais eu la chance - ou, disons, la grâce - de parcourir les chemins de Palestine, comme vous qui citez Bethléem. S’il m’était permis de nuancer des propos, je dirais que, mais il faudrait me corriger le cas échéant, que, d’après ce que je sais, dans la région Syrie, Irak, Liban, Palestine, on se réfère à Jésus en prononçant, non pas Yeshua, mais Yassou’ (Jésus). Ma culture en linguistique étant des plus primaire, je ne prétendrais jamais entrer dans un débat dans cette discipline. Pour ce qui est de "’Issa", c’est exact, c’est ainsi que les musulmans le nomme en parlant de Jésus, "le plus grand des prophètes", d’après eux, "Mohammed en étant le dernier".

      Augustin (ou Aghostinos), je ne comprends pas votre "CV" : "il est vrai que je ne suis qu’un chrétien d’Algérie", ne vous ayant jamais, de mémoire, obligé de délivrer votre identité. Mais, dans le cœur de notre Dieu, il n’y a pas de "qu’un chrétien" ce ci ou de là, ni même en ce qui concernerait les uns et les autres de par le monde...Ne serions-nous tous pas les enfants d’un seul Créateur ?...

      Par ailleurs, merci de me faire remarquer que j’ai (ou aurais) mal translitéré le "La Ilaha Il Allah" pour moi, "Il n’y a d’autre Dieu que Dieu", (sans avoir en plus ajouter, Mohammed Rassoul Allah = Et Mohammed est son prophète (ou messager). Comme quoi, on apprend toujours. Donc, j’enregistre que ma traduction serait erronée. Je demande qu’on veuille m’en excuser... tout en restant, un petit "chouya" dubitatif sur le fait.

      Je vous retourne, cher Agustin (Aghostinos ou Ghostine) la salutation "Al salam ’alayk" ou "al salam ’alaykom" , en français, tout simplement : "que la paix soit avec toi (ou sur toi) ou avec vous (sur vous).

      Augustin le Numide, j’ai depuis longtemps, des amis d’origine Berbère, pour les appeler autrement... Tout comme Augustin de Nipponne, Berbère lui aussi, le dandy "people" de son époque ayant goûté à tous les délices "mondains" de l’époque, s’est retrouvé être l’un des plus grands parmi les grands docteurs de l’Eglise et que j’affectionne tout particulièrement pour bien des raisons (ou déraisons...).

      La paix soit avec toi, mon frère d’Afrique du Nord, et si tu pouvais me traduire cette expression en Bèrbère puisque, cette langue vient d’être reconnue officiellement, et après quoi !... L’essentiel étant "la paix"...

      MERCI.

    • Je partage l’opinion de Dominique Daguet : le Dieu Trine, le Dieu Amour ne peut être Allah, reconnu par l’islam, parce que ce dernier est " solitaire " en son infini.
      Mais Notre Père est celui de tous les hommes sans distinction et comme Christian de Chergé j’éprouve sa curiosité à son arrivée au Ciel :" Voici que je pourrai, s’il plait à Dieu, plonger mon regard dans celui du Père pour contempler avec Lui ses enfants de l’Islam tels qu’Il les voit, tous illuminés de la gloire du Christ, fruits de sa Passion, investis par le don de l’Esprit dont la joie secrète sera toujours d’établir la communion et de rétablir la ressemblance, en jouant avec les différences. " ( in le testament de Christian de Chergé prieur des moines de Tibbirine.)
      Et le père Bernard Bro o.p.raconte dans ses confessions sur le siècle,une conversation avec le père Lambert qui connaît bien l’islam. Il lui avait posé la question : " Pourquoi Dieu avait-il- voulu l’islam ? " Le père Lambert répondit : " ...c’est peut-être pour rappeler aux chrétiens certaines choses qu’ils ne font pas." De cela je suis convaincu et l’année jubilaire doit nous les faire découvrir.
      Cette année de la Miséricorde Divine, celle du Dieu Trine, est aussi destinée, par nos prières, à ceux qui prient Allah le miséricordieux.

    • cf. : 12 février 23:30

      Bien apprécié le rappel des mots de Christian de Chergé et du père Bro.

      Et, si je pouvais me permettre d’ajouter les derniers mots du fils d’un ami, ce jeune médecin syrien décapité sous les yeux de sa femme et ses deux gosses : "Pardon pour eux, Jésus, ils n’ont pas la lumiè...". Coupé !

      MERCI.

Un message, un commentaire ?


Les forums restent ouverts durant 15 jours après la date de publication

modération a priori

Ce forum est modéré a priori : votre contribution n’apparaîtra qu’après avoir été validée par un administrateur du site.

Qui êtes-vous ?
Votre message

Ce formulaire accepte les raccourcis SPIP [->url] {{gras}} {italique} <quote> <code> et le code HTML <q> <del> <ins>. Pour créer des paragraphes, laissez simplement des lignes vides.