Pourquoi le cardinal Barbarin ?

par Gérard Leclerc

lundi 7 mars 2016

Il y a trois semaines déjà, je consacrais ma chronique à la douloureuse affaire Preynat, à Lyon. Si j’y reviens aujourd’hui, ce n’est pas pour commenter son aspect judiciaire, à la suite des plaintes déposées contre le cardinal Barbarin et ses collaborateurs et même le préfet de la Congrégation pour la doctrine de la foi à Rome, le cardinal Müller. Il convient de laisser à tous les agents de la justice le soin de mener à bien la procédure en cours. L’archevêque de Lyon lui-même a déclaré qu’il considérait celle-ci avec toute la gravité nécessaire. Pourtant, on ne peut être dupe de la manœuvre stratégique en cours, qui vise à amplifier au maximum une campagne d’opinion, en désignant les cibles les plus considérables et les plus éminentes.

On me dira : n’est-ce pas légitime de la part de ce groupe qui s’est constitué, fut-ce très tardivement, afin de conduire ce qu’il considère être une action de salut public ? Je me suis rendu sur le site de ce groupe et j’ai pu constater que ses responsables voulaient construire un dossier sérieux, en s’entourant de toutes les garanties possibles. Visiblement, ils se gardent des polémiques violentes répandues à profusion sur les réseaux sociaux, même s’ils les alimentent et les encouragent de fait. Le problème de fond est de savoir quel but exact ils poursuivent. Je n’aurais pas d’objection à leur égard, s’il s’agissait d’abord de tirer les leçons de leur tragique expérience sous tous les aspects, et notamment le caractère traumatique insupportable de ce qu’ils ont eu à subir de la part d’un ministre sacré.

Mais il y a malheureusement un autre aspect de l’entreprise, qui consiste à utiliser l’instrument médiatique, en le faisant chauffer au maximum, en provoquant l’emballement mimétique qui ne se résout que par la désignation d’un bouc-émissaire à faire tomber. Et c’est là où je ne suis plus d’accord. Connaissant très bien le cardinal Barbarin, ayant suivi toutes les étapes de son ministère, sachant son intégrité, sa profondeur spirituelle dont ont bénéficié d’innombrables chrétiens, je ne puis considérer la façon dont il est traité en ce moment que comme une sanglante injustice. J’en suis blessé, avec tous ceux qui l’apprécient et savent qu’il est proprement impensable qu’il ait voulu protéger un prédateur sexuel. C’est ce qu’on veut faire croire et qui est proprement insupportable.

Chronique diffusée sur Radio Notre-Dame le 7 mars 2016.


http://www.france-catholique.fr/Offre-speciale-Careme-Ste-Therese.html

Messages

  • Merci pour vos articles

    c’est avec une grande tristesse que nous assistons au lynchage médiatique de notre évêque. Et que dire des noms de ses collaborateurs jetés en pâture à la vindicte des réseaux sociaux

    • Tout est bon pour manger du curé. Tout est bon pour tenter de salir notre religion ! Je suis scandalisé !

    • Est ce que ce sont les victimes qui salissent la religion, ou est ce que c’est l’inverse ? Qui a sali qui ?

      Le silence a permis des centaines de milliers de victimes de part le monde. La réalité est là. Comment vouliez vous échapper à la grande lessive publique ? Il faut pouvoir se regarder en face pour évoluer, et changer les mentalités. Lorsque la compassion d’une personne tend plutôt vers le prêtre pervers que vers l’enfant violé et saccagé, lui et son avenir, cette personne peut elle encore se prétendre chrétienne ? La lessive doit être faite, et bien faite, sous peine d’autodestruction. Le cardinal Barbarin participera à cette grande lessive, en fonction de ses responsabilités. Ainsi, il fera avancer le débat et ouvrira des consciences. Et c’est une belle oeuvre. Et un dû à toutes ces victimes.

    • Vous avez parfaitement raison mais il faut que cela se fasse dans tous les milieux !

    • Prions, nous ses amis et chrétiens, pour lui !

      Puisque a la date de cette malheureuse affaire, surtout a mettre

      en responsabilité ce prélat, qui a l’époque, n’était pas encore évêque.

      Donc n’étant pas évêque, il n’en avait pas la responsabilité. Ce qui

      semble être de bon aloi ?

      Mais comme dans une phrase, si il y a, que quatre mots, que l’on veut

      manipuler ces quatre mots seuls, changent le ou les sens de la pensé

      de son créateur ! A mon sens ils deviennent hors de son conteste caducs. Monseigneur courage satan est contre nous. Prions encore et toujours

    • Bonjour , le ’ cardinal Barbarin ! devrait penser a se confesser . il y a
      peu , il allait de paroisse en paroisse , critiquer un prètre , dont la Famille depuis plusieurs centaines d’années officie !! comme quoi !

    • Oh oui, Emeraude ! Et même à la maison. 4 millions de victimes d’inceste en France... Une vraie catastrophe sanitaire avec des adultes dépressifs qui développent toutes sortes de pathologies. On sait qu’un garçon violé enfant a tendance à mourir entre 50 et 60 ans d’une crise cardiaque, à cause du stress qu’il aura contenu toute sa vie. Pour un enfant qui aura eu à affronter plusieurs types de violences (psychologiques, physiques, sexuelles), c’est 20 ans d’espérance de vie en moins... Ce fléau se nourrit du silence qui entoure les tabous et de l’obscurité. La meilleure arme contre lui, c’est la clarté.

    • La loi elle-même oblige en cas de rumeurs qu’à prévenir les services de protection de l’enfance, ce qui n’aurait eu aucun sens 25 ans après les faits.
      Le cardinal Barbarin est victime d’un lynchage par lequel on cherche à lui faire payer ses critiques sur le mariage homo.
      Laissons la justice travailler, elle le disculpera. Tous ceux qui auront instrumentalisé cette pénible histoire en seront pour leur frais.

    • On s’acharne sur le Cardinal Barbarin en raison de son opposition à la culture de mort. Cela s’est passé plusieurs fois en Allemagne ces 5 dernières années où régulièrement des évêques sont traînés dans la boue pour des faits de pédophilie qui finissent par se révéler comme imaginaires (exemple le cas de l’évêque Mixa). Comme par hasard ces diffamations sont toujours dirigées contre les hommes d’églises qui ont le courage de s’opposer frontalement à l’avortement et au mariage gay. Les curés et les évêques qui s’écrasent, eux, ne sont jamais inquiétés. N’oublions pas que , in fine, la seule chose qui compte pour la dictature culturelle féministo-maçonnique-LGBT planétaire, est de discréditer l’Église.

    • je soutiens Mgr Barbarin dans l’épreuve qu’il traverse .

      Pour moi la pédophilie est un crime .

      J’espère que la justice rendra un jugement impartial .....

      Je n’ai malheureusement pas confiance ou très peu, sur l’objectivité de

      notre justice ! et c’est ce qui m’inquiète pour Mgr Barbarin.

      On essaie actuellement par médias interposés ,par les politiques d’ influer

      sur le jugement qui sera rendu .Orsero a raison :Harro sur la religion

      catholique ,on est dans une époque de haine du christianisme ,alors

      qu’on nous parle tous les jours d’islamophobie !!!

  • Le procès du cardinal Barbarin, c’est le procès légitime du silence complice de l’Eglise. Parce que lui a fermé les yeux, minimisé le problème, d’autres innocences ont été détruites. Dois je vous rappeler ce que Jésus a dit sur le sujet ? ""et ayant appelé un petit enfant, il le plaça au milieu d’eux et dit : en vérité, je vous dis que si vous ne vous convertissez et ne devenez comme les petits enfants, vous n’entrerez point dans le royaume des cieux. Quiconque donc se rendra humble comme ce petit enfant, celui-là est le plus grand dans le royaume des cieux. Et qui recevra un seul petit enfant comme celui-ci en mon nom, me reçoit. Mais celui qui scandalisera un seul de ces petits qui croient en moi, il vaudrait mieux pour lui qu’on lui pendît au cou une meule de moulin et qu’on le jette au fond de la mer." Quel est le but de ces gens, vous demandez vous ? Obtenir la reconnaissance des faits, établir la responsabilité de chacun, et pouvoir sortir de soi cette souffrance qui les a accompagnés toute leur vie, qui a hanté leurs nuits, leur lit, leur mémoire, leur inconscient, jusqu’à les faire vivre en marge. Même 60 ans après, on n’oublie pas. Ce genre de traumatisme peut perdurer sur quatre générations, la science le dit aujourd’hui, qui vient juste confirmer ce que vous savez déjà, puisque c’est écrit dans la Bible. Que Mr Barbarin affronte maintenant en toute conscience le poids et les conséquences de son silence.

    • Je partage votre article et l’émoi qui en résulte.
      A BAYEUX monseigneur PICAN a caché LA VERITE en "promenant" un prêtre Pédophile de paroisse en paroisse... Il a été condamné à 3 mois de prison avec sursis. Il n’y a pas acharnement, mais bien Jugement de personnes ayant la connaissance de faits et qui ne disent mots, et qui de plus "remettent le loup dans la bergerie". J’apprécie l’Archevêque de LYON pour ses engagements dans le tiers Monde, mais suis désolé de constater qu’il a caché un CRIME, voir plusieurs. Prions pour les victimes et aussi pour lui .,

    • Evelyne , qu’est-ce qui vous permet d’écrire que Mgr Barbarin a fermé les yeux ? Si vous avez des précisions probantes , veuillez svp les écrire , mais dans le cas contraire , taisez-vous !

    • Vous attaquez nommément quelqu’un sans connaître cette affaire. Du moins, je l’espère pour vous sinon cela voudrait dire que vous êtes vous même coupable d’avoir garder le silence !
      Alors, cesser de juger, sans savoir. Vous n’êtes pas la justice. Laissez la justice travailler avant d’accuser. Ne jeter pas en pâture des gens. Imaginez vous que votre nom sorte dans la presse pour une affaire aussi grave et vous accuse. Comment réagiriez vous ?

    • Comment pouvez-vous écrire que le cardinal a "fermé les yeux, minimisé le problème" ?!! Les comportements qui lui ont été remontés en 2007 au détour d’une conversation dataient de 1991 alors qu’il n’était pas évêque de Lyon. Il a alors pris rendez vous avec le prêtre en question (qui avait été suspendu pour un temps en fev 91). Le cardinal Barbarin découvrant tout cela bien a posteriori a pris la peine de vérifer s’il y a avait eu des plaintes ou des soupçons depuis....RIEN ! Même la police qui avait enquêté plusieurs mois n’avait conclu à aucun acte délictueux depuis 1991.
      Il n’avait donc pas d’élément lui permettant de remettre en cause les choix de ses prédécesseurs plus de 16 ans auparavant.....
      C’est en 2014 qu’il a reçu, pour la première fois, une victime venue raconter des faits aujourd’hui prescrit par la justice. Le cardinal a alors IMMEDIATEMENT suspendu le prêtre de ses fonctions et prévenu la justice. Il a avertit que si le procès se clôt en raison de la prescription il ouvrira un procès canonique, car un jugement doit être rendu.
      Bref, c’est lui qui a agit et c’est lui qui reçoit les calomnies ! Passe encore que certains se déchainent par haine de l’Eglise. Mais que des catholiques ne cherchent pas a avoir le moindre discernement et participent à la recherche d’un bouc émissaire me consterne : c’est pire que du pharisaïsme !
      Est-ce qu’un enseignant pédophile donne lieu au lynchage du ministre de l’éducation nationale malgré, pour le coup, des lacunes avérées dans le dossier ? Non. Voir ce cas récent dans l’académie de Versailles http://www.najat-vallaud-belkacem.com/2016/02/19/laisser-enseigner-un-professeur-condamne-pour-pedophilie-une-situation-insupportable/

      Alors de grâce n’alourdissez pas le poids que doit porter le cardinal en raison de la faute des autres. Il a plutôt besoin de notre soutien !

    • Jean-Luc Roméro se permet d’écrire au Cardinal comme une jeune fille
      froissée !!! Il serait bien que monsieur Roméro demande des comptes également à certaines personnalités politiques engluées dans des affaires de pédophilies, plus spécialement au Maroc.
      Ces mêmes personnes qui débitent tant et tant de bêtises sur les ondes. Mais "chut" elles sont du "parti socialiste" comme monsieur Roméro... grand défenseur du mariage homosexuel puisque homosexuel lui-même et ne le cache pas d’ailleurs donc je peux l’écrire.
      Ce genre d’affaire doit-être jugée... mais il ne faut pas oublier que parfois ces affaires sont fausses ! et que certaines personnes sont trainées dans la boue pour du faux ! Des histoires montées de toutes pièces pour abîmer un être ou un cas que je connais pour s’amuser, ce qui est grave.
      Monsieur Roméro se prend pour un marquis du XVIII ème siècle, son style ampoulée et grotesque ne le grandit pas donc il devient "le Ridicule"

      Oui, c’est très grave ce genre d’affaire à manier avec infiniment de précautions, la Justice doit-être faite que ce soit un professeur, une personne civile, un membre du clergé et de tous le représentants de culte et hommes politiques, j’y reviens peu importe cela doit être fait.

      Le milieu dans lequel vit monsieur Roméro doit être d’une fraîcheur sans failles, je le félicite. Qui a fait brûler Jeanne d’Arc ? il serait bon de retrouver les coupables et d’ouvrir un nouveau dossier, qui a déclarer la guerre de "cent ans" ? Qui a fait si... Qui a fait çà...
      Pauvre monsieur Roméro qui saute, gesticule, s’outre et se venge !!! Monsieur je ne vous félicite pas.

    • Mon commentaire plus haut s’adresse à Evelyne et autres commentateurs au lynchage un peu rapide, et un à l’article de Gérard Leclerc qui est très équilibré.

    • message du 7 mars 15:59, par Evelyne

      Permettez moi, madame, de vous faire part de mon indignation pour ce qui concerne les accusations que vous formulez abruptement contre le cardinal de Lyon.

      Il y a sans conteste une affaire de pédophilie mais comme vous le dit très justement ’Isabelle’ (que vous semblez ne pas avoir entendue) c’est une affaire ancienne ! Les faits ont été commis alors que le cardinal n’avait pas , et de loin, la responsabilité du diocèse concerné.

      Peut être y a t il des artifices juridiques qui vont permettre d’inventer malgré tout une culpabilité mais pour l’instant il y a très légalement une présomption d’innocence. Ne vous faites pas plus accusatrice que les plus acharnés des accusateurs de Mgr Barbarin comme ce pitoyable président de l’AMD.

      On vous sent très impliquée dans cette problématique de la pédophilie et du viol des enfants. Ce n’est pas une raison suffisante pour faire un bouc émissaire d’un cardinal qui, par ailleurs est un pasteur modèle.

      L’église est un corps, dites vous. Ce corps ne se limite pas aux seuls ’dignitaires’ (ce mot a quelques connotations de mépris quand il s’agit de désigner des pasteurs : Mgr Barbarin est un pasteur bien avant d’être un ’dignitaire’ !).

      VOUS êtes également l’église, Évelyne. A ce titre, vous êtes également responsable quand il s’agit "de demander des comptes à l’Eglise, qui est un corps" !

      Vous indiquez des statistiques mettant en corrélation le crime et les viols subis par les criminels. Il faudrait d’abord veiller à ne pas tout globaliser comme le font quelques journalistes en recherche de sensationnel. Ensuite, où est le rapport entre les sérials killers américains et les accusations portées contre le cardinal Barbarin ?

      C’est ce genre de rapprochements qui entretient les rumeurs et créée les procès médiatiques (Outreau n’a pas servi de leçon : il y avait un prêtre injustement accusé et il y a eu au moins un suicide parmi les accusés ou leurs proches).

      On peut également se montrer sceptiques quand vous affirmez qu’un garçon violé enfant a tendance à mourir entre 50 et 60 ans d’une crise cardiaque. Il faudrait citer des études précises a l’appui de telles affirmations étranges et un peu floues.

      C’est aussi faire bon marché de la résilience. Il n’y a pas de corrélation systématique entre la gravité des événements subis et les répercussions psychiques ultérieures . Autrement dit quelques faits en apparence mineurs peuvent être à l’origine de troubles graves et persistants, à l’inverse des faits très graves subis peuvent ne pas altérer durablement le développement de l’individu.

      En matière d’inceste, précisément, il faudrait retrouver le témoignage de vie (dans un livre poignant) de cette enfant enfermée, battue, torturée, violée du rant des années et engrossée à plusieurs reprises par un père tyranique sous les yeux d’une belle mère complice ! Cette femme exprime aujourd’hui un équilibre et une sorte de joie de vivre sans commune mesure avec la monstruosité affreuse de ce qu’elle a vécu.

      Ca n’exonère pas la responsabilité des violeurs et des parents incestueux mais ça prouve que la résilience existe (sinon, la planète serait déserte aujourd’hui). Le psychiatre Boris Cyrulnik a longuement écrit sur ce sujet des pages qui devraient être méditées attentivement.

      Dans cette continuité, il faut également dire un mot de cette attente de reconstruction que les procès seraient sensés apporter aux victimes. C’est un risque grave d’illusion entretenue par les victimes et peut être surtout par leurs avocats. Le procès des responsables de crimes remettent les choses en ordre essentiellement sur le plan de la justice (pas toujours...).
      Par contre comprendre durant un procès "ce qui s’est passé", ne permet pas toujours aux victimes de "laisser leurs cauchemars derrière elles". Ca c’est le travail parfois au long cours) des accompagnateurs et des professionnels spécialisés dans le domaine de la psychologie et ceux du domaine spirituel. L’Eglise a aussi sa place dans la reconstruction des victimes (même les victimes du clergé) !

    • Paul, permettez moi de vous répondre point par point.

      1/ Accusations abruptes et affaires anciennes : Vous vous trompez si vous pensez que je cherche à accabler la cardinal Barbarin. Je pense au contraire qu’il est la personne qu’il faut pour que ce procès soit digne, parce qu’il a compris, après entretien avec une victime, la réalité des dégâts humains engendrés par ce type de crime. Cependant, vous parlez d’affaires anciennes. Or, le pseudo-curé était encore chez les scouts en 2015. Le cardinal explique qu’il s’était renseigné sur son cas, s’était inquiété de savoir s’il était en contact avec des enfants. "On" lui aurait assuré que non. Il a eu le tort d’accorder sa confiance à ce "on". Qui est ce "on" ? Ce "on" est il toujours en place ? Je crois que c’est ce "on" que les victimes ont besoin de regarder en face. C’est bien ce "on", qui se cache derrière le cardinal Barbarin, qui est en cause en réalité. Mais pour débusquer ce "on", il faut en passer par le cardinal, qui, objectivement, a fauté par excès de confiance. Objectivement, le cardinal était responsable de son secteur. C’est donc à lui de rendre des comptes. J’estime que c’est une chance pour les victimes ET POUR L’EGLISE, que ce soit cet homme là, justement, qui se retrouve bien malgré lui dans ce rôle.

      2/ Très impliquée dans les problèmes de maltraitance enfantine. Oui. Comme tous les chrétiens, normalement. "Le mal que vous ferez au plus petit d’entre nous, c’est à moi que vous le ferez." Jésus Christ. Il ne s’agit pas de trouver un bouc émissaire, mais de définir les responsabilités pour que ces choses n’arrivent plus.

      3/ L’Eglise est un corps dont je fais partie. Le petit orteil que je suis est parfaitement capable de sentir que le corps dont je fais partie n’est pas en parfaite santé, et qu’il a besoin de se soigner. Des centaines de milliers de victimes dans le monde, je vous le rappelle. Des centaines de milliers de faits qui ont entaché la confiance. Des débaptisations en série.

      4/ J’avais choisi le mot dignitaire pour sa racine, dignité. Rien de péjoratif. Juste un rappel à la responsabilité. Le cardinal Barbarin est, dites vous, juste et avant tout un simple pasteur. Un simple pasteur que vous appelez vous même Monseigneur, Paul.

      5/ le rapport entre les serial killer et le cardinal Barbarin : la souffrance enfantine.

      6/ Vous me citez Boris Cyrulnik. Il pourrait vous expliquer lui même qu’effectivement, un ancien garçon violé a plus de chances que n’importe qui d’autre de mourir entre 50 et 60 ans d’une crise cardiaque, et que cumuler diverses violences avérées pendant l’enfance, c’est 20 ans d’espérance de vie en moins. Il se trouve que mes sources proviennent d’un groupe de travail extraordinaire, qui oeuvre beaucoup en ce moment. Y sont impliqués les plus grands spécialistes de la victimologie, dont évidemment, Boris Cyrulnik, et sa consoeur et partenaire de travail très estimée, Muriel Salmona, qui vient d’être élue (reconnaissance internationale) parmi les 200 femmes qui, actuellement, sont en train de changer le monde.
      On sait aujourd’hui,et depuis peu, que les grands traumatismes d’enfance sont non seulement repérables par l’imagerie cérébrale (ainsi que la nature du traumatisme, sexuel ou autre, et l’âge précis du patient au moment des faits), parce que ces traumatismes ont littéralement grillé la zone de neurones, irrécupérable, mais qu’en plus, ces lésions sont capables de passer dans l’adn et de se transmettre sur au moins 2 générations. Ca parait fou, mais pourtant c’est bien réel.

      Pour finir, sur la résilience, Boris Cyrulnik pourrait vous expliquer que la résilience est la capacité à transformer positivement, à sublimer, en quelque sorte, certaines souffrances enfantines en force. Mais aussi que très clairement, la résilience n’est pas la fin des souffrances. Juste la capacité à vivre quand même une belle vie. Et évidemment... L’enfant qui a si mal vécu mobilisera toute son énergie, sa force et son endurance au mal pour transformer son destin. La résilience est loin d’être un graal. C’est la capacité de retourner les choses. Mais les souvenirs et la souffrance sont bien souvent toujours là. Et certains blocages. Et certaines stratégies d’évitement. Et toujours ces zones mortes dans le cerveau...
      Il faut lire Cyrulnik et Muriel Salmona, qui sont mes sources, justement. Bien à vous...

      le lien vidéo où Muriel Salmona parle précisément des conséquences sur la santé, que je voulais ajouter ici ne passe pas la modération, qui craint un spam. Vous trouverez beaucoup de choses dans ses conférences vidéos.

    • "Le pseudo curé était encore chez les scouts en 2015"

      c’est complètement faux. Il était curé au coteau dans la campagne roannaise. Il pouvait être en contact, à la rigueur, avec des enfants du catéchisme mais ce sont en général des laïques qui le font.

      D’autre part, il n’y a aucune preuve de récidive depuis 1991.

      Ne parlez pas sans savoir, laissons faire la justice

      D’abord le procès de Preynat. Il est triste de voir les victimes se transformer en procureurs et faire le procès de Barbarin, arrivé bien après les faits, et prononcer la sentence avant même qu’il ait seulement été interrogé par les enquêteurs

    • La saison de Rolland-Garros n’est pas encore venue, on ne donc pas s’éterniser à un jeu d’échanges de balles par dessus le filet.

      Vous vous défendez de "chercher à accabler le cardinal Barbarin". Si ce n’est pas ça, c’est pourtant bien imité...

      Barbarin n’a pas attendu d’avoir un entretien avec l’une des victimes du prêtre pédophile pour comprendre "la réalité des dégâts humains engendrés par ce type de crime". Le Primat des Gaules n’est pas un de ces ’dignitaires’ qui se partagent entre leurs résidences et les rencontres mondaines d’autres dignitaires civils. Il a œuvré sur le terrain. Si Jean-Paul II l’a nommé à de hautes responsabilités ecclésiales c’est bien parce qu’il possédait de hautes qualités évangéliques.

      Vous parlez (écrivez) comme si vous aviez une connaissance précise du dossier et des faits pour nous donner des conclusions définitives, ainsi quand "c’est donc à lui de rendre des comptes". Non madame, le cardinal Barbarin n’est du fait de son actuelle fonction qu’un des multiples témoins à entendre (et "bien malgré lui dans ce rôle" comme vous le dites un peu plus loin).

      Vous êtes très impliquée dans les problèmes de maltraitance enfantine. Personne ne vous en fera le reproche, surtout pas moi. Faut il cependant substituer une injustice à une autre injustice en accusant injustement le cardinal Barbarin et en le rendant responsable de faits qui lui sont étrangers ?

      L’Eglise elle même doit elle être traitée comme une coupable ? Des faits délictueux se sont déroulés en son sein. Une chose est de distinguer ce qui est directement imputable à une institution (du fait de sa doctrine ou de ses mœurs institutionnalisées) autre chose est ce qui est du ressort de la culpabilité individuelle de certains de ses membres et de de leurs dérives personnelles.

      Or en matière d’actes de pédophilie, c’est toujours le procès de l’Eglise (en accusant le célibat consacré par exemple) qui est institué. L’occasion paraît trop bonne à tous ceux qui ont un quelconque intérêt à voir l’Eglise discréditée et à voir sa réputation morale entachée par des accusations de crimes sordides.

      L’exagération en la matière est la compagne habituelle des campagnes de calomnies orchestrées (« Des centaines de milliers de victimes dans le monde ») par certains cercles et certains médias.

      On n’a guère entendu que le ministère de l’éducation nationale soit accusé bien que de nombreuses affaires de pédophilie aient concerné des enseignants (avec une très nette propension à l’étouffement de ces affaires dans les années 70-80).

      Si j’ai cité Cyrulnik c’est parce que je connais bien ses travaux. Nous pourrions encore longuement disserter autour de la victimologie en général mais ce serait s’égarer et noyer la question initiale qui est autre. Il s’agit de ne pas confondre justice et psychologie.

      Tous les traumatismes ont un impact sur la santé, y compris un licenciement, tout comme l’épuisement au travail. Pour autant il faut sérier les problèmes et ne pas tout mélanger.

      Revenir sur l’affirmation qu’un "garçon violé a plus de chances que n’importe qui d’autre de mourir entre 50 et 60 ans d’une crise cardiaque" n’aide en rien à y voir clair dans les accusations portées contre le cardinal Barbarin. Ce n’est qu’une coloration émotionnelle qui vient inutilement parasiter la réflexion. De la même sorte que prendre prétexte de la souffrance enfantine pour établir un lien plus que douteux entre "les serial killer et le cardinal Barbarin" (NB : les crimes des serial killer semblent viser plus que majoritairement des adultes et non des enfants).

      Permettez moi également d’établir un très gros doute sur des affirmations que rien de précis ne vient étayer :

      les grands traumatismes d’enfance sont non seulement repérables par l’imagerie cérébrale (ainsi que la nature du traumatisme, sexuel ou autre, et l’âge précis du patient au moment des faits), parce que ces traumatismes ont littéralement grillé la zone de neurones, irrécupérable, mais qu’en plus, ces lésions sont capables de passer dans l’adn et de se transmettre sur au moins 2 générations

      Nous ne sommes plus là dans le domaine scientifique mais dans une projection fantasmatique pour roman de science fiction.

      Un procès, puisque procès il y aura doit s’établir sur des faits réels datés et précis et non sur de douteuses théories scientifiques ou sur de vagues besoins de réparation (c’est le rôle des psychothérapeutes que de les mettre au clair).

    • Ce forum est en train de dégénérer et je crains que votre message y contribue...

      Vous instruisez à la place de la justice un procès à charge contre le cardinal Barbarin. De quel droit et sur la base de quelles pièces ?

      Il ne suffit pas que les médias organisent régulièrement leurs opérations de lynchage : faut-il encore que le public et les lecteurs y mettent la main ?

      Ce procédé du règlement de compte par voie de presse est indicent et surtout choquant sur le plan éthique. Je me permets de le faire observer après d’autres.

      Je suis d’accord pour admettre qu’il faut que la vérité et la justice soient faites, mais pas en choisissant d’abord le coupable et en montant ensuite le procès autour du coupable prédéterminé...

      Ceci en tout cas n’est pas conforme à ma conception catholique de la justice...ni non plus à la conception républicaine qui repose sur la présomption d’innocence.

    • cf. : 13 mars 00:41 et 00:43

      Aurais-je dû prendre position pour ou contre Mgr Barbarin comme me l’avait suggéré quelqu’un qui suit ce forum de près ? Eh bien, non ! Qu’il me soit permis de me référer à mon billet du 8 mars 17:37. Ceci étant posé, il me faut reconnaitre et apprécier la liberté qui est laissée aux intervenants de faire part de leurs opinions.

      Un ami me relatait ce qui s’était passé il y a bien longtemps sous d’autres cieux et à la même époque avec son frère puiné, alors âgé de 8 ans et élève dans un établissement des Frères des Ecoles chrétiennes : Antoine raconte à son papa quelque chose qu’il ne comprenait pas qu’un de ses professeurs avait fait mais qu’il pensait que "ce n’était pas bien". Après avoir obtenu des détails, les deux parents d’Antoine se rendent au R.V. qu’ils avaient demandé d’urgence au directeur de l’école. Les ayant, non pas entendus, mais "écoutés", le directeur les assure qu’une enquête sérieuse allait de suite être ouverte et qu’ils seront informés du résultat. Au bout de quelque 3 semaines, les parents d’Antoine sont convoqués, et le directeur les informe que l’enquête a révélé que leur fils avait dit la vérité, que le Frère incriminé était passé aux aveux et qu’il avait été envoyé là où il devait purger la peine qui lui était infligée par le "tribunal ecclésiastique". Voilà ce qui s’appelle, d’après moi, agir efficacement, avec discrétion et dignité. On ne jetait pas "alors" en pâture des ragots, des rumeurs, ni des informations vérifiées ou non.

      Ce qui semble le plus étonnant à ce sujet déjà qualifié ici et là d’"affaire Barbarin" (à souligner) :

      - l’apparition soudaine avec 30 à 40 ans de retard d’un regroupement d’anciens scouts en une Association, ici "Parole libérée". Il est, à mon avis, légitime de se poser la question : pourquoi avoir attendu 3 ou 4 décennies, et pourquoi maintenant pour "laisser tomber le voile" ?

      - il est indiqué que le père Preynat est passé aux aveux "par lettre", et si la lettre existe on ne peut que s’incliner. Mais ce qu’on ignore ce sont les conditions dans lesquelles, peut-être, ce prêtre aurait été amené à "avouer" ;

      - en parcourant internet à ce sujet, on y trouve des lettres où anciens scouts et aussi une fille qui fréquentaient alors la paroisse décrivent des situations "vécues". Sans me permettre, là non plus, aucune sorte de jugement, je ne cache pas mon intérêt - j’allais dire ma surprise - de constater de quelle façon sont déclinées certaines situations, et comment bien des détails sont décrits, comme on dit, "par le menu" ;

      - plus étrange, est cette diligence et, m’autoriserais-je le terme, comme une presque parfaite synchronisation à attaquer nommément Mgr Philippe Barbarin dans la presse et les réseaux sociaux AVANT même que la Justice n’annonce ouverte l’enquête attendue (attendue, faut-il le préciser, par tout le monde).

      Quel que soit l’épilogue de cette "affaire Barbarin" (pour reprendre le terme utilisé dans les media) rien ne saurait effacer les zones d’ombre dont elle a été enveloppée dès le début. A supposer même que le primat des Gaules sorte "indemne" de ce "procès", l’Eglise catholique, c’est-à-dire nous tous - et Rome - resterons, dans l’esprit d’un bien grand nombre, entachés d’une ignominie indélébile. Le "sexe", est apparemment devenu, de nos jours, l’"arme de destruction massive" tous usage. Pour s’en convaincre, parcourir la Presse, et autres. Manque d’imagination ou but certifié à 100% atteint ?

      En ces jours de Carême, c’est peut-être une croix que le Seigneur a permis que nous portions pour Le suivre sur ce chemin escarpé qui L’a mené entre deux larrons. Ce Golgotha qui n’est pas une fin comme on aurait, semble-t-il, tendance à le croire, mais bien tout le contraire : l’Espérance du Commencement.

      MERCI.

  • Lettre ouverte de Jean-Luc Romero-Michel

    à Monseigneur Philippe Barbarin

    « Il est temps que vous vous expliquiez »

    Monsieur l’Archevêque,

    Je ne comprends pas. Je ne comprends plus. Durant des mois, lors des manifestations contre le Mariage pour tous, vous avez défilé contre l’égalité des droits au motif que vous, mieux que d’autres, sauriez ce que serait l’intérêt supérieur de l’enfant. Durant des mois, vous avez pris la tête de cortèges dans lesquels des femmes et des hommes, souvent violemment, parfois vulgairement, ont expliqué que des couples de personnes de même sexe ne sauraient rendre heureux et participer à l’épanouissement d’un enfant... Pendant des mois, vous avez dit où se trouverait le bien et le mal.

    Et voici qu’aujourd’hui nous apprenons que vous êtes accusé d’avoir recouvert d’une chape de plomb des actes graves commis par l’un des vôtres à l’égard des enfants, ceux-là même que vous expliquiez vouloir protéger. Enfant, j’ai subi la pédophilie et je sais à quel point cela est destructeur pour de jeunes enfants.

    Comment auriez-vous pu couvrir de tels actes ?

    Je ne vois que deux explications.

    La première, est que vous pensiez que se livrer à des attouchements sexuels sur des enfants n’est pas répréhensible. Je ne l’imagine pas. Je ne crois pas en vous, en votre parole, en votre aveuglement, mais je ne crois pas dans une telle folie, je ne crois pas dans une telle barbarie venant de votre part. J’en suis sûr, même.

    La seconde est que vous croyez que votre église vaut mieux et plus que notre République, et que vous vous érigez en suzerain. Avec votre supériorité, vous écoutez, vous jugez, vous conseillez et vous pardonnez comme bon vous semble. Le dogme de l’infaillibilité pontificale ayant été abandonné, vous inventez celui de l’infaillibilité cardinale. Et votre église valant mieux, selon vous, que notre République, vous auriez décidé de vous extraire de la loi et de ne pas rapporter à la justice les actes criminels dont vous avez connaissance.

    Monsieur le Cardinal, je me suis exclu de votre église depuis bien longtemps. Pourtant, ancien enfant de coeur, la religion catholique a accompagné mon enfance. M’a éduqué. M’a aidé dans les moments difficiles de ma jeunesse. J’aurais pu poursuivre ma route avec l’Eglise de mon enfance. Je me suis exclu de votre église car trop de vos ministres se sont éloignés de l’Amour, de la Tolérance, de la Fraternité qui m’avaient été enseignées. J’ai dû chercher et trouver l’Amour, la Tolérance et la Fraternité ailleurs. Comme beaucoup d’autres personnes, si j’en juge par le vide de vos églises.

    Aujourd’hui, la justice de notre République vous rappelle que votre église n’est pas universelle. Votre église n’est qu’une association singulière de femmes et d’hommes et n’a pas le pouvoir de s’affranchir de celle qui lui donne ses droits, de celle qui la protège, de celle qui lui donne sa liberté d’exercice, de celle qui est le socle commun des femmes et des hommes de notre pays. Je nomme ainsi la République... La République laïque.

    Monsieur le Cardinal, je n’ai pas pour habitude de me réjouir du malheur des Hommes. Mais je dois dire mon espoir que vous répondiez - je l’espère de vous-même - non pas à une justice divine qui reste à démontrer, mais à une justice bien réelle, celle des hommes, celle de notre République. Mais aussi à celles et ceux qui ont été les victimes de ces actes.

    Monsieur le Cardinal, vous qui prétendiez que deux personnes de même sexe ne sont pas capables d’élever un enfant, vous devez répondre aujourd’hui de "non dénonciation de crimes" commis à l’encontre d’enfants. Vous devez vraiment vous expliquer.

    Si vous êtes innocent de ce qui vous est aujourd’hui reproché par des victimes et je l’espère sincèrement - la charité chrétienne reste une valeur pour moi - j’espère au moins que vous apprendrez l’humilité et que vous vous direz que vous n’êtes pas forcément le mieux qualifié pour parler de l’intérêt de l’enfant.

    Je vous prie de croire, monsieur le Cardinal, à l’expression de ma considération attristée.

    Jean-Luc Romero-Michel

    Le Secrétariat
    M. Jean-Luc ROMERO-MICHEL

    Conseiller régional d’Ile-de-France

    Maire-Adjoint chargé de la Culture et du Tourisme du 12e de Paris
    Président d’Elus Locaux Contre le Sida (ELCS),

    Président de l’Association pour le Droit de Mourir dans la Dignité (ADMD),

    Director at the board of the World federation of right to die societies
    - 

    courriel : secretariat@jeanluc-romero.com
    www.Jeanluc-Romero.com
    @JeanLucRomero

    • Votre lettre est une honte.

    • Que monsieur Jean Luc Romero, président de l’ADMD, en profite pour taper sur l’Eglise en se drapant dans sa dignité (mais en utilisant un vocabulaire outrancier) pour faire de gros amalgames n’est pas étonnant. C’est un récidiviste en la matière avec un particulier acharnement contre le cardinal Barbarin
      http://www.romero-blog.fr/archive/2012/09/18/lettre-ouverte-a-monseigneur-philippe-barbarin.html 18/09/2012
      Ce qu’il cherche à faire c’est en profiter pour le museler sur tout sujet sociétal et il ne s’en cache pas dans sa conclusion aberrante où il n’hésite pas à se contredire : "si vous êtes innocent de ce qui vous est aujourd’hui reproché par des victimes et je l’espère sincèrement - la charité chrétienne reste une valeur pour moi - j’espère au moins que vous apprendrez l’humilité et que vous vous direz que vous n’êtes pas forcément le mieux qualifié pour parler de l’intérêt de l’enfant". En gros, même si vous êtes innocent vous êtes coupable parce qu’on veut vous enlever tout droit à la parole dans la sphère sociale...

    • Je n’ai hélas pas beaucoup de temps pour répondre. Pressé par le temps, je serais tenté de dire à monsieur Roméro un lapidaire : occupez-vous donc du tourisme dans le 12e arrondissement et fichez-nous la paix !

      « Monsieur le Cardinal, vous qui prétendiez que deux personnes de même sexe (...) » Romero fait partie de la meute de ceux qui se sont emparés d’une affaire de pédophilie (un des derniers tabous dont l’exploitation médiatique paie) pour faire payer au cardinal Barbarin ses prises de position éthiques et morales.

      Roméro, qui prétend légaliser l’euthanasie (après le meurtres des enfants dans le ventre, le meurtre des vieux !), est-il le mieux placé pour donner des leçons et s’ériger en procureur ?

      Son petit couplet pour justifier son éloignement de l’Eglise est un peu trop facile et cousu de fil blanc, un tissu de généralités accusatrices : « vos ministres se sont éloignés de l’Amour, de la Tolérance, de la Fraternité ».
      C’est en euthanasiant que, lui, va répandre amour, tolérance et fraternité ?

      Son mépris arrogant et aboyant fait penser à l’âne de la fable qui y va de son coup de pied : « vous croyez que votre église vaut mieux et plus que notre République, et que vous vous érigez en suzerain. Avec votre supériorité, vous écoutez, vous jugez, vous conseillez et vous pardonnez comme bon vous semble ».

      C’est l’anti-portrait parfait de Barbarin mais ce pourrait bien être le portrait cruel de Romero et de nombre de tous ces chiens de garde de la morale nouvelle qui n’ont de cesse de mettre à bas l’Eglise, tant la morale chrétienne perturbe les jeux pervers.

      Personne ne pourrait soutenir la pédophilie (pourtant, les Grunen, l’ont bien fait ouvertement dans la RFA des années post-soixante huitardes !... La gauche bobo feint de l’oublier, aujourd’hui). Mais vouloir accuser l’institution ecclésiale est d’une bassesse sans nom. L’Education nationale ne s’est guère agitée lors de certaines affaires de pédophilie, vite étouffées.
      Il faudrait avoir l’honnêteté d’aborder le problème de la pédophilie dans sa globalité, sans arrière-pensées ni volonté d’instrumenter des plaies pour mener des combats d’une tout autre nature.

      Ne faudrait-il pas se poser la question de la permissivité, de la pornographie (une industrie lucrative) et de l’érotisation envahissante de toutes les sphères de la vie sociale (la pub remplirait à elle seule un nombre confortable de pages du dossier ; quant au cinéma et aux films diffusés à la TV il faudrait de nombreux tomes...) ?

      Jusqu’à l’enseignement scolaire de la sexualité qui frise l’endoctrinement et l’incitation à des déviances...

      Mais, tout ça n’est pas l’affaire de M. Romero qui préfère se consacrer à la lutte contre l’Eglise, moins dangereuse que celle contre les lobbies et les puissance d’argent.

      Et là-dessus, les dénonciateurs préfèrent jeter un voile (faussement) pudique.

      @ Evelyne

      Non, faire le procès du cardinal Barbarin, surtout dans un déchaînement médiatique (qui a déjà prononcé sa sentence !) aux antipodes de la sérénité judiciaire, c’est tout sauf la recherche de la justice.

      Les médias et les réseaux sociaux s’emballent, surfant allègrement sur la chronologie pour démontrer des responsabilités. Les procès staliniens ne sont pas loin...

      J’ai entendu un journaliste du Pélerin (revue prétendument chrétienne) à qui une large plage avait été réservé par une chaîne TV d’information. Celui-ci jonglait avec les dates (des événements, du réveil des victimes, des prescriptions, etc.) comme un prestidigitateur pour assurer que la culpabilité juridique du cardinal était démontrée.

      Pour l’instant, s’il y a un procès à instruire, c’est d’abord et avant tout celui du coupable tristement évident, le P. Prayet.

      Sans oublier celui d’une société délabrée et en pleine décomposition qui promeut et encourage l’avilissement des mœurs (une vraie industrie qui permet de forts retours sur investissement) sous la dénomination commode de liberté individuelle “entre adultes consentants”... (pourtant, les enfants voient ce qu’ils ne devraient pas voir)

    • Merci pour votre réponse. Ce que recherchent les victimes, c’est la vérité. Elles ont besoin de comprendre, et qu’on reconnaisse le mal qu’on leur a fait et qu’elles ont tu par honte bien souvent toute leur vie. Il s’agit d’abus sexuels, et aussi de trahison spirituelle.

      Le phénomène est bien au delà de l’affaire locale de Lyon. La faute du cardinal Barbarin, c’est de n’avoir pas mesuré la gravité de ces faits une fois, une seule à priori, à une époque où très peu de personnes étaient capables de l’entrevoir. Il est bon qu’il participe à ce procès et réponde aux victimes. Elles en ont besoin. Il est bon qu’il poursuive son cheminement spirituel sur ce sujet. L’Eglise en a besoin, autant que les victimes.

      Même si vous avez parfaitement raison d’un point de vue général au sujet de la pornographie, la pédophilie dans l’Eglise est bien antérieure à la libéralisation des moeurs, malheureusement. Je dirai même qu’elle n’a rien à y voir. L’enfant ne consomme pas de pornographie. Le prêtre non plus, à priori. Il s’agit donc d’autre chose, de beaucoup plus ancien, beaucoup plus profond, et bien plus difficile à extirper. Cette chose naît de l’ombre et de par sa nature même, ne résiste pas à la lumière. Il faut donc allumer la lumière. Puisse le cardinal Barbarin participer dignement à cette oeuvre juste et nécessaire.

    • Réponse déposée sur le site de Jean-Luc Romero.

      Monsieur,

      Votre lettre au cardinal Barbarin est plus instructive par ce qu’elle révèle que par ce qu’elle proclame.

      C’est le courrier d’un homme blessé et d’un homme qui veut se venger : contre qui, contre quoi ?

      Vous ne pardonnez pas au cardinal Barbarin sa position courageuse contre la loi taubira.

      Vous ne lui pardonnez pas d’avoir osé affirmer, avec des millions de Français qui ont défilé calmement, pacifiquement, dans la rue, des millions de Français qui n’ont rien contre les personnes homosexuelles, je le souligne, qu’une union entre deux personnes de même sexe n’est pas un mariage car deux personnes de même sexe ne formeront jamais un couple ni ne pourront fonder une famille, quoi qu’en dise le législateur.

      Comme vous ne pouvez rien opposer à cette vérité naturelle, il vous faut discréditer ceux qui ont osé la rappeler, paisiblement, sans hostilité envers quiconque sinon envers un texte qui a profondément divisé les Français et durablement fracturé le socle républicain en ruinant le mariage éponyme.

      Je ne sais pas ce que la justice dira de l’affaire en cours. Mais je sais que vous vous trompez complètement sur le compte du cardinal Barbarin car les intentions que vous lui prêtez ne seront jamais les siennes.

      Je vous laisse à votre accusation. Je ne suis pas sûr que celle-ci guérisse votre blessure. Je crains qu’elle ne l’envenime.

      Je vous prie de croire à l’assurance de ma considération attristée.

      Philippe Pouzoulet

    • @Evelyne
      Il n’y a pas eu "trahison spirituelle" de la part du cardinal Barbarin qui est un homme intègre devant porter le poids du péché des autres. Les faits incriminés lui ont été reportés bien après et de façon totalement informelle.... Quand les choses furent avérés et qu’il a eu les moyens d’agir pénalement il l’a fait immédiatement. Vous parlez depuis votre salon de la faute du cardinal Barbarin.... La votre c’est certainement de le juger hâtivement et a posteriori. Ecoutez ses interviews, elles sont sans ambiguités.
      Quant à la pornographie, on baigne tous dedans malheureusement malgré nous car n’importe quelle pub, n’importe quelle affiche, n’importe quel "gag" y ont recours de façon presque systématique à présent. Notre société est hyper érotisée et personne n’est un esprit pur. Le combat pour la pureté est d’actualité pour tout le monde.

    • Merci Evelyne pour vos contributions.
      Le problème de fond dans l’Église est celui de l’omerta là où bien souvent, il faudrait une attitude claire, tranchante, qui engage envers les victimes. Que ces victimes soient celles de la pédophilie, ou celle de dérives sectaires de communautés ecclésiales.
      Je vous invite à lire l’article très perspicace de René Poujol sur son blog : http://www.renepoujol.fr/spotlight-des-verites-qui-continuent-deffrayer/

    • Vous avez raison, Evelyne, la pédophilie est une affaire bien antérieure qui remonte à l’Antiquité. L’Eglise n’existait pas, à l’époque.

      Ce n’est doc pas l’Eglise qui peut être accusée d’être une "structure de péché" pédophilique !

      D’ailleurs, pour de nombreuses cultures, ce qu’on nomme aujourd’hui pédophilie a longtemps fait partie d’une certaine normalité sociale (tout comme le fait d’avoir des esclaves).

      Aujourd’hui encore, dans quelques pays que l’on ne nommera pas (certains pas très éloignés des rives de la France) mais qui sont bien connus des consommateurs de sexes la prostitution juvénile existe (prostitution homosexuelle aussi bien qu’hétérosexuelle. La plupart du temps ce sont les parents eux-mêmes qui tirent les bénéfices de ce trafic...

      Il faut donc avoir tout cela à l’esprit lorsqu’on parle de pédophilie dans des pays comme la France.

      Vous dites « L’enfant ne consomme pas de pornographie ». Vous vous trompez, hélas, beaucoup d’enfants, même très jeunes ont été en contact avec des images (statiques ou films) à caractère pornographique.

      Nous ne sommes plus dans les années cinquante ou soixante. La technologie a fait irruption partout. Les ordinateurs sont dans tous les foyers et les enfants ont (presque) tous des smartphones (*) qui leur permettent de surfer sur presque tous les sites !

      Les affaires sexuelles entre enfants sont de plus en plus nombreuses et les enquêteurs et accompagnateurs sociaux sont effarés de la vision (de l’être humain et de la sexualité) reflétée par les propos de jeunes qui sont impliqués dans ces affaires et de la plupart des jeunes en général (dont un nombre non négligeable font leur éducation au travers de films pornographiques.

      Il y a bien une relation étroite entre la pédophilie et la pornographie.

      Toutes deux touchent, en outre, des aspects de l’immaturité sexuelle.

      Mais, évitons, une fois encore, de mettre en avant l’Eglise comme si elle était un foyer de perversions sexuelles. Laissons cela aux détracteurs du célibat consacré et de la chasteté des esprits et des corps. Les libertins ne peuvent tolérer que puisse exister des personnes menant une vie chaste par un choix raisonné et délibéré.

      La seconde lettre de Roméro (totalement ahurissante), dont le lien nous a été communiqué plus haut par Isabelle est très instructive à cet égard. Sa rage furieuse à l’encontre du cardinal Barbarin et de ce qu’il représente est pathétique.

      En dépit de cela, ces deux lettres méritent une large diffusion (avec prudence, toutefois) dans les milieux chrétiens qui ont besoin de savoir ce que sont les positions et les arguments des opposants à l’Eglise.

      * quand je pense que j’ai dû attendre l’âge de 26 ans pour avoir ma première ligne (fixe !) de téléphone personnelle....

    • Merci, Martin, très bon article en effet. J’en cite un extrait, à propos du film sur l’énorme scandale américain "Quelques jours plus tôt, Mgr Charles Scicluna, responsable du dossier des prêtres pédophiles au sein de la Congrégation pour la doctrine de la foi, déclarait au quotidien italien la Repubblica : « Ce film, tous les évêques et les cardinaux, surtout les responsables des âmes, devraient le voir, parce qu’ils doivent comprendre que c’est la dénonciation qui sauvera l’Eglise, et pas l’omerta ». On ne saurait être plus clair.

      Isabelle, le cardinal Barbarin va dans cette histoire comparaître à la place de ses prédécesseurs, décédés. L’Eglise est un corps, avec des dignitaires responsables. Il va devoir rendre compte de ces responsabilités, et c’est parfaitement légitime. N’oubliez pas qu’il y a des victimes en face, et qu’elles ont besoin de comprendre ce qu’il s’est passé, pour pouvoir enfin laisser leurs cauchemars derrière elles. Il ne s’agit pas d’accabler le cardinal, mais de demander des comptes à l’Eglise, qui est un corps.

    • Je suis d’accord avec vous, et plus encore, quand le signataire complète son torchon de ses quatre titres !!!! GV. Chef de chœur de la liturgie depuis 60 ans

    • cf. : 8 mars 14:02

      @ Evelyne

      Dans un précédent message j’ai moi-même évoqué le film "Spotlight" avant de prendre connaissance de votre message référencé, mais dans une toute autre conjoncture...

      Vous n’êtes certainement pas la seule personne à avoir lu la déclaration de Mgr Scicluna, mais comment vous permettez-vous, Madame, de la prendre comme une sorte d’accusation contre Mgr Barbarin en suivant les mots du prélat romain par votre "On ne saurait être plus clair" ? Ce qui, par contre, semble tout à fait clair c’est que vous semblez interpréter les faits et les phrases dans le sens qui vous convient le mieux pour vous imaginer - et faire croire - que vous avez raison. L’omerta ici, est bien entendu condamnable, et personne dans ce forum n’a émis, à ce jour, un avis contraire. Mais silence, rumeurs et accusations explicites ou non me semblent se situer sur la même longueur d’ondes. Que vous soyez contre "la loi du silence" aurait été à votre honneur si vous n’aviez de cesse de vous acharner (je me permets, à ce stade, l’utilisation de ce terme), oui, de vous acharner dans cet espace - et peut-être ailleurs - contre le primat des Gaules. Pour peu on en viendrait, en vous lisant, à suspecter Mgr Barbarin de couvrir un pervers qui, excusez du peu, vous aurait personnellement agressée, ou agressé un ou une de vos proches.

      Ne pas voir dans ma présente intervention la défense d’un supposé
      receleur qui, comme vous l’écrivez, "va comparaître". Alors, et de grâce, ne pourriez-vous pas vous abstenir de "mettre la charrue devant les bœufs", autrement dit, de vous substituer à la Justice et même la devancer ? Personne, ici, ne dénie à quiconque le droit de dire ce qu’il pense sur telle ou telle question, mais s’exprimer est une chose, et "charger à répétition" en est une autre... Je n’ai jamais rencontré Mgr Barbarin, et ma position ici ne saurait en aucun cas être suspectée d’aucun parti-pris. Mais il est insupportable à la fin de voir quelqu’un sans cesse attaqué dans cet espace comme transformé, par vos soins, en Tribunal !

      Mon message précédent devait être le premier et le dernier. Mais si j’interviens cette fois c’est, qu’à ce stade, je me refuse à faire preuve d’omerta. Une trêve d’extrapolations serait bienvenue en attendant la décision de la Justice.

      MERCI.

    • P.S.

      En revenant sur mon message du 9 mars 11:28 mon intention est juste d’évoquer pour la 2ème fois le film "Spotlight" (la 1ère fois le 7 ou 8 mars). Parce qu’à la lumière de notre petit "conciliabule" avec des jeunes, je me souvenais d’un article de Brad Miner dans TCT, traduit par Isabelle tout au début de janvier 2016. La seule réaction à cet article : un message de F. Aimard le 19/01 et un lien "causeur".

      Après avoir pu (enfin) visionner ce film oscarisé et sorti sur les écrans de plusieurs villes, ce n’est pas pour en faire aucune critique mais juste pour me référer à la déclaration de Mgr Scicluna sur le sujet qui, à partir de Rome, encourageait a voir "Spotlight". Pourquoi pas, après tout, sauf qu’un des membres de notre "comité de discussion" a eu cette sortie pour le moins insolite : "L’avis de Mgr Scicluna est un avis personnel et il n’est pas nécessaire de s’y arrêter.

      Ce qui me vient à l’esprit c’est, si je peux me la permettre, une seule question : à quand un film de notre cru, sobre et honnête, juste pour rappeler à notre mémoire défaillante, par exemple, cet autre aspect de l’action irréprochable, au sein même de cette Eglise, entreprise par Josef Ratzinger, puis Benoît XIV, qui a agrippé à bras le corps ce grave sujet pour remettre de l’ordre, de façon musclée, dans tout ce qui relève des dérives de ce genre. Oui, un film, ou un article qui nous rappellerait en vérité l’action de ce pape qui a renoncé. Ce pape, Benoit XVI qui "à peine élu a été fusillé" (phrase hautement appréciée dans un article de Gérard Leclerd, vérité que je n’oublierai jamais)...
      A quand, chez cette fille prodigue de l’Eglise, un geste bien de chez nous, ne serait-ce que pour compléter en vérité et dans toutes ses dimensions l’action entreprise pour contrer, rectifier et autant que faire se peut faire diminuer, sinon empêcher, ces dérives.

      Un "Spotlight" à la française, quelque chose comme une juste mise en lumière, plus humble qu’aveuglante, mais irrévocable, d’une de ces actions de l’Eglise catholique ne serait pas de trop. Le "Bien" n’est pas absent, lui non plus, mais comme on le sait, il ne fait pas trop de bruit. Et encore moins de tapage.

      MERCI.

  • Il n’est pas besoin d’utiliser les très médiatiques expressions de "tapage" ou "d’acharnement" médiatiques" pour essayer de déplacer la question qui est avant tout judiciaire.
    Mgr Barbarin n’a pas besoin de tentatives qui le desservent au lieu de le soutenir. Le cardinal de Lyon est très capable de répondre à la douleur de ceux qui ont enfin réussi à sortir courageusement de leur long silence.
    Selon moi, il n’y a qu’une question à lui poser : pourquoi a-t-il attendu que la justice des hommes fasse son travail ? Il est incompréhensible qu’il se soit contenté de sa propre justice (je n’ose pas évoqué une justice ecclésiale encore moins la justice divine qui évidemment n’a jamais toléré la moindre violence, fut-elle pratiquée par une autorité religieuse, sexuelle et qui plus est pédophile).
    Voilà encore un procès dont le sensationnel ne viendra pas des plaignants mais de ceux qui chercheraient à discuter les responsabilités. Cette affaire judiciaire est incontournable et l’Église n’en avait pas vraiment besoin.
    Essayer de minimiser la responsabilité de Mgr Barbarin serait la pire des choses. Pour ceux qui persistent à essayer d’éteindre le "feu médiatique", qu’ils suivent l’Évangile en tendant l’autre joue, et donc faire profil bas, et surtout en priant pour que cette affaire soit la dernière du genre.
    Il est là le véritable soutien à apporter au cardinal et derrière lui à tous nos évêques. Soutenez-les d’abord pour leur donner la force de toujours veiller à protéger les plus faibles et plus jamais ceux qui en abusent puis de prendre à temps les bonnes mesures et enfin d’oser en référer à la justice des hommes. Tout manquement à ces règles simples mais intransigeantes ne fera que retarder les problèmes en les aggravant.
    Qu’avons-nous appris des scandales qui pour les mêmes causes ont gravement touché et entaché non seulement plusieurs évêchés à travers le monde mais l’Église tout entière ?
    Qu’allons-nous apprendre cette fois ?

  • Bonjour ! Tous unis prions pour lui.

    Il y a de quoi doubler la dizaine de : je vous salue, a voir la virulence
    de mettre sur le dos, de Monseigneur Barbarin, une affaire qui a existé
    avant sa nomination d’ Évêque.

    Il n’en a pas la responsabilité. C’est a mon sens une infamie.

    J’amplifie mes prières, comme vous tous, afin que notre Cardinal puisse

    préparer ses Pâques, calmement et efficacement.

    Que le saint Esprit agisse et qu’il fasse qu’il soit lavé, dans son

    innocence. Unis dans la prière !

  • Evelyne, pourquoi dire : la pédophilie dans l’Eglise est antérieure à etc etc.
    La pédophilie tout court.
    Les prédateurs pédophiles les plus intelligents et pervers ont toujours cherché à s’approvisionner en victimes avec le minimum de risque. Le meilleur moyen, c’était de se trouver des activités qui les mettent en contact avec des enfants : moniteurs sportifs, enseignants, prêtres. (Prêtre étant évidemment le top du top car mettant vraiment au-dessus de tout soupçon.) Comme ils sont en plus extrêmement manipulateurs, au cas où une victime osait se confier et était crue, ils arrivaient à faire croire que c’était un "accident" dû à un trop grand amour des enfants et à "une mauvaise passe" dans leur vie.
    Mais vous savez, la pédophilie, on en parle quand c’est un prêtre, mais on n’en parle pas (ou très peu) dans les autres cas parce que cela risque de désigner la victime. C’est le père très "papa poule" qui élève seul son enfant car il a su évincer la mère. C’est l’oncle (ou le voisin) toujours prêt à rendre service en gardant les enfants ("vous n’allez pas sortir avec par ce froid, laissez-le/la moi, il/elle sera mieux ici, cela ne me dérange pas du tout") C’est l’enseignant qui donne des cours supplémentaires gratuits aux élèves en difficulté... Bref, uniquement des gens qui bénéficient de l’estime générale. Et j’oubliais : c’est aussi parfois des femmes hélas.
    A l’heure actuelle, où les gens sont mieux informés et moins naïfs qu’autrefois, non seulement ces pervers continuent à faire des ravages, mais en plus ils jettent le discrédit et la méfiance sur les personnes réellement dévouées et attentives aux autres.

    • Je voulais dire que la pédophilie n’est pas apparue dans l’Eglise avec l’avènement de la pornographie, Bernadette. Pour le reste, vous avez parfaitement raison. Depuis la nuit des temps, le plus fort prend le plus faible. Et le plus faible, c’est bien souvent l’enfant, ou l’handicapé, ou la femme pas trop costaude. Depuis la nuit des temps, l’enfant ou la femme violés, désacralisés, chassés de la communauté se retrouvent en prostitution. Aussi parce qu’ils sont intimement convaincus d’avoir trouvé là leur juste place, leur fonction sociale. Aujourd’hui encore, plus de 80% des personnes prostituées en Europe du nord sont des personnes ayant subi un viol AVANT d’entrer en prostitution, et la plupart du temps dans l’enfance. Quasiment 100% des serial killers américains sont dans le même cas. Il y a là une source identifiée de malheur et de destruction qui se renouvelle à chaque génération. Est ce que ça changera un jour ? C’est un challenge. Un pari. Le combat d’une vie pour certains.

    • A Evelyne
      D’où tenez vous vos chiffres ? Quelles sont vos sources ?. On peut être sérial Killer sans avoir été violé physiquement Soit un pauvre type nourri de porno ou de canal plus, soit un tyran rusé encensé comme Staline e ou Hitler. ou les Montagnards Pendez vous que les jihadistes sérial Killer aient été tous violé physiquement ? Débilement , oui, hélas pour eux ; Arrêtez ces fantasmes. même s’il est vrai quez la violence faite à un enfant nous indigne Et puis contrairement à ce que je vous affirmez Evelyne il y a des enfants d’alcooliques battus qui s’en sortent Alors s vos effets de manche e ne m’impressionnait pas Terrorisme d’affirmations abruptes sur un sujet délicat. La terrorisme c’est vous ; affirmations extrapolés , exagérés, infondés dans leur généralités, invérifiables dans leur globalité ; Cela sent le règlement de compte vitupéré.

    • Henri ’Et puis contrairement à ce que je vous affirmez Evelyne il y a des enfants d’alcooliques battus qui s’en sortent"

      Où ai-je affirmé le contraire, Henri ? Vous déformez mes propos. Bien évidemment que certains s’en sortent. Heureusement ! Mais, malheureusement, certains autres non. Jamais. Des tas de travaux ont été réalisé sur les tueurs en série, à ne pas confondre avec les tueurs de masse (hitler, Staline etc... que vous me citez.) Il y a une dimension sexuelle morbide spécifique dans le crime du sérial Killer. Il est établi aujourd’hui, ne vous en déplaise, que la grande majorité de ces criminels ont été lourdement maltraités dans l’enfance. On s’est même interrogé sur certains cas qui ne l’avaient pas été, à priori, et qui étaient des enfants adoptés. On s’est interessé à la génétique, dans leur cas. Des tas de travaux sont toujours en cours.
      Pour les chiffres et les sources, ils apparaissent dans les recherches liées à un groupe de travail exceptionnel sur la victimologie dont le pays bénéficie en ce moment. Boris Cyrulnik, Muriel Salmona, Hélène Romano et de nombreux autres, qui, dirait on, commencent à faire bouger les mentalités. Tous les jours des travaux sortent, aux EU, notamment, qui sont stupéfiants. Qu’un gros traumatisme soit capable de griller définitivement des zones entières de neurones, personne ne l’aurait cru il y a 20 ans. Aujourd’hui, on n’a plus aucun doute, l’imagerie cérébrale le prouve. On peut même savoir de quelle nature était le traumatisme et à quel âge précisément il a eu lieu. Pire, ces lésions du cerveau peuvent passer dans l’adn et se transmettre sur au moins 2 générations. La machine le prouve. Il faut chercher chez Muriel Salmona si le sujet vous intéresse. Bien à vous.

  • La justice médiatique n’est pas la justice. La presse aurait dū apprendre de l’affaire Baudis, de l’affaire d’Outreau, de l’affaire Villemin complètement polluées à l’épique par une presse qui ne veut pas la vérité mais simplement vendre le plus possible.
    Rappelons encore une fois que le cardinal a été mis au courant de faits prescrits et qui ne s’étaient pas reproduits.
    Quand on va sur le site de la parole libérée, on lit que "tout le monde savait" , qu’il y avait des rumeurs. Personne n’a jamais réagi ?
    Il y aurait une cinquantaine de victimes recensées à ce jour, çà fait une centaine d’adultes directement concernés. Personne n’a jamais moufté ?
    En 2010, il y a eu un grand tapage sur des affaires ayant eu lieu en Allemagne, aux USA, en Irlande. A Lyon, toujours rien ?
    voilàles vraies questions. Facile de faire diversion sur Barbarin

  • Qui sommes-nous pour juger ? Je crois que tout est dit dans les deux derniers paragraphes de l’intervention de Gérard Leclerc où il fait une entière confiance au Cardinal Barbarin qu’il connait depuis longtemps. Je peux en témoiger. Il m’en parlait déjà quand j’étais président de la France Catholique il y a plus de 15 ans et je n’ai aucune raison de le désapprouver, bien au contraire.
    Alors, plutôt que polémiquer manifestons au cardinal notre amitié et soutenons le par nos prières. Prions aussi pour toutes les victimes des actes de pédophilie qu’ils soient commis par des clercs ou d’autres personnes n’ayant rien à voir avec l’Eglise. En cette Année Sainte de la miséricorde la seule attitude vraiment chrétienne est de pardonner et de demander au Seigneur et de couvrir tous le coupables de Son amour infini.

    • En respectant les interventions des uns et des autres - sauf quand elles seraient allées beaucoup trop loin dans l’agression et la diffamation -, l’article de G. Leclerc ne pouvait laisser personne indifférent et les messages non plus. Mon intention n’est pas d’ajouter mon appréciation personnelle sur la culpabilité ou la non-culpabilité du primat des Gaules, mais de relever - entre autres - qu’il n’était pas superflu que les uns et les autres s’expriment dans cet espace.

      Puis-je seulement souligner - et pour résumer- qu’il m’apparait que les attaques contre Mgr Barbarin semblent être - à travers sa propre personne - comme une véritable bataille rangée visant l’Eglise catholique dans son ensemble et une fois de plus.

      Ensuite, et sur un autre plan, je n’ai lu nulle part que le cardinal aurait esquivé le problème mais que, bien au contraire, il se serait dit "prêt à coopérer avec la justice avec sérénité".

      Enfin - et ce que qui suit pouvant être qualifié, tant pis, de ce qu’on appelle "une idée saugrenue" - ce sujet arrive dans la presse et les réseaux sociaux presque en même temps que le film récent oscarisé et diffusé sur les grands écrans à grand tapage médiatique, on aura compris "SPOTLIGHT"... Pure coïncidence, il se peut. Mais il n’est pas interdit d’y réfléchir...

      Pour en terminer, et cet espace n’étant pas la salle d’un tribunal pour innocenter ou lyncher quiconque, il appartient à la Justice - si elle existe - de faire son travail. En ce qui me concerne, je me contente d’attendre que cette tâche soit accomplie. Et "attendre" ne signifie pas "se tourner les pouces", mais voudrait signifier prier pour que le Seigneur éclaire les consciences. La mienne en premier.

      MERCI.

    • Entièrement d’accord avec Réginald de Coucy, Gemayel et Flo

      Oui la pédophilie est une horreur (bien que certains s’en soient réclamés avec fierté, ne l’oublions pas : Daniel Cohn-Bendit, la lettre ouverte de nombreuses élites des années 70 à la commission de révision du Code pénal, le « front de libération des pédophiles » du journal Libération etc. Où sont les juges de ces bonshommes là ?)

      Oui quand elle a lieu dans l’Eglise c’est encore plus abominable car cela défigure le visage du Christ.

      Mais qu’on ne fasse pas de ces scandales (surtout nous, catholiques !) une occasion de taper sans discernement sur les hommes d’Eglise en l’occurence le cardinal Barbarin qui, homme intègre, doit à la fois porter le poids du péché des autres et faire face à beaucoup de désinformations : certaines personnes mal intentionnées veulent en profiter pour le museler sur les sujets qui dérangent. Je ne parle pas ici des victimes qui attendent légitimement des réponses à leurs questions mais de certains journalistes ou commentateurs qui jugent plus vite que leur ombre pour essayer de provoquer sa mort sociale.
      Comme disait Philippe Muray avouer un peu de « foi » vous range aux yeux de certains immédiatement dans la catégorie de la mauvaise foi.

      Bonsoir

    • Oui, c’est certain. A travers le cardinal Barbarin, éminente personnalité de l’Eglise catholique en France et qui s’est vigoureusement engagé contre la lo Taubira, on veut atteindre l’autorité et la crédibilité du discours et donc de l’enseignement de l’Eglise catholique.

      Ce sont des techniques de diffamation mises au point depuis longtemps dans le système soviétique pour discréditer la dissidence.

      Cela dit, si les catholiques doivent faire preuve de lucidité, ils doivent aussi veiller à ne pas se contenter de manifester leur "esprit de corps" car la réaction serait alors aussi mauvaise que le lynchage que nous dénonçons.

      L’Eglise n’a d’autorité et ne peut inspirer confiance que si elle est irréprochable. C’est aussi pourquoi Rome doit être très vigilant sur les scandales financiers qui peuvent atteindre l’Etat du Vatican dans la gestion de ses fonds et de ses biens en raison de pratiques bancaires douteuses...

      Le scandale de la pédophilie que dénonce le film Spotlight correspond à une triste réalité qui entache l’Eglise même si depuis des mesures énergiques ont été prises. Il y en a eu d’autres. Mon propre beau-père, magistrat judiciaire, avait été profondément blessé de constater qu’une affaire de moeurs impliquant un prêtre de son diocèse avait été purement et simplement étouffée par la hiérarchie catholique. Cela se passait après-guerre. L’institution se voulant irréprochable couvrait les vices de son personnel...Atteinte à la justice et à la vérité couverte par la hiérarchie...Les victimes avaient tout intérêt à se taire pour ne pas faire scandale et se retrouver ostracisées..."mon enfant, pensez au mal que vous allez faire à l’Eglise en saisissant la justice"...et oubliez plutôt celui qu’on vous a fait...

      L’Eglise est toujours menacée par ce genre d’omerta participant d’un cléricalisme particulièrement malsain. On a signalé dans FC le cas du Père de Roucy (Points-coeurs) qui me semble aussi relever de ce travers. Ce père n’a pas fait l’objet d’un contrôle suffisant sur ses activités par la hiérarchie qui s’est réveillée bien tard...

      Mais il y a bien d’autres formes de scandales que la transparence permettrait de révéler : Eglise vivant dans le luxe en Allemagne, luxe et corruption pouvant atteindre les Eglises orientales dont l’Eglise russe...Evidemment, là où il y a un fort cléricalisme (soumission totale des fidèles au clergé) doublé d’une absence d’Etat de droit (Russie, Proche-Orient), les comportements répréhensibles bénéficient d’une parfaite immunité...

      Bref, on ne peut pas se contenter de retourner les accusations contre les inquisiteurs médiatiques : il faut aussi que les chrétiens balayent leurs Eglises régulièrement et évitent de mettre leurs clercs sur piédestal...C’est un grand service à leur rendre...

    • L’Eglise humaine ne peut et n’a jamais été irréprochable , nous les premiers et c’est folie de le croire. les plus grands saints ne l’ont jamais prétendu l’être. Cette prétention à l’être .
      Maintenant dans une affaire aussi douloureuse dont nous ne connaissons pas avec précision les faits on peut certes qu’avoir compassion et envie de réparer les torts faits aux victimes, et de porter aussi la faute des autres ou le poids de la faute, car " finalement il n’y a pas de justes".( GVLF Ultime rencontre) Que ceci soit clair.
      Il n’en reste pas moins que nous voyons bien que cette affaire est instrumentalisé par ceux qui conseillent et ont mis en route e cette plainte. trente ans ou presque après les fait pour un cardinal qui lui l’ a connu 20 ans après. Que cherche-t-on vraiment . Aider les victimes à dépasser cette épreuve ou bel et bien faire suppurer la plaie et régler des comptes pour le moins sordides . les gestes équivoques ou même plus sont graves, gravissime , mais enfin ; il y en a d’autres , officiels , iconisés dans une complicité quasi générale au moins médiatique qui tue aussi le psychisme d e nos enfants avec la propagande en faveur de l’avortement libre et gratuit et le traumatismes qui s’en suivent. Le projet voté, qui tue la famille , qui n’est jamais totalement exemplaire, mais qui est quand même un cadre où se transmettent les générations, c’est à dire nous, depuis des millénaires pour les caprices de ceux qui achètent quasiment des enfants sur un marché. ( Même si la GPA est pour le moment mise en veilleuse, elle va réapparaitre et puis détruire le couple , c’est aussi détruire la racine du message chrétien où le Christ épouse son Eglise, ce que ne comprend pas bien des clercs raillés de fait à cette réforme.
      Alors , soyons modestes assez d’effet de manche, personne n’est exemplaire, moi le premier, et si certains acte nous brise de douleur, n’en rajoutons pas par des envolées un peu trop lyriques. Prions et portons la faute comme on porte la notre et n’ayons pas la tentation de l’innocence ou de construire un monde innocent, commençons par nous corriger et cela durera longtemps .

  • Il suffit de voir la photo choisie par Libération pour comprendre pourquoi une telle chasse a l’homme mediatico politique !
    C’est son engagement et son soutien à La Manif Pour Tous qu’on veut lui faire payer !
    Et c’est pourquoi malgré mes désaccords avec lui en ce qui concerne ses positions vis à vis de l’islam et de ses amis Frères Musulmans (UOIF), je le soutiens dans cette épreuve inconditionnellement !

  • Monsieur Gérard Leclerc,

    Vous prenez la défense du cardinal Barbarin . Vous pourriez citer le cas de cet enseignant condamné en Grande-Bretagne pour pédophilie et accepté en France après être passé devant une commission soit-disant compétente. Le ministre s’est indigné et a promis une enquête administrative . L’affaire risque d’être enterrée d’autant plus qu’à ma connaissance il n’y a pas eu d’enquête préliminaire d’ouverte contre les membres de cette commission et encore moins le ministre. Les journaux sont aussi plus discrets dans ce cas que dans celui du cardinal.

    Deux poids... deux mesures !

    Sincères salutations

    Maugendre

  • Somptueuse Chronique d’Eric ZEMMOUR hier sur RTL !...digne d’une homélie de temps de Carême. En 3 mn, il réussi à démasquer tous les lyncheurs et les "Judas" ! En 3 mn il brise le cercle des lapidateurs ! Désormais l’évidence est devant nous : Mgr Barbarin n’est dans cette affaire qu’un Bouc émissaire (comme l’a très bien dit Gérard Leclerc) ! Quel talent ce ZEMMOUR ! IL faut dire qu’en matière de lynchage politico-mediatique, il sait de quoi il retourne, qui mieux que lui peut savoir quel calvaire est en train de subir Le Cardinal BARBARIN, puisqu’il a été lui-même lyncher dans les mêmes conditions, par les mêmes personnes ?...Bravo Eric de t’être laissé inspirer par "L’Avocat de la Défense" ! Mais au-delà des raisons invoquées par Eric ZEMMOUR, je crois que Mgr BARBARIN est aussi la victime collatérale du bras de fer entre Paris et le Vatican au sujet du poste toujours vacant d’Ambassadeur près le Saint Siège...et aussi la rencontre historique entre François et Cyrille, proche de Poutine et très anti Mariage homosexuel et autres Gay Pride si prisés à Paris comme à Bruxelles ! Vivement Pâques ! Et vivement 2017 que la France soit débarrassée de la clique antichrétienne au pouvoir... http://www.rtl.fr/actu/societe-faits-divers/affaire-barbarin-chacun-jette-son-fagot-dans-le-bucher-mediatique-constate-eric-zemmour-7782409861

    • Désolé mais on n’a pas attendu Zemmour et sa bonne chronique pour décrypter l’événement.

      L’évidence crève les yeux...

      Ce qui fait l’audience de Zemmour, en dehors de son talent, c’est qu’il est l’un des rares à oser le propos au micro. Il dit tout haut et bien ce que bien des gens n’ayant pas accès aux pravdas de notre temps pensent tout autant.

      Ceci démontre bien à quel point nos médias sont asservis à l’idéologie libertaire.

      Pour Le Monde et Libération a fortiori, c’est clair depuis longtemps. Mais le Figaro aussi est passé au libéralo-libertarisme. Il propage un modèle de libéralisme économique intégral doublé d’un hédonisme libertaire qui correspond aujourd’hui à la culture dominante dans son lectorat bourgeois à hauts revenus.

      Et ne parlons pas des télés et radios comme France Inter violemment anticatholique.

      C’est cela qui devrait nous étonner et nous inquiéter...ce défaut de pluralisme. Mais nous y sommes tellement habitués...

      La normalisation a fait son chemin dans les esprits. Cela me semble assez évident s’agissant de la haute administration d’Etat et le monde de la justice qui se sont alignés, cours suprêmes en tête. La loi taubira, de ce point de vue, marque un tournant décisif. L’abdication complète d’un Juppé est emblématique de ce basculement.

      D’où le fait que Zemmour soit appréhendé comme le serait un dissident...

    • Nous aurions tort de ne regarder le torrent de boue contre le Primat des Gaules comme uniquement une attaque anticléricale qui arriverait à un moment opportun (lequel ?). Je regarde cette ignominie comme la signature de notre société très malade, dans laquelle nous avons eu le grand tort de considérer des dérives portant atteinte à la biologie et aux lois sacrées de la Vie comme des crises d’acnés passagères. Je suis absolument convaincu que l’attaque vient des réseaux homosexuels dont on sousestime absolument le pouvoir de nuisance et les ramaifications au plus haut niveau de l’Etat (ou ce qu’il en reste …).
      Je reviens sur quelques exemples par ordre chronologique :
      - un certain Sarkozy fut toujours fasciné par cette communauté, au point d’en nommer à de très hauts postes de la République, tel Chef d’État Major des Armées dont tous les copains de promo à Saint Cyr n’ignoraient rien de sa tendance. Ce monsieur est aujourd’hui le Grand Chancelier de la Légion d’Honneur ! De passage à Paris, un général américain connu pour sa grande gueule (Stanley McKrystal) l’avait traité de « queer » (tarlouze) quasiment en public, provoquant gêne et hilarité.
      - l’attaque contre le grand rabbin de France, Gilles Bernheim, qui eut l’impardonnable initiative de publier une dissertation de 25 pages impeccablement documentée qui fait référence (Benoit XVI la mentionna) « Mariage homosexuel, homoparentalité et adoption : ce que l’on oublie souvent de dire. ». Dans les semaines qui ont suivi, les mêmes relais médiatique qu’aujourd’hui, sortirent du chapeau une vague accusation de plagiat dans une de ses précédentes études, tintamarre suffisamment orchestré et assourdissant pour le pousser à la démission. Quel fut le rôle de sa propre communauté ?
      Notre corps social est profondément atteint comme des vers sont dans un fruit. Je suis pour cette raison violemment révolté quand j’entends dans les diners en ville, des intellos bobos qui jouent les grands tolérants devant une série d’ignominies. Quant à notre monde politique, il pataude dans la lâcheté au point de ne plus réagir sur aucune mise en cause de la dignité de l’humanité. Ne parlons pas d’être chrétien …

    • Nous sommes face à une offensive, plutôt une persécution organisée, terrible et perverse, car elle le fait par amalgames particulièrement écœurants , de fait calomniateurs et par des manipulations préparées de longue date. Qui est derrière ? Ceux qui veulent jeter aux chiens de la rumeur les catholiques. Notre devoir est de le dire et de démasquer ses auteurs, de les affronter. leur faire avouer que c’est parce que que nous su sommes catholiques et fidèles que nous sommes en proie à leur vindicte haineuse, comme l’ a fait une Carmélite de Compiègne en 1794 avec Fouquier-Tinville Démasquer aussi ceux qui par lâcheté ou tout autre raison laissent faire. Il faut donc se battre et résister. Comment ? A chacun sa vocation et de prendre les moyens adéquats, même la prudence doit aussi être prise en compte pour mieux préparer sa riposte, mais le chrétien est celui qui ne déserte pas l’histoire.La pire des choses : faire profil bas.

    • Il est urgent qu’un climat apaisé soit installé pour permettre à la Justice d’accomplir sa mission. Ce ne sont pas ni le désordre organisé, ni la vindicte spectaculaire et ciblée, pas plus que la profusion d’accusations vraies ou pas, en tous cas, invérifiables et jetées tous les jours en pâture dans les media et les réseaux sociaux, qui sont de nature à faire avancer la situation.

      Pas plus tard qu’hier soir, le site de je ne sais plus quel quotidien, déclinait un article titré : "La défense très organisée de Mgr Barbarin" suivi de : "Pour assurer sa défense le cardinal Barbarin à choisi d’utiliser les grands moyens...", avec des noms d’avocats de moult titres etc... On peut bien admettre qu’ici et là certains trouvent une occasion rêvée de mettre, comme on dit, un peu plus de beurre dans les épinards en boursoufler les ventes de feuilles de chou en les
      farcissant de plus que répréhensibles sous-entendus... Cette fois Mgr Barbarin semble accusé "d’utiliser les grands moyens" pour tenter de rétablir un minimum de vérité...Où est le problème ? L’"affaire Barbarin" est d’importance, raison de plus pour la traiter comme elle le mérite. "Aux grands maux les grands remèdes (ou moyens)". Rien donc de plus et mieux justifié.

      Pour en terminer, des attaques virulentes et continuelles contre qui que se soit sont, dans la majorité des cas, de nature à déplacer le sujet : ici, c’est Mgr Barbarin qu’on transforme en victime en lui imputant toutes les culpabilités. Il y a là comme un "couac" dans le fonctionnement de l’intelligence humaine, - à quelque chose près - comme du temps où les nazis, de nos jours dans les Etats policiers : pour faire parler un suspect en le tabasse jusqu’à ce qu’il tombe dans les pommes...On ne peut plus l’entendre.

      L’important ici est que les victimes soient entendues par la Justice, que les faits répertoriés soient vérifiés, que la position du cardinal Barbarin soit définie, etc...Tout cela n’est que du ressort de la seule l’Institution compétente en la matière et pas de celui des media. A moins qu’en plus de s’attaquer à l’Eglise dans son ensemble pour des raisons évidentes qui n’échappent pas à tout le monde, il y ait, on ne sait jamais, des tentatives de faire miroiter devant les yeux des victimes réelles ou supposées des espoirs de "réparation" en espèces sonnantes et trébuchantes. Ce ne sont que des suppositions, mais au point où en sont les choses, on peut se les permettre.

      Mgr Barbarin a non seulement le droit, mais le devoir de demander conseil et de se défendre, et son choix "d’utiliser les grands moyens" n’en est que plus justifié : l’argent dans ce cas est bien placé !

      La cloche de fin de la récréation a sonné depuis un bon moment. Il est grand temps de laisser enfin la Justice faire son boulot.

      MERCI.

    • Je suis d’accord avec vous, nous devons pas prendre de partie pour personne que cette personne sois juif, catholique, qu’elle pratique le christianisme, le boudisme, ou l’islam, nous devons faire preuve de tolérance entre nous. Imaginez demain nos enfants décide de rejoindre une religion qui est différente de la notre , pensez-vous que la bonne solution et de jeter la pierre ? Pour ma part je pense qu’il est important de faire preuve de tolérance et de s’occuper sagement des choses qui nous concernes...

    • Je suis d’accord avec vous, nous devons pas prendre de partie pour personne que cette personne sois juif, catholique, qu’elle pratique le christianisme, le boudisme, ou l’islam, nous devons faire preuve de tolérance entre nous. Pensez-vous que la bonne solution et de jeter la pierre ? Pour ma part je pense qu’il est important de faire preuve de tolérance et de s’occuper sagement des choses qui nous concernes, car forcément pour les personnes qui croient au jour du jugement , je ne pense pas que celle-ci aimerait qu’on les juges etc

  • Je crois que Mgr Barbarin met l’église en danger en restant en poste car il entretient l’idée qu’on cherche à couvrir ces délits.

    Dans le monde économique le patron démission en cas de manquement grave dans l’organisation de l’entreprise (ref. la démission du patron de Volkswagen dans l’affaire des diesels truqués).

    • L’Eglise n’est pas une "entreprise" et Mgr Barbarin n’a, en tout cas, pas encore, été jugé coupable de "manquement grave". Ceci dit, des jeunes ont voulu se faire entendre.

      Il arrive que nous nous réunissions entre amis, voisins et connaissances, pour échanger des points de vue sur certains sujets. Depuis quelques jours nous nous intéressons à l"’affaire Barbarin". Et voilà que les enfants, neveux et leurs amis ont demandé s’ils pouvaient, cette fois, participer à nos petits "conciliabules". Ayant considéré que nous nous devions de les entendre, nous nous sommes donc tous réunis, hier, jeunes, moins jeunes et plus âgés, au même titre et sur le même sujet. Les jeunes se sont exprimés, et voici, très résumée, la conclusion de leur recherche, tenant compte que parmi eux il y a des chrétiens pratiquants, des "qui n’ont pas la foi, et d’autres religions :

      Après avoir suivi sur internet et la presse tout ce qui a été présenté sur ce sujet brûlant, nos jeunes ont mis le résultat de leurs réflexions en commun (ils semblent plus organisés que les "anciens") et ils l’ont formulé de la manière suivante :

      Qu’il y ait eu de graves fautes de la part de certains prêtres, c’est à prendre en considération. Ils ont ajouté que, de la façon dont sont présentés les événements, cela porte à faire croire que ce sont tous les prêtres, à cause de leur vœu de célibat ou autre, qui sont mis en cause. C’est grave, car on ne parle pas, d’après eux, de ces prêtres qui sont sur tous les fronts pour soulager les misères, se battre contre les injustices, etc...

      Dans cette affaire spécifique concernant ce qu’ils ont appelé "les attaques contre Mgr Barbarin", ils nous ont dit leur étonnement que tout se soit déployé sur la place publique sans tenir compte qu’il y a des tribunaux pour étudier et donner le résultat de leurs recherches.

      Plus encore - et c’est ce qui nous a le plus interpellé - c’est quand ils ont parlé des victimes présumées du père Preynat et autre, qui ont décrit, point par point, avec des détails "croustillants", comment le ou les prêtres incriminés auraient abusé de leur confiance et de leur corps. En un mot, nos jeunes ont dit exactement : "On a eu sous les yeux dans ces déclarations, des images qu’on peut tout simplement qualifier de pornographiques" (!!). Les anciens scouts abusés auraient pu simplement dire qu’ils ont été violés, ou victimes d’attouchements et autres, c’est tout. Mais la description précise des relations qu’ils auraient subies par des prêtres est un "docu porno". "Ces choses on les raconte aux avocats, on ne les distribue dans les journaux ni sur internet". Ils nous ont dit ne pas comprendre les faits tels que présentés.

      Il était de mon devoir de rapporter ici, comme ils l’ont demandé, l’opinion de ces quelques jeunes qu’ils ont exprimée par écrit et signée.

      Juste pour info.

      MERCI.

    • Je pense que vous avez tort, Antoine.

      Suivre votre suggestion reviendrait à laisser la presse "allumer" à volonté n’importe quel dirigeant qu’elle voudrait faire tomber en ameutant une opinion publique dont on sait combien elle est influençable par ce genre de campagne.

      Que je sache, personne ne reproche à Mgr Barbarin un acte pédophile !

      De Gaulle disait que la politique ne se fait pas à la corbeille...Et bien elle ne se fait pas non plus à coup de sondages et d’articles du Monde.

      Il est évident à mes yeux que le cardinal Barbarin est la cible d’une attaque concertée qui se déroule juste au moment où sort un film américain dénonçant la pédophilie dans l’Eglise aux USA.

      On veut faire tomber la figure emblématique de résistance à la principale réforme libertaire du moment : le vrai faux mariage taubira...C’est ça l’enjeu. Que des victimes de la pédophilie puissent se prêter à la manoeuvre n’est pas très reluisant. Pourquoi choisir de parler précisément maintenant quand on s’est tu pendant 30 ans ?

      Je souhaite que le cardinal Barbarin résiste à cette vague de lynchage. Et nous serons à ses côtés parce que trop c’est trop. Il est hors de question de laisser un pouvoir médiatique dont on sait trop bien par qui il est contrôlé dans ce pays faire la loi et dire la justice après sondage...Ca, ce n’est ni la démocratie, ni l’Etat de droit. C’est juste une sale démocratie populaire à fondement idéologique que nous serons les plus nombreux à refuser pour la France.

      C’est un magistrat de la République qui signe...

    • Mais non, Antoine, quelle idée ! C’est justement ce que cherchent à obtenir tous les organisateurs et relayeurs de cette cabale : le départ de Barbarin (*).

      Ce serait alors un nouveau déchaînement médiatique prenant appui sur ce retrait pour démontrer la culpabilité de Barbarin (la mauvaise foi médiatique aidant la mayonnaise infernale à prendre).

      Ne voyez-vous pas déjà l’effroyable confusion opérée dans les accusations ? Accusé d’avoir couvert des agissements, l’ambiguïté est telle dans certains propos accusateurs que le public pourrait presque croire que c’est Barbarin lui-même qui aurait commis des actes de pédophilie...!

      On ne peut en outre aucunement comparer la situation d’une entreprise et celle de l’Eglise de France. A cet égard, l’invité de ce matin sur RND, un avocat, a présenté des éléments précis qui permettent d’éviter de fâcheuses confusions.

      Vous-même, opérez une grave confusion. L’arnaque aux moteurs diésel et aux fausses fiches de pollution zéro a été parfaitement mise en évidence à partir de faits avérés.

      Qui a démontré la culpabilité de Mgr Barbarin ? Les hallucinants courriers de monsieur JL. Roméro de l’AMD (**) ? Les articles-torchon de certaine presse ? Croyez-vous que ce déluge d’imprécations vengeresses ait une quelconque valeur ?

      Il n’y a pour l’instant aucune décision de justice. Il n’y a même pas encore d’enquête instruite !

      Il faudrait attendre avant de condamner et ne pas se contenter des aboiements des chiens de garde de la pensée unique.

      Non, l’Eglise n’est pas en danger parce que Mgr Barbarin reste à son poste. C’est même tout le contraire...

      * à commencer par monsieur Valls (qui ferait mieux de s’occuper de ses oignons et des vrais graves problèmes dont il a la charge) qui a le culot phénoménal d’inviter Mgr Barbarin à « prendre ses responsabilités » (http://www.lefigaro.fr/actualite-france/2016/03/15/01016-20160315ARTFIG00100-pedophilie-manuel-valls-demande-a-barbarin-de-prendre-ses-responsabilites.php) !!
      Il y a quelques millions de Français qui attendent avec impatience que les deux duettistes de Matignon et de l’Elysée “prennent enfin leurs responsabilités”...

      ** également élu PS et militant LGBT très engagé...

  • Pour moi, je ne trouve pas qu’il soit étonnant que des victimes mettent si longtemps à parler. Parce qu’elles ont honte, qu’elles se sentent souillées, qu’elles se sentent coupables de ne pas avoir été capables d’éviter ce qui leur est arrivé.

    Mais il est évident aussi qu’elles sont manipulées par ceux qui veulent faire tomber Mgr Barbarin, en raison de sa défense du mariage, de sa lutte contre la culture de mort.

    Et cela, c’est terrible parce qu’après toutes ces années de calvaire, elles font enfin confiance. Elles croient avoir rencontré des personnes réellement à leur écoute, qui ne cherchent qu’à les aider à rebâtir leur vie... Et un jour elles prendront conscience qu’elles n’ont rencontré qu’une variété différente de prédateurs.

    Il faut prier pour qu’il y ait à leurs côtés des personnes vraiment à leur écoute, qui s’intéressent vraiment à elles. Elles n’ont que trop souffert. En cette année de la Miséricorde, il faut qu’elles retrouvent la paix de l’âme.

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